CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE PROCESSUS PRÉPARATOIRE DE LA CONFÉRENCE D’EXAMEN DE DURBAN SUR LA LUTTE CONTRE LE RACISME

6 avril 2009
Conférence de presse

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE PROCESSUS PRÉPARATOIRE DE LA CONFÉRENCE D’EXAMEN DE DURBAN SUR LA LUTTE CONTRE LE RACISME

06/04/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE PROCESSUS PRÉPARATOIRE DE LA CONFÉRENCE D’EXAMEN DE DURBAN SUR LA LUTTE CONTRE LE RACISME

La Directrice et le Directeur adjoint de la représentation new yorkaise du Bureau de la Haut-Commissaire aux droits de l’homme, Jessica Neuwirth et Craig Mokhiber, ont tenté aujourd’hui de corriger les mauvaises interprétations, distorsions et analyses des objectifs liés au suivi de la Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est associée.  À ce jour, ont-ils affirmé, rien ne porte à croire que les États-Unis ont l’intention de boycotter ce processus.

La réunion dite Conférence d’examen de Durban « n’est pas une célébration de la haine antisémite », s’est insurgée Jessica Neuwirth, en dénonçant les commentaires de certains politiciens, intellectuels et médias sur une Conférence qui doit se tenir du 20 au 24 avril prochain à Genève, soit huit ans après celle qu’a accueillie la ville sud-africaine.

L’objectif principal de la Conférence, a-t-elle expliqué, est d’évaluer les progrès réalisés depuis Durban.  Les dernières négociations sur le projet de déclaration finale ont commencé aujourd’hui et se poursuivront jusqu’au 09 avril, a-t-elle aussi indiqué.

MmeNeuwirth a d’ailleurs rappelé que la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Navi Pillay, avait salué des « progrès réels » sur un texte qui « contient tous les éléments d’un consensus ».

C’est un texte plus consensuel, a insisté Jessica Neuwirth, qui ne fait pas mention des points les plus controversés.  Diverses organisations y ont réagi positivement notamment l’Organisation de la Conférence islamique, le Groupe des États d’Afrique, le Groupe d’Amérique latine et des Caraïbes ainsi que l’Union européenne (UE).

Le projet de déclaration, a ajouté Craig Mokhiber, a été mis au point par le Président du Comité de rédaction, Youri Boychenko de la Fédération de Russie.  Il  ne mentionne aucun État, ni le conflit israélo-palestinien, ou la diffamation des religions.

M. Mokhiber a invité la presse à relire le Document final de Durban qui ne contient que six paragraphes relatifs au Moyen-Orient et à l’antisémitisme sur un total de 341.  La Déclaration et le Programme d’action de Durban ont été adoptés par consensuspar tous les États présents à la fin de la Conférence, et il faut une imagination « pour le moins fertile », a commenté le Directeur adjoint, pour l’interpréter comme un « manifeste de la haine ». 

Il est regrettable, a-t-il insisté, que l’on perde de vue les objectifs de la Conférence de Durban qui étaient avant tout de constituer un mouvement mondial contre le racisme et les discriminations.

L’approche défensive constatée depuis Durban finit par faire oublier la solidarité envers les victimes des actes racistes.  C’est pourtant vers ces derniers, a ajouté le Directeur adjoint, que l’action doit être dirigée, d’autant plus qu’aucun continent ni aucune région n’est exempte du racisme.  C’est un phénomène mondial, même si ses manifestations sont différentes.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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