Conférence de presse du Président de l’Assemblée générale sur le déroulement du débat général, tenu du 23 au 29 septembre 2009

2 octobre 2009
Conférence de presse

Conférence de presse du Président de l’Assemblée générale sur le déroulement du débat général, tenu du 23 au 29 septembre 2009

02/10/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE SUR LE DÉROULEMENT DU DÉBAT GÉNÉRAL, TENU DU 23 AU 29 SEPTEMBRE 2009

Le Président de l’Assemblée générale s’est félicité aujourd’hui, au cours d’une conférence de presse tenue au Siège de l’ONU à New York, de la « nature constructive » du débat général qui s’est tenu du 23 au 29 septembre, inaugurant ainsi, comme c’est le cas chaque année, une nouvelle session.

« Le monde s’intéresse réellement à l’Assemblée générale et à l’ONU », a déclaré M. Ali Abdussalam Treki, de la Libye, qui a rappelé que les délégations avaient abordé de nombreux sujets, notamment la réforme de l’ONU, les changements climatiques, la crise financière et les droits de l’homme. 

Il a également relevé que de nombreux États Membres, à l’instar de l’Iran, souhaitaient qu’à l’avenir le Secrétaire général puisse être élu par l’Assemblée générale, et non pas par le Conseil de sécurité. 

M. Treki a salué la « convivialité » des interventions, relevant que très peu de délégations avaient demandé d’exercer leur droit de réponse, au cours du débat général.  Il a refusé de dire si oui ou non, le très long discours de son Président, Muammar Al-Qadhafi, avait détourné l’attention des questions soulevées lors du débat général.

À l’exception de l’Arabie saoudite et de Madagascar, tous les États Membres de l’ONU ont fait des déclarations lors de cet évènement annuel qui a vu la participation de 75 chefs d’État et de 33 chefs de gouvernement. 

Le Président de la Haute Autorité de la Transition de Madagascar s’est en effet vu imposer un déni de parole à l’issue d’un vote favorable à la motion d’ordre de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), qui était représentée par la République démocratique du Congo (RDC).

M. Treki a qualifié cette décision de « peu constructive », soulignant que seuls « 24 des 192 États Membres »* avaient participé au vote et que M. Andry Nirina Rajoelina était l’une de parties aux pourparlers sur Madagascar qui doivent se poursuivre prochainement à Maputo, au Mozambique. 

Le Président de l’Assemblée a expliqué que le Conseiller juridique de l’ONU, les États africains qui contestaient la participation de M. Rajoelina et lui-même avaient convenu que ce dernier pourrait prendre la parole, en vertu de l’article 29 du Règlement intérieur, et que les États africains concernés présenteraient une motion d’ordre.  Au lieu de quoi, s’est étonné le Président de l’Assemblée, la SADC a invoqué l’article 71 pour demander une mise aux voix.

L’article 29 dispose que tous les représentants des États ont les mêmes droits tant que l’Assemblée générale n’a pas statué sur le rapport de la Commission de vérification des pouvoirs, alors que l’article 71 concerne la mise aux voix d’une proposition du Président de l’Assemblée.

Amené à commenter le « travail » actif de son prédécesseur, M. Miguel d’Escoto Brockmann, du Nicaragua, pour assurer le retour du Président José Manuel Zelaya Rosales à la tête du Honduras, le Président actuel de l’Assemblée a indiqué qu’il s’était entretenu hier avec la délégation et la Ministre des affaires étrangères honduriennes.

« Le Gouvernement légitime du Honduras, contrairement à l’autorité de facto, fait preuve d’une grande souplesse et j’espère qu’un accord pourra être conclu prochainement.  C’est là le souhait de la planète entière », a-t-il répondu.

M. Treki s’est en revanche refusé à tout commentaire sur le fait que la Palestine ait accepté de ne pas saisir le Conseil de sécurité du rapport de la mission d’établissement des faits sur les conséquences humanitaires du dernier conflit à Gaza, dite « Commission Goldstone ».

« La violation des droits de l’homme dans n’importe quel pays est une question qui doit préoccuper toute l’humanité », a déclaré le Président, avant d’indiquer que l’Assemblée générale s’attendait à être saisie du rapport du Conseil des droits de l’homme**.  Le Président a estimé que ces questions relevaient également de la compétence de la Cour pénale internationale (CPI).

Toujours sur la question des droits de l’homme, M. Treki a confirmé son opinion personnelle sur le « caractère inacceptable » de l’homosexualité, tout en notant, « par respect » pour les règlements de l’ONU, que la Commission chargée des questions sociales, humanitaires et culturelles (Troisième Commission) examine la question.

* Le 25 septembre, sous l’impulsion de la RDC, au nom de la SADC, la proposition du Président de l’Assemblée d’appeler à la tribune le Président de la Haute Autorité de la transition avait été rejetée par 23 voix contre, 4 voix pour (Danemark, Équateur, Jamaïque et Madagascar) et 6 abstentions; la très grande majorité des États Membres ayant choisi de ne pas participer au vote.

** L’examen du rapport du Conseil des droits de l’homme est prévu le 9 novembre prochain. 

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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