CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA SOIXANTE-TROISIÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, MIGUEL D’ESCOTO

16 septembre 2008
Conférence de presse

CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA SOIXANTE-TROISIÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, MIGUEL D’ESCOTO

16/09/2008
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DU PRÉSIDENT DE LA SOIXANTE-TROISIÈME SESSION DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE, MIGUEL D’ESCOTO

Le Président de la soixante-troisième session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Miguel d’Escoto (Nicaragua), a estimé, cet après-midi, que « toutes les questions brûlantes » de notre « époque actuelle très inquiétante » devaient faire l’objet d’une approche « dans un esprit d’humanité et de fraternité ».

« Le temps est réellement venu d’aller de l’avant et d’accepter le fait que nous sommes tous frères et sœurs », a déclaré M. d’Escoto, lors d’une conférence de presse au Siège de l’ONU, à New York, quelques minutes après la séance d’ouverture de la soixante-troisième session de l’Assemblée générale.  « Pour certains, cela ressemblera à des chansons ou à de la poésie, mais c’est le seul moyen de sortir du bourbier de l’égoïsme insensé », a-t-il ajouté, en réponse à une question d’un journaliste portant sur une nouvelle polarisation politique du monde.  « Car, nous faisons naufrage. »

Le nouveau Président de l’Assemblée générale a constaté un « déraillement moral énorme », nécessitant un « retour à la raison ».  « Chacun d’entre nous, sans exception, est coresponsable de ce triste état de choses que le monde a lui-même créé », a-t-il affirmé, évoquant en particulier le « danger réel de l’extinction de l’espèce humaine ».  Il convient, a-t-il insisté, de « s’écarter des rêves de domination planétaire, qui ne peuvent que mener à l’extinction ».

Interrogé sur les moyens qu’il comptait mettre en œuvre pour rendre contraignantes, selon son vœu, les résolutions de l’Assemblée générale, M. d’Escoto a jugé « absurde » que les pays soutenant la démocratie aient « tout fait pour empêcher la démocratisation des Nations Unies ».  « S’il est trop difficile de rendre toutes les résolutions contraignantes, on devrait commencer par certaines résolutions », a-t-il dit.

La méthode visant à mener à bien le changement devrait s’appuyer sur le dialogue, a-t-il expliqué.  De l’avis de M. d’Escoto, « il n’y aura de progrès qu’en s’exprimant avec franchise et sans crainte ».

Le Président de la soixante-troisième session s’est en outre dit préoccupé par « les irrégularités les plus grandes » commises dans le monde, telles que la guerre en Iraq qui a, a-t-il fait remarquer, déjà causé la mort de 1,2 million de personnes.  « Il faut mettre fin à de telles guerres d’agression dans un souci de défense de la vie et de l’existence même des Nations Unies », a-t-il souligné.  Interrogé également sur le conflit en Géorgie, M. d’Escoto a estimé que ce pays avait « certainement » commis une « agression » en envahissant l’Ossétie du Sud.

En tant que premier prêtre accédant à la présidence de l’Assemblée générale, M. d’Escoto a par ailleurs jugé important de poursuivre un dialogue interreligieux.  De même, il a espéré pouvoir « amener des voix extérieures pour discuter de la réforme du Conseil de sécurité et d’autres questions ».  Il a ainsi promis de « profiter de toute occasion pour répondre aux frustrations de ceux qui pensent que la justice est flouée au Conseil ».

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