Ban Ki-moon appelle les états à adopter des plans d’action nationaux pour mettre en œuvre la résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité

5 octobre 2009
SG/SM/12517-SC/9760-FEM/1760

Ban Ki-moon appelle les états à adopter des plans d’action nationaux pour mettre en œuvre la résolution 1325 sur les femmes, la paix et la sécurité

05/10/2009
Secrétaire général
SG/SM/12517 SC/9760 FEM/1760
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BAN KI-MOON APPELLE LES ÉTATS À ADOPTER DES PLANS D’ACTION NATIONAUX POUR METTRE

EN ŒUVRE LA RÉSOLUTION 1325 SUR LES FEMMES, LA PAIX ET LA SÉCURITÉ

On trouvera ci-après la déclaration du Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, lue par la Vice-Secrétaire générale, Asha-Rose Migiro, à l’ouverture d’une séance du Conseil de sécurité sur « les femmes, la paix et la sécurité », le 5 octobre 2009:

Je me félicite de la tenue de ce débat public sur un thème hautement prioritaire pour l’Organisation des Nations Unies.  La résolution 1325 (2000) fournit un cadre global à l’intégration d’une démarche soucieuse de l’égalité entre les sexes dans tous les processus de paix, dont le maintien et la consolidation de la paix et la reconstruction après un conflit et le maintien général de la paix et de la sécurité. 

Le texte de la résolution a marqué une étape cruciale dans la façon dont le Conseil de sécurité aborde cette question, et je suis heureux de pouvoir dire que le Conseil n’a cessé de suivre les progrès réalisés dans sa mise en œuvre.  Le débat public de cette année sur les besoins des femmes et des filles dans les situations d’après conflit souligne qu’il importe de saisir les occasions créées par la cessation des hostilités.  Il est indispensable de remédier à ces besoins pour instaurer une paix à long terme.  Il en va de même de l’autonomisation des femmes et des filles afin qu’elles puissent jouer le rôle qui leur revient dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix.

À l’approche du dixième anniversaire de la résolution 1325 (2000) et de l’examen de sa mise en œuvre, il est justifié de faire le bilan aujourd’hui.  En neuf ans, 16 pays seulement ont adopté des plans d’action nationaux pour la mise en œuvre de cette résolution.  J’encourage tous les États Membres à prendre des mesures avant ce dixième anniversaire.

On a beaucoup parlé de l’importance d’un mécanisme de surveillance.  Je n’ai cessé de demander au Conseil de jouer un rôle moteur dans ce domaine.  Il faut également s’attacher à protéger les rôles nouvellement acquis par les femmes pendant les conflits, y compris en matière de prise de décisions.

La cessation d’un conflit ne doit pas entraîner la marginalisation des femmes et des filles, lesquelles ne doivent pas non plus être reléguées à des rôles stéréotypés.  Nous ne devons pas non plus permettre que l’exclusion des femmes des négociations de paix et des efforts de médiation devienne un modèle de ce qui se produit lorsqu’un accord de paix est mis en œuvre.  De plus en plus de preuves semblent en effet indiquer que la participation des femmes aux négociations de paix améliore la qualité des accords conclus et accroît les chances d’une mise en œuvre fructueuse.  Les femmes sont plus à même d’inscrire les questions relatives à la problématique hommes-femmes à l’ordre du jour, de déterminer des priorités différentes et, éventuellement, de briser plus efficacement les clivages politiques.  L’expérience montre également que les contributions des femmes dans des situations d’après conflit peuvent fondamentalement changer la donne pour la survie et la reconstruction de la communauté.

Comme beaucoup d’orateurs l’ont dit mercredi dernier dans cette salle,les femmes font l’objet d’une violence effroyable, notamment la violence sexuelle, au cours de l’anarchie engendrée par les conflits et leurs conséquences.  Or, la violence sexiste après un conflit reste souvent invisible car la cessation d’un conflit est souvent assimilée à tort à un rétablissement intégral de la paix.

Les résolutions 1820 (2008) et 1888 (2009) portent directement sur ces défis.  Toutefois, la mise en œuvre de ces résolutions doit se faire parallèlement à celle de la résolution 1325 (2000).  Le renforcement de la participation des femmes aux processus de prise de décisions est essentiel pour vaincre le fléau de la violence sexuelle.  Je suis attaché à la pleine mise en œuvre de ces textes historiques sur les femmes et la paix et la sécurité, et je continuerai à jouer mon rôle, en nommant notamment davantage de femmes à des postes de direction.

Je remercie le Conseil de s’intéresser à cette question et j’attends avec intérêt que nous œuvrions ensemble à la réalisation de nos objectifs communs.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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