CONFÉRENCE DE PRESSE DU SECRÉTAIRE EXÉCUTIF DE LA CONVENTION-CADRE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, APRÈS SA RENCONTRE AVEC LA NOUVELLE ADMINISTRATION DES ÉTATS-UNIS

6 mars 2009
Conférence de presse

CONFÉRENCE DE PRESSE DU SECRÉTAIRE EXÉCUTIF DE LA CONVENTION-CADRE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, APRÈS SA RENCONTRE AVEC LA NOUVELLE ADMINISTRATION DES ÉTATS-UNIS

06/03/2009
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU SECRÉTAIRE EXÉCUTIF DE LA CONVENTION-CADRE SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES,

APRÈS SA RENCONTRE AVEC LA NOUVELLE ADMINISTRATION DES ÉTATS-UNIS

Le Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, M. Yvo de Boer, s’est dit très encouragé par sa récente rencontre avec des fonctionnaires de haut rang du Gouvernement des États-Unis. 

Lors d’une conférence de presse organisée aujourd’hui à New York, il a en effet salué « l’enthousiasme, l’ambition et la volonté » affichées par la nouvelle administration américaine en matière environnementale.  « Les États-Unis veulent participer pleinement aux négociations internationales en cours, qui doivent aboutir à un accord sur les changements climatiques qui sera entériné à Copenhague en décembre prochain », a ainsi dit M. de Boer.  Il a ajouté que la Chambre des représentants et le Sénat américains réfléchissaient en outre activement à une stratégie sur le climat en vue de proposer, dans quelques mois, un paquet législatif sur les émissions de carbone, basé notamment sur des études évaluant l’impact des changements climatiques sur l’économie nationale. 

Yvo de Boer a évoqué, de la part de la nouvelle administration américaine, une « prise de conscience » qui tranche avec les positions de la précédente administration Bush.  Il s’est félicité que, dans cet esprit, les États-Unis se disent maintenant prêts à apporter une contribution de poids dans l’élaboration des points clefs du futur accord, en particulier celui relatif au financement des technologies d’adaptation aux changements climatiques dans les pays en développement. 

Rappelant que le Président des États-Unis, M. Barack Obama, avait récemment déclaré que les initiatives prises par la Chine en faisaient maintenant le leader mondial dans le domaine de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre, M. de Boer a estimé qu’un nouvel accord international sur le climat, qui se ferait sans les États-Unis, n’aurait « aucun sens ».  Il a ajouté que ce pays ne pouvait pas rester sans réaction devant non seulement les initiatives prises par la Chine, mais également devant celles, « spectaculaires », lancées par l’Afrique du Sud ou encore le Mexique.

Le Secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques a ensuite indiqué qu’au cours de ses entretiens avec les autorités américaines, ils étaient tous arrivés à la conclusion que la réduction de la quantité d’émissions de gaz à effet de serre aux États-Unis ne pourrait pas atteindre les taux arrêtés il y a un an lors de la Conférence préparatoire qui a eu lieu à Bali.  Il avait alors été prévu que les États-Unis réduisent de 25% à 40% leur niveau actuel d’émissions de gaz polluants.  Cet objectif, a relevé M. de Boer, doit être commun à tous les pays industrialisés, ces derniers devant d’autre part davantage explorer les gains potentiels, « aussi économiques qu’efficaces qui peuvent être obtenus grâce au ‘piégeage’ du carbone », grâce à la reforestation.  Il a cependant salué le fait que la nouvelle administration des États-Unis, à la tête d’un pays frappé de plein fouet par la crise financière, comptait consacrer une partie des ressources générées par son plan de relance économique à l’effort de lutte contre les changements climatiques. 

M. Yvo de Boer a également indiqué que la prochaine étape du processus de négociations sur un régime devant, en 2012, prendre le relais du Protocole de Kyoto sur les changements climatiques aurait lieu à la fin de ce mois à Bonn, en Allemagne.  « Il y sera discuté, a-t-il précisé, des points de convergence qui existent sur le futur accord de Copenhague, ainsi que des divergences pouvant exister en ce qui concerne les modes de mise en œuvre de ce futur accord, et aussi des lacunes qu’il présentera aux yeux de certains pays ».  « Un texte de négociation devrait, en juin, suivre les discussions qui auront lieu à Bonn », a indiqué le Secrétaire exécutif. 

Répondant aux questions des correspondants de presse, il a estimé que même les points de vue des scientifiques qui se sont montrés les plus sceptiques sur une évolution néfaste du climat, « auront le mérite d’être discutés, y compris au sein du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat ».  Ceci n’atténuera cependant le sentiment d’urgence que ressent la communauté internationale envers les changements climatiques.  « L’heure est à l’action », a-conclu Yvo de Boer.

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