CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, M. MIGUEL D’ESCOTO BROCKMANN, SUR LA CONFÉRENCE SUR LA CRISE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE

14 avril 2009
Conférence de presse

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, M. MIGUEL D’ESCOTO BROCKMANN, SUR LA CONFÉRENCE SUR LA CRISE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE

14/04/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, M. MIGUEL D’ESCOTO BROCKMANN, SUR LA CONFÉRENCE SUR LA CRISE ÉCONOMIQUE ET FINANCIÈRE


La Conférence sur la crise économique et financière mondiale et son impact sur le développement, qui aura lieu début juin, au Siège des Nations Unies à New York, sera au nombre des « plus importantes jamais organisées par l’Assemblée générale », a déclaré à la presse, ce matin, le Président de la soixante-troisième session de l’Assemblée générale, M. Miguel d’Escoto Brockmann.


« Pour la première fois en 64 ans, les Nations Unies envisagent une nouvelle architecture financière, monétaire et économique, et cette proposition sera présentée devant l’Assemblée générale », a expliqué M. Brockmann, lors d’une conférence de presse, au Siège de l’ONU.


La Conférence sur la crise économique et financière mondiale se tiendra « au plus haut niveau » du 1er au 3 juin, a décidé l’Assemblée générale dans sa résolution 63/277.  Présidée par M. Brockmann, elle « comprendra une courte séance d’ouverture, des séances plénières, quatre tables rondes interactives » et « donnera lieu à un document final concis ».


Le Président de l’Assemblée générale a souligné, lors de sa conférence de presse, que la crise économique et financière actuelle était la « pire depuis le début des Nations Unies ».  « Elle atteint le monde entier », a-t-il dit, estimant qu’elle était « principalement le résultat de l’irresponsabilité sociale et de l’avidité de quelques pays, alors que c’est une majorité d’États qui en paient le prix ».


Exprimant le souhait que cette réunion fasse l’objet d’un « processus inclusif », il a assuré respecter « toutes les minorités, y compris le G-8 et le G-20 ».


Pour M. Brockmann, cette Conférence représente le « début d’un processus qui verra d’autres réunions », et qui conduira à des « actions immédiates », mais aussi, à plus long terme, « posera les fondements d’une nouvelle gouvernance socioéconomique et d’un système économique centré sur l’homme.


Le Président de l’Assemblée générale a jugé que les 1 000 milliards de dollars supplémentaires prévus par le G-20 pour faire face à la crise et aider les institutions financières internationales risquaient d’être « insuffisants lorsque l’on sait que les économistes de la Banque mondiale évaluent les besoins à 2 000 milliards de dollars, et d’autres, à plus de 3 000 milliards ».  Il a également soulevé le problème de la dépréciation du dollar, devise dans laquelle « beaucoup ont placé leur confiance ».


« Nous devons nous assurer que nous avons une économie moins volatile », a affirmé M. Brockmann.  « L’ONU a été créée pour prévenir la guerre, d’une part, et garantir la paix et la sécurité, d’autre part, en revitalisant l’économie du monde », a-t-il poursuivi, estimant que l’Organisation était « vite devenue un instrument politique ». 


Le Président de l’Assemblée générale a indiqué qu’il effectuerait prochainement plusieurs voyages afin d’expliquer à différents chefs d’État « l’importance de leur participation » à cette Conférence mondiale.  Il espère ainsi que celle-ci soit « la plus large possible », comme un « G-192 », a-t-il précisé.


Parmi ses destinations, il a cité le Venezuela, où il part demain afin de rencontrer un « groupe de chefs d’État », puis Cuba, pour une réunion du Mouvement des pays non alignés, « six ou sept pays d’Europe » et le Japon.


Interrogé sur les espoirs que peut susciter la nouvelle Administration américaine, M. Brockmann a déclaré voir en M. Barack Obama « un nouveau leader spirituel qui croit au dialogue ».  « Je lui ai écrit une lettre personnelle et j’espère que les États-Unis seront représentés », a-t-il dit.


Il a également affirmé que les pays africains participeraient en nombre à ce processus, étant eux-mêmes placés « au premier plan de la lutte non violente pour un monde plus inclusif et plus équitable ».


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