À l’issue de la Conférence sur la crise financière et économique, le Président de l’Assemblée générale qualifie le document final de « jalon sur la voie du relèvement »

30 juin 2009
DEV/2757-ECO/160

À l’issue de la Conférence sur la crise financière et économique, le Président de l’Assemblée générale qualifie le document final de « jalon sur la voie du relèvement »

30/06/2009
Assemblée générale
DEV/2757 ECO/160
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À L’ISSUE DE LA CONFÉRENCE SUR LA CRISE FINANCIÈRE ET ÉCONOMIQUE, LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE QUALIFIE LE DOCUMENT FINAL DE « JALON SUR LA VOIE DU RELÈVEMENT »

La Conférence sur la crise financière et économique mondiale et son incidence sur le développement s’est achevée aujourd’hui au Siège des Nations Unies, au terme de cinq jours de débats auxquels auront participé plus de 170 délégations d’États Membres. 

Dans ses remarques de clôture, le Président de l’Assemblée générale, M. Miguel d’Escoto Brockmann, a affirmé que la Conférence avait permis la réunion, pour la première fois, d’« un véritable G-192 », qui a réussi à parler d’un ton nouveau dans les négociations relatives aux solutions à privilégier pour sortir le monde de la crise et « remettre durablement les sociétés humaines » sur le chemin de la prospérité. 

Revenant sur le Document final adopté vendredi 26 juin, M. d’Escoto Brockmann a estimé que le consensus auquel sont parvenues les délégations pourrait marquer un tournant dans les domaines clefs de l’aide publique au développement (APD), de la gestion de la dette et de la réforme à venir des institutions financières internationales. 

Le Président de l’Assemblée générale a, en outre, appuyé la recommandation figurant dans le Document final de créer un groupe de travail à composition non limitée chargé d’assurer le suivi des questions soulevées lors de la Conférence.

M. Brockmann a attiré l’attention sur le fait que, « rarement auparavant », la totalité des représentants des États Membres, des fonds et programmes des Nations Unies et de la société civile, n’avaient parlé de manière aussi « unie et résolue », notamment en ce qui concerne la nécessité, dans le contexte actuel de crise, de maintenir un appui aux pays en développement pour leur permettre de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

Appelant ensuite à la mise en œuvre « cohérente et efficace » de mesures pertinentes pour traduire en actes les engagements forts pris en faveur du relèvement des économies, le Président de l’Assemblée générale a qualifié la Conférence « d’étape sur la voie du relèvement économique ».

Le Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, M. Sha Zukang, a, quant à lui, souligné la volonté politique dont ont fait preuve les États Membres, et sans laquelle les résultats historiques de la Conférence n’auraient pas pu être obtenus.

« Un consensus mondial s’est dégagé sur les causes de la crise et la façon d’y réagir, en établissant des priorités », a dit M. Sha Zukang, pour qui l’ONU doit avoir les moyens de renforcer le rôle qui lui incombe en vue de limiter l’impact de la crise dans les pays en développement et, à terme, « de bâtir une société plus équitable soucieuse des intérêts et des besoins de toutes les nations ».

Avant ces déclarations de clôture, le représentant de l’Organisation internationale de la francophonie, M. Moussa Makan Camara, avait indiqué qu’aucune mesure prise pour sortir de la crise n’était en soi suffisante, l’accent devant être mis sur la recherche de l’équilibre entre l’urgence et la durabilité pour retrouver la stabilité et le développement économique. 

L’Observateur permanent de l’Association internationale d’économistes du développement, a, de son côté, estimé que les répercussions de la crise financière et économique mondiale sur la consolidation de la démocratie n’étaient pas suffisamment comprises et analysées.  Il a demandé que plus d’informations sur cette question soient fournies aux décideurs politiques, compte tenu de l’importance de la dimension politique de cette crise. 

Le représentant de l’Union africaine (UA) a, pour sa part, déclaré que si la réforme du système financier international était bien nécessaire, il importe aussi d’accorder plus de place à l’Afrique dans les institutions financières internationales.  Il a également estimé que l’ONU devait jouer un rôle plus important dans le cadre du processus de réforme de la gouvernance des systèmes financiers et économiques internationaux.

Enfin, Le représentant de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), a estimé que pour surmonter la crise financière et économique mondiale, des efforts coordonnés devaient être engagés pour éviter que ne s’aggrave le volet social de cette crise.  « Il est essentiel que les pays les plus riches prennent la tête du mouvement afin de permettre aux pays en développement de progresser sur la voie de la réalisation des OMD », a préconisé le représentant.  « Cela suppose une mobilisation accrue des acteurs clefs que sont les gouvernements, les représentants du secteur privé et de la société civile, ainsi qu’une fourniture soutenue et améliorée de l’APD », a-t-il dit.

Le représentant de la Suède a fait une déclaration.  Il a notamment réaffirmé l’engagement de son pays à intensifier son appui financier et technique en faveur de la réalisation de l’OMD N°5 relatif à la santé maternelle, et cela à travers la promotion, « dans les pays en développement partenaires de la Suède », des droits de santé reproductive.

Par ailleurs, la Conférence a adopté son rapport, qui est un document dans lequel figure l’état des pouvoirs des représentants de la Commission de vérification des pouvoirs*.

*     document paru sous la cote A/CONF.214/8

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