LA SEIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE SE TIENDRA DU 5 AU 16 MAI 2008 AU SIÈGE DE L’ONU, À NEW YORK

2 mai 2008
ENV/DEV/974

LA SEIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE SE TIENDRA DU 5 AU 16 MAI 2008 AU SIÈGE DE L’ONU, À NEW YORK

02/05/2008
Conseil économique et social
ENV/DEV/974
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Communiqué de base


LA SEIZIÈME SESSION DE LA COMMISSION DU DÉVELOPPEMENT DURABLE SE TIENDRA DU 5 AU 16 MAI 2008 AU SIÈGE DE L’ONU, À NEW YORK


La CDD-16 devra notamment réfléchir aux moyens d’enrayer la crise alimentaire mondiale


Alors que la communauté internationale fait face actuellement à la pire crise alimentaire depuis plus de 30 ans, la seizième session de la Commission du développement durable (CDD-16), qui se tiendra à New York du 5 au 16 mai 2008, devra réfléchir aux politiques les plus adaptées pour relever le défi qui consiste à réaliser la sécurité alimentaire et énergétique mondiale sans porter atteinte à l’environnement.


Ce nouveau cycle de deux ans s’ouvre en effet dans un contexte international dominé par la flambée des prix des produits alimentaires de base, les bouleversements provoqués par les changements climatiques, l’appauvrissement des ressources énergétiques existantes et des préoccupations grandissantes quant à la capacité de la planète à nourrir ses 6,5 milliards d’habitants.


À cette fin, des représentants des gouvernements, de la société civile, du secteur agricole, du secteur privé et de la communauté scientifique se réuniront pour examiner les causes profondes de la crise alimentaire mondiale et s’efforceront d’identifier les obstacles à des solutions durables.  Multidimensionnelle, cette crise englobe des questions interdépendantes relatives à l’agriculture, à l’occupation des sols, au développement rural, à la sècheresse et à la désertification.


Des réponses sont nécessaires de toute urgence, sous peine de ne pas pouvoir réaliser, d’ici à 2015, les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), en particulier ceux qui visent à éradiquer la pauvreté et la faim, de même que les accords contenus dans le Plan de mise en œuvre de Johannesburg, adopté lors du Sommet mondial sur le développement durable.


Une cinquantaine de ministres d’État sont attendus pour le segment de haut niveau de cette session, qui aura lieu du 14 au 16 mai.


Les défis qui se dressent dans les domaines de l’agriculture et du développement rural sont devenus d’autant plus urgents en raison de la dégradation de sols, sous les effets conjugués de la sècheresse et de la désertification, en particulier en Afrique subsaharienne, une région qui fera l’objet de toutes les attentions.  Cette dégradation exacerbe en retour la désertification, réduisant ainsi la fertilité des sols et la production alimentaire et touchant de plein de fouet les communautés rurales qui dépendent de l’agriculture.


Sécurité alimentaire et changements climatiques


Plus de 70% des populations les plus pauvres du monde sont de petits éleveurs ou agriculteurs.  Pourtant, pour les raisons décrites précédemment, ils n’en restent pas moins des importateurs nets de produits alimentaires.  Principal moyen de subsistance des populations pauvres vivant en milieu rural, l’agriculture est aussi l’activité humaine la plus directement affectée par les changements climatiques.  Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), cette situation risque de placer près de 50 millions de personnes de plus dans la famine d’ici à 2020.


Alors que l’élévation des températures devrait entraîner une hausse de la production alimentaire dans certaines régions situées plus près des pôles, les rendements devraient en revanche diminuer de manière significative dans d’autres.  Les changements climatiques devraient également provoquer un déclin de la productivité agricole dans les zones tropicales au cours du XXIe siècle, tout particulièrement en Afrique et en Asie du Sud.  Parallèlement, d’ici à 2050, ces deux régions devraient avoir à nourrir à elles seules 1,8 milliard de personnes.  Cette projection laisse entrevoir un risque majeur pour la sécurité alimentaire mondiale.


Hausse des prix des produits alimentaires de base


La flambée dramatique des prix des produits alimentaires est due en partie à des conditions météorologiques adverses, à une demande en hausse des pays en développement rapide, ainsi qu’à une reconversion intensive des sols autrefois utilisés pour les cultures vivrières vers la production de biocarburants.  Les conséquences sont déjà réelles pour les plus démunis.  Pour les producteurs modestes établis en milieu rural, cela signifiera de nouvelles opportunités, notamment en ce qui concerne l’accès aux marchés internationaux.  Pour les communautés qui sont déjà importatrices de produits alimentaires, cette inflation constituera en revanche un problème de plus.


Ainsi, des « émeutes de la faim » ont éclaté ces derniers mois en Égypte, au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Burkina Faso, en Éthiopie, en Indonésie, à Madagascar, aux Philippines et en Haïti.  Au Pakistan et en Thaïlande, l’armée a dû être déployée pour éviter des pillages d’entrepôts et de champs.  L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indique que 37 pays font actuellement face à une crise alimentaire.


Le Programme alimentaire mondial (PAM) a tout récemment lancé un appel d’un montant de 755 millions de dollars pour combler les besoins les plus urgents en matière de lutte contre la malnutrition et la sous-alimentation.  Cet appel a été soutenu par le Secrétaire général qui, la semaine dernière, a établi un Groupe de travail des Nations Unies sur la crise alimentaire mondiale, composé des chefs de secrétariats des principales institutions et organismes pertinents des Nations Unies.


Développement durable


Le développement durable a été défini par le Rapport Brundtland de 1987 comme « le mode de développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs ».


La Commission du développement durable se distingue par le fait qu’elle rassemble, au cours de ses travaux, les représentants des gouvernements nationaux et des principaux groupes de la société civile, notamment les femmes, les enfants et les jeunes, les peuples autochtones, les organisations non gouvernementales (ONG), les entreprises, les autorités locales, les scientifiques ainsi que les travailleurs et leurs syndicats.


Des informations détaillées sur la tenue de la seizième session de la Commission du développement durable, y compris un kit de presse complet, peuvent être obtenues à l’adresse web suivante: www.un.org/esa/sustdev/csd/review.


Les débats de la CDD-16 seront diffusés sur l’Internet à l’adresse suivante: www.un.org/webcast.


Les journalistes désirant couvrir les travaux de la Commission doivent s’adresser au Service dont les références sont indiquées ci-dessous pour obtenir une accréditation: Groupe des accréditations et de la liaison avec les médias, Département de l’information des Nations Unies: tél: (212) 963-2318; fax: (212) 963-4642.


Pour obtenir plus d’informations et solliciter des interviews, veuillez contacter Dan Shepard ou Martina Dolon, du Département de l’information, aux numéros de téléphone suivants: (212) 963-9495 et (212) 963-6816.  Le contact peut être pris par télécopie au numéro de fax: (212) 963-1186, ou par courrier électronique à l’adresse e-mail: mediainfo@un.org.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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