Le Comité des ONG recommande le reclassement de l’ONG « Russian Peace Foundation » en statut consultatif général

19 mai 2009
ECOSOC/6392-ONG/669

Le Comité des ONG recommande le reclassement de l’ONG « Russian Peace Foundation » en statut consultatif général

19/05/2009
Conseil économique et social
ECOSOC/6392 ONG/669
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Comité chargé des ONG

Reprise de la session de 2009

20e & 21e séances – matin & après-midi

LE COMITÉ DES ONG RECOMMANDE LE RECLASSEMENT DE L’ONG «  RUSSIAN PEACE FOUNDATION » EN STATUT CONSULTATIF GÉNÉRAL

Il reporte l’examen des demandes de 24 ONG dans l’attente de précisions supplémentaires

Lors de la deuxième journée de sa reprise de session de 2009, le Comité des organisations non gouvernementales (Comité des ONG) a recommandé le reclassement de l’ONG Russian Peace Foundation de statut consultatif spécial en statut consultatif général.  Poursuivant l’examen des nouvelles demandes de statut consultatif et celles de reclassement*, il a décidé de reporter l’examen des demandes de 24 ONG, dans l’attente de réponses et clarifications demandées par des délégations. 

L’examen de la demande de Global Witness (États-Unis) a été reporté à la demande des représentants de l’Angola, de l’Égypte et du Pakistan, qui souhaitent plus d’informations sur les financements de l’ONG et ses liens avec la Global Witness Foundation.  Celui de Humanist Institute for Cooperation with Developing Countries (Pays-Bas)a été reportéà la requête du représentant de l’Égypte qui a demandé comment l’ONG conjuguait sur le terrain les notions de « valeur humaine et d’autodétermination », et de celle du Pakistan qui a demandé comment elle garantissait son indépendance dans le cas de projets cofinancés par des gouvernements. 

Le Comité a également reporté l’examen des demandes des ONG National Association of Friendship Centres, et de Stichting Forest Peoples Programme, la première à la demande dureprésentant de la Chine qui a demandé comment cette ONG préservait son indépendance lorsque ses projets sont financés par des gouvernements, et la seconde en raison des précisions attendues par le représentant de l’Inde sur les activités menées par cette ONG en Inde.  L’examen des demandes des ONG Opportunity International et World Buddhist Supreme Tathagata Followers Peace Foundation a également été reportéà la requête des représentants de la Chine, de l’Inde et de l’Égypte, qui ont souhaité des précisions sur les financements de cette ONG, le représentant de la Chine s’interrogeant particulièrement sur le caractère religieux de cette organisation.  Si les représentants de l’Égypte, de la Chine et du Pakistan se sont interrogés sur les activités à caractère religieux de l’ONG Yun Lin Temple, celui des États-Unis a rappelé que de nombreuses organisations religieuses contribuaient aux activités de l’ECOSOC.  Si la représentante du Soudan a souhaité des précisions sur les activités culturelles de cette ONG, celui d’Israël a salué le travail de cette organisation en matière de promotion des femmes.  Le Comité a aussi reporté

l’examen de la demande de Volontariato Internazionale per lo Sviluppo,le représentant de l’Égyptesouhaitant s’assurer que toutes les opérations menées par cette ONG sur le terrain, notamment en Égypte, soient conformes aux objectifs des Nations Unies.

Le Comité a en outre reporté l’examen de la demande de Pacific Women’s Watch (Nouvelle-Zélande), le représentant de l’Égypte ayant demandé comment cette ONG comptait contribuer aux travaux de l’ECOSOC avec un si faible budget.  La représentante d’Israël a souligné, quant à elle, la contribution potentielle de cette ONG aux travaux du Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW). 

Les autres ONG dont l’examen a été reporté dans l’attente de précisions supplémentaires sont: International Confederation of Childhood Cancer Parent Organizations; International La Strada Association (Pays-Bas); International Foundation for Electoral Systems (États-Unis); Negev Coexistence Forum for Civil Equality (Israël); Orphans International Worldwide; Society for Industrial and Organizational Psychology; Wildlife conservation Society; Institute of Noahide code – 7 Laws for 70 Nations (États-Unis).

Cette séance a également été l’occasion de débattre de la question de la terminologie officielle de l’ONU, notamment en ce qui concerne les provinces chinoises de Hong Kong et de Taiwan.  L’examen des demandes des ONG Confédération Internationale de la Société de Saint-Vincent de Paul; Internet Society;Association of International Educators (NAFSA);et Rissho Kosei-Kai a ainsi été reporté à la demande du représentant de la Chine, qui a souhaité que ces ONG utilisent la terminologie exacte pour les provinces chinoises, en citant à titre d’illustration « Taiwan, province de la Chine ».  Cette demande a été appuyée par la délégation de Cuba.  Répondant à une question du représentant de l’Égypte, le Secrétariat a souligné l’existence en ligne d’une section de terminologie officielle de l’ONU.  Le représentant du Pakistan a souhaité que le Secrétariat s’assure que les ONG prennent conscience de la sensibilité de cette question de terminologie.  Ceux de l’Égypte et de la Roumanie ont suggéré l’envoi d’une documentation contenant une liste exhaustive de la terminologie appropriée des États Membres et de leurs provinces.  La représentante du Royaume-Uni, appuyée par celui de la Roumanie, a souhaité que l’on ne traduise pas ces erreurs de terminologie « délibérément ». 

Dans le cadre d’un échange entre les États Membres et les ONG présentes, le Comité des ONG a entendu les représentants de quatre ONG, à savoir, Passionists International; Alliance Defense Fund; International Gay and Lesbian Human Rights Commission; et Internet Society.

Le représentant de Passionists International a indiqué qu’il représentait une congrégation de femmes et une congrégation d’hommes qui travaillent à la promotion des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) dans 58 pays, en mettant l’accent sur la lutte contre la pauvreté.  Il a insisté sur des activités d’aide aux familles isolées.  Il a indiqué que, bien que son ONG soit une organisation religieuse, elle intervenait auprès de communautés, indépendamment de leur appartenance religieuse.  Il a mentionné l’existence d’hospices visant à accueillir les victimes du VIH/sida, la lutte contre le paludisme et des activités d’agriculture durable avec des populations autochtones d’Amérique latine. 

Les représentants des États-Unis, du Royaume-Uni, de la Roumanie et de l’Égypte ont appuyé la demande d’Alliance Defense Fund, un réseau de 1 200 juristes présents dans 18 pays qui assistent les ONG à s’acquitter de leur rôle dans le respect des législations en vigueur.  Les représentants de la Chine, du Pakistan et du Qatar, comme la représentante de Cuba, ont souhaité obtenir des réponses écrites de cette ONG avant de recommander l’octroi d’un statut consultatif.  Dans le cadre d’un échange avec les délégations, le représentant de l’ONG a fait référence à des conseils juridiques apportés aux Gouvernements des États-Unis et de l’Irlande en matière de droit à la vie.  Il a indiqué que son ONG n’avait pas de projet en Amérique latine, tout en citant des formations à l’attention d’étudiants mexicains.  Il a précisé que son ONG n’avait pas d’opinion sur les questions de diffamation des religions, et mettait l’accent sur le respect de la souveraineté des États. 

Ce matin, les représentants du Royaume-Uni, du Pérou et des États-Unis ont appuyé la demande d’International Gay and Lesbian Human Rights Commission, tandis que ceux du Soudan, du Qatar, de l’Égypte et du Pakistan ont souhaité disposer de plus de temps.  Dans le cadre d’un échange avec les délégations en fin de journée, les représentants de l’ONG ont expliqué les travaux accomplis par leur organisation, portant notamment sur l’étude de violations de droits de l’homme fondées sur l’orientation sexuelle.  Ils ont mentionné un atelier de travail sur le thème « Orientations sexuelles et droit pénal » mené en Roumanie.  En ce qui concerne les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et la pandémie du VIH/sida, ils ont cité un travail démontrant combien les pratiques homosexuelles ont été négligées, en mentionnant une collaboration avec la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples.  Répondant à une question de la représentante du Soudan, ils ont assuré que les activités de l’ONG visant à promouvoir le respect des lesbiennes étaient menées dans le respect de la souveraineté des États.  Ils ont insisté sur la contribution de leur ONG aux efforts déployés pour régler des problèmes économiques, sociaux et de santé. 

Toujours dans le cadre des échanges avec les délégations du Comité des ONG, la représentante d’Internet Society a indiqué que son organisation assistait, par l’octroi de bourses, les jeunes à participer à des conférences ou séminaires sur l’Internet, en citant à titre d’illustration le Sommet mondial sur la société de l’information.  Elle a mentionné l’appui à 21 jeunes pour leur permettre de participer au prochain événement international de l’ONU en Égypte, à Charm el-Cheikh.  Cette ONG n’est pas une organisation politique, mais elle travaille sur les questions de développement au niveau local seulement, a-t-elle insisté.  Elle a assuré que l’ONG respectera la terminologie officielle de l’ONU en ce qui concerne la dénomination de certaines régions. 

Le statut consultatif est subdivisé en trois catégories: le statut consultatif général, le statut consultatif spécial et l’inscription sur la Liste.  Le statut consultatif général concerne les ONG qui poursuivent des activités couvrant la plupart des domaines d’action du Conseil économique et social.  Ces ONG sont ainsi autorisées à soumettre au Conseil des communications écrites et des pétitions, et à proposer l’inscription de points à l’ordre du jour du Conseil et de ses organes subsidiaires.  Le statut consultatif spécial concerne, quant à lui, des ONG internationalement reconnues pour leur compétence particulière dans certains domaines d’activité du Conseil.  Ces ONG peuvent également soumettre des communications écrites et des pétitions.  L’inscription sur la Liste concerne les ONG qui contribuent de temps à autre aux travaux du Conseil.  Celles-ci ne peuvent soumettre au Conseil que des communications écrites.

Le Comité des ONG poursuivra ses travaux demain, mercredi 20 mai, à 10 heures.

Le site du Comité peut être consulté à l’adresse Internet suivante: www.un.org/esa/coordination/ngo.

*     Demandes contenues dans les documents E/C.2/2009/R.2/Add.24 à Add.34

*   ***   *

À l’intention des organes d’information • Document non officiel
À l’intention des organes d’information • Document non officiel.