ECOSOC: À MI-PARCOURS DE LA RÉALISATION DES OMD, LES ACTIVITÉS DE DÉVELOPPEMENT DE L’ONU DOIVENT CORRIGER LES DÉSÉQUIBILIBRES CAUSÉS PAR LES DÉFIS ACTUELS

11 Juillet 2008
ECOSOC/6361

ECOSOC: À MI-PARCOURS DE LA RÉALISATION DES OMD, LES ACTIVITÉS DE DÉVELOPPEMENT DE L’ONU DOIVENT CORRIGER LES DÉSÉQUIBILIBRES CAUSÉS PAR LES DÉFIS ACTUELS

11/07/2008
Conseil économique et social
ECOSOC/6361
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil économique et social

Session de fond de 2008

28e et 29e séances – matin et après-midi

ECOSOC: À MI-PARCOURS DE LA RÉALISATION DES OMD, LES ACTIVITÉS DE DÉVELOPPEMENT DE L’ONU DOIVENT CORRIGER LES DÉSÉQUIBILIBRES CAUSÉS PAR LES DÉFIS ACTUELS

Le Conseil économique et social (ECOSOC) a organisé ce matin une table ronde avec des chefs de secrétariats de fonds, programmes et agences de développement du système des Nations Unies sur le thème de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) dans le contexte des défis actuels.  Cet échange de vues faisait partie de la phase des travaux de la session de fond du Conseil consacrée à l’examen des activités opérationnelles du système des Nations Unies au service de la coopération pour le développement.  Les États Membres ont ensuite tenu, cet après-midi, un débat général sur ce thème, à l’issue duquel l’ECOSOC a achevé le troisième segment de sa session de fond.

Les participants à la table ronde ont souligné que les OMD étaient liées entre eux, la réussite ou l’échec de la mise en œuvre de l’un ayant un effet sur la réalisation des autres.  Ils ont reconnu qu’à mi-parcours de la date choisie pour atteindre les OMD, à savoir 2015, des progrès avaient été accomplis, notamment dans le domaine de la réduction de l’extrême pauvreté.  Cependant, les panélistes et les États Membres ont signalé que ces avancées n’étaient pas parvenues à gommer les disparités entre riches et pauvres, ces derniers subissant de plein fouet les soubresauts causés par les crises climatique, alimentaire, énergétique et financière. 

Les participants à la table ronde ont d’autre part réaffirmé que la sortie de crise devait s’effectuer en mobilisant les ressources humaines et financières des pays développés et de ceux en développement, aux fins, par exemple, de modernisation et de relance durable du secteur agricole.

D’un côté, a déclaré M. Kemal Dervis, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), les capitaux s’accumulent et les technologies se diffusent à des vitesses spectaculaires; de l’autre, les effets des changements climatiques et la flambée des prix des denrées alimentaires entraînent des pénuries de produits de base et de ressources naturelles, ce qui, dans certains pays d’Afrique, annule les progrès accomplis en matière d’éducation et de santé. 

Du point de vue d’un certain nombre de participants, la réponse aux défis actuels doit être à la fois collective et holistique, et basée sur une stricte évaluation, par les agences onusiennes, les organismes financiers et les autorités nationales, des besoins des pays en matière d’aide publique au développement (APD).  C’est en ce sens que M. John Powell, Directeur exécutif du Programme alimentaire mondial (PAM), qui a reconnu qu’une réponse coordonnée était la meilleure manière de résoudre la crise alimentaire, a souligné que l’Équipe spéciale du Secrétaire général chargée de cette question rassemblait tous les acteurs compétents du système de l’ONU ainsi que les institutions de Bretton Woods.

Des délégations, dont celle de la France, qui s’exprimait au nom de l’Union européenne –qui, a précisé le représentant français, est le premier bailleur de fonds mondial avec 60% de l’APD à son actif- ont plaidé pour la promotion d’une croissance économique qui serait essentiellement mise au service du développement.  Le progrès économique doit être accompagné de la mise en place de l’état de droit et de l’instauration de la parité entre hommes et femmes dans tous les domaines, a cependant souligné le représentant de la France.

Par ailleurs, le débat général tenu par le Conseil sur les activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies a permis à la vingtaine d’États Membres qui sont intervenus d’exposer notamment leurs vues sur le rôle des coordonateurs résidents du système de l’ONU.  L’Union européenne a estimé qu’il convenait d’encourager la mise en place de mécanismes incitatifs visant à permettre aux coordonnateurs résidents de donner effectivement la priorité à la réalisation des objectifs définis dans le Plan-cadre des Nations Unies pour le développement. 

Certains pays ont cependant mis en garde contre les risques de politisation des fonctions remplies par les coordonateurs résidents au cas où leurs prérogatives seraient accrues.  La représentante du Bélarus a ainsi déclaré que certains États Membres ne souhaitaient pas se voir confier des fonctions additionnelles, comme, par exemple, l’examen de la situation des droits de l’homme dans les pays récipiendaires de l’aide et des activités opérationnelles de développement de l’ONU. 

Se référant à la résolution 62/208 de l’Assemblée générale relative à l’Examen triennal complet des activités opérationnelles de développement, les délégations ont reconnu qu’il existait un besoin urgent de remodeler le partenariat mondial entre les différents acteurs de la coopération au développement.  S’agissant de l’impératif que les pays récipiendaires de l’APD prennent en main la concrétisation des programmes de développement, les États Membres ont souligné l’importance que les gouvernements concernés soient en mesure de s’appuyer sur des institutions fortes et des ressources financières plus soutenues et mieux réparties. 

L’ECOSOC a, par ailleurs, décidé de reporter à une date ultérieure sa considération du projet de décision relatif à la désignation des membres du Comité d’organisation de la Commission de la consolidation de la paix.

Le Conseil reprendra ses travaux lundi, le 14 juillet.  Il adoptera les conclusions du débat consacré aux activités opérationnelles et procédera à la clôture de l’examen de ce point à l’ordre du jour. 

ACTIVITÉS OPÉRATIONNELLES DU SYSTÈME DES NATIONS UNIES AU SERVICE DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE POUR LE DÉVELOPPEMENT.

Rapports des Conseils d’administration du Programme des Nations Unies pour le développement/Fonds des Nations Unies pour la population, du Fonds des Nations Unies pour l’enfance et du Programme alimentaire

Table ronde sur le thème « Réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement dans le contexte des défis actuels »

M. SHA ZUKANG, Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales (DESA), qui officiait en qualité de modérateur du débat, a indiqué que les échanges de ce matin seraient guidés par les questions suivantes: comment le système de l’ONU peut-il appuyer les pays récipiendaires de programmes dans les efforts qu’ils déploient pour répondre, à court et moyen termes, aux tensions économiques, sociales et politiques; quelles sont les implications, pour le système des Nations Unies, de l’action qu’il mène pour soutenir le développement des capacités nationales des pays; et comment les fonds et programmes de l’Organisation et les Équipes de pays doivent-ils fonctionner pour répondre aux défis actuels?  M. Sha Zukang a estimé qu’en avançant sur ces questions, il serait possible de progresser dans le cadre qu’a fixé l’Assemblée générale en élaborant l’Examen triennal complet des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies.

M. KEMAL DERVIS, Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), a déclaré que le nerf de la guerre qui doit être menée contre les crises actuelles devait être la recherche de la durabilité environnementale.  Nous sommes les témoins de transformations structurelles dans l’économie mondiale, a-t-il dit, en spécifiant qu’elles étaient marquées notamment par d’extraordinaires progrès technologiques et une montée en puissance des économies asiatiques.  L’effet de la conjugaison de ces phénomènes est une hausse de la productivité par l’augmentation du taux d’investissement dans des pays ayant des produits nationaux bruts (PNB) très élevés.  Kemal Dervis a noté que le revers de la médaille de cette tendance était la persistance d’un monde en crise, frappé en outre depuis quelques années de plein fouet par la diminution des ressources naturelles.  Le défi environnemental est ainsi devenu pour des millions de défavorisés l’envers de la mondialisation et la menace la plus sérieuse à leur développement, a-t-il affirmé.  L’Administrateur du PNUD a indiqué que les sociétés humaines actuelles disposaient généralement d’immenses ressources financières et humaines, mais que la pénurie à venir de ressources naturelles, y compris sur le plan énergétique, entraînait des coûts auxquels même les pays riches avaient du mal à répondre.  M. Dervis a ensuite estimé qu’il fallait mettre l’accent sur la réalisation de l’Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) nº7, relatif à la réalisation du développement durable, pour réduire la pauvreté et intégrer aux marchés mondiaux des populations entières qui ont été condamnées à rester en marge de la mondialisation.  À cette fin, il a déclaré qu’il fallait passer de la planification à la mise en œuvre effective, cela en travaillant sur plusieurs fronts.  Les initiatives conjointes interagences doivent se multiplier, a-t-il ainsi dit, en vue d’aider au mieux les stratégies nationales basées sur les OMD et sur l’adaptation des communautés aux nouveaux défis mondiaux.  M. Dervis s’est également félicité de la signature récente, par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), et d’autres partenaires du PNUD, d’un accord établissant un fonds global pour lutter contre la déforestation.  

Mme ANN M. VENEMAN, Directrice générale du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), a rappelé que les OMD étaient interdépendants et que des progrès dans un domaine apportaient des bénéfices aux autres.  Elle a expliqué qu’un enfant qui a accès à l’eau potable, à l’assainissement, à des services de santé et à une bonne nutrition a plus de chance de survivre et de réussir à l’école qu’un autre qui en serait privé.  Cela, ultérieurement, contribue à briser le cycle de la pauvreté.  Elle a souligné les progrès encourageants enregistrés en faveur de la réalisation des OMD, notant qu’en 2006, pour la première fois depuis que ces données sont collectées, le nombre annuel de décès d’enfants de moins de 5 ans est tombé en dessous de 10 millions.  Cela représente une réduction de 60% du taux de mortalité infantile depuis 1960, a-t-elle précisé.  Mme Veneman a par ailleurs mis en avant l’importance des approches de collaboration.  Ainsi, elle a indiqué qu’en 2005 l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la Banque mondiale et l’UNICEF avaient œuvré avec l’Union africaine pour développer un cadre stratégique pour la survie des enfants en Afrique, continent qui représente la moitié des décès des moins de 5 ans.  Elle a ajouté que d’autres organisations, fondations et donateurs avaient souscrit à cette stratégie, qui est basée sur une série d’interventions de faible coût et de grand impact, telles que la vaccination, la fourniture de compléments nutritionnels ou encore celle de moustiquaires.  La Directrice générale de l’UNICEF a en outre fait valoir que cette approche était ancrée et soutenue par les communautés et que l’éducation des femmes en constituait un élément essentiel. 

Constatant des améliorations concernant la réponse collective apportée aux défis mondiaux de la santé, Ann Veneman a rappelé que la poliomyélite était presqu’éradiquée, et qu’en 2007, le nombre de cas recensés à travers le monde avait été réduit de 99% comparé à 1988.  Elle a indiqué que 2 milliards d’enfants avaient été vaccinés contre la poliomyélite ce qui a permis de réduire le nombre de pays qui connaissaient cette maladie de 125 en 1988 à 4 en 2007.  S’agissant de la rougeole, elle a fait part du partenariat entre l’OMS, la Fondation des Nations Unies, la Croix-Rouge américaine et l’UNICEF, entre autres qui a permis de sauver des milliers de vies.  Elle a souligné que cette initiative avait pour objectif de réduire les cas de rougeole de 90% entre 2000 et 2010 et que les résultats de l’année dernière avaient montré que les décès dus à la rougeole avaient déjà diminué de 68% entre 2000 et 2006.  De même, dans la lutte contre le paludisme, Mme Veneman a mis l’accent sur le partenariat « Roll Back Malaria » qui vise à assurer un accès universel aux interventions antimalariques d’ici à 2010.  À la lumière de ces exemples, elle a insisté sur l’importance de la collaboration entre toutes les parties pour promouvoir une réponse unifiée et efficace. 

Mme THORAYA OBAID, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), a axé sa déclaration sur la réalisation de l’OMD nº5, qui est relatif à la réduction de la mortalité infantile et à l’amélioration de la santé maternelle.  Elle a estimé que l’atteinte de cet Objectif était étroitement liée à celle des autres OMD.  Mme Obaid a indiqué que la réalisation, dans les temps impartis, de l’OMD nº5 nécessitait de donner un coup d’accélérateur pour, dans un premier temps, réduire le fossé qui sépare les conditions de vie des femmes vivant dans les pays riches de celles des femmes habitant les pays pauvres, ainsi que les différences existant entre les femmes vivant au sein d’un même pays.  La santé maternelle n’est pas qu’une question de santé publique, a-t-elle expliqué, précisant que cet enjeu complexe avait des répercussions dans les domaines sociaux, économiques et culturels.  La santé maternelle est un droit fondamental à respecter pour permettre aux femmes de participer pleinement aux activités de la cité et de s’épanouir dans un contexte débarrassé des violences dont elles font l’objet, a encore déclaré Thoraya Obaid.  Elle a estimé que la santé maternelle était une priorité politique et financière pour la communauté internationale.  Sur ce dernier point, elle a relevé que les dépenses en matière de santé avaient augmenté au niveau mondial, précisant que l’assistance au développement dans ce domaine était passée de près de 7 milliards de dollars en 2000 à 17 milliards de dollars en 2006.  En revanche, les financements au plan national ont stagné et parfois chuté dans certains pays, a poursuivi la dirigeante du FNUAP.  Elle a préconisé de renforcer les systèmes de santé nationaux, en concentrant les efforts sur l’amélioration de la formation des personnels et des infrastructures de santé, en particulier dans les zones les plus reculées.  Elle a également plaidé en faveur de la mise en place de partenariats durables, associant non seulement les gouvernements, les organisations internationales, les institutions financières et la société civile, mais aussi les grandes fondations, comme par exemple la « Bill and Melinda Gates Foundation ». 

M. JOHN POWELL, Directeur exécutif adjoint du Programme alimentaire mondial (PAM), a constaté qu’à mi-parcours du délai fixé pour atteindre l’OMD relatif à la réduction, par 50%, du niveau de malnutrition et du nombre de personnes souffrant de la faim à travers le monde, les chiffres de la malnutrition étaient en hausse.  Il a précisé que le monde faisait face à une crise de la malnutrition qui touche un enfant sur trois dans le monde en développement, et que les effets de la crise alimentaire se faisaient sentir chez un nombre croissant de personnes.  M. Powell a indiqué que si un enfant souffrait de la faim, notamment lors de ses deux premières années de vie, il serait mentalement et physiquement désavantagé pour le reste de sa vie.  Il a expliqué que la faim et la pauvreté allaient de pair et que la hausse des prix alimentaires menaçait de pousser des millions de personnes vers la pauvreté.  Il a affirmé que les personnes vivant avec deux dollars par jour devaient sacrifier soit leurs besoins d’éducation soit ceux de santé pour subvenir à leurs besoins alimentaires de base.  Ceux qui vivent avec un dollar par jour doivent renoncer, par exemple, à se procurer des aliments riches en protéines, ce qui les met encore plus dans une situation de risque concernant leur santé, a-t-il dit.  Il a estimé que cette situation mettait en péril la réalisation, non seulement de l’OMD nº1 mais de tous les autres OMD ainsi que les progrès effectués ces dernières années.  M. Powell a indiqué que le PAM pouvait offrir un filet de sécurité à travers les programmes alimentaires à l’école, des distributions générales de nourriture ou encore une offre d’alimentation thérapeutique.  Il a ajouté qu’il fallait utiliser ces méthodes ainsi que celle basée sur l’échange de nourriture contre l’accomplissement de travaux, ou encore procéder à des transferts d’argent, pour atteindre rapidement les personnes qui en ont le plus besoin.  Il a également indiqué qu’il fallait donner aux petits exploitants agricoles, particulièrement en Afrique, un accès aux semences, aux fertilisants et à d’autres intrants, afin de relancer l’agriculture. 

Reconnaissant qu’une réponse coordonnée était la meilleure manière de traiter de la crise alimentaire mondiale, M. Powell a rappelé que l’Équipe spéciale du Secrétaire général chargée de cette question rassemblait tous les acteurs compétents du système des Nations Unies ainsi que les institutions de Bretton Woods.  Il a dit que le partenariat étroit entre les acteurs –gouvernements, ONU, société civile et secteur privé notamment- au niveau national était la clef des efforts de mise en œuvre du cadre d’action établi dans ce domaine.  Outre l’Équipe spéciale du Secrétaire général, il a noté qu’il existait de nombreuses opportunités de collaboration au niveau national.  Il a déclaré que l’Examen triennal complet des activités opérationnelles fournissait des directives politiques claires pour des partenariats efficaces au niveau des pays et au niveau régional.  Il a précisé que le PAM avait augmenté sa participation à des programmes communs de 46 en 2006 à 84 en 2007, dans le but de renforcer la réponse aux défis de développement.  Il a souligné qu’en se rassemblant autour d’une vision commune, les différents fonds, agences et programmes de l’ONU pouvaient parvenir à des résultats encore plus substantiels.  Enfin, il a souhaité que le sentiment d’urgence entourant la crise alimentaire soit maintenu et a demandé que l’aide publique au développement (APD) en faveur de la lutte contre la faim soit accrue. 

Échange de vues interactif

Le représentant de la France, qui s’exprimait au nom de l’Union européenne (UE), a souhaité que l’année 2008 soit marquée par une intensification des efforts menés pour réaliser l’ensemble des OMD d’ici à 2015.  Il a dit que l’UE jouait un rôle moteur à cette fin.  L’Union européenne est le premier bailleur de fonds mondial avec 60% de l’APD à son actif, a–t-il indiqué.  Une contribution ambitieuse et concrète doit prévaloir pour que les progrès qui ont été accomplis ne se retournent pas contre les bénéficiaires, en particulier en Afrique, a-t-il déclaré.  Le représentant a préconisé que tous les bailleurs de fonds tiennent leurs engagements et réfléchissent ensemble à de nouvelles sources de financement, tirées notamment d’une coopération Sud-Sud accrue.  Les réponses aux crises actuelles doivent être équilibrées et répondre au mieux aux besoins sociaux et économiques, a-t-il encore dit.  La réalisation des OMD doit s’inscrire dans la durée en se basant pour ce faire sur une approche systémique du développement, a ajouté le représentant de la France, pour qui la promotion de la croissance économique au service du développement doit être accompagnée de celle de la mise en place de l’état de droit et de l’instauration de la parité entre hommes et femmes dans tous les domaines.   

Le représentant du Guyana s’est demandé si les États pouvaient mettre en place une approche holistique en vue de répondre à des défis effectivement liés entre eux.  Comment éviter qu’un nouveau problème, comme celui de la crise alimentaire, qui a pris la communauté internationale de court parce qu’elle avait complètement négligé l’agriculture ne survienne de nouveau? a-t-il demandé.  Le représentant a par ailleurs noté qu’en matière de santé, il était impossible à ce stade de retenir des personnels qui ont été formés dans les pays en développement, souvent aux frais du contribuable.  De plus en plus, ces professionnels sont tentés par l’émigration vers des pays plus riches, a-t-il regretté.

Le représentant de la Fédération de Russie a préconisé de réagir de manière souple aux nouveaux défis qui se posent.  Il s’est félicité de ce qu’une telle approche ait permis dans un laps de temps très court, et grâce au concours du PAM et de l’UNICEF, de collecter 1 milliard de dollars pour l’aide d’urgence dans le domaine alimentaire.

La représentante du Bélarus a estimé qu’il fallait revoir le système de répartition des ressources pour ne plus garder comme seul critère les besoins identifiés au niveau des pays.  Elle a suggéré d’établir une banque de données dont l’utilisation permettrait de juger sur pièce de l’efficacité de l’exécution de tel ou tel programme de développement. 

Le représentant de l’Algérie a estimé que l’étroitesse des liens entre la crise alimentaire et la crise énergétique devait être nuancée.  La spéculation, le manque d’investissement dans le secteur agricole, ou encore l’imposition de la doctrine de l’avantage comparatif sont d’autres facteurs qui expliquent l’éclatement de la crise alimentaire actuelle, a-t-il estimé.  Il a plaidé en

faveur d’une approche qui soit plus dynamique et qui se base essentiellement sur les prix.  Il nous faut parler en termes de besoins, car c’est seulement sur cette base que nous pourrons lutter contre la pauvreté en fonction des besoins identifiés dans chaque pays, a-t-il préconisé.

En réponse aux questions et aux observations des délégations, le Directeur exécutif adjoint du PAM a indiqué que les agences de l’ONU n’avaient de contrôle ni sur ni la hausse des prix alimentaires et énergétiques ni sur les fluctuations des taux de change.  Il a expliqué que lorsque ces phénomènes se produisaient en même temps, il devenait très dur pour les organisations financées par des contributions volontaires de pouvoir mener des actions là où les gens en ont le plus besoin.  Il a rappelé que 90% des ressources reçues par le PAM sont affectées aux opérations.  Par ailleurs, il a indiqué que le PAM s’employait, à travers ses achats, à renforcer le lien entre les petits agriculteurs et les marchés.  Pour y parvenir, il a noté qu’il fallait pouvoir assurer la prévisibilité de la demande et des achats du PAM mais que cela était difficile, puisque le Programme était financé par des contributions volontaires. 

Le Directeur exécutif adjoint du PAM a rappelé qu’il existait près de 450 millions de petits agriculteurs dans le monde, et que la situation de l’agriculture affectait 2 milliards de personnes quand on prend en compte les familles de ces exploitants.  M. Powell a affirmé que ces personnes étaient les plus frappées par les prix élevés des semences, de l’énergie et des engrais.  Il a estimé que le soutien aux petits exploitants, particulièrement en Afrique, était la clef de la solution à apporter à la crise alimentaire actuelle. 

La Directrice exécutive du FNUAP a mis en avant l’importance d’une approche d’ensemble en ce qui concerne la promotion et la protection de la santé des femmes et des enfants.  La survie de l’enfant dépend des soins apportés à sa mère, de son bien-être et des soins qu’elle-même peut alors apporter à l’enfant, a-t-elle précisé.  Dans ce contexte, elle a constaté les défis générés par le manque de personnels de santé et la fuite des cerveaux qui quittent les pays en développement pour les pays riches.  Mme Obaid a suggéré que les gouvernements fournissent des encouragements, de bons salaires et de bonnes conditions de travail à leurs personnels pour mettre fin à la perte de capacités humaines.

Prenant ensuite la parole, la Directrice générale du Fonds des Nations Unies pour l’enfance a noté que la traite de l’enfant, le travail de l’enfant et l’exploitation de l’enfant étaient des domaines prioritaires de la lutte engagée par l’UNICEF.  En outre, elle a dit qu’il fallait mettre en place une base de données sur les meilleures pratiques en la matière.  Elle a en effet insisté sur la nécessité de tirer les enseignements de l’expérience des pays et de trouver les moyens d’appliquer ces expériences ailleurs.  Elle a argué que le système de l’ONU possédait des connaissances extraordinaires mais n’avait pas encore réussi à les communiquer de manière efficace. 

Pour ce qui est de la crise de l’alimentation, la Directrice générale de l’UNICEF a souligné que cela n’était pas seulement une question de sécurité alimentaire mais aussi une question d’insécurité nutritionnelle.  Elle a précisé que cela était particulièrement vrai pour les enfants de moins de deux ans, puisque leur nutrition a un impact direct sur leur croissance et sur la manière dont ils grandiront.  Mme Veneman a aussi estimé que le renforcement de l’agriculture dans les pays en développement était un point clef des programmes à mener.  Elle a cité l’exemple de la réussite du Malawi qui, en investissant dans les engrais et les semences, est parvenu depuis deux ans à exporter une partie de sa production alimentaire.

L’Administrateur du PNUD a noté que l’idée selon laquelle les croissances économiques rapides de l’Inde et de la Chine seraient responsables de la crise alimentaire actuelle était totalement fausse.  Il a admis que la demande avait augmenté dans ces pays, mais a rappelé que la productivité avait également suivi, précisant que l’équilibre entre les importations et les exportations n’avait donc pas réellement changé.  On ne peut dire que c’est l’augmentation de la demande de ces pays qui cause la hausse des prix alimentaires, a-t-il insisté. 

Il a, comme les autres panélistes, souligné la situation de sous-investissement qui a caractérisé le secteur agricole en Afrique et a plaidé pour un appui à l’achat de semences et d’engrais.  Il a ajouté que la hausse des prix des engrais était directement liée à la flambée des prix du pétrole.  Sur la question des biocarburants, il a soutenu qu’il fallait l’analyser avec soin, car certaines politiques qui, au départ, sont le résultat de bonnes intentions, peuvent à l’arrivée créer des impacts et des résultats négatifs sur d’autres secteurs.  S’agissant de la stratégie globale à suivre dans le domaine de l’agriculture, M. Dervis a expliqué que celle-ci était notamment menée par la FAO.  Toutefois, il a noté qu’à travers les coordonnateurs résidents, le PNUD jouait un rôle d’analyse et fournissait un cadre général pour la conduite de cette stratégie.  Enfin, il s’est à son tour inquiété de l’impact de la fuite des cerveaux, notamment dans le domaine médical, et a constaté que dans certains pays africains, 70% des médecins avaient migré.  Il a souligné les bénéfices que peuvent apporter les migrations, mais a estimé qu’il fallait que les pays en développement envisagent d’offrir des incitations aux cadres et aux professionnels afin de garder sur place ce personnel.

Débat général sur les activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies: application de la résolution 62/208 de l’Assemblée générale

M. BYRON BLAKE (Antigua-et-Barbuda) a déclaré, au nom du Groupe des 77 et de la Chine, qu’il était essentiel de mettre pleinement en œuvre la résolution 62/208 de l’Assemblée générale, cela en privilégiant une vision mondiale de la réalisation des objectifs de développement conclus internationalement, y compris les OMD.  Il a souligné que les actions entreprises devaient l’être de manière coordonnée et en s’adaptant aux besoins des pays, de façon à ce que ces derniers puissent s’approprier les programmes de développement socioéconomique.  Le représentant a ainsi souhaité que la collaboration entre les agences de l’ONU et les autorités nationales ait lieu dans le cadre fixé par le Bilan commun de pays et le Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement (UNDAF).  Il a en outre souligné l’importance d’un rééquilibrage entre le financement des activités de base et les autres, afin de rendre plus souple et efficace l’allocation des ressources dévolues à l’effort de développement.  Enfin, M. Blake a estimé que le système de l’ONU devait mettre en œuvre l’Examen triennal complet de 2007 dans les limites des mandats intergouvernementaux que contient cet instrument.

M. PHILIPPE DELACROIX (France), s’exprimant au nom de l’Union européenne, a affirmé que l’Examen triennal complet était un outil unique permettant aux Nations Unies de piloter et de mettre en œuvre de façon coordonnée leurs activités de développement.  Il a précisé qu’il fallait mieux définir les résultats attendus sous une forme qui permette de suivre et d’évaluer ces résultats de manière adéquate.  Il a souhaité qu’une telle présentation soit fournie l’année prochaine dans le rapport du Secrétaire général.  Il a encouragé le Conseil des chefs de secrétariat (CCS), le PNUD, le FNUAP, l’UNICEF et le PAM à poursuivre leurs efforts pour appliquer les résolutions portant sur l’Examen triennal complet et a aussi demandé aux agences spécialisées d’accélérer les efforts de simplification et d’harmonisation.  Par ailleurs, il a estimé qu’une direction forte au niveau des pays était essentielle au succès des activités des Nations Unies.  Il s’est félicité à cet égard des efforts du CCS pour améliorer les procédures de sélection, de recrutement, de formation et d’évaluation des coordonnateurs résidents et des coordonnateurs humanitaires et pour mettre en place un dispositif de responsabilisation. 

Afin de poursuivre ces efforts, il a jugé particulièrement important de demander au PNUD et aux institutions concernées, au niveau de leurs sièges, de finaliser les arrangements pour la mise en place du « pare-feu » entre les activités effectuées par le coordonnateur résident au nom de l’ensemble du système et les activités opérationnelles proprement dites du PNUD.  En outre, il a souhaité la promotion des mécanismes incitatifs visant à encourager les coordonnateurs résidents et les directeurs de pays à donner la priorité à la réalisation des objectifs définis dans le Plan-cadre des Nations Unies pour le développement.  Il a aussi demandé d’améliorer la diversification du recrutement, d’établir des codes de conduites et de renforcer l’harmonisation des pratiques administratives des Équipes de pays.  S’agissant du financement des activités opérationnelles, le représentant de la France a estimé que les ressources de base continuaient à être trop faibles, notant que leur caractère non affecté constituait un socle indispensable à la cohérence et l’harmonisation des activités opérationnelles.  Il a appelé à la mobilisation des donateurs pour donner des ressources suffisantes, stables et prévisibles au système de l’ONU.

Mme GAIL MARZETTI (Royaume-Uni), qui prenait également la parole au nom du Malawi, du Mozambique, des Pays-Bas, de la Norvège, de la Tanzanie, a constaté la remarquable convergence de vues de ces six pays en ce qui concerne le Programme « Une ONU », expliquant ainsi cette déclaration commune.  Elle a affirmé que ces pays souhaitaient que les Nations Unies optimisent leur contribution au processus de développement, et elle a, à cet égard, souligné les signes encourageants du Programme « Une ONU ».  Elle a expliqué que ces pays œuvraient ensemble pour faire de ce programme une réussite.  Elle a estimé que davantage de progrès devaient être faits, notamment au Siège.  Elle a souhaité que les économies réalisées sur les coûts administratifs soient transférées à l’application des programmes mais a noté que les règles prévalant au sein du Secrétariat rendaient à l’heure actuelle ce transfert difficile.  La représentante a en outre demandé au Secrétariat de traiter de la question de l’harmonisation des pratiques commerciales.  Le représentant a demandé que le rôle du coordonnateur résident soit renforcé en ce qui concerne la fourniture de l’aide et a appelé à résoudre la question du « pare-feu » entre les activités relevant du système dans son entier et celles relevant essentiellement du PNUD.  Rappelant qu’il n’existait pas de recette unique, elle a indiqué que le Programme « Une ONU » devait s’adapter aux exigences du pays récipiendaire et a donc estimé qu’il fallait décentraliser la prise de décisions au niveau des pays.  Enfin, elle a déclaré que l’ONU ne pouvait pas tout faire et devait focaliser ses efforts là où elle pouvait apporter la contribution la plus importante.  La représentante du Royaume-Uni a enfin déclaré qu’il fallait établir les priorités en s’alignant sur celles des gouvernements, tout en soulignant l’importance d’un financement unifié, sans condition préalable et prévisible, de la part des donateurs.  

M. LÉO MÉRORÈS (Haïti), Président du Conseil économique et social, a indiqué que son pays attendait des correctifs majeurs envers deux domaines d’activité sur le terrain: le rôle que doit jouer le pays bénéficiaire de l’aide et le renforcement des capacités nationales.  Il a noté que le contrôle, la direction et la maîtrise par les gouvernements des programmes de développement, notamment ceux destinés aux pays les moins avancés (PMA), étaient désormais au cœur des activités opérationnelles de développement de l’ONU.  Comme le Secrétaire général en a fait abondamment mention dans son rapport, et comme le mentionne la résolution 62/208, il y a un urgent besoin de remodeler le partenariat mondial entre les différents acteurs de la coopération au développement – gouvernements des pays concernés, équipes locales de l’ONU, bailleurs de fonds et organisations non gouvernementales, a estimé le Président de l’ECOSOC.  Toutefois, a-t-il noté, l’appropriation par les gouvernements de la mise en œuvre des programmes de développement nécessite des institutions nationales fortes et viables.  En l’absence de telles capacités, les Nations Unies ne doivent pas d’emblée occuper l’espace déficitaire en réalisant elles-mêmes les tâches suivant le schéma d’exécution directe, a souligné M. Mérorès.  L’ONU doit au contraire mettre au point des mécanismes et des initiatives destinés à aider les gouvernements des pays à créer des capacités et, au besoin, à concevoir des plans de renforcement.

M. Mérorès a ensuite signalé que le Gouvernement haïtien venait de finaliser le Document de stratégie nationale pour la croissance et la réduction de la pauvreté (DSNCRP) pour la période 2008-2010.  C’est un pas décisif vers la création du type de partenariat « nouveau genre » que les autorités haïtiennes veulent tisser sur le terrain avec l’ONU, a-t-il signalé.  Dans un deuxième temps, a estimé M. Mérorès, l’aide internationale fournie à Haïti n’était pas gérée de façon suffisamment coordonnée et harmonieuse par les différentes agences de l’ONU qui se trouvent sur le terrain.  Le renforcement des capacités n’est guère encouragé quand plus de 70% de l’aide publique au développement en Haïti transitent sur place par des ONG qui gèrent ces ressources sans aucun contrôle, a-t-il fait remarquer.  Avant de conclure, M. Mérorès s’est toutefois félicité de ce que l’ère de l’assistance « clef en mains » et du « modèle unique pour tous » soit définitivement révolue dans les activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies.

M. HAMIDON ALI (Malaisie) a estimé qu’à la lumière des défis actuels, il était plus important que jamais de mettre en œuvre les programmes liés aux objectifs internationaux de développement et de renforcer les liens entre les aspects normatifs et opérationnels du travail de l’ONU.  Dans ce contexte, il a jugé indispensable pour les gouvernements d’assurer la mise en œuvre de l’Examen triennal complet.  Il s’est inquiété du déséquilibre existant entre les ressources ordinaires et le financement par contributions volontaires.  Tout en reconnaissant que ce financement était de la responsabilité des États Membres, il a affirmé que l’ONU jouait cependant un rôle important en tant que forum de discussion entre les pays et pour établir des incitations visant à rectifier ce déséquilibre.  Par ailleurs, il a fait part de sa préoccupation concernant le déclin de 2% des contributions en faveur de l’ONU en 2006, alors que les contributions en faveur d’autres organes multilatéraux, comme la Commission européenne ont, elles, augmenté.  Il faut s’interroger sur cette tendance, a-t-il dit.  En ce qui concerne l’amélioration du fonctionnement du système de développement de l’ONU, le représentant a suggéré d’identifier les obstacles concernant la redistribution des économies d’efficacité directement dans les programmes de pays.  S’agissant du coordonnateur résident, il a souhaité une séparation lorsqu’un individu joue ce rôle concomitamment avec celui de représentant résident du PNUD. 

M. EDUARDO R. MENEZ (Philippines) a déclaré que bien que son pays appartienne à la catégorie des pays à revenu moyen, la pauvreté continue cependant d’y toucher près de 30% des 80 millions de Philippins.  Il a demandé que l’on regarde au-delà des acronymes que manient les diplomates, afin d’affronter la réalité sombre de la faim, et du manque d’infrastructures de santé et de logements décents.  Il a ajouté que son pays faisait beaucoup dans le cadre des activités qu’il mène sous l’égide des Nations Unies.  Le représentant a ainsi mentionné différentes initiatives nationales philippines, dont l’élaboration a été exécutée en tenant compte des engagements pris au titre de la réalisation des OMD.  Sur le plan opérationnel, a dit M. Menez, force est de constater que les résultats sur le terrain contredisent nos nobles intentions.  Il a imputé ce manque de progrès concrets au fait que l’aide publique au développement parvenait aux pays bénéficiaires au compte-gouttes.  Selon lui, en dépit des progrès économiques réalisés au niveau mondial, la question de l’amélioration de l’aide reste cruciale.  Il nous faut résoudre les déséquilibres et les distorsions qui existent encore entre les déclarations d’intentions et l’action, a-t-il préconisé. 

M. ADE PETRANTO (Indonésie) a rappelé que la résolution 62/208 de l’Assemblée générale guidait la mise en œuvre des activités opérationnelles du système de l’ONU.  Il a noté que ce texte soulignait que ces activités devaient améliorer l’efficacité des programmes et leur permettre de parvenir à des résultats concrets.  Il a estimé que ces activités devaient être évaluées sur la base de leur impact sur les pays programmes et leur contribution au renforcement des capacités de ces pays à lutter contre la pauvreté, à maintenir la croissance économique et le développement durable.  Il a affirmé que des ressources financières adéquates et prévisibles étaient la pierre angulaire de la réussite de ces activités.  Dans ce contexte, il a souhaité un financement accru, notamment par le respect des engagements pris en matière d’APD.  Par ailleurs, il a indiqué que l’assistance en matière de développement devait répondre aux plans et programmes des pays.  Face aux défis qui se posent à l’heure actuelle au niveau mondial, il a déclaré que l’efficacité des activités opérationnelles était critique.  Il a souhaité que le développement et la mise en œuvre des activités suivent un calendrier établi en ce qui concerne l’obtention de résultats, sur la base des délais impartis pour les OMD notamment.  Constatant les spécificités de chaque pays, M. Petranto a estimé que la fourniture de ces activités ne devait pas empiéter sur la souveraineté des gouvernements nationaux qui doivent définir leurs propres priorités et sélectionner leurs partenaires de développement.  S’agissant du coordonnateur résident, le représentant a insisté sur la cohérence, la responsabilisation et l’efficacité de ce système.

Le représentant de la Fédération de Russie a estimé que son pays restait attaché à la réalisation des objectifs de développement pour améliorer la qualité de vie des populations des pays en développement.  L’ECOSOC a un rôle clef de coordonnateur à jouer, en guidant et supervisant la transformation des mesures prises par l’Assemblée générale en actions concrètes, a-t-il dit.  Le Conseil rénové doit être l’organe de choix chargé de la coordination d’ensemble des instruments chargés d’opérationnaliser sur le terrain les activités de l’ONU, a ajouté le représentant russe.  Il a également estimé qu’il revenait aux États Membres de déterminer en amont les priorités nationales de développement, en s’appuyant notamment sur l’examen récemment institué des activités des coordonateurs résidents.  Sur la base de ces rapports, a-t-il souligné, nous pourrons mieux renforcer à l’avenir la transparence du système et la responsabilité des États.  Il a conclu en annonçant la très probable création d’un comité russe de coopération avec l’UNICEF. 

M. LIU ZHENMIN (Chine) a estimé que pour garantir la pleine mise en œuvre de la résolution 62/208, il importe que les programmes, fonds et agences spécialisés de l’ONU définissent clairement leurs tâches respectives et établissent un programme de travail précis pour permettre aux États Membres d’évaluer les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la résolution en question.  Il leur incombe aussi de détecter également toutes les lacunes, a précisé Liu Zhenmin.  Il a constaté que le partage des ressources au niveau central en avait montré une réduction ces dernières années, ce qui a produit des impacts négatifs multiples.  Les programmes et fonds de l’ONU ont tendance à se faire concurrence pour obtenir des contributions en satisfaisant les exigences que leur imposent les donateurs, a-t-il remarqué, signalant que le multilatéralisme et la neutralité de l’ONU risquaient de ce fait d’être mis en danger.  En matière de développement, M. Liu a estimé que l’ONU devait prôner la souplesse et éviter d’imposer des modèles « fixes et rigides».  Le renforcement des capacités des pays en développement est au cœur des efforts de développement, a-t-il poursuivi.  Ce renforcement de capacités devrait être une des priorités des activités opérationnelles de l’ONU, préconisé M. Liu.  Il a également demandé, entre autres, la poursuite de la systématisation et de l’intensification des efforts de l’ONU et a souhaité qu’il soit permis aux pays destinataires de l’aide de jouer un rôle plus important dans la coordination du Plan-cadre des Nations Unies pour l’aide au développement.  Signalant que la coopération Sud-Sud avait un rôle important à jouer, il a estimé que l’ONU devait y accorder plus d’attention et de ressources financières.

Rappelant les grandes lignes de l’Examen triennal complet, M. OLIVIER CHAVE (Suisse) a estimé que cette architecture institutionnelle était particulièrement positive et que le principe de subsidiarité était bien appliqué.  S’agissant du financement des activités opérationnelles, il a regretté que dans son rapport, le Secrétaire général n’envisage son rôle que sous l’angle de la conduite du plaidoyer et d’une discussion avec les donateurs.  Constatant que les ressources de base étaient de nature « résiduelle », il a encouragé le Secrétaire général à lancer une initiative en faveur de ce type de financement des fonds et programmes à l’occasion de la Conférence de Doha.  Par ailleurs, il a insisté sur l’importance de rassembler des données financières complètes et consistantes pour pouvoir nourrir la discussion sur le financement des activités opérationnelles du système de l’ONU.  Il s’est félicité de l’intention du Secrétariat d’œuvrer en ce sens.  Le représentant suisse a aussi mis en avant la nécessité d’harmoniser les pratiques commerciales, estimant que c’était un des moyens les plus efficaces pour réduire les coûts de transaction liés à l’assistance en matière de développement de l’ONU.  Enfin, il a espéré que les fonds, programmes et agences spécialisées continuent à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre en œuvre l’Examen triennal complet sans retard.  Notant que ces modifications pouvaient être complexes, il a rappelé qu’il fallait se concentrer sur les résultats escomptés et non sur le processus de changement lui-même. 

M. YURI ARIEL GALALOPEZ (Cuba) a déclaré que les activités opérationnelles de l’ONU devaient préserver leur caractère universel, neutre et de donations.  Il a également souligné l’importance de bâtir une Organisation des Nations Unies plus robuste qui reconnaisse la nécessité que les pays s’approprient leurs stratégies nationales sans rajouter sans cesse des conditions.  Il a en outre rappelé que la résolution sur l’Examen triennal complet était le cadre de mise en œuvre des politiques intergouvernementales visant le renforcement effectif du développement des activités opérationnelles de l’ONU.  Dans le contexte d’application de ce texte, il a souhaité que l’on discute de la nécessité d’éviter la détérioration des mandats des agences compétentes.   Le représentant cubain a estimé qu’il fallait éviter toute politisation de la supervision de l’utilisation de l’aide publique au développement par les pays donateurs.  Une meilleure coordination des activités opérationnelles ne signifie pas que l’on doive s’en tenir à un modèle formaté par les donateurs, a-t-il encore dit.

Mme FRANCES LISSON (Australie), qui s’exprimait au nom du Groupe CANZ (Canada, Australie, Nouvelle-Zélande), a déclaré que ces pays voulaient soutenir un système qui fournit des résultats mesurables et concrets dans la réalisation d’objectifs de développement dont les politiques de réalisation sont menées par les gouvernements.  Mme Lisson a dit que la mise en œuvre de l’Examen triennal complet était cruciale pour garantir la coordination des efforts de l’ONU et le soutien le plus efficace à la réalisation des OMD.  Afin d’assurer le suivi de cette mise en œuvre, elle a indiqué qu’il fallait identifier les résultats escomptés et perfectionner les cibles et les calendriers de réalisation.  Selon elle, le fait que l’Examen triennal de 2004 ne comportait pas un cadre basé sur des résultats mesurables a contribué à la mise en œuvre partielle de cette résolution.  Elle a demandé que la session de l’ECOSOC en 2009 soit l’occasion de faire une analyse quantitative des progrès accomplis.  Par ailleurs, elle a noté que l’Examen triennal incluait les éléments clefs de la Déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide, tels que l’appropriation nationale, l’alignement des Nations Unies sur les priorités nationales, le renforcement des capacités de développement, l’harmonisation des procédures ou encore la responsabilisation mutuelle.  Elle a indiqué que tous ces éléments étaient importants pour rendre la coopération en matière de développement plus durable et efficace.  Se félicitant des premiers résultats du Programme « Une ONU », elle a affirmé qu’il fallait saisir l’élan actuel en matière de cohérence à l’échelle du système pour accélérer les progrès dans ce domaine. 

Mme TAMARA KHARASHUN (Bélarus) a rappelé que le but de la présente session de fond de l’ECOSOC était de dégager des solutions pour pouvoir mettre pleinement en œuvre les décisions prises par l’Assemblée générale en matière de développement.  À ce sujet, elle a estimé que les coordonateurs résidents, contrairement au souhait de certains États Membres, ne devaient pas jouer de rôle politique dans le cadre de leurs fonctions.  Ils ne doivent pas se voir confier des fonctions additionnelles, comme par exemple l’examen de la situation des droits de l’homme dans les pays considérés, a dit la représentante.  Un tel débordement risquerait d’affaiblir le travail de l’Organisation et de paralyser les travaux de l’ONU dans le pays aidé, a-t-elle souligné.

M. MIKIO MORI (Japon) a souhaité que le système des Nations Unies soit souple aussi bien au Siège qu’au niveau régional, au niveau des pays ou à celui des communautés, afin de répondre aux exigences de la population.  Il a encouragé les Nations Unies à prendre des mesures concrètes pour parvenir à cet objectif, notamment par l’établissement de cibles et de calendrier d’obtention de résultats.  S’agissant du coordonnateur résident, il a affirmé que ce système avait un rôle clef à jouer dans l’efficacité d’ensemble du système de l’ONU.  Il a noté que des désaccords persistaient sur les délimitations des pouvoirs et l’évaluation du rôle du coordonnateur résident, et a demandé que l’Assemblée générale, l’ECOSOC ou encore le CCS prennent des actions immédiates, accompagnées de délais clairs, pour que le système des Nations Unies puisse améliorer la fourniture de son assistance et la rendre plus efficace sur le terrain.  Enfin, il a espéré que le rôle de l’ECOSOC au sein du système de l’ONU serait aussi efficace que possible et que ces discussions pourraient contribuer au Forum de haut niveau d’Accra sur l’efficacité de l’aide. 

Le représentant du Brésil a déclaré que depuis l’adoption par l’Assemblée générale de la résolution 62/208, trop peu de temps s’était écoulé pour permettre la mise en œuvre de ses termes.  Il a en outre souligné que les pays en développement jouaient un rôle important dans l’évaluation de l’Examen triennal complet et que les futurs rapports du Secrétaire général sur l’apport des coordonateurs résidents seraient particulièrement utiles pour identifier les mesures à prendre afin de renforcer la coordination au niveau des pays. 

M. SUL KYUNG-HOON (République de Corée) a estimé que le rôle et les contributions des fonds, programmes et autres organes opérationnels du système de développement de l’ONU étaient plus importants que jamais, alors que le monde fait face à de nombreuses crises.  Il a affirmé que l’appropriation nationale et le rôle de leader que doivent jouer les gouvernements étaient un des éléments clefs sur lesquels reposait la bonne conduite des activités opérationnelles de l’ONU.  Il a expliqué qu’en s’alignant sur les priorités nationales, l’ONU pourrait mieux contribuer au renforcement de l’appropriation nationale, par les populations, des programmes de pays.  Il s’est réjoui des premiers résultats du projet pilote « Une ONU » en ce qui concerne l’amélioration de la cohérence et de l’efficacité des activités opérationnelles du système de l’ONU.  Le représentant a insisté sur l’importance du système de coordonnateur résident pour assurer la fourniture efficace de l’aide et a, à cet égard, souligné la nécessité d’en améliorer les processus de sélection et de formation.  Sur la question du financement, il a déclaré que les ressources de base étaient essentielles aux activités opérationnelles et que le déséquilibre actuel entre ce financement et les contributions volontaires devait être réduit.  Enfin, il a souhaité que les liens entre les aspects normatifs et opérationnels du travail des Nations Unies soient renforcés et a estimé que l’ECOSOC avait un rôle unique à jouer dans ce sens. 

M. BONIFACE LEZONA (République du Congo) a loué la cohérence de l’Examen triennal complet.  Il a déploré que la situation en matière de développement, marquée par des progrès réels, soit entravée par une baisse de l’APD qui est signalée dans les rapports pertinents du Secrétaire général.  La baisse de l’APD, qui fait passer cette aide de 0,33%, à 0,30% du PIB des pays riches, éloigne la perspective de parvenir à la mobilisation des 150 milliards de dollars nécessaires à la conduite des programmes qui auraient permis aux pays de parvenir d’ici à 2015 à la réalisation des OMD, a dit le représentant congolais.  Il a  ensuite évoqué le nouveau programme de coopération entre l’UNICEF et la République du Congo, financé à hauteur de 30 millions de dollars, et destiné à renforcer la protection des droits des enfants.  Il a salué les initiatives associant son pays et les agences de développement de l’ONU, qui permettent au Gouvernement congolais de mettre plus efficacement en œuvre ses propres stratégies de réduction de la pauvreté et de relèvement postcrise.  Le représentant a également souhaité que la coopération Sud-Sud soit l’occasion de réfléchir à de nouvelles sources de financement et de renforcement des capacités nationales. 

M. GHEORGHE LEUCA (République de Moldova) a déclaré que les discussions portant sur l’Examen triennal complet offraient une occasion unique de renforcer les liens entre le travail normatif et les activités opérationnelles du système de l’ONU.  Il a partagé l’avis selon lequel les activités opérationnelles devaient se faire sur la base des priorités nationales et devaient promouvoir l’appropriation nationale des programmes de développement, y compris par le renforcement des capacités.  Il a précisé que le développement des capacités était au cœur des activités opérationnelles.  Par ailleurs, le représentant a fait part des efforts considérables consentis par l’Équipe de pays des Nations Unies dans son pays, le Moldova, afin d’y renforcer la cohérence et la coordination.  Il a ajouté que la structure de coordination avait été révisée.  Il a expliqué que les Nations Unies avaient assisté le Gouvernement de Moldova, par le biais d’un programme commun, dans la préparation de sa Stratégie nationale de développement pour 2008-2011.  Il a indiqué qu’avec le soutien du système des Nations Unies et d’autres donateurs, son pays avait amélioré ses capacités de gestion du développement.  Il a constaté que le système de l’ONU utilisait l’expertise nationale d’exécution pour mettre en œuvre les programmes.  En outre, il a souhaité que le système de l’ONU continue la simplification et l’harmonisation des efforts menés entre le Gouvernement et les donateurs afin de simplifier les coûts de transaction, renforcer les capacités nationales et améliorer les résultats obtenus.  M. Leuca a enfin insisté sur l’importance du financement adéquat des activités opérationnelles et a affirmé qu’il fallait traiter du déséquilibre entre ressources de base et contributions volontaires. 

Mme AIDA ALZHANOVA (Kazakhstan) a estimé qu’il fallait exploiter toutes les possibilités de développement, l’ONU ayant un rôle central à jouer dans la mise sur pied de solutions.  Le Plan-cadre pour le développement, et le système des coordonnateurs résidents sont appelés à devenir essentiels dans l’exécution transparente et efficace des programmes de pays, a-t-elle estimé.  La représentante a souhaité que l’ONU se dote d’une plus grande variété d’outils pour répondre aux situations d’urgence qui, par définition, s’adresseraient aux pays qui sont les plus vulnérables aux aléas du marché ou aux risques de catastrophes naturelles.  Elle a appelé de ses vœux la création d’un fonds spécial pour renforcer l’action des coordonnateurs résidents, les ressources ainsi mobilisées étant destinées au financement de leurs postes et des actions qu’ils seront emmenées à entreprendre ou superviser.

M. WILLIAM A. HEIDT(États-Unis) a indiqué que la résolution 62/208 de l’Assemblée générale avait été adoptée par consensus dans l’espoir d’améliorer la coordination et l’efficacité des activités opérationnelles de développement des Nations Unies.  Il a ainsi estimé que les États Membres devaient œuvrer collectivement et améliorer l’efficacité, la cohérence et la responsabilisation de tous les mécanismes et agences du système onusien.  Dans cette perspective, il a souligné que le système de coordonnateurs résidents jouait un rôle crucial et que les directives et le suivi à assurer dans ce domaine devaient être améliorés sur une base régulière.  Il a dit que les coordonnateurs résidents du système de l’ONU devaient rendre compte de leur travail aux organes de l’Organisation de manière régulière.  Il a par ailleurs affirmé que le système des coordonnateurs résidents visait à permettre la réalisation d’économies.  Encourageant l’analyse et l’adoption de mesures de réduction des coûts, le représentant a souhaité que des données sur celles-ci soient inclues dans les futurs rapports présentés au Conseil.  S’agissant du financement du système de coordonnateurs résidents, il a constaté que le PNUD semblait être la seule source de ce financement et a annoncé que les États-Unis demanderaient au Secrétaire général de faire un rapport sur la manière dont ce fardeau financier pourrait être partagé entre agences.  Il s’est réjoui que le Programme alimentaire mondial participe au système des coordonnateurs résidents et que trois employés de ce Programme aient récemment été nommés coordonnateurs résidents. 

M. JUAN FELIPE RENGIFO (Colombie) est intervenu brièvement et a déclaré que la réalisation des objectifs de développement internationaux exigeait une gestion en évolution permanente.  Il en va, a-t-il dit, de l’efficacité des actions visant à faire avancer l’appropriation nationale et, ce faisant, la viabilité à long terme des activités opérationnelles.  Le représentant colombien a ajouté qu’au titre de la coopération Sud-Sud, l’ONU avait un rôle moteur à jouer, et que son action devait être menée conjointement avec celles des autres acteurs du développement. 

M. NOR-EDDINE BENFREHA (Algérie) a rappelé que les pays en développement avaient besoin de l’ONU pour relever les défis en matière de développement et réaliser leur croissance économique et ce, à travers le renforcement des institutions nationales en charge du développement.  Les Nations Unies demeurent un vecteur essentiel dans la coopération internationale pour le développement et, de ce fait, elles doivent agir d’une manière plus optimale afin de répondre aux attentes des pays en développement.  Le représentant a ensuite souligné l’importance d’une mise en œuvre intégrale par les fonds et programmes et les institutions spécialisées du système des Nations Unies de la résolution 62/208 de l’Assemblée générale sur l’Examen triennal des activités opérationnelles de développement des Nations Unies.

La question du financement des activités opérationnelles revêt toujours plus d’acuité en raison principalement de la diminution en termes réels des ressources de base et des ressources régulières pour les fonds et programmes et les institutions spécialisées des Nations Unies, a poursuivi M. Benfreha.  Cette tendance mérite, selon lui, un examen approfondi pour permettre un financement qui tiendrait compte des mandats respectifs des organes du système des Nations Unies.  Par ailleurs, a-t-il dit, il importe d’assurer des financements prévisibles et stables dans le cadre de programmes pluriannuels de financement.  Les ressources régulières et de base doivent constituer le fondement des activités opérationnelles pour le développement en raison de leur caractère universel et neutre.

S’agissant du système des coordonnateurs résidents, le représentant a exprimé sa satisfaction quant aux avancées obtenues pour l’amélioration du système des coordonnateurs résidents, de son fonctionnement et de ses coûts et de ses avantages.  Il a toutefois souhaité une meilleure coopération entre les organismes des Nations Unies pour parachever le règlement des questions de coordination qui se posent dans la mise en œuvre des activités opérationnelles de développement.  M. Benfreha a conclu en se déclarant convaincu que la coopération Sud-Sud recelait d’innombrables atouts dans le cadre de la coopération internationale pour le développement.  À cet égard, il a exprimé son appui pour le renforcement de cette forme de coopération qui devrait faire partie intégrante des programmes des activités opérationnelles.  À cet effet, le Nouveau Partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) devrait bénéficier de tout le soutien du système des Nations Unies pour sa mise en œuvre à travers son intégration dans les programmes de l’ensemble du système des Nations Unies.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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