Ban Ki-moon estime que le prochain accord sur le climat devra aider les pays en développement à s’adapter aux effets des changements climatiques sur l’agriculture

12 juin 2009
SG/SM/12304-ENV/DEV/1057

Ban Ki-moon estime que le prochain accord sur le climat devra aider les pays en développement à s’adapter aux effets des changements climatiques sur l’agriculture

12/06/2009
Secrétaire général
SG/SM/12304 ENV/DEV/1057 OBV/794
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BAN KI-MOON ESTIME QUE LE PROCHAIN ACCORD SUR LE CLIMAT DEVRA AIDER LES PAYS EN DÉVELOPPEMENT À S’ADAPTER AUX EFFETS DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES SUR L’AGRICULTURE

On trouvera ci-après le texte intégral du message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, le 17 juin:

La désertification et la dégradation des sols touchent un tiers de la surface de la planète, menaçant les modes de subsistance, le bien-être et le développement de pas moins d’un milliard d’habitants.  En effet, subissant de longues périodes de sécheresse, de famine et de pauvreté aggravée, nombreux sont ceux qui sont contraints de fuir leur terre.  On estime que 24 millions de personnes auraient migré à cause de problèmes environnementaux.  Ce nombre pourrait atteindre 200 millions d’ici à 2050.

La célébration de la Journée mondiale cette année met l’accent sur la menace croissante que la désertification et la sécheresse constituent pour la stabilité nationale et internationale.  Près d’un tiers des terres cultivées dans le monde sont devenues improductives ces 40 dernières années.  Près des trois quarts des parcours présentent différents symptômes de désertification.  Le changement climatique y a contribué, mais ce n’est que l’un des facteurs.  En particulier, nous devons revoir nos pratiques culturales et la façon dont nous gérons nos ressources en eau.  L’agriculture et l’élevage du bétail représentent 70 % de la consommation d’eau douce, et près de 80% du déboisement leur sont imputables.  La demande croissante des produits agricoles utilisés comme aliments du bétail et biocarburants exercera une pression accrue sur ces ressources limitées si celles-ci ne sont pas convenablement gérées.

La consommation mondiale et les modes de production actuels ne sont pas viables.  Cela aura notamment comme conséquences de nouvelles crises alimentaires mondiales, telles que celle que le monde a connue en 2008, et la poursuite de la désertification, de la dégradation des sols et des périodes de sécheresse.  Comme d’habitude, les pauvres seront les premières victimes et les derniers à se rétablir.

La dix-septième session de la Commission du développement durable qui s’est récemment achevée a souligné que la désertification et la dégradation des sols étaient des problèmes mondiaux qui appelaient une réponse mondiale.  En décembre prochain, les dirigeants du monde peuvent apporter une telle réponse lorsqu’ils se réuniront à Copenhague pour conclure un accord sur le changement climatique.  Un accord global équitable visant à ralentir le réchauffement de la planète doit aussi aider les pays en développement à s’adapter aux effets qui se font déjà sentir.  En particulier, il doit assurer un financement adéquat et prévisible pour fournir un appui à la gestion améliorée des terres, à l’utilisation plus efficace de l’eau et à une agriculture écologiquement viable.

En cette Journée mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse, reconnaissons pleinement les risques que fait courir à la sécurité l’inaction face à la progression de la désertification.  Nous devons également reconnaître qu’en luttant contre le changement climatique nous pouvons contribuer à enrayer la désertification, améliorer la productivité agricole, atténuer la pauvreté et renforcer la sécurité à l’échelle mondiale.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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