BAN KI-MOON APPELLE LES ÉTATS À ADHÉRER À LA CONVENTION CONTRE LA TORTURE ET À CONTRIBUER AU FONDS DES NATIONS UNIES POUR LES VICTIMES DE CES ACTES

25 juin 2008
SG/SM/11658-OBV/708

BAN KI-MOON APPELLE LES ÉTATS À ADHÉRER À LA CONVENTION CONTRE LA TORTURE ET À CONTRIBUER AU FONDS DES NATIONS UNIES POUR LES VICTIMES DE CES ACTES

25/06/2008
Secrétaire général
SG/SM/11658 OBV/708
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BAN KI-MOON APPELLE LES ÉTATS À ADHÉRER À LA CONVENTION CONTRE LA TORTURE ET À CONTRIBUER AU FONDS DES NATIONS UNIES POUR LES VICTIMES DE CES ACTES

Vous trouverez ci-après le texte intégral du message du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, le 26 juin:

La torture est une violation grave des droits de l’homme et un dévoiement horrible de la conscience humaine.  L’article 5 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, le texte fondateur du droit international des droits de l’homme, l’interdit rigoureusement, en toutes circonstances : « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »

Et pourtant, 60 ans après l’adoption de la Déclaration, la torture subsiste, détruisant des millions de victimes et leurs familles.  Dans chaque cas, les cicatrices psychologiques et émotionnelles sont profondes et difficiles à effacer.  La Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture doit être l’occasion de se souvenir de ceux qui ont été torturés et en sont morts.  Elle doit aussi être l’occasion de faire entendre notre voix et d’agir au nom de ces victimes et contre ceux qui se livrent à la torture et à toutes les formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Bien que l’on dispose d’un arsenal juridique complet contre la torture, les États Membres doivent faire davantage pour que chacun soit protégé contre ce fléau quel que soit son sexe : certaines formes de violences sexospécifiques sont en effet assimilables à la torture telle que celle-ci est définie dans la Convention contre la torture.  Je demande à la communauté internationale de renforcer le cadre juridique international pour mieux protéger les femmes contre la torture, notamment en leur garantissant l’accès à une aide internationale.

J’engage vigoureusement les États Membres qui ne l’ont pas encore fait à adhérer à la Convention contre la torture et à envisager de se joindre aux 35 États Membres qui ont ratifié le Protocole facultatif de la Convention, qui prévoit des contrôles sous la forme de visites internationales et nationales dans les lieux de détention.

Je demande aussi à tous les gouvernements de continuer d’appuyer le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture.  Le Fonds est l’un des plus importants fonds humanitaires des Nations Unies et il aide de nombreuses organisations non gouvernementales à fournir aux victimes de la torture des soins médicaux et psychologiques, une aide juridique et sociale et un appui financier.  Je remercie les donateurs pour l’appui qu’ils ne cessent de fournir et j’encourage l’ensemble de la communauté internationale à verser de généreuses contributions au Fonds.

En ce jour, Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture, et alors que nous célébrons le soixantième anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, réaffirmons notre attachement aux droits inaliénables et à la dignité de toutes les femmes et tous les hommes.  Édifions ensemble sur toute la planète un monde plus humain, un monde libéré de la torture et de toutes les formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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