CONFÉRENCE DE PRESSE DE RICHARD BRANSON, PDG DE VIRGIN GROUP; SRGJAN KERIM, PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE; ET DARYL HANNAH, ACTRICE

11 février 2008
Conférence de presse

CONFÉRENCE DE PRESSE DE RICHARD BRANSON, PDG DE VIRGIN GROUP; SRGJAN KERIM, PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE; ET DARYL HANNAH, ACTRICE

11/02/2008
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DE RICHARD BRANSON, PDG DE VIRGIN GROUP; SRGJAN KERIM, PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE; ET DARYL HANNAH, ACTRICE

Richard Branson, PDG de Virgin Group, a annoncé ce matin lors d’une conférence de presse le lancement d’un prix de 25 millions de dollars pour lutter contre les changements climatiques qui, a-t-il estimé, constituent une menace silencieuse, la plus sinistre et la plus meurtrière qui soit.  Lançant un appel pressant aux 20 nations les plus riches pour qu’elles contribuent pour un montant de 25 millions supplémentaires à ce prix, Richard Branson a également proposé de créer un « centre de commandement écologique ». 

Cette conférence de presse se tient au moment où l’Assemblée générale ouvre son débat thématique sur les changements climatiques, un thème cher à son Président, Srgjan Kerim, qui en a fait son cheval de bataille.  Prenant la parole à l’ouverture de la conférence de presse, le Président de l’Assemblée générale a précisé que ce débat devait constituer un atelier de travail qui non seulement permet de discuter des changements climatiques mais également de trouver des solutions dans des domaines qui en subissent les conséquences, comme la santé, l’économie, la bonne gouvernance, l’énergie, l’agriculture et la sécurité.

Le Président de l’Assemblée générale s’est dit encouragé de constater que « le climat politique avait changé et que la connaissance avait remplacé l’ignorance.  Avec ce débat, l’Assemblée générale franchit le premier pas vers la promotion des objectifs du Programme d’action de Bali sur les changements climatiques ».  Il a précisé que les négociations entre États Membres en vue d’établir des seuils d’émissions de gaz à effet de serre avaient commencé mais que les Nations Unies étaient conscientes du fait qu’il était nécessaire de coordonner les efforts d’acteurs très nombreux et divers, comme le monde des affaires, la société civile et la communauté scientifique. 

L’actrice et environnementaliste Daryl Hannah qui, pour l’anecdote, se déplace dans une voiture alimentée au biocarburant, explique que la question des changements climatiques touchait à des valeurs clefs et permettait aux individus de s’interroger sur les conséquences de leurs actes.  Elle s’est réjouie de constater que plus de 120 États Membres avaient l’intention de prendre la parole, soulignant également l’importance pour la société civile et les individus d’être soutenus par le monde des affaires et les gouvernements.

Revenant sur sa proposition de créer un « centre de commandement écologique », Richard Branson a précisé qu’il s’agira de catalyser et de promouvoir des idées innovantes qui auront le plus d’impact sur la durabilité de l’humanité.  Ce centre de commandement combinera innovation, accès aux meilleures données scientifiques possibles, mobilisation des ressources et influence politique.  Il identifiera les meilleures idées, et parfois les plus révolutionnaires, recensera et établira une liste, selon un ordre prioritaire, des mécanismes existants de réduction des émissions de dioxyde de carbone et de préservation des systèmes écologiques.  Ce centre, a-t-il encore expliqué, fournira une analyse de toutes les données disponibles en s’attachant à identifier les meilleures options, leurs implications financières dans le but de mettre en œuvre des plans avec des partenaires tels que les Nations Unies.  

La création de vastes lacs au cœur de régions désertiques en Afrique, Australie, Asie, dans le nord du Canada et en Amérique du Sud alimentés par des rivières qui, autrement, se seraient déversées dans les mers, est une de ces idées révolutionnaires.  La création de ces lacs peut intervenir au moment où le niveau de la mer commence à monter dans le but de maintenir le niveau actuel, contribuer à refroidir la terre et susciter la chute de pluie qui, à son tour, permettra aux arbres de pousser et d’absorber davantage de dioxyde de carbone.  C’est ce genre de projets qu’étudiera le centre de commandement, a indiqué Richard Branson.  Mais en définitive, il fera appel aux Nations Unies, aux gouvernements et autres organisations pour garantir leur mise en œuvre.

Traçant une comparaison entre le Conseil des sages et le centre de commandement, Richard Branson s’est réjoui de voir l’impact de l’action au Kenya de deux de ses membres, Kofi Annan et Graca Machel.  Il s’est dit convaincu que le centre de commandement pouvait accomplir autant dans le domaine écologique et qu’il devra pour cela être dirigé par une personnalité ayant la stature d’un Winston Churchill. 

Aux questions de la presse, plus particulièrement sur le choix possible d’Al Gore, il a précisé que cinq noms de personnalités figuraient sur la liste mais qu’il n’avait encore parlé à personne et qu’il était ouvert à d’autres suggestions.  À un journaliste lui demandant quel était l’« ennemi » du centre de commandement, il a répondu qu’il préférait se faire un allié des États-Unis, de l’Inde et de la Chine.  « En fait, tout le monde attend dans les 18 prochains mois un changement de politique aux États-Unis.  Les trois candidats restants à l’élection présidentielle sont convaincus du fait que le monde est confronté à un vrai problème qui exige une solution. »

Répondant à des questions sur le recours au biocarburant, il a indiqué que de vastes surfaces de terre étaient réservées à la production d’éthanol à partir de maïs.  Toutefois, il existe des plantations de sucre dans de nombreux pays, comme l’Inde et le Brésil, qui pourraient générer sept fois plus de carburant que les terres américaines qui devraient, selon lui, être consacrées à la production agricole.

Émettant des réserves au sujet du recours au maïs comme source de production de biocarburant, Daryl Hannah a expliqué que l’utilisation de l’algue et des déchets étaient prometteurs.  Ce qui importe, a-t-elle précisé, est de parvenir à des méthodes de production durables au lieu de déboiser la forêt tropicale en développant la production d’huile de palme ou en produisant du carburant à partir d’aliments.

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