CONFÉRENCE DE PRESSE SUR L’ENTRÉE EN VIGUEUR DU TRAITÉ PORTANT CRÉATION D’UNE ZONE EXEMPTE D’ARMES NUCLÉAIRES EN ASIE CENTRALE

30 mars 2009
Conférence de presse

CONFÉRENCE DE PRESSE SUR L’ENTRÉE EN VIGUEUR DU TRAITÉ PORTANT CRÉATION D’UNE ZONE EXEMPTE D’ARMES NUCLÉAIRES EN ASIE CENTRALE

30/03/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE SUR L’ENTRÉE EN VIGUEUR DU TRAITÉ PORTANT CRÉATION D’UNE ZONE EXEMPTE D’ARMES NUCLÉAIRES EN ASIE CENTRALE

L’entrée en vigueur, le 21 mars dernier, du Traité portant création d’une zone exempte d’armes nucléaires en Asie centrale, marque l’aboutissement d’une initiative lancée il y a 12 ans, se sont félicités les Représentants permanents du Kazakhstan, du Kirghizistan, de l’Ouzbékistan, du Tadjikistan et du Turkménistan, en soulignant la contribution majeure de cet évènement « historique » à la paix et à la sécurité régionales et internationales.

L’idée du Traité a été formulée pour la première fois par le Président ouzbèk, Islam Karimov, lors de la quarante-huitième session de l’Assemblée générale des Nations Unies, en 1993.  Elle a été consacrée, quatre ans plus tard, dans la Déclaration d’Almaty, qui a été signée par les chefs d’État des cinq pays d’Asie centrale.  Depuis, plusieurs résolutions de l’Assemblée générale appelaient à l’établissement de la zone.

Le Traité a été ouvert à la signature le 8 septembre 2006 au polygone nucléaire de Semipalatinsk, un ancien site d’essais nucléaires de l’URSS, au Kazakhstan, dépositaire du texte.  Ses États parties s’engagent à ne fabriquer ni acquérir des armes nucléaires ou autres dispositifs nucléaires explosifs et à ne rechercher ni recevoir une aide quelconque en la matière, a rappelé Nurbek Jeenbaev, du Kirghizistan, au cours d’une conférence tenue aujourd’hui au Siège de l’ONU, à New York.  Le Traité n’interdit toutefois pas le développement de l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, a précisé son homologue kazakh, Byrganym Aitimova.

Ce texte est pionnier à plus d’un titre, a poursuivi Mme Aitimova.  C’est la première fois qu’une zone exempte d’armes nucléaires est établie dans l’hémisphère Nord, à la frontière de deux puissances nucléaires, la Chine et la Fédération de Russie.  Tout aussi inédit est le fait que le Traité exige de ses États parties qu’ils respectent pleinement les dispositions du Traité d’interdiction complète des essais nucléaires (TICE).

Les États parties sont également tenus de faire entrer en vigueur, dans un délai de 18 mois, le Protocole additionnel de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).  Il s’agit d’un ensemble de garanties renforcées, par lesquelles tout État signataire doit soumettre ses matières et activités nucléaires au contrôle de l’AIEA.

Le Traité est doté d’un autre protocole par lequel, en le signant, les cinq puissances nucléaires, à savoir la Chine, la Fédération de Russie, les États-Unis, la France et le Royaume-Uni, s’engageraient à fournir des garanties négatives de sécurité consistant à respecter le statut de la zone et à ne pas utiliser l’arme nucléaire contre les États qui la composent.

Mme Aitimova a expliqué que depuis son indépendance, le Kazakhstan avait orienté sa diplomatie vers « la création de relations de confiance mutuelle et de collaboration avec tous les pays et toutes les organisations internationales au service de la sécurité, de la stabilité et de la prospérité mondiales ».

Elle a précisé que la zone représentait aussi un moyen pour ses États membres de renforcer la coopération régionale, mise à mal par l’effondrement de l’Union soviétique.  Mme Aitimova a souhaité que l’exemple de l’Asie centrale soit suivi par d’autres régions, des propos repris par ses autres homologues, dont Sirodjidin M. Aslov, du Tadjikistan; Aksoltan T. Ataeva, du Turkménistan; et Murad Askarov, de l’Ouzbékistan.  Un représentant du Bureau des affaires de désarmement participait également à la conférence de presse.  

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