Conseil de sécurité: de nombreux pays saluent les progrès accomplis par le Timor-Leste pour sa sécurité et sa stabilité

23 février 2010
CS/9866

Conseil de sécurité: de nombreux pays saluent les progrès accomplis par le Timor-Leste pour sa sécurité et sa stabilité

23/02/2010
Conseil de sécurité
CS/9866
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil de sécurité

6276e séance – matin


CONSEIL DE SÉCURITÉ: DE NOMBREUX PAYS SALUENT LES PROGRÈS ACCOMPLIS PAR LE TIMOR-LESTE POUR SA SÉCURITÉ ET SA STABILITÉ


Le Secrétaire général recommande de proroger d’un an le mandat de la MINUT et juge prématuré, à ce stade, une restructuration de fond de la Mission


Nombre des États Membres qui ont participé aujourd’hui au débat du Conseil de sécurité sur la situation au Timor-Leste se sont félicités, à l’instar de la Représentante spéciale du Secrétaire général, Mme Ameerah Haq, des progrès remarquables accomplis depuis les événements de 2006 pour la stabilité du pays.


De son côté, le Vice-Premier Ministre timorais, M. Jose Luis Guterres, a indiqué que le Chef du Gouvernement, M. Xanana Gusmao, mettait actuellement la touche finale au plan stratégique national.  Ce plan, a-t-il expliqué, devrait jouer un « rôle majeur » dans le développement du pays et mieux préparer le peuple et l’État de Timor-Leste à « répondre aux défis présents et futurs ».


La Représentante spéciale a en effet expliqué que le développement économique et social constituait le plus grand défi à long terme du pays.


En attendant, « le Timor-Leste a atteint une nouvelle étape où les efforts sont davantage axés sur les mesures nécessaires pour instaurer la stabilité, la démocratie et l’état de droit, réduire la pauvreté et renforcer les institutions », a déclaré Mme Haq, en présentant le rapport du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon.


La Représentante spéciale a notamment fait part du souhait largement exprimé par les dirigeants timorais et autres parties prenantes nationales de maintenir la présence de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT), en se concentrant sur les objectifs de sa stratégie à moyen terme jusqu’en 2012.


Dans son rapport, M. Ban recommande de proroger le mandat de la MINUT pour une nouvelle période de 12 mois, dans sa composition actuelle, et en conservant le même nombre d’officiers de liaison tout en ramenant progressivement d’ici à la mi-2011 le nombre de policiers de 1 608 à 1 280.


La réalisation de la stratégie à moyen terme de la Mission étant indispensable pour relever les défis du pays et pouvant « constituer une base solide en vue d’une stabilité et d’une prospérité durable dans un Timor-Leste démocratique », le Secrétaire général y juge également « prématuré » à ce stade de procéder à une quelconque restructuration de fond de la Mission.


Dans son exposé, la Représentante spéciale pour le Timor-Leste a estimé que la sécurité et la stabilité à long terme du pays dépendaient du développement d’une « force de police nationale professionnelle et impartiale » qui opère en respectant l’état de droit et les droits de l’homme.  « Le processus de reprise par la Police nationale timoraise des responsabilités du maintien de l’ordre exigera des efforts continus visant à garantir sa durabilité », a-t-elle ajouté.


Mme Haq s’est déclarée déterminée à faire avancer ce processus de reprise des responsabilités en étroite coopération avec le Gouvernement timorais, y compris dans le cadre de l’équipe qui sera chargée de planifier la reconfiguration de la MINUT jusqu’en 2012.


Lors du débat, de nombreuses délégations ont appuyé la recommandation du Secrétaire général visant la prorogation du mandat de la MINUT pour une nouvelle période de 12 mois en envisageant une réduction graduelle des effectifs.  La Nouvelle-Zélande a, tout comme le Secrétaire général, jugé important de veiller à ce que la taille, la forme et la nature de la Mission évoluent en fonction des besoins du Timor-Leste.


Elles ont également défendu le processus de reprise des responsabilités en matière de sécurité de la Police nationale timoraise.  Ce processus, selon la délégation du Portugal, exige un « engagement ferme et durable à la fois du Gouvernement et de la communauté internationale ».  Plusieurs pays ont, de même, souligné l’importance d’une démarcation claire des rôles et des responsabilités entre la police et l’armée.  « Il faut établir un mécanisme de contrôle civil approprié », a proposé à cet égard la représentante du Brésil.


Des États Membres, comme la Chine, se sont inquiétés des défis considérables persistant en matière de développement, « ralentissant le processus de reconstruction et affectant la stabilité du pays ».  Le développement économique et social est essentiel pour consolider la paix et la stabilité, a noté le représentant du Portugal, saluant les mesures prises par les autorités nationales pour intensifier les investissements extérieurs au Timor-Leste.  L’Australie a indiqué que son appui au Timor-Leste visait à obtenir des résultats concrets dans les secteurs prioritaires que sont la santé, l’éducation, l’emploi, la gouvernance et la sécurité.


Plusieurs intervenants ont fait observer que les droits de l’homme constituaient un problème majeur depuis la crise de 2006.  Dans ce contexte, a insisté le représentant du Japon, « la MINUT joue un rôle important pour encourager des progrès plus rapides en matière de droits de l’homme et contribuer à instaurer l’état de droit ».  Le problème de l’impunité doit aussi être pris en compte, a-t-il été souligné par de nombreuses délégations dont celles de la Malaisie, des États-Unis, du Royaume-Uni ou du Mexique.  « Des mesures doivent être prises pour relever, notamment, le défi des personnes déplacées », ont estimé certaines, notamment le Nigéria.


Outre ses 15 pays membres, le Conseil de sécurité a entendu, dans ce cadre, les représentants de l’Australie, de la Malaisie, de l’Afrique du Sud, de la Nouvelle-Zélande, de l’Irlande, du Portugal ainsi que le Chef par intérim de la délégation de l’Union européenne.


LA SITUATION AU TIMOR-LESTE


Rapport du Secrétaire général sur la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (S/2010/85)


Le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, présente dans ce rapport, outre les événements majeurs survenus au Timor-Leste et l’exécution du mandat de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT), des propositions sur le rôle futur de la MINUT pendant la période 2010-2012, y compris d’éventuels ajustements de son mandat et de sa force comme le demandait le Conseil dans sa résolution 1867 (2009).


Il recommande également de proroger le mandat de la Mission pour une nouvelle période de 12 mois, dans sa composition actuelle, et en conservant le même nombre d’officiers de liaison tout en ramenant progressivement d’ici à la mi-2011 le nombre de policiers de 1 608 à 1 280.


Ce rapport, soumis en application de la résolution 1867 (2009) du Conseil de sécurité, dans laquelle le Conseil a prorogé le mandat de la MINUT jusqu’au 26 février 2010, présente également les conclusions et les recommandations de la mission d’évaluation technique au Timor-Leste du 10 au 17 janvier 2010, conduite par l’ancien Envoyé spécial au Timor-Leste et Chef de la MINUT, M. Ian Martin.  Ces conclusions et recommandations, dont certaines portent sur l’insuffisance des moyens timorais et des Nations Unies pour l’exécution de la stratégie à moyen terme et la réalisation des objectifs associés, ont été élaborées conjointement avec les responsables de la MINUT, dirigée par la Représentante spéciale du Secrétaire général, Mme Ameerah Haq, et ont contribué à ses propositions sur la présence future de la MINUT.


Le Secrétaire général se félicite de l’engagement de toutes les parties à assurer la paix et la stabilité au Timor-Leste, ainsi que du respect qu’elles ont témoigné pour les processus démocratiques à l’occasion des réponses apportées aux problèmes apparus au cours des derniers mois.  Le fait, souligne-t-il, que les élections de village d’octobre dernier se soient déroulées de manière satisfaisante a marqué une nouvelle étape sur la voie de la démocratie et témoigne de la capacité de plus en plus grande des organes nationaux de gestion des élections.  Il se dit convaincu que le Gouvernement de Timor-Leste et l’opposition continueront à dialoguer et à rechercher autant que possible un consensus sur les grandes questions d’intérêt national, et qu’ils seront ouverts à des consultations avec tous les segments de la société civile.


Il n’en demeure pas moins que les institutions sont encore fragiles, y compris dans les secteurs de la sécurité et de la justice, ajoute M. Ban.  Outre cette faiblesse institutionnelle, nombre des autres facteurs qui ont contribué à la crise de 2006 sont toujours présents, en dépit des mesures importantes prises pour remédier à certains d’entre eux.


Par ses bons offices, la Représentante spéciale s’efforcera de faciliter le règlement des problèmes qui persistent, notamment en appuyant un dialogue ouvert à tous les secteurs de la société et ayant pour but d’éliminer les divergences aux niveaux local, régional et national.  Selon le Secrétaire général, cette mission de bons offices est essentielle à l’exécution du mandat de la MINUT dans tous les domaines, notamment par les messages clefs qu’elle envoie et en encourageant les dirigeants timorais à s’engager davantage à apporter des réponses aux préoccupations essentielles auxquelles cherchent également à répondre la MINUT et l’équipe de pays.


M. Ban considère, comme la mission d’évaluation technique, que la réalisation des quatre objectifs de la stratégie à moyen terme de la MINUT et des étapes associées est indispensable pour relever les défis qui ont conduit à créer la Mission, et peut constituer une base solide en vue d’une stabilité et d’une prospérité durables dans un Timor-Leste démocratique.  Il serait donc prématuré, estime-t-il, de procéder à une quelconque restructuration de fond de la Mission.  Toutefois, l’accent mis sur les priorités identifiées dans chacun des domaines d’activités de la MINUT et la coordination des efforts à cet égard devraient tenir compte de l’évolution du contexte et des avantages comparatifs de la MINUT, de l’équipe de pays et des partenaires bilatéraux et multilatéraux.


Déclarations


Mme AMEERAH HAQ, Représentante spéciale du Secrétaire général pour le Timor-Leste, qui intervenait pour la première fois devant le Conseil de sécurité, a souligné que le rapport du Secrétaire général qu’elle présentait comportait une partie importante consacrée aux conclusions et aux recommandations de la mission d’évaluation technique au Timor-Leste du 10 au 17 janvier 2010, conduite par l’ancien Envoyé spécial pour le Timor-Leste et Chef de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT), M. Ian Martin.  Mme Haq, dont l’entrée en fonctions a eu lieu il y a à peine six semaines, a néanmoins constaté de manière évidente des progrès remarquables depuis les événements de 2006 qui avaient conduit à la création de la MINUT.  Le Timor-Leste, a-t-elle dit, a atteint une nouvelle étape où l’accent est de plus en plus mis sur les mesures rendues nécessaires pour atteindre la stabilité, approfondir la démocratie et l’état de droit, réduire la pauvreté et renforcer les institutions.


Le processus démocratique mûrit, a déclaré Mme Haq, en faisant observer que les dirigeants politiques avaient montré leur détermination à surmonter leurs divergences pour s’attaquer aux questions d’importance nationale. Dès lors que les dirigeants ont manifesté l’engagement politique nécessaire pour permettre l’établissement de la Commission anticorruption, il est essentiel d’axer les efforts sur la consolidation de cette institution en vue d’accroître la responsabilité, la transparence et la bonne gouvernance, a estimé Mme Haq.  Le Président Ramos-Horta, a-t-elle ajouté, a poursuivi ses efforts de manière inlassable pour faciliter et encourager un engagement mutuel parmi les dirigeants sur les questions d’importance nationale.


De l’avis de la Représentante spéciale, la sécurité et la stabilité à long terme dépendent du développement d’une force de police nationale professionnelle et impartiale et qui opère en respectant l’État de droit et les droits de l’homme.  Le processus de reprise par la Police nationale des responsabilités du maintien de l’ordre exigera des efforts continus visant à garantir sa durabilité, a-t-elle dit.  Mme Haq s’est déclarée déterminée à faire avancer ce processus de reprise des responsabilités en étroite coopération avec le Gouvernement timorais, y compris dans le cadre de l’équipe qui sera chargée de planifier la reconfiguration de la MINUT jusqu’en 2012.  La reconfiguration et la réorientation de la composante de police de la MINUT pour relever les défis après la reprise seront prioritaires, a-t-elle assuré.  Mme Haq a notamment appelé les pays contributeurs d’éléments de police à prendre en considération prudemment les difficultés liées au manque de formateurs spécialisés et de conseillers et à déployer tous les efforts pour fournir des officiers de police disposant des compétences techniques et de la formation requises.


La Représentante spéciale a en outre expliqué que le développement économique et social constituait le plus grand défi à long terme du pays.  Elle s’est ainsi félicitée du fait que le Gouvernement de Timor-Leste avait manifestée son engagement renouvelé en faveur des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et des processus nationaux de planification cohérents, transparents et coordonnés.


La Représentante spéciale a rappelé que le rapport du Secrétaire général et la Mission d’évaluation technique soulignaient le souhait largement exprimé par les dirigeants timorais et autres parties prenantes nationales de la poursuite de la présence de la MINUT, en se concentrant sur les quatre objectifs de la stratégie à moyen terme de la Mission jusqu’en 2012.  Elle a indiqué que dans les prochains jours et les prochaines semaines, elle travaillerait étroitement avec le Gouvernement et les autres parties prenantes pertinentes, l’équipe de pays des Nations Unies et les partenaires internationaux pour développer des propositions en vue de la reconfiguration de la MINUT jusqu’en 2012, si, bien entendu, le Conseil de sécurité juge nécessaire une telle présence.


M. JOSE LUIS GUTERRES, Vice-Premier Ministre de Timor-Leste, a indiqué que le Premier Ministre, M. Xanana Gusmao, mettait actuellement la touche finale au plan stratégique national.  Ce plan devrait jouer un rôle majeur dans le développement du pays et mieux préparer le peuple et la nation de Timor-Leste à relever les défis présents et futurs, a-t-il estimé.  Le Vice-Premier Ministre a ensuite indiqué que le budget national pour 2010 s’élevait à 637 millions de dollars, les priorités nationales étant l’amélioration des routes et de la fourniture de l’eau, la sécurité alimentaire, la formation en ressources humaines, l’accès à la justice, la décentralisation et le renforcement des services sociaux, la bonne gouvernance et la sécurité publique.  Il a ensuite mis en avant les initiatives mises en place avec l’aide de la communauté internationale pour affermir la transparence dans la gestion des affaires publiques.  Les citoyens et les organisations de Timor-Leste pourront suivre de près l’exécution du budget et du plan, a-t-il affirmé.  En outre, a ajouté M. Guterres, « les Timorais doivent pouvoir profiter des avantages d’une exploitation pétrolière transparente ».


Concernant le secteur de la justice, M. Guterres a fait savoir que le plan stratégique prévoyait la conduite de réformes clefs dans les domaines du développement institutionnel, des infrastructures, des télécommunications et du cadre juridique national.  Des mesures importantes ont été prises pour renforcer l’application de l’état de droit, par le biais notamment d’une cour des comptes, d’une nette amélioration des capacités d’investigation criminelle et par la création de services de police scientifique modernes, a indiqué M. Gutterres.  Le Vice-Premier Ministre a par ailleurs signalé qu’en matière de droits de l’homme, le Timor-Leste poursuivait ses efforts, la Commission nationale des droits de l’enfant étant à présent pleinement mise en œuvre, ce qui devrait permettre un « renforcement de la protection des droits de l’enfant à travers tout le territoire. »  « Nous continuons de lutter contre l’impunité et la corruption, a-t-il assuré, en soulignant que le Gouvernement de Timor-Leste saluait l’appui, dans ce domaine, de la MINUT et de la communauté internationale.  La stabilité politique et le calme qui prévaut au Timor-Leste sont le résultat d’un effort collectif associant les Timorais, l’ONU et la communauté internationale, dont les contingents de police néo-zélandais et australiens, a relevé M. Guterres, qui a conclu en disant que son pays souhaitait devenir membre à part entière de l’ANASE dans les années à venir.


M. YUKIO TAKASU (Japon) a salué les développements positifs au Timor-Leste qui, selon lui, décrivent une situation généralement calme.  Le peuple timorais  a confiance dans les réformes de démocratisation, a-t-il ajouté, en estimant que les droits de l’homme restaient le problème essentiel depuis la crise de 2006.  Dans ce contexte, la MINUT joue un rôle important pour envisager des progrès plus rapides en matière de droits de l’homme et de restauration de l’état de droit, a-t-il dit.  Le représentant a estimé que la Mission devrait continuer d’assurer la sécurité en encadrant, en particulier, les processus électoraux prévus.  La MINUT doit également poursuivre les efforts de formation de la police nationale, sans toutefois précipiter les mesures de transfert de compétence.  Le transfert des compétences par la communauté internationale doit s’effectuer sur la base de critères objectifs et privilégier l’approche prudente, district par district, recommandée par le Secrétaire général dans son rapport, a précisé M. Takasu.  Il a ajouté qu’il était d’avis que la formation de la police nationale devrait être axée sur la réponse des besoins dans les communautés.  S’agissant du Plan national stratégique de développement, le représentant a souligné que la priorité devrait être accordée à la création d’emplois des jeunes, en particulier dans les zones rurales, et ce, dès cette année.  La présence de la MINUT est un gage déterminant de stabilité et c’est pourquoi, nous appuyons la prorogation de son mandat de 12 mois supplémentaires, a-t-il déclaré.  M. Takasu a conclu en préconisant l’examen de la législation pays en vue de définir le rôle futur des Nations Unies, « dans la mesure où la date critique de 2012 approche à grands pas ».


M. DENIS DANGUE REWAKA (Gabon) a salué à son tour la contribution efficace de la MINUT au développement politique de Timor-Leste, notamment en ce qui concerne la restauration de l’état de droit et l’accompagnement des processus électoraux.  Le Gouvernement de Timor-Leste doit persévérer dans la stabilité politique actuelle, a-t-il ajouté.  Le représentant a aussi souligné le rôle déterminant de la MINUT en matière de sécurité.  Le Gabon, a indiqué M. Rewaka, appuie le renforcement des capacités nationales de la police timoraise en vue que soit assurée la sécurité des biens et des personnes une fois que la Mission se sera retirée.  Avant de conclure, le représentant a déclaré que le Gabon était d’avis que les acquis en matière de sécurité et de développement doivent être soutenus fortement par la communauté internationale.  C’est pourquoi, son pays appuie la prorogation de la MINUT pour une période de 12 mois, a-t-il dit.


M. THOMAS MAYR-HARTING (Autriche) a salué le Gouvernement et le peuple du Timor-Leste pour les progrès accomplis, notamment en ce qui concerne le rôle effectif de la Police nationale.  Il faut poursuivre cette évolution, en insistant sur les droits de l’homme et la parité entre les sexes, tout en s’assurant de l’efficacité des mécanismes de responsabilisation des forces de sécurité. Le représentant s’est dit en faveur de l’ajustement nécessaire des forces de police de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT) pour 2010, comme l’a suggéré le Secrétaire général.  En ce qui concerne les personnes déplacées, le représentant a souhaité que leur retour se fasse dans des conditions durables et s’est dit en faveur de l’utilisation du fonds d’urgence pour consolidation de la paix créé à cette fin.


Reconnaissant les défis auxquels est confronté le Timor-Leste, comme la réduction de la pauvreté et la création d’emplois, M. Mayr-Harting a appelé à passer de la prévention du conflit à un programme d’action complet en matière de développement.  À cet égard, il a jugé utile la stratégie nationale de développement et l’aide internationale qui sera déployée dans la région.  Le représentant a aussi apprécié les progrès accomplis en faveur du renforcement de l’état de droit, tout se déclarant préoccupé par les retards enregistrés dans les procédures judiciaires.  Il faut que le pays instaure des institutions fortes en mesure de punir les graves violations des droits de l’homme et qu’il prenne mieux en compte les droits et les besoins des femmes, a-t-il ajouté.  Il a aussi appelé à réformer le secteur de la sécurité, avant de se prononcer en faveur de la prorogation du mandat de la MINUT pour une nouvelle période d’un an.


M. IGOR SHCHERBAK (Fédération de Russie) s’est félicité du renforcement de la stabilisation de la situation au Timor-Leste.  En octobre 2009, dans un contexte de paix et de sécurité, il a été possible d’organiser des élections de villages, a-t-il ainsi expliqué.  Ce processus demeure fragile, a-t-il néanmoins ajouté, précisant que les institutions de ce jeune État qu’est le Timor-Leste n’avaient toujours pas été renforcées, tandis que la capitale, Dili, se heurtait à des problèmes économiques et sociaux graves.  Dans ces conditions, le renforcement des forces nationales de sécurité est essentiel, a-t-il déclaré.  Le représentant russe s’est félicité de la détermination du Gouvernement timorais d’assurer ce processus et a indiqué que son pays suivait avec attention le processus de reprise par la Police nationale des responsabilités du maintien de l’ordre.  La Fédération de Russie, a-t-il dit, appuie la recommandation du Secrétaire général en vue de proroger le mandat de la MINUT en envisageant une réduction graduelle des effectifs.


M. MARK LYALL GRANT (Royaume-Uni) s’est dit encouragé par l’amélioration de la situation sur le plan sécurité.  Il a appuyé la MINUT dans ses efforts visant à aider à renforcer les capacités de la police nationale.  Il a souligné également l’importance d’une démarcation claire des rôles et des responsabilités entre la police et l’armée.  Les quatre critères de la stratégie à moyen terme de la Mission restent essentiels pour aborder les défis qui persistent au Timor-Leste, a-t-il en outre affirmé.  Il est important, à cet égard, de prendre en compte le problème de l’impunité, a-t-il dit.  Le représentant a appuyé la recommandation du Secrétaire général en vue d’une prorogation d’un an du mandat de la MINUT.  Le plan de réduction de la composante police de la MINUT est une étape dans la bonne direction, a-t-il néanmoins estimé.  Il sera essentiel de réfléchir à l’après-2012, en mettant l’accent sur le transfert vers une composante civile, a-t-il dit.


M. NAWAF SALAM (Liban) a invité la communauté internationale à continuer d’aider le peuple timorais à réaliser ses aspirations légitimes.  Il a salué le fait qu’un accord sur les questions de fond existe entre la MINUT et la classe politique timoraises sur les secteurs clefs du développement du pays.  Il résulte de cet esprit de consensus une nette amélioration de la situation politique et sécuritaire, a-t-il ajouté, « même si les acquis restent fragiles ».  Le représentant a estimé que la reddition de comptes et la lutte contre l’impunité étaient des chantiers essentiels pour envisager une stabilité durable.  C’est pourquoi, il a fait sienne la recommandation du Secrétaire général concernant la nécessité d’intensifier les mesures de collecte de preuves en vue de traduire en justice les auteurs de crimes graves perpétrés dans le passé.  L’augmentation de l’insécurité et du chômage chez les jeunes sont une bombe à retardement, a ensuite affirmé M. Salam, qui a conclu en préconisant que le Gouvernement timorais et la communauté internationale continuent à œuvrer ensemble au développement économique et social par le biais de nouvelles perspectives d’emplois et d’un partage plus juste des richesses.  À son tour, il a appuyé la  prorogation de la MINUT pour une période de 12 mois.


M. RUHAKANA RUGUNDA (Ouganda) s’est dit encouragé par les progrès réalisés au Timor-Leste malgré les défis administratifs et économiques persistants.  Il faut continuer de renforcer les institutions démocratiques, a-t-il plaidé, en estimant qu’un tel effort du Gouvernement timorais exige un appui prolongé de la communauté internationale et de l’ONU en particulier.  Cet engagement à long terme est nécessaire pour renforcer les institutions clefs de gouvernance et les processus de développement devant aboutir à l’autonomie du pays, a également relevé M. Rugunda.  Il a ajouté qu’à cette fin, il faudrait préciser le rôle et les responsabilités respectifs des différentes institutions, comme la police nationale et les forces de défense nationales.  La police de la MINUT a besoin de davantage d’expertise pour former la police timoraise aux défis du pays, a-t-il poursuivi.  Saluant ensuite le retour des déplacés dans leur foyer, il a appelé la Mission à continué à appuyer le Gouvernement de Timor-Leste au moment où débute la phase de fourniture d’assistance aux familles de réfugiés rentrés chez eux.  Le développement rural et la lutte contre le chômage des jeunes exigent une attention urgente du Gouvernement de Timor-Leste et des partenaires internationaux du développement du pays, a conclu le représentant, qui, lui aussi, a demandé la prorogation de la MINUT pour une période de 12 mois.


M. CLAUDE HELLER (Mexique) s’est félicité du fait que le Timor-Leste continuait à jouir d’une situation de sécurité et de stabilité, et du travail de la Mission d’évaluation technique.  Le représentant a espéré que d’ici à 2012, les progrès en matière de consolidation de la paix et de renforcement des institutions permettraient au Conseil d’envisager une éventuelle fin des travaux de la Mission.  S’agissant du processus de transfert de commandement vers la Police nationale du Timor-Leste, la coopération des autorités avec la Mission doit se poursuivre et s’intensifier, a-t-il dit.  De même, il a mis l’accent sur la nécessité d’une démarcation claire des responsabilités entre la Police nationale et les forces de défense pour renforcer l’efficacité et le professionnalisme de ces deux corps.  Concernant la question de la justice, il a notamment estimé qu’il ne pouvait exister d’impunité et d’amnistie pour les crimes de guerre et de génocide.


Mme ROSEMARY A. DI CARLO (États-Unis) s’est félicitée des progrès réalisés et des efforts du Gouvernement timorais en vue de mettre en place une démocratie forte et durable.  Mais la situation demeure fragile, a-t-elle fait observer.  Dans le domaine de la sécurité et de la stabilité, les élections locales du 9 octobre ont été un test concluant, a-t-elle notamment estimé.  La poursuite du transfert de responsabilités de police est un autre développement positif, a-t-elle dit.  Mme Di Carlo a mis l’accent sur la nécessité de demeurer diligent concernant la délimitation des responsabilités entre la Police nationale et les forces de défense.  Elle a appuyé la recommandation du Secrétaire général visant à diminuer graduellement les effectifs de police de la MINUT.  S’agissant de la question des droits de l’homme et de la justice, elle s’est félicitée des progrès accomplis.  Elle a souligné la nécessité de lutter contre l’impunité, se félicitant à cet égard de la déclaration que vient de faire le Vice-Premier Ministre de Timor-Leste.  En ce qui concerne la question du développement, la représentante américaine s’est dite préoccupée par la situation des pauvres et des personnes déplacées.  Elle a appuyé la recommandation formulée par le Secrétaire général visant la prorogation pour une nouvelle période d’un an du mandat de la MINUT.


M. ERTUGRUL APAKAN (Turquie) a estimé que la stabilisation a permis au peuple et au Gouvernement timorais d’aborder le renforcement des institutions et la gouvernance et d’intensifier ses efforts de lutte contre la pauvreté et la corruption.  Dans ce contexte, l’aide de la MINUT devra être accrue pour assurer la pleine réintégration des personnes déplacées dans la société timoraise, a-t-il ajouté.  Le représentant a souhaité que le transfert de compétences en matière de sécurité vers la police nationale timoraise s’effectue, comme le demande le Secrétaire général, de manière graduelle, les besoins logistiques de la Police nationale devant être, par exemple, préalablement couverts pour envisager l’achèvement de ce processus.  Il a ensuite mis l’accent sur l’importance de relever les défis économiques et sociaux afin d’ancrer la stabilité au Timor-Leste sur la durée.  « Nous sommes préoccupés par l’importance du chômage parmi les jeunes, ce qui représente un risque éventuel pour la sécurité, car il ne faut pas oublier que les jeunes désœuvrés furent à l’origine des troubles de 2006 », a fait remarquer M. Apakan.  En vue de maintenir le climat de consensus qui prévaut actuellement au Timor-Leste et faciliter la mise en œuvre du Plan stratégique national, il a à son tour soutenu la prorogation de la MINUT pour une nouvelle période de 12 mois, « avec la même composition et en envisageant une réduction progressive de la composante policière de la Mission »


Mme MARIA LUIZA RIBEIRO VIOTTI (Brésil) a estimé que malgré les progrès constatés, la pauvreté et le chômage restent un défi formidable qui exige de la communauté internationale qu’elle continue à coopérer avec les autorités timoraises.  Elle aussi jugé utile de délimiter clairement les rôles et les responsabilités des institutions de la sécurité, en particulier la Police et l’Armée.  Il faut établir un mécanisme de contrôle civil approprié, a-t-elle précisé.  La situation encourageante actuelle, a conclu la représentante, ne doit pas provoquer un affaiblissement de l’appui international au Timor-Leste.  Bien au contraire, les succès enregistrés jusqu’ici doivent conduire à plus de coopération car le pays a toujours besoin de l’engagement ferme des partenaires bilatéraux et multilatéraux.


M. ERTUGRUL APAKAN (Turquie) a estimé que la stabilisation a permis au peuple et au Gouvernement timorais d’aborder le renforcement des institutions et la gouvernance et d’intensifier ses efforts de lutte contre la pauvreté et la corruption.  Dans ce contexte, l’aide de la MINUT devra être accrue pour assurer la pleine réintégration des personnes déplacées dans la société timoraise, a-t-il ajouté.  Le représentant a souhaité que le transfert de compétences en matière de sécurité vers la police nationale timoraise s’effectue, comme le demande le Secrétaire général, de manière graduelle, les besoins logistiques de la Police nationale devant être, par exemple, préalablement couverts pour envisager l’achèvement de ce processus.  Il a ensuite mis l’accent sur l’importance de relever les défis économiques et sociaux afin d’ancrer la stabilité au Timor-Leste sur la durée.  « Nous sommes préoccupés par l’importance du chômage parmi les jeunes, ce qui représente un risque éventuel pour la sécurité, car il ne faut pas oublier que les jeunes désœuvrés furent à l’origine des troubles de 2006 », a fait remarquer M. Apakan.  En vue de maintenir le climat de consensus qui prévaut actuellement au Timor-Leste et faciliter la mise en œuvre du Plan stratégique national, il a à son tour soutenu la prorogation de la MINUT pour une nouvelle période de 12 mois, « avec la même composition et en envisageant une réduction progressive de la composante policière de la Mission »


M. IVAN BARBALIC (Bosnie-Herzégovine) a estimé qu’il était crucial de renforcer le secteur de la sécurité du Timor-Leste en vue d’établir dans le pays un pays durable.  Une délimitation claire des responsabilités entre la police nationale et les forces de sécurité doit être établie, a-t-il souligné.  Le représentant a insisté sur l’importance de mener à bien le processus de certification ainsi que l’affermissement des capacités de la police nationale et locale.  La police de la MINUT doit se retirer de manière progressive en fonction de l’évaluation objective des capacités de la police nationale timoraise d’assumer ses responsabilités sur l’ensemble du territoire, a indiqué M. Barbalic.  Il a également préconisé de tenir pleinement compte des leçons tirées lors des événements de 2006 et 2008 ainsi que des observations de la mission technique, afin d’éviter les erreurs du passé.  Il a déclaré que son pays est encouragé par les premiers résultats de la mission technique.  Convaincue que ces résultats contribueront à ouvrir la voie à la stabilité durable et au progrès au Timor-Leste, sa délégation appuie la prorogation du mandat de la MINUT pour une nouvelle période de 12 mois.


M. LIU ZHENMIN (Chine) s’est dit heureux de voir qu’au cours de ces derniers mois, la situation d’ensemble au Timor-Leste est demeurée stable, tandis que des progrès ont été observés dans le domaine social et économique.  Des défis considérables persistent en matière de développement, ralentissant le processus de reconstruction et affectant la stabilité du pays, a-t-il néanmoins fait observer.  Le représentant a souligné que la MINUT jouait un rôle essentiel, en particulier les unités de police dans le maintien de l’ordre social.  Il a espéré que le Secrétaire général saura tenir compte du processus de paix et de reconstruction dans son approche du retrait de la MINUT.  Le représentant de la Chine a appuyé la recommandation du Secrétaire général visant à proroger d’un an le mandat de la MINUT.


M. RAFF BUKUB-OLU WOLE ONEMOLA (Nigéria) s’est félicité de la stabilité relative observée au Timor-Leste, ainsi que des progrès croissants obtenus dans le renforcement de l’ordre institutionnel.  Les partis doivent être encouragés à rechercher un consensus national, a-t-il dit.  Le représentant a estimé qu’une paix durable ne sera obtenue que par des institutions étatiques viables et des progrès économiques.  Des mesures doivent être prises pour relever, notamment, le défi des personnes déplacées, a-t-il ajouté.  Le développement professionnel de la police est un aspect critique pour l’émergence d’une force de sécurité nationale, a-t-il aussi souligné.  Le représentant a ainsi plaidé en faveur d’une formation solide et du développement institutionnel de la police.  Il s’est également félicité des efforts entrepris pour lutter contre l’impunité.  Il a défendu une approche prudente d’une réduction des effectifs de police de la MINUT.


M. GÉRARD ARAUD (France) s’est félicité de la stabilité politique qui prévaut actuellement au Timor-Leste.  Le Gouvernement s’est engagé dans un dialogue constructif avec l’opposition et la croissance économique a été soutenue au cours de l’année écoulée, a-t-il ajouté.  La consolidation de ses acquis prendra du temps, a également noté M. Araud, qui a estimé que la présence rassurante de la MINUT devrait être élément essentiel de maintient de la stabilité jusqu’à 2012.  La France appuie donc la prorogation de la MINUT pour une nouvelle période de 12 mois ainsi que le transfert progressif de compétences vers la Police nationale timoraise, a-t-il déclaré.  C’est à ce rythme graduel, préconisé par le Secrétaire général dans son rapport, que les Timorais pourront assumer les s taches assumés aujourd’hui par la MINUT, a considéré le représentant de la France.  Avant de conclure, il a appelé les autorités timoraises à lutter plus énergiquement contre impunité concernant les crimes commis par le passé, afin de parvenir rapidement à une indispensable réconciliation nationale durable.


M. GARY QUINLAN (Australie) a indiqué que la stratégie de pays Australie-Timor Leste pour la période 2009-2014 continuait de porter ses fruits dans les domaines clefs de la formation policière et de l’aide au développement, en particulier la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  « Notre appui vise à obtenir des résultats concrets dans les secteurs prioritaires que sont la santé, l’éducation, l’emploi, la gouvernance et la sécurité », a-t-il précisé.  Le représentant a souligné que le contexte actuel exigeait de la part du Gouvernement timorais un effort supplémentaire pour juguler le chômage des jeunes, « de jeunes gens désœuvrés au Timor-Leste ayant souvent représenté une menace potentiel à la stabilité ».  Poursuivant, le représentant australien a appuyé fermement la recommandation de la mission technique de réduire la composante police de la MINUT pour permettre à la Police nationale timoraise d’assumer elle-même les responsabilités qui lui incombent en matière de maintien de l’ordre public.  Le programme de développement bilatéral implique toujours une forte coopération technique et logistique entre l’Australie et la Police nationale timoraise, relevé M. Quinlan.  De même, les Forces de sécurité internationales que nous dirigeons poursuivent l’effort essentiel de consolidation des capacités de l’armée timoraise, a-t-il ajouté avant de saluer le haut degré de coopération qui existe entre la MINUT et les éléments de ces forces.  Il a conclu en soutenant la prorogation du mandat de la Mission pour une nouvelle période de 12 mois.


M. HAMIDON ALI (Malaisie) a rappelé que l’engagement de son pays en faveur du Timor-Leste avait commencé à la veille de l’indépendance de celui-ci et s’est réjoui des progrès enregistrés par ce jeune État.  Les élections locales en octobre 2009 sont une nouvelle étape vers l’édification du pays,  ce qui est encourageant pour de futures élections, a-t-il souligné.  Sa délégation, a-t-il poursuivi, est convaincu que l’amélioration de la situation en matière de sécurité permettra à la Police nationale d’assumer à nouveau ses responsabilités.  Il est primordial d’assurer le respect de l’état de droit afin que la population respecte le rôle des forces de sécurité, a-t-il estimé.  Les auteurs de crimes doivent être poursuivis en justice, a-t-il ajouté.


Le représentant a  salué par ailleurs les efforts du Timor-Leste pour s’attaquer au problème du chômage et fermer les camps de personnes déplacées.  Ces efforts doivent être accompagnés d’autres mesures permettant aux personnes déplacées de retourner dans leur foyer.  Le Timor-Leste doit également régler les problèmes liés à propriété foncière des personnes déplacées.  Le représentant a enfin invité la communauté internationale à explorer les possibilités d’investissement au Timor-Leste, afin de créer des emplois.  Il a aussi estimé que la présence de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT) demeurait utile et a demandé sa prorogation pour une nouvelle période d’un an.


M. BASO SANGQU (Afrique du Sud) s’est félicité de certains progrès réalisés au Timor-Leste dans le développement et le renforcement de ses institutions démocratiques et des processus.  Il a salué les efforts du Gouvernement, des partis politiques et du peuple du Timor-Leste en faveur de la consolidation de la stabilité et le maintien d’une paix durable.  Il s’est ainsi félicité du succès des élections de village (« suco »), lesquelles constituent, selon lui, une nouvelle étape en faveur du processus de consolidation de l’État timorais.  L’Afrique du Sud accueille en outre avec satisfaction la poursuite de l’amélioration de la sécurité, soutenant une prorogation du mandat de la MINUT pour une nouvelle période de 12 mois, une réduction graduelle de la composante police et une reconfiguration de la Mission.  Le représentant a en outre constaté les progrès réalisés dans le secteur de la justice, se félicitant à cet égard de l’évaluation des besoins indépendants entrepris par les autorités timoraises.  Avant de conclure, le représentant s’est dit très préoccupé par le taux élevé de pauvreté au Timor-Leste, et en particulier le taux du chômage qui frappe surtout les jeunes.  L’Afrique du Sud appelle de nouveau la communauté internationale et les partenaires multilatéraux pour qu’ils alignent leurs programmes et leur soutien avec ceux du Gouvernement du Timor-Leste, en particulier le Plan stratégique national qui sera bientôt mis en œuvre, a-t-il ajouté.


M. JIM MCLAY (Nouvelle-Zélande) s’est félicité des progrès accomplis au Timor-Leste, en particulier en matière de sécurité.  Il est important de considérer les changements réalisés par le Timor-Leste depuis son indépendance, mais aussi des défis significatifs auxquels il est confronté.  Il a mis l’accent sur la nécessité de prendre conscience des problèmes économiques et sociaux qu’il doit affronter.  La Nouvelle-Zélande, a-t-il expliqué, restructure les 9 millions de dollars d’aide qu’elle octroie au Timor-Leste dans le cadre de plusieurs programmes pour prendre en compte cette considération.  La Nouvelle-Zélande demeure engagée à jouer son rôle au sein de la présence internationale au Timor-Leste, comme elle l’a fait dans chaque mission des Nations Unies et dans les opérations de sécurité internationale depuis le référendum de 1999.  Le représentant a appuyé une prorogation du mandat actuel de la MINUT mais, comme le Secrétaire général le souligne dans son rapport, il a jugé important de veiller à ce que la taille, la forme et la nature de la Mission évoluent en fonction des besoins du Timor-Leste.  Il s’est également félicité de l’engagement pris par le Secrétaire général pour que le Gouvernement timorais soit en mesure de reprendre, dès que possible, et avant la fin de l’année, les responsabilités de police à travers le pays.  De l’avis de M. McLay, il est essentiel de faire en sorte que le personnel de la MINUT bénéficie de l’équipement, de l’expérience et des compétences requis pour cette tâche difficile et spécialisée de consolidation de la capacité institutionnelle.


M. PEDRO SERRANO (Espagne), Chef par intérim de la délégation de l’Union européenne auprès des Nations Unies, a encouragé la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le Timor-Leste à continuer à offrir ses bons offices pour promouvoir une culture politique favorable à l’unité, à la coopération et à la réconciliation.  Il a aussi appelé le Gouvernement timorais à faire plus pour développer une politique nationale de sécurité.  Une réforme dans ce secteur, assortie d’une appropriation nationale forte, est la clef de la consolidation de la paix et de la stabilité, a insisté le représentant.  Il a également appelé à la création rapide d’une institution chargée de mettre en œuvre les recommandations des Commissions vérité et réconciliation.  Cette institution, a-t-il souligné, doit être crédible aux yeux des victimes.


S’agissant du développement, le représentant a estimé que la priorité doit être accordée au développement rural, à l’amélioration des services sociaux et à la lutte contre le chômage.  Il a dit attendre avec intérêt le dialogue sur la paix et la consolidation de l’État au Timor-Leste, qui doit se dérouler sous les auspices de l’OCDE.  Il a conclu en se félicitant d’une meilleure gouvernance dans le secteur pétrolier grâce à un ferme engagement du Timor-Leste en faveur de l’Initiative pour la transparence dans l’industrie extractive (EITI).


Mme ANNE ANDERSON (Irlande) a axé sa déclaration sur la question de la parité entre les sexes.  Elle a ainsi fait sienne la recommandation du Secrétaire général dans son rapport visant à accroître la représentation des femmes au sein de la police de la MINUT.  La partie du rapport sur les droits de l’homme rend compte de l’ampleur du phénomène de la violence à l’égard des enfants et des femmes, et des obstacles que rencontrent ces dernières dans l’accès à la justice, a également indiqué Mme Anderson.  La représentante a ensuite salué le fait que les femmes sont les principales bénéficiaires du développement du microcrédit au Timor-Leste, même si « elles ne reçoivent dans les communautés que peu d’aide de la part des chefs d’entreprises et se voient trop souvent encore dictées par des hommes l’usage qu’elles doivent faire de leur prêt ».  La représentante de l’Irlande a en outre rendu hommage au travail mené conjointement sur place par le Fonds de développement des Nations Unies pour la femme (UNIFEM) et la MINUT pour intégrer la dimension sexospécifique dans les politiques nationales du Gouvernement timorais.  Mme Anderson a fait savoir que les initiatives engagées par son pays, le Libéria et le Timor-Leste  pour promouvoir la mise en œuvre de la résolution 1325 au Timor-Leste seraient renforcés par le débat du jour, l’objectif étant que « les Timorais eux-mêmes puissent à terme assurer la promotion et la protection des droits des femmes du Timor-Leste ».


M. JOSE FILIPE MORAES CABRAL (Portugal) s’est dit encouragé par le fait que le Gouvernement timorais continue de travailler en étroite coopération avec la MINUT, notamment dans le domaine de la sécurité.  La réappropriation des responsabilités en matière de sécurité de la Police nationale timoraise exige un engagement ferme et durable à la fois du Gouvernement et de la communauté internationale, a-t-il estimé.  Les pays contributeurs de troupes ont également un rôle déterminant à jouer, en déployant en particulier des officiers dont les compétences serviront à faciliter la formation au maintien de l’ordre sur l’ensemble du territoire, a-t-il estimé.  En tant que pays leader dans l’appui à la réforme du secteur de la justice au Timor, le représentant a souligné l’importance qu’accorde le Portugal à une approche coordonnée pour mettre efficacement et rapidement en œuvre les réformes pertinentes.  Le développement économique et social est également essentiel pour consolider la paix et la stabilité, a-t-il aussi noté, saluant les mesures prises par les autorités nationales pour intensifier les investissements extérieurs au Timor-Leste.  Reconnaissant la contribution essentielle de la MINUT à l’appui au développement durable dans le pays, le représentant du Portugal a appuyé la prorogation du mandat de la MINUT pour une nouvelle période d’un an.


Dans ses remarques de clôture, la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le Timor-Leste s’est en particulier félicitée de l’appui accordé par les États Membres à la recommandation du Secrétaire général visant la prorogation du mandat de la MINUT pour une nouvelle période de 12 mois.  Elle a également relevé que les participants à ce débat avaient souligné la nécessité d’atteindre les quatre objectifs à moyen terme de la stratégie de la MINUT.  En outre, chacun a mis l’accent sur la nécessité d’étendre la capacité institutionnelle de la Police nationale timoraise.


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