Conférence de presse du Président du Gouvernement de l’Espagne, M. José Luis Rodríguez Zapatero

23 septembre 2009
Conférence de presse

Conférence de presse du Président du Gouvernement de l’Espagne, M. José Luis Rodríguez Zapatero

23/09/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DU GOUVERNEMENT DE L’ESPAGNE, M. JOSÉ LUIS RODRÍGUEZ ZAPATERO

Le Président du Gouvernement espagnol, M. José Luis Rodríguez Zapatero, a estimé mercredi, devant la presse, que la soixante-quatrième session de l’Assemblée générale était « sans doute la plus importante depuis celle de l’an 2000 », lorsqu’ont été fixés les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

« Nous vivons un moment historique en raison des changements que la récession économique va provoquer dans l’ordre international et dans la gouvernance du monde », a déclaré M. Zapatero, lors d’une conférence de presse au Siège des Nations Unies, à New York.

Le Chef du Gouvernement espagnol a en outre mis l’accent sur le « changement transcendantal » que représente, à ses yeux, la présence de M. Barack Obama à la tête des États-Unis, la « première puissance mondiale ».

M. Zapatero a estimé que le Moyen-Orient continuait d’être « le problème principal ».  Il s’est ainsi félicité du fait que le Président américain ait consacré une grande partie de son discours, ce matin devant l’Assemblée générale, à cette question.  « Je suis heureux, a-t-il dit, de voir la foi qu’il a en la paix.  L’Europe et l’Espagne vont soutenir, partager ce point de vue. »  M. Zapatero a rappelé qu’il se rendrait en visite officielle au Moyen-Orient les 13 et 14 octobre prochain.  

Le Président du Gouvernement espagnol a également énoncé les trois défis qui, selon lui, devront être traités lors de cette soixante-quatrième session.

« Le premier est de sortir de la récession économique et cela est directement lié à la réponse que peut donner le monde aux changements climatiques », a-t-il dit.  Pour M. Zapatero, la Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques qui se tiendra à Copenhague du 7 au 18 décembre prochain, « ne doit pas être perçue comme une étape difficile, quelque chose qui demandera des efforts et des grands sacrifices pour les pays ». 

Au contraire, a-t-il ajouté, « les énergies nouvelles sont une opportunité fantastique pour atteindre de meilleures performances économiques dans le monde entier, en créant plus d’égalité des chances de démocratie et de développement durable ».

« La stabilité et la sécurité dans cette première partie du XXIe siècle dépendront avant tout d’une coopération internationale forte, du multilatéralisme », a expliqué M. Zapatero, présentant le deuxième défi.  Il a ainsi plaidé en faveur d’un « leadership retrouvé des Nations Unies » et a insisté sur les valeurs d’entente et d’alliance entre les civilisations.  Il a rappelé à cet égard que l’Alliance des civilisations avait été établie à l’initiative de l’Espagne et de la Turquie.

Le développement constitue le troisième défi et l’Espagne, qui présidera l’Union européenne en 2010, a pour priorité de « réaffirmer les engagements » souscrits au titre des OMD, a-t-il souligné.  « Dans un an, nous pourrons vérifier si nous avons rempli les Objectifs du Millénaire pour le développement, a-t-il dit.  « Nous regarderons alors ce que le monde et les États ont fait ces 10 dernières années pour atteindre les OMD et remporter la bataille contre la misère et la pauvreté. »

M. Zapatero a par ailleurs jugé que si une réforme des Nations Unies était utile, en particulier celle du Conseil de sécurité, des « questions plus pressantes » méritaient d’être réglées « dans le contexte de la crise économique », comme la nécessité de « prendre des décisions et des mesures réelles pour lutter contre le réchauffement climatique » ou de « mettre de l’ordre à la situation économique mondiale ».

Le Président du Gouvernement espagnol a, enfin, annoncé que la crise au Honduras ferait aujourd’hui l’objet de discussions à la Mission de l’Espagne auprès de l’ONU.  Il a ainsi souhaité que s’engage une initiative diplomatique pour le Honduras afin de « rétablir le Gouvernement démocratique et de trouver une issue pacifique » à cette crise.

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