Conférence de presse du Coordonnateur des secours d’urgence sur les conséquences humanitaires du tremblement de terre en Haïti

14 janvier 2010
Conférence de presse

Conférence de presse du Coordonnateur des secours d’urgence sur les conséquences humanitaires du tremblement de terre en Haïti

14/01/2010
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU COORDONNATEUR DES SECOURS D’URGENCE SUR LES CONSÉQUENCES HUMANITAIRES DU TREMBLEMENT DE TERRE EN HAÏTI

Le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnateur des secours d’urgence a tenu cet après-midi à New York, une conférence de presse pour faire une brève mise à jour des besoins humanitaires en Haïti, des difficultés rencontrées dans l’acheminement de l’aide et du nombre des pertes en vies humaines.   

Deux jours après le tremblement de terre qui a dévasté Port-au-Prince et les communes environnantes, John Holmes a souligné d’emblée que l’urgence était toujours d’acheminer le plus rapidement possible des médicaments et du personnel médical et de retrouver des personnes vivantes sous les décombres. 

« Eau, nourriture, abris de secours, tels sont les biens et les capacités dont la population manque cruellement », a ajouté M. Holmes, qui a salué l’ampleur de la réponse internationale, « inquiète du sort du peuple haïtien, des membres du personnel de l’ONU durement touchés et du Gouvernement, en partie décapité et que nous devrons aider, à moyen terme, à reprendre le contrôle de la situation ».

Concernant l’appel éclair que devrait lancer demain après-midi le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA), John Holmes a indiqué qu’il devrait s’élever « à plusieurs centaines de millions de dollars ».  Il a en outre signalé que les entreprises du secteur privé pouvaient utiliser l’adresse Internet suivante: http://business.un.org/en, pour soutenir l’effort international d’urgence de l’ONU.

M. Holmes a par ailleurs expliqué que l’aéroport de la capitale, « d’où arrivent et repartent presque aussitôt les nombreux avions internationaux qui acheminent les équipes et les équipements de secours », était actuellement saturé. 

« Il faut que le trafic aérien soit régulé au plus vite, car 90% de l’aide humanitaire arrive par avion, et tout retard complique la distribution de nourriture, d’eau, de médicaments et d’abris, à un moment où la tension et l’impatience montent au sein de la population », a-t-il averti.

Pour ce qui est de la sécurité, le Coordonnateur des secours d’urgence a déclaré que les quelque 3 000 Casques bleus de la MINUSTAH escortaient depuis aujourd’hui le Programme alimentaire mondial (PAM) et les ONG partenaires de l’ONU, et, de plus, s’efforçaient de regrouper les corps. 

« Le cas échéant, le commandant de la force redéployera des Casques bleus de Gonaïves à Port-au-Prince, à Jacmel ou à Carrefour, soit les villes et localités les plus sévèrement touchées », a encore fait savoir M. Holmes. 

Enfin, il a prévenu qu’il faudrait plusieurs semaines avant qu’un bilan définitif des victimes onusiennes du séisme ne puisse être fourni. 

« Dans l’immédiat, l’ampleur du bilan n’a pas d’effet sur l’évaluation du volume de l’aide à fournir, qui, de toute évidence, doit être la plus considérable possible compte tenu des dégâts.  Nous envisageons déjà l’installation de camps pour abriter ces milliers de personnes qui ont tout perdu », a-t-il dit.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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