LA VICE-SECRÉTAIRE GÉNÉRALE INSISTE SUR LA NÉCESSITÉ D’ACCROÎTRE LE MONTANT DES RESSOURCES DE BASE ALLOUÉES AU SYSTÈME DES NATIONS UNIES ET DE RENDRE CE DERNIER PLUS COHÉRENT ET PLUS EFFICACE

10 Juillet 2008
DSG/SM/406-ECOSOC/6360

LA VICE-SECRÉTAIRE GÉNÉRALE INSISTE SUR LA NÉCESSITÉ D’ACCROÎTRE LE MONTANT DES RESSOURCES DE BASE ALLOUÉES AU SYSTÈME DES NATIONS UNIES ET DE RENDRE CE DERNIER PLUS COHÉRENT ET PLUS EFFICACE

10/07/2008
Vice-Secrétaire générale
DSG/SM/406 ECOSOC/6360
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

LA VICE-SECRÉTAIRE GÉNÉRALE INSISTE SUR LA NÉCESSITÉ D’ACCROÎTRE LE MONTANT DES RESSOURCES DE BASE ALLOUÉES AU SYSTÈME DES NATIONS UNIES ET DE RENDRE CE DERNIER PLUS COHÉRENT ET PLUS EFFICACE

On trouvera ci-après le texte de la déclaration que la Vice-Secrétaire générale de l’ONU, Mme Asha-Rose Migiro, à l’occasion du débat sur les activités opérationnelles qui a eu lieu aujourd’hui, dans le cadre de la session de fond de 2008 du Conseil économique et social à New York:

C’est un plaisir pour moi de m’adresser aujourd’hui au Conseil économique et social.  Le Président et le Bureau ont jusqu’ici mené à bien avec beaucoup de succès les travaux de cette session, montrant ainsi que le Conseil économique et social est capable d’agir sur les questions importantes.  Je suis tout à fait convaincue que lors de cette importante réunion vous serez en mesure d’atteindre vos objectifs.

Vous savez sans doute que l’Assemblée générale a entrepris, en décembre, son examen triennal complet des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies, parvenant à s’entendre sur un large ensemble de principes et de mesures.  La résolution de l’Assemblée générale sur la question a adressé à la communauté internationale et au système des Nations Unies un message important, à savoir que les États Membres sont très attachés aux activités opérationnelles de développement de l’Organisation.

Le fait que la résolution susmentionnée ait reconnu le caractère unique de ces activités est d’autant plus essentiel qu’aujourd’hui, le contexte dans lequel s’inscrivent ces initiatives a changé du tout au tout, tandis que de nouveaux acteurs et de nouvelles approches gagnent en importance dans le domaine de la coopération aux fins du développement.  Cette nouvelle donne a incité fortement l’ONU à tirer parti au mieux de ces changements en devenant plus efficace et plus agissante de manière à pouvoir faire face aux nouvelles exigences du moment.

Toutes les activités opérationnelles de développement de l’ONU visent en priorité à renforcer les capacités des pays, en tenant compte des priorités propres à ces derniers.  L’examen triennal complet des activités opérationnelles de développement du système des Nations Unies met le système de l’ONU au défi de mener à bien cette tâche dans un certain nombre de domaines, tout en incitant les pays à prendre davantage en charge et à mieux contrôler ces activités de développement.

La résolution confirme aussi que les objectifs de développement qui ont été convenus à l’échelle internationale, notamment les Objectifs du Millénaire pour le développement, forment le cadre des activités de l’ONU, lesquelles devraient être évaluées en fonction de l’efficacité avec laquelle elles aident les pays à atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés en matière de réduction de la pauvreté, de croissance économique et de développement durable.

L’examen triennal complet reconnaît que, pour renforcer les moyens dont dispose le système des Nations Unies pour venir en aide aux pays, il faut s’employer sans relâche à en améliorer l’efficacité la rentabilité, la cohérence et l’impact et augmenter considérablement le total des ressources allouées. L’examen définit aussi un certain nombre de mesures précises à même de contribuer à la réalisation de ces objectifs.

Je souhaiterais appeler l’attention sur deux tâches que l’examen des politiques a permis de mettre en évidence.  La première consiste à lancer un appel en faveur de l’accroissement des ressources financières allouées au système des Nations Unies, notamment des contributions au budget ordinaire.  Cet effort est indispensable si nous voulons pouvoir aider efficacement les pays à relever les nombreux défis auxquels ils sont aujourd’hui confrontés.

La deuxième tâche a trait aux recommandations qui visent à renforcer la cohérence, l’efficacité et la pertinence des activités du système des Nations Unies.  À l’échelle nationale, il nous faut soutenir le rôle central joué par les coordonnateurs résidents pour aider l’ONU à mieux répondre aux priorités des pays.  Au Siège de l’Organisation, il nous faut simplifier et harmoniser les pratiques de fonctionnement des organismes des Nations Unies.  La récente réforme du Conseil des chefs de secrétariat, qui a placé le groupe consultatif pour les programmes sous la direction de ce conseil, devrait permettre aux organismes du système des Nations Unies de répondre de manière plus cohérente aux demandes formulées à l’issue de l’examen triennal complet.

Nous pouvons aussi améliorer la cohérence en nous fondant sur l’acquis des huit pays ayant fait l’objet d’expériences, acquis qui continue de retenir l’attention des États Membres.

À ce propos, je note avec plaisir que le Gouvernement mozambicain a organisé en mai dernier un séminaire devant permettre aux pays susmentionnés et à d’autres États engagés dans des processus analogues d’échanger leurs expériences.  Ce sera là l’occasion d’échanger des informations sur les moyens de renforcer l’appui du système des Nations Unies et de le rendre cohérent, conformément aux recommandations formulées à l’issue de l’examen triennal complet.

Durant la présente réunion consacrée aux activités opérationnelles, le Conseil devra veiller à ce que, durant les trois prochaines années, la résolution sur l’examen complet des politiques soit appliquée de manière efficace par tous les organismes du système des Nations Unies qui s’occupent du développement et par les États Membres.

Les enjeux sont élevés.  D’un côté, il faut faire des dispositions de la résolution une réalité.  Dans le même temps, nous comptons sur les États Membres pour qu’ils s’acquittent de leur rôle et renforcent l’efficacité des activités opérationnelles de développement.

Permettez-moi maintenant de présenter au Conseil économique et social les trois rapports du Secrétaire général.

Le premier concerne le processus de gestion nécessaire à l’application de la résolution sur l’examen triennal complet.  Ce document a été établi en réponse à une demande de l’Assemblée générale qui voulait un rapport contenant des directives, des objectifs et des repères et des calendriers bien définis –en d’autres termes, un plan de travail– aux fins de l’application intégrale de la résolution.  Les organismes ont uni leurs efforts pour élaborer ce plan.  J’attends avec intérêt que le Conseil économique et social nous éclaire sur le meilleur moyen de mettre en œuvre ce plan.

Le deuxième rapport traite du système des coordonnateurs résidents qui est d’une importance décisive.  Ce document donne un aperçu de la raison d’être de l’organisation, du fonctionnement et du financement de ce système et de la façon dont tous ces éléments ont évolué.  Il chiffre les coûts initiaux tout en illustrant par des exemples les avantages que procure la coordination au niveau national.  Il examine en particulier la façon dont les organismes des Nations Unies qui s’occupent de développement, notamment les institutions spécialisées non résidentes, participent au système des coordonnateurs résidents.  Vos conseils et vos directives seront importants, notamment pour ce qui concerne le choix des thèmes et la portée du rapport de l’an prochain.

Vous êtes également saisis d’une analyse statistique complète du financement des activités opérationnelles de développement pour 2006.  Cette étude regroupe les données financières relatives aux contributions et porte sur plus d’une trentaine d’entités des Nations Unies.  Il en ressort que le montant total des contributions versées au système des Nations Unies au titre des activités opérationnelles en 2006 s’est élevé à 17,2 milliards de dollars, soit une diminution de 2% en termes réels par rapport à l’année précédente.  La part du total des contributions versées au budget ordinaire se chiffrait à 29,5%.  Le montant total dépenses du système des Nations Unies a atteint 16,4 milliards de dollars en 2006.

Conformément à ce qu’avait demandé l’Assemblée générale, le présent rapport met en évidence les mesures qui ont été prises en vue de mettre sur pied un système de données et d’établissement de rapports financiers complet fiable et cohérent pour les activités opérationnelles de développement des Nations Unies.  Vous reconnaîtrez que cette tâche exigera du temps et des efforts considérables.

Dans l’ensemble, le rapport nous rappelle que la situation financière de tous les organismes des Nations Unies qui s’occupent du développement est précaire.  Cet automne, à la demande de l’Assemblée générale, le Secrétaire général rendra compte des mesures prises pour améliorer, tant sur le plan de la quantité que de la qualité, le financement de ces activités opérationnelles de développement.

Enfin, permettez-moi de vous parler du document de travail intitulé « Progrès accomplis en termes de simplification et d’harmonisation des activités de développement du système des Nations Unies ».  Ce document a été établi en réponse à une demande de l’Assemblée générale qui avait invité les conseils exécutifs, les conseils d’administration et les organes directeurs des fonds, programmes et institutions spécialisées d’évaluer les efforts de simplification et d’harmonisation.  Bien que nous n’ayons pas progressé aussi rapidement que nous l’aurions souhaité, le système des Nations Unies est bien résolu dans son ensemble à accomplir des progrès dans ce domaine.

La présente réunion, qui est consacrée aux activités opérationnelles de développement, est d’une importance capitale.  Le Conseil économique et social a le devoir, du fait du rôle de coordination essentiel qui lui incombe, de promouvoir l’adoption de mesures visant à donner suite aux recommandations formulées à l’issue de l’examen triennal complet.  Cette année, le Conseil économique et social aura l’occasion de réfléchir à la façon de s’acquitter le mieux possible de cette tâche capitale.

J’espère que la présente réunion donnera lieu à des débats animés et fructueux.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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