CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE CHYPRE, M. DEMETRIS CHRISTOFIAS

26 septembre 2008
Conférence de presse

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE CHYPRE, M. DEMETRIS CHRISTOFIAS

26/09/2008
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE CHYPRE, M. DEMETRIS CHRISTOFIAS

Au cours d’une conférence de presse au Siège de l’ONU ce matin, le Président de Chypre, M. Demetris Christofias, a affirmé sa volonté de parvenir rapidement à une solution du problème chypriote et souhaité que le Secrétaire général M. Ban Ki-moon, continue à exercer sa mission de bons offices dans les négociations en cours entre les deux communautés de l’île, tout en rappelant l’expérience « amère » de 2004.

M. Christofias a dit qu’il avait eu un entretien « franc et plaisant » avec  M. Ban Ki-moon, qui l’a assuré de sa volonté d’assister les Chypriotes grecs et les Chypriotes turcs dans les négociations sur la réunification de l’île, ouvertes début septembre.  Le Président a cependant exigé que ce rôle se limite à une mission de bons offices, sans arbitrage ou médiation, contrairement à ce qui s’est produit en 2004.  Selon lui, « l’arbitrage » de l’ancien Secrétaire général M. Kofi Annan n’avait été alors, « ni équilibré, ni satisfaisant » pour avoir intégré des exigences de la Turquie plutôt que des demandes de la communauté chypriote turque.

Le Président a ainsi souligné que les Chypriotes doivent être responsables de leur propre destin et plaidé pour que les négociations permettent la création d’un État fédéral, bicommunal, bizonal, avec une identité nationale unique, une souveraineté unique et une seule nationalité. « Il n’y a qu’un seul État, la République de Chypre », a-t-il insisté. Il a dit avoir croisé brièvement le Président de la Turquie, M. Abdullah Gül, qu’il a appelé à jouer un rôle décisif dans la résolution du problème chypriote, ce pays occupant une partie de l’île depuis 34 ans et disposant de 40 000 soldats sur place et des dizaines de milliers de « colons ».  Le Président chypriote a également demandé aux États-Unis d’exercer leur influence auprès de leur allié turc.

M. Christofias a émis l’espoir que le dialogue avec le dirigeant de la communauté chypriote turque, M. Mehmet Ali Talat, sous l’égide de l’ONU, permette d’atteindre, au plus vite, un accord qui ouvre la voie à la réunification du pays, la fin de l’occupation qu’il a qualifiée d’« anomalie », et la création de conditions pour une coexistence pacifique.

Le Président chypriote a rappelé que son pays s’opposait à la reconnaissance du Kosovo comme État indépendant, précisément au nom de l’intégrité territoriale qu’il applique à son propre pays.  Il a dit suivre le même principe pour l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie.

Interrogé sur la possibilité que la Turquie assume la présidence du Conseil de sécurité, M. Christofias a rappelé que la décision dépendait des États Membres. Il n’en a pas moins rappelé l’existence de plusieurs résolutions condamnant ce pays pour son occupation d’une partie de Chypre.

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