Conférence de presse des représentants des pays de la CARICOM sur l’impact de la crise mondiale sur leur région

25 juin 2009
Conférence de presse

Conférence de presse des représentants des pays de la CARICOM sur l’impact de la crise mondiale sur leur région

25/06/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DES REPRÉSENTANTS DES PAYS DE LA CARICOM SUR L’IMPACT DE LA CRISE MONDIALE SUR LEUR RÉGION

« Cette Conférence sur la crise financière et économique mondiale doit déboucher sur des résultats concrets et tangibles pour les pays en développement qui sont touchés de plein fouet par cette crise alors même qu’ils n’en sont nullement responsables ».  Tel a été le souhait unanime des représentants des gouvernements des pays de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), au cours de la conférence de presse qu’ils ont donnée cet après-midi au Siège des Nations Unies, à New York.  « Cette Conférence offre l’occasion aux pays en développement de se faire entendre à l’échelle mondiale », a expliqué M. Dean Barrow, Premier Ministre de Belize, « et nous sommes venus ici dans l’espoir de pouvoir faire avancer les choses.  Cependant, face à l’absence de représentants de haut niveau des grandes puissances économiques, nous appréhendons que les résultats ne seront pas à la hauteur de nos attentes ».

MM. Tillman Thomas et Stephenson King, respectivement Premiers Ministres de la Grenade et de Sainte-Lucie, se sont ralliés à son propos, en soulignant que le niveau de la représentation des pays de la CARICOM reflète l’importance de l’impact de cette crise sur les pays de cette région.  Ces pays qui, selon M. Edward Carrington, Secrétaire de la CARICOM, se caractérisent par des petites économies à revenu moyen et lourdement endettées, risquent de payer un prix très lourd si l’on ne se porte à leur secours.  Leur dépendance vis-à-vis des investissements étrangers et des revenus du secteur du tourisme les rend particulièrement vulnérables et, ce qui aujourd’hui n’est encore qu’une crise financière et économique risque de très vite se transformer en crise sociale avec une montée du chômage qui s’accompagnera d’une plus forte criminalité.  Une telle situation aura inévitablement des répercussions néfastes sur le tourisme, a-t-il prévenu. 

Pour M. Barrow, il ne fait pas de doute qu’il y aura un décalage significatif entre la reprise économique dans les pays développés et celle dans la région des Caraïbes.  Les dirigeants de cette région attendent cependant une aide immédiate et substantielle de la part de la communauté internationale parce qu’ils n’ont pas les moyens en interne de contrecarrer l’impact de cette crise.  Pour cela, ils souhaitent une réforme fondamentale des institutions de Bretton Woods, qui doivent être modernisées pour mieux répondre aux besoins des pays en développement.  Une meilleure gouvernance mondiale passe par des organisations internationales plus fortes et représentatives où les pays développés et les pays en développement peuvent s’exprimer et être entendus sur un même pied d’égalité. 

Constatant que l’origine de cette crise est largement due à un cadre réglementaire dépassé des marchés financiers, les représentants de la CARICOM reconnaissent la nécessité de réformes importantes dans ce domaine, mais déplorent que les premières mesures concrètes prises aux États-Unis et ailleurs ont visé les « paradis fiscaux », qui, à leur sens, ne sont pour rien dans la crise actuelle.  Pour M. King, la région des Caraïbes est dotée d’un des systèmes bancaires les plus forts, et beaucoup d’entreprises légitimes sont pénalisées par les mesures prises actuellement pour mettre fin aux « paradis fiscaux ».  Soulignant que les pays de la région procèdent actuellement à la mise en place d’une réglementation bancaire unique qui vise en premier lieu à contrecarrer les abus et malversations financiers et à protéger le consommateur, le Ministre des finances des Bahamas a demandé à ce que les Nations Unies se saisissent de cette question des « paradis fiscaux », et qu’un groupe d’experts soit constitué pour définir ce qu’est un paradis fiscal ainsi que les règles qui devraient s’y appliquer.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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