LE PRÉSIDENT ÉLU DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL, LÉO MÉRORÈS, D’HAÏTI, PLACE L’ANNÉE 2008 SOUS LE SIGNE DES PROMESSES ET DES DÉFIS À RELEVER

14 janvier 2008
ECOSOC/6313

LE PRÉSIDENT ÉLU DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL, LÉO MÉRORÈS, D’HAÏTI, PLACE L’ANNÉE 2008 SOUS LE SIGNE DES PROMESSES ET DES DÉFIS À RELEVER

14/01/2008
Conseil économique et social
ECOSOC/6313
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil économique et social

Session d’organisation de 2008

1ere séance – après-midi                                    

LE PRÉSIDENT ÉLU DU CONSEIL ÉCONOMIQUE ET SOCIAL, LÉO MÉRORÈS, D’HAÏTI, PLACE L’ANNÉE 2008 SOUS LE SIGNE DES PROMESSES ET DES DÉFIS À RELEVER

Le Président élu du Conseil économique et social (ECOSOC) a estimé que 2008 sera une année de promesses et de défis.  Au cours de l’ouverture de la session d’organisation du Conseil, qui a eu lieu ce matin en présence du Secrétaire général de l’ONU, du Président sortant de l’ECOSOC, et du Ministre haïtien de la planification et de la coopération externe; M. Léo Mérorès, Président de l’ECOSOC et Représentant permanent d’Haïti, a exprimé toute l’importance qu’il attache au développement durable. 

Le Président élu a aussi promis d’assurer le succès du Forum biennal pour la coopération au développement (FCD) dont la première session est prévue en juillet 2008.  Ce Forum, a-t-il prévenu, ne répondra aux attentes placées en lui que si tous les acteurs du développement y participent activement.  En 2015, nous devrons être en mesure de dire que nous avons fait tout ce qui était possible pour réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), a commenté le Secrétaire général des Nations Unies. 

M. Ban Ki-moon a souligné qu’en matière de développement, l’Afrique doit demeurer la priorité de l’action du système des Nation Unies.  Le Secrétaire général a annoncé qu’il présentera à l’Assemblée générale, en mars prochain, une proposition sur le renforcement des mécanismes de développement de l’ONU, en prévision de la réunion de haut niveau de septembre 2008 sur les moyens de combler les lacunes qui existent dans la mise en œuvre des OMD. 

Après les quatre interventions principales entendues ce matin, les membres de l’ECOSOC ont porté à leurs vice-présidences MM. Kim Huyn Chong de la République de Corée, Andrei Dapkiunas du Bélarus, Jean-Marc Hoscheit du Luxembourg, et Antonio Pedro Monteiro Lima du Cap-Vert. 

Les représentants d’Antigua-et-Barbuda, s’exprimant au nom du Groupe des 77 et de la Chine; de la Slovénie, au nom de l’Union européenne; et de la Barbade, au nom de la Communauté des Caraïbes (CARICOM); ont promis au Président et aux Vice-Présidents leur entière coopération.  Le Ministre de la planification d’Haïti et le représentant de la Guinée-Bissau ont appelé le Conseil à intensifier ses efforts dans le cadre des groupes consultatifs qu’il a créés pour s’occuper de la situation dans leurs deux pays. 

L’ECOSOC a ensuite adopté l’ordre du jour provisoire de sa session d’organisation* avant que son Président n’annonce la tenue de consultations officieuses sur le projet de programme de travail**

Le Président a aussi annoncé qu’en février prochain, le Conseil élira les membres du Comité d’experts de l’administration publique, du Conseil d’administration d’ONU-Habitat, et du Comité d’experts de la coopération internationale en matière fiscale.  Ce matin, le Conseil a reconduit jusqu’au 22 juin 2008 le mandat du Brésil au Comité d’organisation de la Commission de consolidation de la paix. 

La liste des 54 membres de l’ECOSOC figure sur la page suivante http://www.un.org/ecosoc/about/members.shtml.

*   E/2008/2

** E/2008/1

ÉLECTIONS, PRÉSENTATION DE CANDIDATURES, CONFIRMATION DES CANDIDATURES ET NOMINATIONS

Déclarations

M. DALIUS CEKUOLIS (Lituanie), Président sortant du Conseil économique et social, a qualifié d’extraordinaire l’année 2007 qui a vu le Conseil économique et social (ECOSOC) « passer à la vitesse supérieure ».  L’ECOSOC est en train de devenir véritablement l’organe prévu par la Charte, car au cours de ces dernières années, il a examiné des questions vitales en engageant un groupe diversifié de parties prenantes et de décideurs, a déclaré M. Cekuolis.  L’Examen ministériel annuel sur l’élimination de la pauvreté et de la faim a permis d’entendre des exposés de six pays en développement et d’échanger des points de vue au cours des réunions-débats et du débat général.  Grâce à cet Examen, la capacité de l’ONU à entendre des points de vue différents a été améliorée et un intérêt renouvelé des ONG et de la société civile a été observé, a relevé le Président sortant. 

Le Forum de la société civile pour le développement a permis d’élaborer des recommandations précises qui ont enrichi les discussions intergouvernementales.  La foire aux innovations a quant à elle complété de façon importante l’Examen ministériel annuel (EMA).  Le grand nombre de pays en développement et développés qui se sont proposés  pour présenter des exposés nationaux au cours de l’Examen ministériel de 2008 témoigne du succès de l’Examen en 2007.  Au titre de la deuxième innovation, le Président sortant a cité le Forum de coopération au développement qui doit réunir tous les acteurs concernés.  Les questions discutées enrichiront la session de l’ECOSOC et permettront de lancer un partenariat véritablement mondial pour le développement, a-t-il estimé.

Le renouvellement et la redynamisation du Conseil, a prévenu le Président sortant, sont un chantier en cours.  L’ECOSOC doit s’adapter plus avant pour relever les défis auxquels il fait face.  Mais on peut déjà revendiquer l’adoption du programme de travail pluriannuel.  Le Conseil a aussi compris que le segment de coordination doit être le suivi de la mise en œuvre de la Déclaration ministérielle de l’année précédente, a souligné M. Cekuolis.  En outre, les liens entre le travail du Conseil et celui de ses organes subsidiaires peuvent aider à renforcer la cohérence au sein du système de l’ECOSOC. 

Le Conseil doit en effet améliorer sa capacité à coordonner le travail de ses commissions et à garantir l’engagement continu de toutes les parties prenantes.  Il doit aussi continuer à travailler à l’amélioration de ses méthodes de travail.  La structure actuelle du segment général empêche, a estimé le Président sortant, un examen substantiel des questions inscrites à l’ordre du jour en même temps qu’elle limite la capacité du Conseil à élaborer des directives efficaces.  Il faut revoir le format du débat général et le rendre plus ciblé, a-t-il recommandé. 

La participation des organes du système de l’ONU doit être renforcée, les résolutions rationalisées et les chevauchements avec le travail de l’Assemblée générale réduits, a poursuivi M. Cekuolis.  Il faut faire en sorte, a conclu le Président sortant, que le Conseil puisse traiter de manière efficace les défis de la pauvreté, des maladies et des catastrophes naturelles.  Le Conseil doit être à la pointe des efforts visant la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).

M. LEO MÉRORÈS (Haïti), nouveau Président de l’ECOSOC, a rendu hommage au Secrétaire général, Ban Ki-moon, lequel, a-t-il dit, n’a cessé de manifester depuis son entrée en fonctions, il y a un an, un soutien solide au Conseil.  Il a salué sa détermination à renforcer le pilier du développement des Nations Unies, ce qui devrait contribuer, selon le Président, à faire progresser le rôle de premier plan de l’ONU dans la promotion de l’agenda du développement.  M. Mérorès a également félicité son prédécesseur, Dalius Cekuolis, qui a, a-t-il souligné, introduit un certain nombre d’innovations en vue d’améliorer l’efficacité du Conseil.

Le nouveau Président de l’ECOSOC, qui s’est félicité des relations spéciales que le Conseil entretenait avec son pays, par l’intermédiaire du Groupe ad hoc sur Haïti, a en outre mis l’accent sur les tâches qui attendent cet organe au cours de l’année 2008.  Selon lui, le choix du thème de l’Examen ministériel annuel (EMA), « mise en œuvre des objectifs et des engagements reconnus en vue du développement durable », ne pouvait pas mieux tomber.  C’est un sujet auquel nous attachons une signification particulière en tant que citoyen d’un petit État insulaire en développement, a-t-il précisé.  Les petits États insulaires luttent contre les effets des changements climatiques, l’élévation du niveau de la mer et les phénomènes extrêmes, a-t-il rappelé, notant que si aucune action immédiate n’est entreprise, la santé et le bien-être des populations de ces pays et de celles du reste du monde en pâtiront. 

L’ECOSOC a le potentiel, a-t-il assuré, de faire mieux comprendre la façon dont les changements climatiques et le développement économique et social sont liés.  Le Conseil peut ainsi constituer une instance pour l’intégration des piliers économique, social et environnemental du développement durable qui font actuellement tant défaut au niveau mondial.  L’ECOSOC, a-t-il ajouté, peut apporter l’énergie de ses commissions techniques pour supporter des actions contre les défis complexes auxquels fait face l’humanité.  L’Examen ministériel annuel sera ainsi, a dit M. Mérorès, un premier pas important vers la réalisation de ce grand potentiel. 

M. Mérorès s’est, par ailleurs, engagé à œuvrer avec les huit pays appelés à faire des exposés nationaux au cours de l’Examen ministériel annuel afin que ces présentations puissent donner les résultats escomptés.  De même, a-t-il estimé, les contributions régionales seront importantes dans l’examen par le Conseil de la réalisation des objectifs de développement convenus au niveau international.  Il a, de ce fait, exhorté tous les membres du Conseil à faire en sorte que l’ECOSOC et la Commission de consolidation de la paix travaillent en étroite harmonie.  Enfin, il a dit partager les vues de son prédécesseur sur la façon d’améliorer les méthodes de travail du Conseil, en particulier s’agissant du segment général des travaux de sa session de fond. 

M. BAN KI-MOON, Secrétaire général de l’ONU, a également relevé que l’année 2007 a vu l’ECOSOC remplir les nouvelles fonctions que lui a assignées le Sommet mondial de 2005.  Le développement, a-t-il poursuivi, demeure le défi central à relever par les Nations Unies et la communauté internationale dans son ensemble.  Des progrès ont été faits depuis le Sommet du Millénaire.  En effet, entre 1990 et 2004, le nombre de personnes qui vivent dans la pauvreté absolue est passé d’un tiers de la population mondiale à un cinquième, a noté le Secrétaire général.  Toutefois, les disparités au sein des pays sont de plus en plus préoccupantes; et compte tenu des prévisions économiques pour 2008, les pays les moins avancés pourraient faire face à des défis encore plus difficiles à relever dans le domaine du développement.

Malgré les difficultés, l’agenda du développement des Nations Unies peut être réalisé si des mesures sont prises immédiatement pour respecter les engagements pris, a estimé M. Ban Ki-moon.  L’Afrique, où la pauvreté absolue a augmenté au cours de la dernière décennie, doit être la priorité, a dit le Secrétaire général.  Le Groupe de travail permanent sur la réalisation des OMD en Afrique travaille avec acharnement depuis le mois de septembre dernier pour mobiliser les ressources du système des Nations Unies et de ses partenaires, a souligné le Secrétaire général.

Ban Ki-moon a annoncé qu’avec le Président de l’Assemblée générale, il convoquera une réunion de haut niveau en septembre 2008 pour trouver les moyens de combler le fossé qui existe dans la mise en œuvre des OMD.  Il faut, a-t-il dit, accorder toute l’attention requise aux questions du commerce, des investissements et du financement, en prévision de la douzième Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED XII), qui doit se tenir à Accra, au Ghana, au mois d’avril, et de la Conférence d’évaluation de la mise en œuvre des engagements du Consensus de Monterrey sur le financement du développement, prévue à Doha, au Qatar, en novembre prochain.

Les pays les plus pauvres sont aussi les plus vulnérables aux conséquences des changements climatiques, a prévenu le Secrétaire général.  Il faut faire des progrès en la matière parce que la communauté internationale attend de l’ONU qu’elle agisse sur les relations étroites qui existent entre les objectifs liés aux changements climatiques et ceux liés au développement.  En la matière, le Conseil est dans une position unique pour forger des liens étroits avec tous les acteurs, dont la société civile et le secteur privé, et pour optimiser le potentiel du système des Nations Unies pour répondre aux besoins de l’humanité.

Ban Ki-moon a estimé que le premier Forum de coopération au développement, qui doit se tenir en juillet prochain, sera essentiel à la performance de l’ECOSOC.  « Au cours des prochaines années », a conclu le Secrétaire général, « je travaillerai au renforcement du rôle de l’ONU dans le développement.  En mars, je présenterai à l’Assemblée générale une proposition sur le renforcement des mécanismes de développement de l’ONU », a annoncé Ban Ki-moon. 

Rappelant que l’Assemblée doit commencer bientôt son travail sur la cohérence à l’échelle du système, le Secrétaire général a jugé impératif que ce système travaille comme un seul homme aux niveaux national, régional et international dans tous ses domaines d’activités.  En 2015, nous devrons être en mesure de dire que nous avons fait tout ce qui était possible pour réaliser les engagements relatifs aux OMD, a ajouté le Secrétaire général.

M. JEAN MAX BELLERIVE, Ministre de la planification et de la coopération externe d’Haïti, a fait part de l’immense satisfaction de son Gouvernement et du peuple haïtien pour l’honneur qui a été fait à son pays en lui confiant la Présidence de l’ECOSOC pour 2008.  Le Gouvernement haïtien est particulièrement sensible aux activités du Conseil, un organe, a-t-il dit, qui lui a octroyé une attention toute spéciale au cours de ces trois dernières années par l’intermédiaire du Groupe ad hoc sur Haïti.  Depuis les événements politiques troublants de 2004, le Groupe ad hoc a maintenu la garde en effectuant plusieurs visites d’information en Haïti, a-t-il expliqué, précisant que les rapports issus de ces visites sur le terrain ont désormais fait prendre conscience à la communauté internationale de l’urgence et de la nécessité d’un engagement global à long terme pour éviter un retour rapide à des turpitudes qui pourrait attenter à la stabilité, élément indispensable, selon lui, à un développement social et économique durable d’Haïti.

Le Ministre a estimé, par ailleurs, que son pays assumait la Présidence de l’ECOSOC à un moment crucial pour la machinerie institutionnelle du système des Nations Unies, et à un stade critique de l’échéancier de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  Il a assuré que les résultats des actions conjuguées menées sous l’égide des mandats de la première Examen ministériel annuel et du lancement du Forum pour la coopération au développement permettront à l’ECOSOC de faire un bond exceptionnel sur la voie de son renforcement et sur l’efficacité de son action dans la gestion globale de l’agenda du développement.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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