Les États Membres rendent un hommage solennel aux victimes de la Deuxième Guerre mondiale

6 mai 2010
AG/10938

Les États Membres rendent un hommage solennel aux victimes de la Deuxième Guerre mondiale

06/05/2010
Assemblée générale
AG/10938
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Assemblée générale

Soixante-quatrième session

85e séance plénière - matin

LES ÉTATS MEMBRES RENDENT UN HOMMAGE SOLENNEL AUX VICTIMES DE LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE

Ils rappellent l’engagement souscrit dans la Charte des Nations Unies de « préserver les générations futures du fléau de la guerre »

« Stalingrad et Koursk. Auschwitz et Dachau. Jour J et bataille finale de Berlin. »  En égrenant ces noms et ces lieux qui « résonnent encore, malgré les nombreuses années qui se sont écoulées depuis », le Secrétaire général, M. Ban Ki-moon, s’est joint ce matin, lors d’une « réunion extraordinaire solennelle » de l’Assemblée générale, à l’hommage rendu par les États Membres aux victimes de la Deuxième Guerre mondiale.

À l’initiative de la Fédération de Russie, l’Assemblée générale, le 2 mars dernier, rappelant que 2010 marquait le soixante-cinquième anniversaire de la fin de la Deuxième Guerre mondiale, « qui a infligé à l’humanité d’indicibles souffrances », avait invité son Président à tenir une « réunion extraordinaire solennelle en hommage à toutes les victimes »*.

Pour le Secrétaire général, qui a souligné que le conflit avait fait 40 millions de victimes parmi les civils et 20 millions parmi les soldats, et dont près de la moitié dans la seule Union soviétique, la Deuxième Guerre mondiale fut « l’une des plus grandes épopées de l’histoire pour la liberté et la libération ».  « À la fin, l'idéalisme a triomphé », a-t-il ajouté, rappelant que ce soixante-cinquième anniversaire marque également le début de l’élaboration, à San Francisco, de la Charte des Nations Unies qui engage les États « à préserver les générations futures du fléau de la guerre ».

M. Ban a estimé qu’il était opportun que cette commémoration ait lieu à un moment où les pays sont réunis « pour faire avancer la cause de la paix ».  Le Traité sur la non-prolifération nucléaire (TNP) « est aussi un document d’espoir », qui permet d’envisager « un monde exempt d’armes nucléaires », a-t-il affirmé. 

Le représentant du Soudan, M. Abdalmahmood Abdalhaleem Mohamad, qui présidait cette réunion de l’Assemblée générale, a souligné que le maintien de la paix et de la sécurité internationales demeurait l’objectif principal des Nations Unies.  Il a ainsi mis l’accent sur la nécessité de poursuivre « la voie menant à un monde qui vivra dans la paix, la sécurité et la prospérité pour tous », la réunion d’aujourd’hui s’inscrivant « dans cet objectif ».

Une trentaine de représentants d’États Membres sont ensuite montés à la tribune de l’Assemblée générale pour commémorer cet événement, officiellement célébré le 8 mai et, dans les pays de l'ancienne Union soviétique, le 9 mai, deux dates proclamées en 2004 par l’Assemblée générale « Journées du souvenir et de la réconciliation ».

« Les leçons tirées de la Deuxième Guerre mondiale nous invitent à serrer les rangs pour résister aux menaces actuelles, comme le terrorisme, la criminalité transnationale organisée, la prolifération des armes de destruction massive, le trafic de stupéfiants et toute forme de discrimination », a ainsi déclaré le représentant de la Fédération de Russie, qui lisait un message du Président Dmitry Medvedev.  « Il incombe à tous de défendre la vérité au sujet de la guerre et de garder la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie. »

Dans un message lu par son représentant, le Président du Bélarus, M. Valentin Ribakov, s’est dit fier du fait que son pays et les autres peuples de l’Union soviétique aient apporté une « contribution décisive à la grande victoire contre le fascisme », donnant ainsi au continent européen « la chance d’être aujourd’hui prospère ».  Il a néanmoins noté que l’Europe unifiée ne se hâtait pas d’inviter en son sein ceux qui n’avaient pas ménagé les vies humaines pour permettre sa libération.

Au nom de l’Union européenne, le délégué de l’Espagne a souhaité, comme beaucoup d’autres, que cette célébration mette en évidence les « valeurs fondamentales qui sont à l’origine de la création des Nations Unies ».  Notant combien l’Europe avait été ruinée après cette Guerre, il a assuré que les États membres de l’Union européenne étaient aujourd’hui « plus unis, en vertu du Traité de Lisbonne qui est entré en vigueur le 1er décembre dernier ».  « Les États membres de l’Union européennes réaffirment ainsi leur adhésion aux principes de liberté, de démocratie et de l’état de droit », a-t-il dit.

Son homologue des États-Unis a rappelé les terribles sacrifices des forces alliées et les souffrances indicibles des pays sous occupation.  Le monde, lors de la Deuxième Guerre mondiale, était confronté, a-t-il estimé, « à beaucoup plus qu’à une puissance rivale; il était confronté à une idéologie qui s’opposait à l’humanité et qui visait à éliminer une partie de la famille humaine ».

Le représentant de l’Allemagne a affirmé que le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale demeurait lié au nom de son pays.  « C’est l’Allemagne qui a provoqué des souffrances indicibles à ses voisins et, par voie de conséquence, à ses citoyens », a-t-il déclaré.  Son pays, a-t-il ajouté, a « accepté sa responsabilité pour les crimes commis par l’Allemagne nazie » et qu’il ne réfutera jamais.

* A/RES/64/257

SOIXANTIÈME ANNIVERSAIRE DE LA FIN DE LA DEUXIÈME GUERRE MONDIALE: RÉUNION EXTRAORDINAIRE SOLENNELLE EN HOMMAGE À TOUTES LES VICTIMES DE LA GUERRE

Déclarations

M. ABDALMAHMOOD ABDALHALEEM MOHAMAD (Soudan), qui présidait la réunion extraordinaire solennelle de l’Assemblée générale en hommage à toutes les victimes de la Deuxième Guerre mondiale, a salué tous ceux qui ont lutté pour rétablir la paix et la liberté.  Les dirigeants ont décidé de ne plus permettre que ce genre d’atrocités se produise.  Le maintien de la paix et de la sécurité internationales demeure l’objectif principal des Nations Unies, a-t-il dit.  Il a mis l’accent sur la nécessité de poursuivre la voie menant à un monde qui vivra dans la paix, la sécurité et la prospérité pour tous.  La réunion d’aujourd’hui s’inscrit dans cet objectif, a-t-il conclu.

Stalingrad et Kursk. Auschwitz et Dachau. Jour J et la bataille finale pour Berlin.  Autant de noms et de lieux qui résonnent, malgré les nombreuses années qui se sont écoulées depuis, a déclaré M. BAN KI-MOON, Secrétaire général des Nations Unies.  Le coût de la Deuxième Guerre mondiale dépasse tous les calculs, l’entendement, a-t-il souligné, citant les chiffres de 40 millions de civils et de 20 millions de soldats morts, dont près de la moitié dans la seule Union soviétique.  La Deuxième Guerre mondiale a été l’une des plus grandes épopées de l’histoire de la lutte pour la liberté et la libération, a déclaré M. Ban.  Au bout du compte, a-t-il ajouté, l’idéalisme a aussi triomphé.  Le Secrétaire général a estimé qu’il était opportun que cette commémoration ait lieu à un moment où les pays sont réunis pour faire avancer la cause de la paix.  Le Traité sur la non-prolifération (TNP) est aussi un document d’espoir, une vision d’un monde débarrassé des armes nucléaires, a ainsi affirmé le Secrétaire général. 

M. VITALY CHURKIN (Fédération de Russie) a prononcé le message du Président de la Fédération de Russie, M. Dmitry Medvedev, qui a salué la victoire sur le fascisme il y a 65 ans.  En Union soviétique, pratiquement chaque famille avait perdu un de ses membres au cours de la Deuxième Guerre mondiale, a-t-il rappelé.  « Nous n’oublierons jamais l’assistance et la compassion qui ont été manifestées lorsque tous les peuples et tous les pays ont pris conscience de la menace qui pesait sur le monde.  « Lors de la commémoration du 9 mai, nous allons rendre hommage à l’héroïsme des anciens combattants », a-t-il indiqué.  En Russie, cette fête a une signification particulière, a-t-il précisé, car elle permet de ne pas oublier la violence et l’intolérance religieuse et raciale.  Les Nations Unies ont à construire un ordre mondial basé sur l’humanisme, le maintien de la paix et de la sécurité internationales, et le développement.  Les leçons tirées de la Deuxième Guerre mondiale nous invitent à serrer les rangs pour résister aux menaces actuelles, comme le terrorisme, la criminalité transnationale organisée, la prolifération des armes de destruction massive, le trafic de stupéfiants et toute forme de discrimination.  Il incombe à tous de défendre la vérité au sujet de la guerre et de garder la mémoire de ceux qui ont sacrifié leur vie. 

Saluant personnellement la présence d’anciens combattants à cette réunion de l'Assemblée générale, le représentant a déclaré qu’il se souvient encore des exploits de l’Union soviétique sur le front allemand.  Les batailles de Moscou, de Stalingrad et de Koursk, notamment, sont les pages d’or de l’histoire militaire mondiale, a-t-il estimé.  La coalition antihitlérienne a été un événement majeur dans l’histoire de la diplomatie, a-t-il également estimé.  Saluant enfin tous ceux qui ont combattu le fascisme, il a rappelé en particulier les souffrances que le peuple soviétique a subies à cause de cet ennemi commun.

M. VALENTIN RIBAKOV (Bélarus), qui a lu un message du Président du Bélarus, M. Alyaksandr Lukashenko, a indiqué que son pays n’avait jamais été une source d’agression ou de conflit international.  Le Bélarus a perdu près d’un tiers de ses habitants, a-t-il dit, en faisant remarquer qu’aucun État européen n’avait subi de telles pertes.  Sans vouloir sous-estimer la contribution de chacun des États de la coalition contre le nazisme, il ne faut pas oublier que l’agression fasciste a été dirigée contre l’Union soviétique, et c’est précisément l’Union soviétique qui a rejeté cette attaque, a-t-il déclaré.  Le Président du Bélarus s’est dit fier du fait que son pays et les autres peuples de l’Union soviétique aient apporté une contribution décisive à la grande victoire contre le fascisme.  « Nous avons libéré non seulement notre territoire, mais aussi toute l’Europe  pour donner au continent la chance d’être aujourd’hui prospère », a-t-il affirmé.  Le représentant a néanmoins noté que l’Europe unifiée ne se hâtait pas d’inviter en son sein ceux qui n’avaient pas ménagé les vies humaines pour permettre sa libération.  Toute confrontation entre les États joue un rôle éminent dangereux et peut susciter une confrontation mondiale, a ajouté M. Lukashenka, mettant l’accent sur l’unité entre les peuples sur la base des valeurs humanistes universelles.  Il a assuré que le Bélarus est et restera un facteur important de sécurité et de stabilité sur le continent européen et dans le monde.

M. JUAN ANTONIO YANEZ-BARNUEVO (Espagne), s’exprimant au nom de l’Union européenne, a exprimé son rejet de toute nouvelle forme d’exclusion, que ce soit pour des raisons économiques, religieuses ou basées sur le sexe, qui pourraient menacer les citoyens d’aujourd’hui.  Il a souhaité que la célébration à l'Assemblée générale mette en évidence les valeurs fondamentales qui sont à l’origine de la création des Nations Unies, appelant à garder en mémoire le préambule de la Charte de l’ONU qui se base notamment sur les droits de l’homme et le respect du droit international.  Le représentant a ensuite rendu hommage aux millions de personnes qui ont sacrifié leur vie et rappelé combien l’Europe avait été ruinée après cette guerre.  La place de l’Europe dans le monde en a été affectée, a-t-il rappelé.  Mais en même temps, a-t-il ajouté, l’Europe s’est attachée à mettre fin aux entraves à la démocratie.  La Journée de l’Europe, qui est célébrée le 9 mai, est une journée de paix et de solidarité, a-t-il dit.  Les États membres de l’Union européenne sont maintenant encore plus unis, en vertu du Traité de Lisbonne qui est entré en vigueur le 1er décembre dernier, a-t-il affirmé.  Les États membres de l’Union européenne réaffirment ainsi leur adhésion aux principes de liberté, de démocratie et de l’état de droit, a-t-il précisé.  Aujourd’hui, les États membres de l’Union européenne disposent de ressources et de technologies pour favoriser le développement et les droits de l’homme dans le monde entier, a-t-il fait valoir.  Avant de conclure, M. Yanez-Barnuevo a déclaré qu’il plaçait ses espoirs dans l’avenir commun et le progrès que, « tous ensemble à l’l'Assemblée générale, nous avons décidé de réaliser ».

Mme AKSOLTAN ATAYEVA (Turkménistan) a souligné que la Deuxième Guerre mondiale avait constitué le plus grand des fléaux du XXe siècle, tout en faisant remarquer que son pays, bien qu’éloigné de la zone de conflit, n’avait pas été épargné.  Plus de 32 000 femmes, enfants et personnes âgées ont trouvé refuge dans la République du Turkménistan et 38 hôpitaux y avaient été installés.  Les travailleurs turkmènes ont participé à l’effort de guerre, construisant des tanks et des escadrilles d’avions.  De même, a-t-elle ajouté, les femmes turkmènes ont donné 7 392 kilogrammes d’or et d’argent, soit près de 80% des métaux précieux recueillis dans tout le pays pour participer à cet effort.  Le monde serait différent si l’Union soviétique n’avait pas résisté de façon si pénible à la guerre.  L’une des leçons positives de ce conflit est l’espoir qui en est né d’édifier un monde sans guerre, a-t-elle dit.  « Notre tâche commune est de faire en sorte que cela soit possible », a conclu la représentante.   

M. SIRODJIDIN M. ASLOV (Tadjikistan) a rappelé que le peuple tadjik avait contribué également aux efforts de lutte contre le fascisme.  Près d’un cinquième de la population a participé aux combats et 90 000 Tadjiks sont tombés sur le champ de bataille, a-t-il précisé.  « Nous avons constitué plusieurs brigades d’artilleurs et de cavalerie, et déployé une escadrille d’avions de combat et des tanks », a-t-il ajouté.  Les industries du pays avaient produit des fibres pour les parachutes et autres matériaux et produits nécessaires aux combattants, a-t-il ajouté.  Se félicitant de la commémoration d’aujourd’hui, il a appelé les États Membres de l’ONU à faire tout ce qui est possible pour régler tous les problèmes auxquels la communauté internationale est confrontée afin d’éviter de mettre en danger la paix dans le monde.

Mme BYRGANYM AITIMOVA (Kazakhstan) a rappelé que la Seconde Guerre mondiale avait touché chaque famille de l’Union soviétique.  La victoire a été acquise non seulement par la force des armes mais aussi grâce à l’héroïsme de tous les membres de la coalition antihitlérienne, a-t-elle souligné.  La représentante a souligné ce qu’avait représenté la grande guerre patriotique pour chacun des citoyens de l’ex-Union soviétique.  En défendant la terre soviétique, les citoyens soviétiques ont fait montre de courage et d’héroïsme, a-t-elle déclaré.  La représentante a affirmé qu’en rappelant les conséquences destructrices de la Seconde Guerre mondiale pour le Kazakhstan, son pays avait renoncé à son potentiel nucléaire et avait contribué à l’adoption d’une zone exempte d’armes nucléaires en Asie centrale. 

M. YURIY SERGEYEV (Ukraine) a déclaré qu’aujourd’hui, son pays et les autres acteurs de la coalition ayant lutté contre le nazisme célèbrent un grand jour de leur histoire.  « Nous célébrons une victoire commune qui marque la fin de la Deuxième Guerre mondiale, a-t-il dit, avant d’ajouter que la célébration de ce soixante-cinquième anniversaire est aussi empreinte de tristesse car le monde fait le deuil des millions de vies perdues dans des terribles batailles d’une cruauté sans précédent.

L’Ukraine a payé le prix fort de la victoire contre le nazisme, en perdant plus de 10 millions de ses meilleurs fils et filles, et en subissant d’énormes destructions, a-t-il rappelé.  En Ukraine, moins d’un tiers de ceux qui ont participé et vécu la guerre sont encore vivants, a-t-il indiqué.  « Nous n’oublierons jamais leurs exploits héroïques », a-t-il souligné avant de conclure.

M. AGSHIN MEHDIYEV (Azerbaïdjan) a rappelé la contribution de son pays et de ses concitoyens aux efforts ayant conduit à la victoire lors de la Deuxième Guerre mondiale.  Bien que l’Azerbaïdjan n’ait pas été une zone de combats, il a connu beaucoup de pertes en vies humaines, qui sont évaluées à un demi-million.  À cette époque, la production de pétrole à Bakou a permis de fournir à l’Union soviétique 70% des besoins de son armée, a-t-il ajouté.  L’Azerbaïdjan a aussi produit 130 types d’armes et de composants et soigné les soldats blessés dans ses hôpitaux.  De l’avis du représentant, les leçons de la grande victoire sur le fascisme sont d’une importance particulière dans la lutte contre les défis actuels qui menacent l’unité nationale et la stabilité des États.  Il a regretté qu’en raison de la défaillance de certains États et des lacunes des organisations internationales, ces efforts n’aient pas toujours réussi, évoquant notamment les guerres d’occupation et les nettoyages ethniques.  « Nous devons unir nos efforts pour lutter contre le nationalisme agressif, le terrorisme international, l’extrémisme, la discrimination raciale, l’intolérance et les aspirations d’annexion », a-t-il souligné.  Pour lutter contre les crimes internationaux, il faut faire davantage pour mettre fin à l’impunité, a-t-il dit.  Les défis multiples et les menaces

auxquels est confronté le monde aujourd’hui peuvent être gérés par les Nations Unies, a-t-il estimé, à condition de renforcer l’efficacité de l’Organisation et de la rendre plus transparente.

M. NURBEK JEENBAEV (Kirghizistan) a rappelé le travail que les populations ont fourni inlassablement pour aider ceux qui étaient au front.  Toute l’industrie du  Kirghizistan a été reconfigurée pour sa participation à l’effort de guerre, a-t-il dit, ajoutant que des milliers de combattants de son pays avaient reçu des médailles.  Le représentant a exprimé toute sa reconnaissance à l’égard de la résolution de l’Assemblée générale qui a permis de désigner les 8 et 9 mai comme Journées de la mémoire et de la réconciliation.  Le représentant a par ailleurs mis l’accent sur la nécessité de prendre des mesures pour que les activités des Nations Unies bénéficient d’un nouveau souffle, celles-ci devant être habilitées à réagir de manière adéquate aux situations qui surgissent. 

M. MURAD ASKAROV (Ouzbékistan) a rendu hommage à tous ses concitoyens qui ont combattu pendant la Deuxième Guerre mondiale.  Sur six millions d’habitants, l’Ouzbékistan a envoyé 1,6 million de combattants, dont un quart d’entre eux sont tombés au front.  L’Ouzbékistan a participé à toutes les grandes batailles, a-t-il rappelé.  La partie européenne de la Russie avait envoyé plus de 2 millions de citoyens trouver refuge en Ouzbékistan, qui ont notamment accueilli plus de 200 000 orphelins.  Il a ensuite évoqué la commémoration célébrée chaque année, le 9 mai, en Ouzbékistan.  Cette année, a-t-il précisé, 11 000 anciens combattants et invalides de la Deuxième Guerre mondiale participeront à cette fête nationale. 

M. GAREN NAZARIAN (Arménie) a déclaré que les grands héros de la victoire qui a marqué la fin de la Deuxième Guerre mondiale resteront les anciens combattants à l’égard desquels la communauté internationale sera toujours reconnaissante, car ils ont été les principaux acteurs de cette victoire commune.  Évoquant les millions de soldats et de civils morts au cours de cette Deuxième Guerre mondiale, il a rappelé que la communauté internationale devait une gratitude profonde aux pays qui ont combattu pour la liberté et la paix.

La commémoration de ce jour serait incomplète si l’on ne rendait pas hommage à toutes les femmes qui ont servi dans l’armée et à toutes celles qui sont restées seules, travaillant sans relâche, dans les usines, les fermes, les hôpitaux, les écoles et à la mobilisation des ressources, afin de défendre les principes communs et les valeurs familiales, a-t-il dit.  M. Nazarien a par ailleurs appelé à accorder une plus grande attention aux anciens combattants, mettant à cet effet, en exergue la nouvelle législation arménienne qui accroît les prestations financières et les services médicaux dont bénéficie cette catégories de personnes.

M. ALEXANDRU CUJBA (Moldova) a rendu hommage aux millions d’hommes et de femmes, de soldats et de civils de plusieurs pays ayant fait partie de la coalition contre Hitler, qui sont morts, sur les champs de bataille et dans les camps de la mort, pour combattre le fascisme, afin d’instaurer la paix dans le monde.  « Nous sommes éternellement reconnaissants à ceux qui ont péri dans le juste combat pour la liberté et la dignité humaine, pour la vie et l’indépendance de nos peuples, pour un futur meilleur et un monde libéré des souffrances », a-t-il insisté.

La fin de la Deuxième Guerre mondiale, qui a été une victoire commune contre un ennemi commun, a permis, de façon tragique, à la communauté internationale de réaliser qu’il était nécessaire de mettre en place un système de sécurité collective pour assurer la paix et la sécurité internationales. Aujourd’hui, il est de l’intérêt de l’humanité tout entière de renforcer l’efficacité de l’ONU, en tant qu’élément central de cette sécurité collective. Cela permettra à la famille des nations d’affronter l’avenir avec confiance et de réaliser le but fixé par la Charte des Nations Unies qui est de prévenir les générations à venir du fléau de la guerre, a-t-il souligné.

M. WITOLD SOBKÓW (Pologne) a rappelé que son pays avait été le premier à subir une attaque militaire par les forces nazies et qu’il a ainsi perdu plus de 6 millions de citoyens au cours de la Deuxième Guerre mondiale, dont 3 millions de Juifs polonais.  « Nous nous inclinons devant ceux qui ont contribué à la défaite du Troisième Reich afin que nous puissions vivre dans la paix, la sécurité, la démocratie et l’état de droit », a-t-il dit.  Le représentant a salué  les soldats de Russie, du Bélarus, de l’Ukraine et d’autres pays qui ont combattu dans les rangs de l’armée rouge, tout en rappelant que la victoire fut aussi celle de la Pologne, premier pays à s’opposer activement aux nazis.  Deux millions de Polonais sont allés au front et ont pris part à des batailles célèbres, a indiqué le représentant.  « Sans oublier les horreurs de cette guerre, nous devons également nous souvenir que l’Organisation des Nations Unies a été créée pour prévenir qu’elles ne se produisent à l’avenir », a-t-il souligné avant de conclure.

M. ALEJANDRO WOLFF (États-Unis) a réaffirmé l’attachement de son pays à la vision partagée d’un monde à l’abri du besoin et de la crainte.  Il n’y aurait pas d’ONU sans la Deuxième Guerre mondiale, a-t-il déclaré.  Le représentant a rappelé les terribles sacrifices  des forces alliées et les souffrances indicibles des pays sous occupation.  Le monde, lors de la Deuxième Guerre mondiale, était confronté, a-t-il estimé, à beaucoup plus qu’à une puissance rivale; il était confronté à une idéologie qui s’opposait à l’humanité et qui visait à éliminer une partie de la famille humaine.  Tant que Hitler régnait et causait des ravages, personne ne pouvait vraiment être libre, a-t-il déclaré.  Les États-Unis, a-t-il souligné, saluent la victoire de la grande alliance et remercient ceux qui, hier, étaient des ennemis, et qui, aujourd’hui, sont devenus des amis sincères.  M. Wolff a insisté sur la nécessité de tirer les enseignements du passé pour bâtir un avenir dans lequel tous les peuples pourraient exercer leurs droits. « Nous devons résister ensemble face à la guerre, à la famine, aux maladies, au terrorisme, à la pauvreté et au désespoir », a-t-il dit.  « Nous devons être tous unis face à ces grands défis », a-t-il ajouté.  « Nous devons travailler à faire en sorte que le monde soit un véritable temple de la paix où les boucliers seront abandonnés pour toujours, a-t-il déclaré, reprenant les propos de Winston Churchill.  Le représentant a souligné la nécessité de renforcer l’engagement pour la cause de laquelle les anciens combattants ont lutté.  Le représentant a, avant de conclure, remercié au nom de son pays tous ceux qui chérissent les valeurs des droits de l’homme, de la dignité humaine et de la liberté. 

M. LI BAODONG (Chine) a rappelé que la Deuxième Guerre mondiale avait impliqué 80 pays et environ deux milliards de personnes en Asie, en Europe, en Afrique et dans la région du Pacifique.  La Chine était un des principaux combattants du monde contre le fascisme, ce qui lui a coûté plus de 35 millions de vies parmi les soldats et les civils, a-t-il précisé.  Le front antifasciste était constitué de 50 pays qui ont combattu héroïquement et gagné la guerre de la justice.  La Chine n’oubliera jamais le soutien de tous les pays oeuvrant pour la paix, ni les soldats de l’Armée rouge, les Tigres volants des États-Unis et le personnel médical du Canada, de l’Inde et d’autres pays.  « Nous devons chérir la paix et la réconciliation et prendre des mesures concrètes pour maintenir la paix et la sécurité internationales ».  La victoire a été suivie de la fondation des Nations Unies, de l’adoption de la Charte de l’ONU et d’autres instruments juridiques qui régissent les relations internationales.  Au cours de ces 65 ans dernières années, la nature des menaces a changé, a-t-il fait remarquer, avant d’inviter les Nations Unies à continuer de jouer leur rôle dans le monde pour maintenir la paix et la sécurité.

Mme MARIA LUIZA RIBEIRO VIOTTI (Brésil) a rappelé les efforts et les sacrifices de son pays pendant la Deuxième Guerre mondiale.  Elle a également souligné que les Nations Unies avaient été créées principalement pour sauver les générations successives du fléau de la guerre.  Les Nations Unies, a-t-elle dit, constituent l’instrument le plus puissant à la disposition de la communauté internationale pour promouvoir des valeurs, des principes, des normes, des institutions au service de la paix, du développement durable et des droits de l’homme.  Avant de conclure, la représentante a mis l’accent sur la nécessité de poursuivre les efforts pour renforcer les Nations Unies.

Mme GABRIELA SHALEV (Israël) a souligné l’importance de la célébration d’aujourd’hui qui rappelle que l’humanité a pris le pas sur la folie.  Elle a rendu hommage aux hommes et aux femmes qui ont donné leur vie pour sauver l’humanité à ses heures les plus sombres et salué la mémoire de toutes les victimes de la Deuxième Guerre mondiale.  Elle a ensuite cité Etty Hillesum, une Néerlandaise juive morte dans le camp d’Auschwitz en 1943, et qui avait écrit qu’elle voulait « vivre en restant bonne et croyante jusqu’à son dernier souffle ».  Cela nous rappelle que nous devons honorer les victimes de cette tragédie et faire en sorte qu’elles ne soient pas mortes en vain, a commenté Mme Shalev.  Cela nous rappelle aussi que nous devons agir immédiatement pour éviter qu’il y ait d’autres victimes.  Etty Hillesum a aussi laissé deux prophéties selon lesquelles, après la guerre, deux torrents allaient se déverser sur le monde, un torrent d’amour et un torrent de haine, a-t-elle ajouté.  La représentante a souhaité que le sacrifice des victimes donne au monde la sagesse et la détermination pour se protéger de tout ce qui menace les valeurs de la paix et de la tolérance.

M. NICOLAS DE RIVIÈRE (France) a affirmé que la réunion extraordinaire solennelle d’aujourd’hui représentait la volonté commune de lutter contre les idéologies basées sur la haine, l’intolérance, le racisme et l’antisémitisme et plus généralement contre toutes les formes d’exclusion.  L’Europe a montré et montre encore un exemple remarquable de coopération entre des peuples qui étaient jadis adversaires.  Les Européens ont pris la résolution de ne plus être en guerre les uns contre les autres, a-t-il dit.  « Il ne faut pas se reposer sur l’illusion que la stabilité mondiale est assurée », a prévenu le représentant.  De nouvelles menaces se sont faites jour, a—t-il affirmé, citant le terrorisme, la prolifération, la multiplication des catastrophes naturelles, la pauvreté, de nouvelles pandémies, la criminalité transnationale organisée, autant de sujets de préoccupation majeure, a-t-il précisé.  « Nous devons mettre à présent toute notre énergie à la réalisation des idéaux de la Charte des Nations Unies », a conclu le représentant français.

M. MARK LYALL GRANT (Royaume-Uni) a déclaré que plusieurs générations de Britanniques se souviennent du rôle important qu’ont joué leurs aînés pour empêcher la tyrannie de s’étendre.  Un acte de souvenir est un acte d’honneur envers ceux qui ont subi les souffrances de la guerre et ceux qui ont eu la sagesse d’édifier la paix.  « Nous devons continuer à travailler pour corriger les injustices », a fait remarquer le représentant, en faisant référence aux problèmes mondiaux auxquels le monde est actuellement confronté, comme la pauvreté, la prolifération des armes nucléaires, les changements climatiques, le terrorisme, les pandémies, le nettoyage ethnique et le génocide.  « Nous ne pouvons pas maintenir la sécurité sans encourager le développement et nous ne pouvons nous attendre à ce que des sociétés demeurent sûres et prospères sans respecter les droits de l’homme et l’état de droit », a rappelé le représentant.  En rendant hommage aux millions de personnes tuées pendant la Deuxième Guerre mondiale, nous

devons réaffirmer que nous restons engagés pour que l’ONU continue d’œuvrer en faveur de la paix et la sécurité internationales, du développement économique et social et des droits de l’homme et de la justice.

M. PETER WITTIG (Allemagne) a affirmé que le déclenchement de la Deuxième Guerre mondiale demeurait lié au nom de son pays.  C’est l’Allemagne qui a provoqué des souffrances indicibles à ses voisins et, par voie de conséquence, à ses citoyens.  Le représentant a réaffirmé que son pays avait accepté sa responsabilité pour les crimes commis par l’Allemagne nazie.  C’est une responsabilité que l’Allemagne ne réfutera jamais, a—t-il déclaré.  Le représentant a souligné qu’à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, la partie occidentale de l’Allemagne s’est vue offrir une occasion unique pour s’engager sur une nouvelle voie, culturellement et politiquement, basée sur les principes fondamentaux de la démocratie, de la dignité humaine et des droits de l’homme.  En 1989, a-t-il rappelé, les citoyens de l’Allemagne de l’Est et de l’Europe orientale ont mené leur révolution pacifique pour partager ces mêmes valeurs.  M. Wittig a assuré que son pays était engagé à approfondir l’intégration européenne.  Il a évoqué l’obligation ressentie par son pays de soutenir l’intégration des pays baltes au sein de la communauté euro-atlantique, ainsi que l’obligation particulière de l’Allemagne envers l’État d’Israël, en raison de sa responsabilité morale pour l’Holocauste. 

M. FEODOR STARCEVIC (Serbie) a souligné les bouleversements tragiques qu’a entraîné la Deuxième Guerre mondiale, qui a éclaté à cause du fascisme.  Le monde a eu la force d’affronter et de détruire avec beaucoup de sacrifice ce mal qui menaçait l’humanité, a-t-il noté.  Aujourd’hui, nous commémorons la fin de la Deuxième Guerre mondiale et rendons hommage aux victimes innocentes de cette tragédie.  Mais la guerre a eu pour conséquence de fonder l’Europe et un monde où l’on donne la priorité au développement social, économique et culturel de la civilisation contemporaine.  La Serbie a combattu et souffert dans les deux Guerres mondiales et participé également à la lutte contre le fascisme depuis le début, a rappelé le représentant.  Il a rappelé le génocide du peuple serbe par les occupants.  Aujourd’hui, en tant que pays démocratique, la Serbie s’oppose à toute violence et à toute discrimination, a assuré le représentant.  L’ONU est le résultat de la victoire commune qui a mis fin à la Deuxième Guerre mondiale.  Aujourd’hui, a-t-il fait remarquer, les circonstances sont très différentes et c’est pourquoi, nous devons continuer à œuvrer pour  le respect du droit international, a-t-il insisté.

M. LE LUONG MINH (Viet Nam) a rappelé que la nation, qui a sacrifié des millions de personnes, avait part à la bataille des peuples du monde pour la libération.  Il a déclaré que le Viet Nam, qui a bénéficié de cette victoire pour gagner son indépendance et sa liberté, après plus d’un siècle de domination, se joint aujourd’hui aux autres États Membres pour rendre hommage aux millions de personnes qui ont sacrifié leur vie pour mettre fin à la terrible Deuxième Guerre mondiale.

Il a également rendu un vibrant hommage aux soldats de l’ancienne Union soviétique qui, grâce à leur bataille finale décisive, ont contribué à éliminer le fascisme. « Il est de notre devoir aujourd’hui de travailler à l’amélioration de l’efficacité de l’ONU afin qu’elle assure véritablement le maintien de la paix et de la sécurité internationales, et la promotion des relations amicales entre les pays pour le développement et le progrès », a-t-il souligné.

M. IVAN BARBALIC (Bosnie-Herzégovine) a estimé que la victoire contre le nazisme et le fascisme devrait être vue comme la victoire de tous les pays et de tous les peuples contre des idéologies qui ont soutenu et encouragé l’intolérance entre les êtres humains et les communautés en utilisant leur nationalité, leur ethnicité, leur religion et la couleur de peau.  Le représentant a également rappelé que quelques-unes des plus grandes batailles de la région des Balkans avaient eu lieu sur le territoire de son pays.  Il a estimé que, malheureusement, 65 ans après la victoire, il y avait encore des forces qui combattaient les valeurs de démocratie, des droits de l’homme et des libertés fondamentales défendues par les Nations Unies.  Il faut être conscient, a-t-il dit, qu’après la Deuxième Guerre mondiale, de nombreux pays ont continué de souffrir de conflits, de génocides, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, qui se sont produits sur une large échelle dans le monde.

M. PEDRO NUÑEZ MOSQUERA (Cuba) a rappelé combien de vies humaines avaient péri pendant la Deuxième Guerre mondiale.  Parmi les actes héroïques qui ont permis de gagner la Guerre, il a cité la résistance du blocus de Stalingrad et la bataille de Moscou, ainsi que la libération du camp d’Auschwitz.  Il a ensuite rendu hommage à tous les soldats qui ont combattu contre le régime nazi.  Le représentant a ensuite lancé un appel en faveur de la paix internationale, rappelant que le recours à la force ne sera jamais la solution.  Les Nations Unies ont été créées précisément pour éviter qu’une telle guerre se renouvelle et c’est le meilleur hommage qu’on peut rendre à ceux qui sont tombés, a-t-il estimé. 

M. DALIUS ČEKUOLIS (Lituanie) a rappelé qu’après la Deuxième Guerre mondiale, son pays avait été déchiré par la violence et l’oppression d’un autre régime totalitaire: le communisme soviétique.  La commémoration de la fin de la Deuxième Guerre mondiale doit être liée, a-t-il estimé, à une réflexion sur son passé tragique et sur l’importance du processus de réconciliation.  La meilleure façon de progresser est de tirer les enseignements de cette page sanglante de l’histoire, a-t-il dit, lançant un appel pour ouvrir toutes les archives et examiner les crimes commis par les régimes totalitaires nazi et soviétique.  Le représentant a mis l’accent sur la nécessité de redoubler d’efforts pour assurer la liberté, la démocratie, la paix et la sécurité pour tous.  

M. RANKO VILOVIC (Croatie) a indiqué que son pays avait été très touché par la Deuxième Guerre mondiale dans la mesure où il était à la fois un terrain d’opérations militaires et un pays occupé par le régime nazi.  Le mouvement de partisans s’était toutefois rapidement développé et avait permis de constituer 500 000 soldats, qui avaient contribué aux efforts des alliés en faveur de la paix, a-t-il rappelé, précisant que la Croatie est très fière d’avoir été un membre de la coalition antifasciste.  « Nous avons maintenant une Europe unifiée et la Croatie deviendra bientôt membre de l’Union européenne », s’est il réjoui, avant d’appeler tous les pays à poursuivre la lutte contre toute forme de racisme et de xénophobie. 

M. GEORGE WILFRED TALBOT (Guyana) a souligné que la fin de la Deuxième Guerre mondiale avait ouvert la voie à un nouvel espoir, qui s’est concrétisé par la création de l’Organisation des Nations Unies avec la détermination, inscrite dans sa Charte, de préserver les générations futures du fléau de la guerre.  Malheureusement, 65 ans après, cet engagement n’a toujours pas été rempli, a-t-il regretté, précisant que les Agendas pour la paix et pour le développement n’étaient toujours pas achevés et que les abus des droits de l’homme étaient trop fréquents.  Il a appelé tous les États à œuvrer ensemble pour traduire de manière concrète les espoirs de paix, de développement et de droits de l’homme.   

Mme DRAGANA ŠCEPANOVIC (Monténégro) a rendu hommage aux victimes de la grande tragédie qu’ont subie les peuples du monde pendant la Deuxième Guerre mondiale, tout en saluant la lutte pour la liberté qui a permis d’y mettre fin.  Elle a rappelé que son pays avait, lui aussi, souffert de la Guerre et qu’il s’était engagé en faveur de la paix et de la démocratie, conformément aux principes consacrés par la Charte des Nations Unies. 

M. MANJEEV SINGH PURI (Inde) a rappelé combien la Deuxième Guerre mondiale avait été dévastatrice pour de nombreux pays dans le monde, tout en rendant hommage à toutes ses victimes. Il a salué tous ceux qui ont lutté pour libérer le monde du fascisme et souhaité saisir cette occasion pour appeler à renforcer les principes régissant le maintien de la paix et la sécurité internationales.  L’armée indienne avait participé aux sacrifices de la guerre, avec 2,5 millions de combattants dont  35 000 ont été tués au front.  L’Inde est fermement engagée en faveur des principes énoncés par la Charte des Nations Unies et déterminée à œuvrer pour préserver les générations à venir du fléau de la guerre, a assuré le représentant.

Mgr CELESTINO MIGLIORE, Observateur permanent du Saint-Siège, a soutenu que les marques du souvenir et du refus de la guerre sont innombrables, tout comme les signes d’appels en faveur de la paix et de la coexistence pacifique entre les nations.  Ces signes doivent être basés sur les mêmes valeurs devant guider les relations entre les individus, à savoir la vérité, la justice, le pardon, la solidarité et la liberté.  À ces valeurs doivent s’ajouter, a-t-il souligné, les facteurs indispensables pour construire un nouvel ordre international, que sont la liberté et l’intégrité territoriale, la défense des droits des minorités, le partage équitable des ressources terrestres, des plans de désarmement effectif, le respect des accords conclus et la fin des persécutions et discriminations fondées sur la religion.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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