À L’APPROCHE DE LA RÉUNION CONVOQUÉE PAR LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LES OMD, L’ASSEMBLÉE EXHORTE L’ONU À RENFORCER SON APPUI À L’AFRIQUE

11 septembre 2008
AG/10740

À L’APPROCHE DE LA RÉUNION CONVOQUÉE PAR LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LES OMD, L’ASSEMBLÉE EXHORTE L’ONU À RENFORCER SON APPUI À L’AFRIQUE

11/09/2008
Assemblée générale
AG/10740
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Assemblée générale

Soixante-deuxième session

121e séance plénière – matin

À L’APPROCHE DE LA RÉUNION CONVOQUÉE PAR LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL SUR LES OMD, L’ASSEMBLÉE EXHORTE L’ONU À RENFORCER SON APPUI À L’AFRIQUE

Elle souligne que la transparence et la responsabilité sont des objectifs essentiels pour tous les États Membres

L’Assemblée générale s’est réunie ce matin en séance plénière pour adopter sans vote deux résolutions, dont l’une* réaffirme sa volonté de répondre aux besoins particuliers de l’Afrique où, malgré des progrès notables, certains pays ne sont toujours pas en mesure de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) avant 2015.  Le Secrétaire général a convoqué la tenue, le 25 septembre prochain, d’une manifestation de haut niveau sur l’urgence de réaliser ces Objectifs.

Aux termes de ce texte; présenté par la délégation d’Antigua-et-Barbuda, l’Assemblée souligne combien il importe de régler les problèmes qui empêchent encore de parvenir à la paix, à la stabilité et au développement durable du continent africain, notamment la prévalence accrue de maladies infectieuses telles que le VIH/sida; les conséquences des changements climatiques; les taux de chômage extrêmement élevés chez les jeunes; le trafic d’êtres humains; les déplacements massifs de populations; l’exploitation illégale des ressources naturelles et le trafic illicite d’armes légères et de petit calibre; l’émergence de réseaux terroristes et l’intensification des activités liées à la criminalité transnationale organisée.

L’Assemblée reconnaît que les efforts faits aux niveaux international et régional pour prévenir les conflits et consolider la paix en Afrique devraient être axés sur le développement durable de ce continent et la mise en valeur des capacités humaines et institutionnelles des pays et des organisations africains.  Elle exhorte donc les organismes des Nations Unies à prendre systématiquement en compte les besoins particuliers de l’Afrique dans toutes leurs activités normatives et opérationnelles.

Elle demande aux organismes et aux États Membres de l’ONU d’épauler les efforts des pays africains et des organisations régionales et sous-régionales pour renforcer la bonne gouvernance, notamment en faisant respecter la primauté du droit et en tenant des élections libres et régulières.  De leur côté, les Gouvernements africains sont encouragés à mettre en place des structures et des politiques appropriées pour créer des conditions propres à attirer l’investissement étranger direct.

Les Gouvernements africains ainsi que les organisations régionales et sous-régionales sont également appelés par l’Assemblée à aider les pays africains sortant d’un conflit à concevoir des mécanismes nationaux de gestion des ressources naturelles et des recettes publiques, tandis que la communauté internationale est invitée à faciliter ce processus en fournissant une assistance financière et technique appropriée, ainsi qu’en réaffirmant sa volonté d’appuyer les efforts visant à combattre l’exploitation illégale des ressources naturelles de ces pays.

Dans une seconde résolution**, présentée par la délégation de l’Azerbaïdjan au nom de ses coauteurs, l’Assemblée générale, précisément, encourage la communauté internationale à appuyer les mesures prises pour renforcer la capacité des États ayant des ressources naturelles, en particulier ceux qui sortent d’un conflit, de négocier des clauses contractuelles mutuellement satisfaisantes, transparentes et équitables concernant l’utilisation, l’extraction et le traitement de leurs ressources naturelles.  Elle exhorte aussi le secteur privé, notamment les sociétés qui exercent des activités extractives, à garantir la transparence et l’existence de traces vérifiables et à respecter et promouvoir les principes d’honnêteté, de transparence et de responsabilité.

L’Assemblée souligne que la transparence et la responsabilité sont des objectifs que tous les États Membres devraient s’attacher à réaliser, quels que soient leur taille, leur niveau de développement et les ressources dont ils sont dotés.  Elle réaffirme qu’il faut lutter contre la corruption et accroître la transparence et prendre les mesures nécessaires pour accroître la transparence de l’administration publique.

Toujours aux termes de ce texte, l’Assemblée générale réaffirme combien elle tient à ce que la gouvernance, l’équité et la transparence prévalent dans les systèmes financiers, monétaires et commerciaux.  Elle encourage le commerce et l’industrie à se fixer des principes de portée mondiale concernant le développement durable, à faire en sorte que les sociétés mères mettent à la disposition des filiales dont elles détiennent une part substantielle du capital, et qui se trouvent dans des pays en développement, des techniques écologiquement rationnelles, et à modifier les procédures en vigueur pour tenir compte des conditions écologiques locales.

Les délégations des États-Unis et du Venezuela se sont félicitées de l’adoption de cette résolution.

Par ailleurs, l’Assemblée a décidé*** de poursuivre le travail visant la convocation des sessions du Groupe de travail à composition non limitée chargé d’examiner les objectifs et l’ordre du jour de la quatrième session extraordinaire de l’Assemblée générale consacrée au désarmement aussitôt que possible.  En effet, ce Groupe n’a pas tenu ses sessions d’organisation et de fond au cours de la soixante-deuxième session de l’Assemblée générale en 2008.  L’Assemblée a aussi décidé**** d’inscrire à son ordre du jour celle des études d’ensemble de toute la question des opérations de maintien de la paix sous tous leurs aspects.

Enfin, l’Assemblée générale, saisie d’une lettre***** du Président du Comité pour l’exercice des droits inaliénables du peuple palestinien, M. Paul Badji, a approuvé la demande d’admission du Nicaragua à ce Comité.  La délégation de ce pays s’est félicitée de cette décision.

La prochaine séance plénière de l’Assemblée générale sera annoncée dans le Journal.

* A/62/L.47

** A/62/L.41/Rev.1

*** A/62/L.49

**** A/62/406/Add.1

***** A/62/951

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