L’Assemblée générale crée « ONU-Femmes » pour renforcer les mécanismes en faveur de la promotion de la parité et de l’autonomisation des femmes

2 Juillet 2010
AG/10959

L’Assemblée générale crée « ONU-Femmes » pour renforcer les mécanismes en faveur de la promotion de la parité et de l’autonomisation des femmes

02/7/2010
Assemblée générale
AG/10959
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Assemblée générale

Soixante-quatrième session

104e séance plénière – après-midi

L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE CRÉE « ONU FEMMES » POUR RENFORCER LES MÉCANISMES EN FAVEUR DE LA PROMOTION DE LA PARITÉ ET DE L’AUTONOMISATION DES FEMMES

Le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, salue une décision « historique » pour la cohérence du système des Nations Unies

L’Assemblée générale a établi aujourd’hui une nouvelle entité, qui sera chargée de renforcer les mécanismes institutionnels en faveur de la promotion de l’égalité des sexes et de l’autonomisation des femmes.  « C’est un tournant historique » vers la cohérence du système des Nations Unies, a déclaré le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, après l’adoption par acclamation de la résolution* portant création d’« ONU Femmes ».

« Il sera désormais beaucoup plus difficile pour le monde d’ignorer les défis auxquels sont confrontées les femmes et les filles ou d’omettre de prendre les mesures nécessaires », a souligné M. Ban.  Le système des Nations Unies sera, a-t-il dit, « désormais en mesure d’appuyer les efforts nationaux en vue de faire progresser l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes ».

Le mandat de cette entité composite, a décidé l’Assemblée générale, regroupera ceux du Bureau de la Conseillèrespéciale pour la parité entre les sexes et la promotion de la femme, de laDivision de la promotion de la femme du Secrétariat, du Fonds dedéveloppement des Nations Unies pour la femme et de l’Institut international derecherche et de formation pour la promotion de la femme.

« ONU Femmes », dont le fonctionnement démarrera à compter du 1er janvier 2011, sera dirigée par un Secrétaire général adjoint, désigné par le Secrétaire général, en consultation avec les États Membres, pour un mandat de quatre ans renouvelable une fois.  Entre-temps, le processus de transition sera conduit par la Vice-Secrétaire générale, Mme Asha-Rose Migiro.

Le Conseil d’administration d’« ONU Femmes » sera composé de 41 membres, soit 10 membres du Groupe des États d’Afrique; 10 du Groupe des États d’Asie; quatre du Groupe des États d’Europe orientale; six du Groupe des États d’Amérique latine et des Caraïbes; cinq du Groupe des États d’Europe occidentale et autres États; et six choisis parmi les pays contributeurs.

Le cadre des travaux de l’entité sera constitué par la Charte des Nations Unies, la Déclaration et le Programme d’action de Beijing, notamment ses 12 domaines critiques, les textes issus de la vingt-troisième session extraordinaire de l’Assemblée générale, et les instruments, normes et résolutions relatifs à l’égalité des sexes, l’autonomisation et la promotion des femmes.

« En se fondant sur le principe de l’universalité », l’entité fournira aux États Membres « des conseils et une assistance technique, à tous les niveaux du développement et dans toutes les régions, dans les domaines de l’égalité des sexes, de l’autonomisation et des droits des femmes et de la transversalisation de la problématique hommes-femmes ».  « ONU Femmes travaillera « en consultation avec les mécanismes nationaux de promotion de la femme ou les coordonnateurs désignés par les États Membres ».

L’Assemblée générale, par cette même résolution, a pris d’autres mesures importantes en vue de renforcer la cohérence de l’action de l’ensemble du système, en introduisant par exemple, dans le domaine du financement, un concept de « masse critique » de ressources de base pour les organismes des Nations chargés du développement.

De même, l’Assemblée générale a prié le Secrétaire général de « faire réaliser un examen d’ensemble du cadre institutionnel en vigueur pour l’évaluation à l’échelle du système des activités opérationnelles de développement des organismes des Nations Unies, et de lui présenter à sa soixante-sixième session un rapport assorti de recommandations ».  L’établissement d’un « mécanisme indépendant d’évaluation à l’échelle du système » devrait « viser à exploiter pleinement et à renforcer le cadre et les capacités institutionnels existants ».

Le Président de l’Assemblée générale, M. Ali Abdulassam Treki, a salué l’adoption de la résolution qui, a-t-il dit, « vient corriger les défauts bien connus du système de l’ONU comme en témoignent ses activités fragmentées, coûteuses et caractérisées par des doubles emplois ».

Les représentants de l’Estonie et de la Tunisie, les deux facilitateurs du processus de négociations, ont rendu hommage aux États Membres ainsi qu’à toutes les parties prenantes à ce processus, y compris la société civile, ayant permis d’arriver au « succès historique d’aujourd’hui, fruit de quatre années de discussions ».  « ONU Femmes » offre, ont-ils estimé, un cadre juridique qui permettra d’appuyer concrètement la réalisation des objectifs internationaux en matière de parité.

La Ministre de la famille et de la population de l’Égypte, Mme Moushira Khattab, au nom du Groupe des 77 et de la Chine et du Mouvement des pays non alignés, s’est dite confiante que les pays donateurs contribueront généreusement au budget de la nouvelle entité « pour en faire l’organe clef qu’elle doit être ».  « L’entité ne sera réellement efficace que si elle apporte son aide à toutes les femmes du monde qu’elles soient du monde développé ou du monde en développement », a-t-elle affirmé.

Plusieurs pays, comme la Belgique, qui intervenait au nom de l’Union européenne, ont estimé qu’un leadership fort sera essentiel pour mettre en œuvre la résolution adoptée aujourd’hui, appelant ainsi le Secrétaire général à « faire avancer d’urgence la nomination du responsable d’« ONU Femmes » ».  L’Union européenne a en outre jugé qu’un segment indépendant du PNUD aurait été la solution appropriée pour assurer efficacité et cohérence.

* A/64/L.56

SUIVI DES TEXTES ISSUS DU SOMMET DU MILLÉNAIRE (PROJET DE RÉSOLUTION A/64/L.56)

Déclarations

M. ALI ABUSSALAM TREKI, Président de l’Assemblée générale, a salué l’adoption de la résolution qui, a-t-il dit, vient corriger les défauts bien connus du système de l’ONU comme en témoignent ses activités fragmentées, coûteuses et caractérisées par des doubles emplois.  Il a affirmé que depuis sa prise de fonctions, il a toujours pour priorité de faciliter la finalisation d’un accord sur la création de la nouvelle entité, « ONU Femmes ».  « Notre travail, a déclaré le Président, ne s’arrête pas là ».  L’intensification des efforts dans les domaines de l’aide, du développement et de la sécurité internationale exige que nous réfléchissions de manière constante sur les améliorations institutionnelles à apporter, a-t-il précisé. 

M. BAN KI-MOON, Secrétaire général des Nations Unies, a affirmé que l’Assemblée générale vient d’adopter une résolution sur la cohérence du système qui fera date.  C’est un tournant historique, a-t-il déclaré.  En réunissant quatre entités du système des Nations Unies consacrées aux questions relatives aux femmes, les États Membres ont créé une voix plus forte pour les femmes et pour l’égalité entre les sexes au niveau mondial.  Il sera désormais beaucoup plus difficile pour le monde d’ignorer les défis auxquels sont confrontées les femmes et les filles ou d’omettre de prendre les mesures nécessaires, a-t-il fait remarquer.  Le système des Nations Unies sera désormais en mesure d’appuyer les efforts nationaux en vue de faire progresser l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes, a souligné M. Ban.

Le Secrétaire général a indiqué qu’il avait chargé la Vice-Secrétaire générale, Mme Asha-Rose Migiro, d’assurer le processus de transition avant la nomination du secrétaire général adjoint qui dirigera la nouvelle entité.  Il a estimé que par l’adoption de la présente résolution, les États Membres se sont engagés fermement à rendre plus cohérent et plus efficace le travail des Nations Unies sur le développement.  « Vous avez pris une décision audacieuse qui permettra aux Nations Unies d’appuyer les progrès en faveur des femmes, et des hommes », a-t-il dit à l’adresse des États Membres, les encourageant à financer de manière appropriée la nouvelle entité afin de lui donner les moyens de fonctionner.

Mme MOUSHIRA KHATTAB, Ministre de la famille et de la population de l’Égypte, intervenant au nom du Groupe des 77 et du Mouvement des pays non alignés, a salué la création d’« ONU Femmes » comme une étape très importante du long processus de réforme de l’ONU.  Elle s’est dite confiante que les pays donateurs contribueront généreusement au budget de la nouvelle entité pour en faire l’organe clef qu’il doit être.  L’entité ne sera réellement efficace que si elle apporte son aide à toutes les femmes du monde qu’elles soient du monde développé ou du monde en développement, a dit la représentante, en disant attendre avec impatience la création d’un point focal pour les femmes vivant sous occupation étrangère.

La Ministre a appelé à la mise en place de mécanismes appropriés pour traiter des 12 domaines prioritaires identifiés dans le Programme d’action de Beijing et souhaité que l’entité ne devienne un organe qui ne traiterait que des questions intéressant un nombre restreint d’États Membres au détriment des questions d’intérêt commun.  Soulignant l’importance de la bonne gouvernance de l’entité à l’égard des États Membres mais aussi de la responsabilité des États Membres à l’égard de l’entité, la représentante a mis en garde contre toute déperdition du personnel qualifié des organes fusionnés.  Elle a dit attendre avec impatience la nomination du chef de l’entité qui, comme le souhaite sa délégation, sera une femme du monde en développement.  Elle a aussi espéré que le personnel de l’entité reflètera toutes les régions du monde de manière équitable pour faire de l’entité une instance sensible aux différences culturelles.

Mme PRENEET KAUR, Ministre des affaires étrangères de l’Inde, a rappelé que la population indienne comprend 500 millions de femmes.  La Constitution de l’Inde, a-t-elle ajouté, consacre l’égalité entre les sexes et la discrimination positive en faveur des femmes.  C’est pourquoi, elle a salué la création d’« ONU Femmes » comme une victoire importante pour les femmes du monde.  La décision prise aujourd’hui, a-t-elle dit, contribue à restaurer la confiance des États Membres comme l’Inde qui voient souvent en l’ONU un organe anachronique réticent à toute réforme organisationnelle et à toute innovation.  Elle a espéré que la création de cette nouvelle entité donnera un véritable élan à la réforme si nécessaire des autres domaines d’activité de l’ONU. 

M. JEAN GRAULS (Belgique), s’exprimant au nom de l’Union européenne, a noté qu’en ce qui concerne l’organe directeur des activités opérationnelles de la nouvelle entité, l’Union européenne est toujours convaincue qu’un segment indépendant du PNUD aurait été la solution appropriée pour assurer efficacité et cohérence.  Poursuivant, il a estimé qu’un leadership fort sera essentiel pour mettre en œuvre la résolution adoptée aujourd’hui, l’Union européenne appelant en ce sens « le Secrétaire général à faire avancer d’urgence la nomination du responsable d’ONU Femmes ».  M. Grauls a insisté sur la nécessité, au cours de la période de transition à venir, d’éviter que la dissolution d’UNIFEM « en tant qu’entité distincte ne se traduise pas par des perturbations sur le terrain ou au Siège ». 

M. GARY QUINLAN (Australie) a dit attendre avec impatience les résultats de l’évaluation indépendante du projet pilote « Unis dans l’action ».  Il a espéré que cette évaluation se fera conformément aux normes les plus élevées d’indépendance et de professionnalisme et aux normes de l’ONU en matière d’évaluation.  Le représentant a aussi demandé au Secrétaire général d’accélérer le recrutement du chef de la nouvelle entité « ONU Femmes » en recourant à un processus ouvert et transparent.  Il a lancé un appel aux États Membres pour qu’ils présentent rapidement leurs meilleurs candidats. Il a dit s’attendre à un conseil d’administration fort, stratégique et techniquement compétent pour appuyer l’entité. 

Mme TIINA INTELMANN (Estonie) et M. GHAZI JOMAA (Tunisie), les deux facilitateurs du processus de négociations, ont rendu hommage aux États Membres ainsi qu’à toutes les parties prenantes à ce processus, y compris la société civile, qui ont permis d’arriver au « succès historique d’aujourd’hui, fruit de quatre années de discussions ».  Ils ont estimé que la création d’« ONU Femmes » reflétait la reconnaissance, par les États, de la nécessité de renforcer l’efficacité de l’Organisation et de répondre au mieux aux vœux de la communauté internationale et « surtout » aux besoins des femmes et filles du monde entier.  Les facilitateurs ont considéré qu’« ONU Femmes » offrait un cadre juridique qui permettra d’appuyer concrètement la réalisation des objectifs internationaux en matière de parité entre les sexes.

M. FREDERICK D. BARTON (États-Unis) s’est félicité de l’adoption de cette résolution historique, espérant que la nouvelle entité « ONU Femmes » permettra de renforcer l’autonomisation des femmes.  Les femmes et les filles sont confrontées à des circonstances uniques et attendent beaucoup de cette entité.  Il faut s’assurer que ces attentes ne seront pas déçues, a-t-il ajouté.  « Nous devons faire preuve de notre détermination pour nous assurer que cette entité soit couronnée de succès ».

M. EUGENE-RICHARD GASANA (Rwanda) a salué l’adoption de la résolution créant « ONU Femmes » comme un moment essentiel de la réforme des Nations Unies qui permet pour la première fois de réunir les structures organisationnelles, la direction de haut niveau et les ressources nécessaires pour permettre aux Nations Unies et aux gouvernements de renforcer leurs efforts pour s’acquitter de leurs promesses en matière d’égalité entre les sexes, d’autonomisation des femmes et de droits des femmes.  Aux yeux du Rwanda, qui est devenu un modèle mondial de la lutte pour l’égalité entre les sexes, l’entité « ONU Femmes » est une occasion de réaliser davantage.  La représentante a souhaité que le Secrétaire général donne à cette nouvelle entité la direction qu’elle mérite.

Le représentant a, par ailleurs, estimé que les pays où ont été réalisés des programmes pilotes de l’initiative « Unis dans l’action », dont le Rwanda fait partie et qui ont eu l’occasion de présenter récemment à Hanoï les résultats de leur évaluation nationale, ont démontré que cette initiative offrait de bonnes occasions de renforcer la cohérence du système des Nations Unies et les avantages comparatifs de chacun de ses Membres.  Il a appelé le Secrétaire général à organiser une évaluation indépendante des enseignements tirés par les pays de l’initiative « Unis dans l’action ».

M. BONGHYUN KIM (République de Corée) a déclaré que son pays attendait de l’ONU qu’elle continue d’améliorer sa reddition des comptes pour que les ressources mobilisées soient utilisées le plus efficacement possible.  Les États Membres doivent avoir confiance pour augmenter leurs contributions en vue de répondre aux besoins identifiés par les fonds, institutions spécialisées et programmes de l’Organisation en matière de développement, a-t-il ajouté.  En conclusion, il s’est dit convaincu que, bien gérée, l’entité « ONU Femmes » fera beaucoup pour améliorer l’ordre du jour des femmes au sein des Nations Unies.

M. ELISEO RODOLFO BENITEZ VERSON (Cuba) a affirmé que la création d’« ONU Femmes » était le résultat d’un processus ardu dont sa délégation est satisfaite.  Cette résolution représente une étape historique pour la réalisation des engagements pris lors de la Conférence de Beijing.  Il a espéré que cette nouvelle entité mettra en place des mécanismes issus du Programme d’action de Beijing.  La résolution, a-t-il dit, constitue également un appel clair en vue de faire respecter les priorités nationales des pays bénéficiaires.  Il est essentiel, à cet égard, de conserver une transparence totale au sein du Conseil d’administration de la nouvelle entité.  Le représentant a exprimé l’engagement de son pays visant à mettre en oeuvre cette résolution et à promouvoir la parité et l’autonomisation des femmes partout dans le monde.

Mme CLAUDIA BLUM (Colombie) a salué l’adoption d’une résolution, fruit de plusieurs années de travail, en vue d’harmoniser plus avant les pratiques institutionnelles de l’ONU.  Concernant la création d’« ONU Femmes », elle s’est dite convaincue qu’elle fera faire un bond en avant essentiel aux actions engagées par les Nations Unies pour améliorer l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes et des filles dans toutes les régions du monde.  « Avec cette résolution, nous mettons fin à une dispersion institutionnelle et nous allons pouvoir, par le biais d’« ONU Femmes », améliorer la hiérarchie thématique sur l’égalité entre les sexes », a conclu la représentante.

M.CHARLES THEMBANI NTWAAGAE (Botswana) a souligné que l’adoption de la présente résolution intervenait après quatre longues années de négociations sur la structure et les modalités opérationnelles de la nouvelle entité « ONU Femmes ».  Il a mis l’accent sur l’importance d’améliorer l’architecture des Nations Unies pour renforcer la parité entre les sexes.  Il a exprimé la détermination de son pays à promouvoir et à assurer des droits égaux pour tous. 

Mme JOYCE C. KAFANABO (République-Unie de Tanzanie) a indiqué attendre de la nouvelle entité « ONU Femmes » une consolidation de la coordination et de la cohérence des efforts internationaux de promotion de l’égalité entre les sexes et de l’autonomisation de la femme.  En outre, a-t-elle dit, l’établissement d’« ONU Femmes » devrait motiver les gouvernements pour qu’ils fournissent les contributions permettant de répondre aux besoins réels des femmes sur le terrain.  Par ailleurs, la représentante a fait savoir que son pays, en tant que pays pilote de l’initiative « Unis dans l’action » saluait l’appui apporté par la résolution aux autres pays participants qui souhaitent proposer des programmes communs. 

M. FEDERICO ALBERTO CUELLO CAMILO (République dominicaine) s’est réjoui de cette journée historique marquée, a-t-il dit, par la reconnaissance de la communauté internationale des droits des femmes et de la nécessité de répondre à leurs besoins, de les protéger et de leur donner les moyens de participer activement aux processus de prise de décisions.  « Nous formons le souhait qu’« ONU Femmes » permettra de résoudre les problèmes que les organismes qu’elle va regrouper n’avaient pas pu régler séparément », a-t-il ajouté.  Le représentant a notamment attiré l’attention sur le fait que son pays abrite le siège d’un de ces organismes, l’Institut international de recherche et de formation des Nations Unies pour la promotion de la femme (INSTRAW).  Pour être efficace, l’intégration de l’Institut à la nouvelle entité devra être appuyée par des ressources financières adéquates, a-t-il souligné.

M. ALEXANDER A. PANKIN (Fédération de Russie) a reconnu que, sans les efforts diplomatiques et l’assistance dont ont fait preuve les cofacilitateurs, l’Assemblée générale n’aurait pu parvenir à cette adoption.  La résolution contient des mesures visant à éviter tout double emploi.  Concernant la réforme des institutions chargées de la parité entre les sexes et la nouvelle entité hybride, il a fait remarquer que le texte garantit sa portée universelle et son mandat s’applique à tous les États et à toutes les régions, car, a-t-il fait remarquer, il existe des violations à l’encontre des femmes dans tous les pays.  Un examen aura lieu trois ans après la création de la nouvelle entité, a-t-il dit, en soulignant la nécessité d’éviter toute divergence pendant la période de transition.  Le représentant s’est déclaré par ailleurs satisfait de la formulation équilibrée des dispositions de la résolution sur les autres questions.  Il a estimé que la résolution servira de base solide pour la coopération entre les États Membres, l’ECOSOC et le Comité de coordination.

M. SHIGEKI SUMI (Japon) s’est félicité de l’adoption de la résolution sur la cohérence du système des Nations Unies et de la création d’« ONU Femmes » qu’elle rend possible.  C’est un moment historique qui marque la fusion de quatre unités séparées chargées de traiter de l’égalité entre les sexes et confirme que la direction sera assurée au plus haut niveau par un secrétaire général adjoint, a-t-il ajouté, en souhaitant que le Secrétaire général nomme ce dernier le plus rapidement possible.

Pendant toutes les discussions sur la cohérence du système des Nations Unies, le Japon a défendu fermement l’idée que le système des Nations Unies devrait renforcer le lien entre ses fonctions d’appui normatives et de politique et ses activités opérationnelles, a poursuivi M. Sumi.  Il a averti que son pays suivra avec attention si la mise en œuvre de cette résolution difficilement acquise produit des effets suffisants, et si les économies ainsi réalisées seront bien réinvesties dans des activités programmatiques destinées à traiter de problèmes réels au profit de femmes ayant besoin d’autonomie ou de protection.  Il a souhaité qu’« ONU Femmes » collabore avec les autres institutions des Nations Unies de manière à contribuer à la prise en compte des besoins des femmes dans l’ensemble du système des Nations Unies et à la cohérence des activités en faveur des femmes sur le terrain.

M. OCTAVIO ERRAZURIZ (Chili) s’est réjoui de la création historique de l’entité « ONU Femmes », qui aidera sans nul doute à répondre aux aspirations des femmes dans le monde.  Il a souhaité qu’« ONU Femmes » devienne rapidement opérationnelle et soit dotée d’un budget prévisible et durable.  La création de l’entité ne doit pas porter atteinte aux entités préexistantes qu’elle va regrouper, a-t-il demandé.  Selon le représentant, l’établissement d’« ONU Femmes » constitue une valeur ajoutée dont la portée va au-delà des intérêts nationaux.  Elle va renforcer la reddition des comptes au sein de l’ONU autour de la question consensuelle et transversale du genre, a-t-il conclu.

Mme SOCORRO ROVIROSA (Mexique) a estimé que l’adoption de la présente résolution sur la création de la nouvelle entité « ONU Femmes » démontrait l’engagement des États Membres en faveur de l’égalité entre les sexes et l’autonomisation des femmes.  Ce texte, a-t-elle ajouté, reconnaît également que l’égalité entre les sexes est un droit universel.  Elle a, par ailleurs, insisté sur l’importance d’accroître sur le terrain l’efficacité et la cohérence du système des Nations Unies. 

M. MORTEN WETLAND (Norvège) a salué une « journée historique pour les femmes, qui représentent plus de la moitié de la population de notre planète ».  Comme l’ont montré les débats de l’ECOSOC, a-t-il dit, des progrès sont réalisés en matière d’autonomisation des femmes, mais celles-ci sont toujours loin d’être les égales des hommes.  Le représentant a estimé que pour qu’« ONU Femmes » puisse accomplir sa « lourde tâche », des ressources nécessaires devaient venir appuyer rapidement son action afin qu’elle devienne le moteur permettant de répondre aux aspirations des femmes et des filles sur le terrain.  Il a demandé que pendant la période de transition, la poursuite des activités de l’UNIFEM soit assurée.  La dissolution d’UNIFEM ne devra pas entraîner de perturbations sur place et au Siège, a conclu le représentant norvégien.

M. MANIEMAGEN GOVENDER (Afrique du Sud) a estimé que la création, aujourd’hui, de la nouvelle entité « ONU Femmes » constituait une véritable réalisation et un exploit, d’abord pour les femmes du monde entier, puis pour les Nations Unies en tant qu’organe représentatif mondial au nom des femmes, et pour la communauté internationale dans son engagement à continuer de promouvoir l’autonomisation des femmes.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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