Conférence de presse sur l’initiative de la Communauté des Caraïbes sur les maladies non transmissibles

5 février 2010
Conférence de presse

Conférence de presse sur l’initiative de la Communauté des Caraïbes sur les maladies non transmissibles

05/02/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conférence de presse sur l’initiative de la Communauté des Caraïbes sur les maladies non transmissibles

Le Représentant permanent de Sainte-Lucie, Donatus Keith St. Aimée, a demandé aujourd’hui à l'Assemblée générale de l’ONU de convoquer un sommet mondial sur les maladies non transmissibles et la coordination des efforts du système des Nations Unies en la matière.

« Le problème des maladies non transmissibles est autant un problème de développement qu’un problème de santé », a-t-il déclaré cet après-midi, au Siège des Nations Unies à New York, au cours de la conférence de presse qu’il a donnée pour présenter l’Initiative de la Communauté des Caraïbes sur les maladies non transmissibles, menée conjointement avec l’Organisation mondiale de la santé(OMS).

Flanqué de plusieurs spécialistes de la question, M. Keith a regretté que contrairement aux maladies transmissibles comme le VIH/sida et le paludisme, la prévention et le contrôle du diabète, du cancer, des maladies cardiaques et des affections pulmonaires, qui sont pourtant à l’origine de 60% des morts dans le monde, n’avaient pas été intégrés dans les objectifs de développement, en général, et les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en particulier. 

Il a reconnu qu’à l’époque de l’élaboration des OMD, en 2000, le souci premier était d’intégrer les maladies touchant principalement les femmes et les enfants.  Or aujourd’hui, Ala Alwan, Directeur général adjoint de l’OMS, a indiqué que les maladies non transmissibles ont un sérieux impact sur les revenus, les budgets nationaux et la productivité, notamment dans le contexte d’une multiplication sans précédent du nombre des cas de diabète et de cancer.  Dans certains pays, a-t-il dit, le coût du traitement d’un diabétique peut engloutir jusqu'à 50% du revenu familial et l’impact du cancer est pire encore. 

Les Caraïbes, a renchéri Alafia Samuels, Épidémiologiste à l’Université des Antilles, demeure la sous-région la plus touchée du continent américain, avec, par exemple, un taux de prévalence sept fois plus élevé à Trinidad-et-Tobago qu’au Canada.  Une des raisons est que la moitié des adolescents passe plus de trois heures par jour devant des jeux vidéo, bien souvent en consommant alcool et tabac.

Le nombre des cas pouvant être limité par un changement du mode de vie, le Directeur général adjoint de l’OMS a insisté sur la nécessité d’une coordination des efforts dans tous les secteurs et pas seulement dans celui de la santé.  La prévention de ces maladies gagnerait beaucoup d’une législation limitant la consommation du tabac, de l’alcool et de la nourriture industrielle.  Il faut un meilleur accès à une nourriture saine et à un environnement propice à la pratique de l’exercice physique.

La Coordonnatrice du Département des maladies non transmissibles du Ministère de la santé du Brésil, Deborah Malta, a cité des initiatives comme la distribution gratuite de médicaments contre le diabète et les maladies cardiaques, la restriction de la publicité pour le tabac ou encore la mention de la teneur en matière grasse sur les étiquettes des produits alimentaires.  Elle a aussi estimé que le partenariat avec la société civile et la coopération avec les secteurs agricole, financier et éducatif était essentielle pour faire face à ce problème.    

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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