CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN,

23 septembre 2008
Conférence de presse

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN,

23/09/2008
Communiqué de presse
Conférence de presse
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE ISLAMIQUE D’IRAN,

MAHMOUD AHMADINEJAD

La République islamique d’Iran est disposée à établir des relations avec les États-Unis, a déclaré ce soir devant la presse le Président Mahmoud Ahmadinejad qui s’exprimait en marge de l’Assemblée générale des Nations Unies.  Au cours d’une conférence de presse organisée au Siège de l’ONU, le Président iranien a indiqué que les Nations Unies étaient le cadre idéal pour entamer des discussions, tout en soulignant que la négociation valait mieux que l’usage du langage de la force et des menaces.

M. Ahmadinejad a souligné que son pays avait toujours cherché à établir des relations avec les États-Unis sur des bases nouvelles.  L’unilatéralisme et la menace ne constituent pas ce que l’on appelle une « relation », a-t-il commenté.  Il a indiqué que l’Iran avait proposé, concrètement, et depuis plusieurs années l’établissement de liaisons aériennes directes entre les deux pays, mais qu’il s’était constamment heurté à une fin de non-recevoir.  Interrogé sur l’éventualité d’une prise de contact avec les candidats à la présidence des États-Unis, Mahmoud Ahmadinejad s’est dit disposé à le faire à condition que ce contact se fasse publiquement, de manière ouverte et en présence des médias, afin que ceux-ci puissent en rapporter la substance.

En ce qui concerne les activités nucléaires de son pays, le Président iranien a déploré les pressions exercées par les puissances occidentales sur l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).  Il a affirmé que l’Iran avait répondu à toutes les exigences de l’AIEA.  Quant à l’imposition éventuelle de sanctions contre l’Iran, des mesures de ce type ne puniraient en premier lieu que ceux qui les décrètent, a-t-il estimé, déclarant que l’Iran est un « grand pays ».  M. Ahmadinejad a jugé « ironique » que des pays disposant de l’arme atomique et qui en ont fait usage, des pays qui représentent eux-mêmes une menace pour le monde, aient des exigences absurdes envers l’Iran concernant le programme nucléaire pacifique auquel il a droit aux termes du droit international.  Le Président iranien a indiqué, une nouvelle fois, que l’arme nucléaire était « inutile et obsolète ».  Il a, à cet égard, cité Israël qui, malgré sa possession de l’arme nucléaire, « ne parvient à résoudre aucun de ses problèmes existentiels ».

« L’Iran est le pays le plus pacifique du Moyen-Orient » et, tout au long de son histoire multiséculaire, il n’a jamais agressé aucun de ses voisins, a poursuivi M. Ahmadinejad.  L’Iraq de Saddam Hussein avait commis une agression contre l’Iran dans les années 80 et s’était servi d’armes chimiques qui lui avaient été fournies par les pays qui prétendent aujourd’hui clouer l’Iran au pilori.  Cette entreprise a été soutenue par le Gouvernement des États-Unis, a accusé Mahmoud Ahmadinejad en répondant à la question d’un journaliste.

Concernant Israël, le Président iranien a réitéré la proposition qu’il a faite concernant la tenue d’un référendum sous supervision internationale.  Ce référendum permettrait à l’ensemble de la population vivant sous contrôle israélien de choisir l’État dans lequel elle entend vivre.  L’Iran envisage de soumettre cette proposition à l’ONU, a dit M. Ahmadinejad.

Concernant les accusations de soutien au terrorisme portées contre l’Iran, Mahmoud Ahmadinejad a démenti toute implication de son pays dans ce genre d’activités.  Au contraire, a-t-il indiqué, l’Iran a été l’une des premières victimes du terrorisme.  Il a rappelé en particulier que des attentats meurtriers avaient été commis contre des dirigeants de la République islamique.

Mahmoud Ahmadinejad s’est enfin dit convaincu que le monde entrait dans une ère nouvelle où la pensée et la culture prédomineraient sur l’usage de la force.  Ces temps nouveaux relégueront aux oubliettes l’époque qui s’achève. Celle-ci a été caractérisée par la violence, le règne de la force et de l’intimidation, qui ont été source de tension et d’instabilité permanente.  M. Ahmadinejad s’est dit convaincu que le « facteur humain » permettrait d’orienter le monde dans le sens de l’établissement de liens fraternels et pacifiques entre peuples, nations et cultures.

*   ***   *

À l’intention des organes d’information • Document non officiel
À l’intention des organes d’information • Document non officiel.