DONNONS UN SENS À LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME QUI DIT: « NUL NE SERA TENU EN ESCLAVAGE OU EN SERVITUDE », DÉCLARE BAN KI-MOON

30 novembre 2007
SG/SM/11306-DH/4935-OBV/674

DONNONS UN SENS À LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME QUI DIT: « NUL NE SERA TENU EN ESCLAVAGE OU EN SERVITUDE », DÉCLARE BAN KI-MOON

30/11/2007
Secrétaire général
SG/SM/11306
DH/4935
OBV/674
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DONNONS UN SENS À LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME QUI DIT: « NUL NE SERA TENU EN ESCLAVAGE OU EN SERVITUDE », DÉCLARE BAN KI-MOON


On trouvera ci-après, le texte du message du Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, à l’occasion de la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, célébrée le 2 décembre:


Aujourd’hui, la Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage ne devrait commémorer qu’un vestige du passé, un chapitre dans l’histoire des crimes les plus graves commis par l’humanité.  Malheureusement, la réalité est tout autre.


En effet, de nos jours, des millions d’êtres humains continuent de vivre en esclaves, victimes de pratiques abominables comme la traite des êtres humains, le travail forcé et l’exploitation sexuelle.  D’innombrables enfants sont enrôlés de force dans les armées, contraints de travailler dans des ateliers-bagnes ou vendus par des familles désespérées.  Des femmes sont brutalisées et échangées comme des marchandises.  Des familles et des villages entiers travaillent dans des conditions de servitude pour dettes.


Le fait que ces atrocités puissent se produire à notre époque devrait nous emplir tous de honte.  Le fait qu’elles soient très souvent avalisées, soutenues ou ignorées par ceux qui ont le pouvoir et le devoir d’y mettre un terme devrait susciter en nous une profonde indignation.  Il faut donc, avant toute autre chose, que le sort des personnes ainsi réduites en esclavage nous pousse à agir.


Il incombe à chacun d’entre nous de s’élever contre des crimes qui privent d’innombrables victimes de leur liberté, de leur dignité et de leurs droits fondamentaux.  Il nous faut œuvrer de concert à la réalisation des droits égaux pour tous que promet la Charte des Nations Unies.  Il nous faut aussi donner collectivement un sens aux dispositions de la Déclaration universelle des droits de l’homme qui stipulent que « nul ne sera tenu en esclavage, ni en servitude ».


Aucune personne, aucune communauté, aucun pays ne peut rester silencieux face à une telle infamie.  L’esclavage est un problème pour toutes les régions et pour tous les gouvernements.  Il doit être combattu à l’échelle tant nationale que régionale et internationale.  Il nous faut aussi chercher à comprendre pourquoi et comment, à une époque aussi « civilisée » que la nôtre, il est si courant.  Il nous faut aussi reconnaître qu’il se nourrit de la pauvreté endémique, de l’exclusion sociale et de la discrimination rampante.  C’est en effet parmi ceux qui sont désespérés, démunis et défavorisés que les esclavagistes trouvent leurs victimes.


L’Organisation des Nations Unies est foncièrement résolue à combattre l’esclavage.  Cette année, le Conseil des droits de l’homme a créé un nouveau mandat au titre des procédures spéciales et nommé un Rapporteur spécial sur les formes contemporaines d’esclavage.  Ces nouvelles mesures apporteront une contribution de premier plan à la lutte contre l’esclavage en collaboration étroite avec les États Membres de l’ONU, nos partenaires de la société civile et les groupes de victimes.


En cette Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, réaffirmons une fois encore la dignité inhérente à tous les êtres humains, hommes, femmes et enfants, et redoublons d’efforts pour édifier des sociétés dans lesquelles l’esclavage aura été définitivement relégué aux oubliettes de l’histoire.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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