Conférence de presse du Ministre des affaires étrangères de l’Indonésie

21 décembre 2009
Conférence de presse

Conférence de presse du Ministre des affaires étrangères de l’Indonésie

21/12/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DU MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES DE L’INDONÉSIE

« Il ne fait aucun doute que la CO15 aura constitué l’événement mondial majeur de cette année », a affirmé aujourd’hui au Siège de l’ONU le Ministre des affaires étrangères de l’Indonésie, M. Marty M. Natalegawa.

Lors d’une conférence de presse, il a considéré que « des progrès significatifs ont été accomplis pour ouvrir la voie à un accord juridiquement contraignant vers la mi-2010 ».

M. Natalegawa, qui a représenté son pays aux négociations du segment de haut niveau de la Conférence, a estimé qu’il existe « un nouvel élan ainsi qu’une volonté de réfléchir hors des sentiers battus ». 

« 2010 sera une année cruciale et il ne faut pas qu’elle soit un bis repetita de 2009 », a-t-il préconisé.

En sa qualité de pays d’accueil de la conférence de décembre 2007, l’Indonésie se sentait quelque peu « chargée d’une responsabilité face à la nécessité de faire avancer la feuille de route de Bali, et s’est rendue à Copenhague, en sachant qu’il serait particulièrement difficile d’obtenir cet accord juridiquement contraignant tant attendu sur la question », a-t-il admis.

Par la feuille de route issue de Bali, les pays développés et ceux en développement étaient tombés d’accord pour définir un nouvel accord sur le climat d’ici à décembre 2009, à Copenhague et de tenir plusieurs sessions de négociations, dont la dernière a eu lieu à Bangkok, du 28 septembre au 9 octobre 2009.

M. Natalegawa s’est dit particulièrement encouragé par les progrès enregistrés à Copenhague dans les négociations entre les « 26 pays négociateurs, y compris l’Indonésie ».

« Bien entendu, 192 États Membres étaient représentés mais les pourparlers entre les 26 et leurs résultats pourraient constituer le noyau de ce qui pourrait être réalisé en 2010 ».  Et d’ajouter « si on le fait correctement en Asie, cela contribuera de manière significative à des avancées dans le débat », par allusion aux négociations au sein même de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE).

« Qualitativement, la présence de l’Inde, des États-Unis et de la Chine représente une somme considérable de décisions », a-t-il noté, pour illustrer l’espoir engendré par les négociations de Copenhague.   

Son pays a également montré l’exemple en annonçant, avant l’ouverture de la Conférence, qu’il réduirait de 20% ses émissions d’ici à 2020, ces réductions pouvant aller jusqu’à 41% s’il obtenait une aide de la communauté internationale, a-t-il fait valoir.

Il a dit « ne pas être insatisfait mais plutôt encouragé par le résultat », en particulier en ce qui concerne les cinq domaines de préoccupation majeurs des pays en développement, qui furent en fin de compte « suffisamment traités dans le document final ». 

Il a également souligné qu’il fallait définir davantage les modalités de financement des projets, ainsi que celles d’un mécanisme de mesure, communication et vérification (MRV) des actions engagées pour juguler les incidences nuisibles des activités humaines sur l’environnement.  Il a aussi insisté sur la question des ressources naturelles, en particulier des forêts.

Comme pour confirmer la position mitigée de son pays qui s’est totalement investi, selon lui, durant toutes les phases du processus de la Conférence, M. Nagalegawa a considéré qu’il était « dommage que la Conférence ait seulement « pris note » de l’accord au lieu de l’adopter.

Le Ministre indonésien a par ailleurs répondu aux questions des journalistes sur la réaction du Président du Groupe des 77 et de la Chine à l’issue de la Conférence sur la situation actuelle en Papouasie, sur l’inclusion de certaines lois de la charia dans la législation à Ache, sur les élections de février prochain au Myanmar et sur la participation de l’Indonésie dans les opérations navales de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL).

Avant d’être nommé chef de la diplomatie indonésienne en octobre 2009, M. Natalegawa occupait depuis deux ans les fonctions de Représentant permanent de son pays auprès des Nations Unies à New York. 

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