BAN KI-MOON INVITE LES PARTICIPANTS AU CYCLE DE DOHA À RETROUVER UN ESPRIT DE COOPÉRATION ET À CONCLURE LES NÉGOCIATIONS

5 Juillet 2007
SG/SM/11079-ECOSOC/6282

BAN KI-MOON INVITE LES PARTICIPANTS AU CYCLE DE DOHA À RETROUVER UN ESPRIT DE COOPÉRATION ET À CONCLURE LES NÉGOCIATIONS

05/07/2007
Secrétaire général
SG/SM/11079 ECOSOC/6282
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BAN KI-MOON INVITE LES PARTICIPANTS AU CYCLE DE DOHA À RETROUVER UN ESPRIT DE COOPÉRATION ET À CONCLURE LES NÉGOCIATIONS

On trouvera, ci-après, le texte de l’allocution du Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, à l’occasion du lancement du Forum pour la coopération en matière de développement du Conseil économique et social, le 5 juillet à Genève :

C’est un honneur pour moi de participer au lancement officiel du Forum de haut niveau pour la coopération en matière de développement du Conseil économique et social.

Je me réjouis aussi du niveau et de la diversité des participants réunis dans cette salle. Une telle assemblée augure bien de l’avenir de ce forum et de sa capacité d’agir.

La création du Forum fait partie intégrante du processus visant à renforcer le Conseil économique et social. Elle représente une étape décisive de la mise en œuvre du partenariat mondial pour le développement. Et elle témoigne de l’engagement pris par les gouvernements d’accroître la cohérence et l’efficacité de la coopération internationale pour le développement.

Au fil des années, le système international d’aide au développement s'est développé au gré des circonstances. Aujourd'hui, il apparaît inutilement fragmenté et complexe.

Les flux d’aide des donateurs tendent à se concentrer sur quelques pays, alors que d’autres pays à faibles revenus souffrent d’un déficit de financement. Le nombre de donateurs ne cesse d’augmenter et les échanges avec les pays partenaires sont de plus en plus multiformes et exigent des efforts constants. Les politiques et procédures appliquées par les donateurs sont très diverses et leur harmonisation se révèle difficile. Les administrations nationales sont souvent débordées par le travail que nécessitent l’application des règles et les réponses aux demandes des différentes parties prenantes.

L’apparition de nouveaux fonds de plus en plus spécialisés rend le système encore plus complexe. Et encore n’avons-nous pas évalué le volume et l’impact de la dynamique propice créée par la coopération Sud-Sud et la coopération triangulaire.

Les défis à relever sont considérables. Pour y parvenir, nous devons veiller à ce que toutes les parties prenantes fassent entendre leur voix et contribuent activement à l’établissement d’un vaste consensus sur la gouvernance de la coopération internationale pour le développement.

Le Forum, qui a reçu l’appui des chefs d’État lors du Sommet mondial de 2005, a un rôle essentiel à jouer dans l’établissement de ce consensus. Il permet en effet de réunir les principaux acteurs afin de mettre la coopération pour le développement au service des objectifs de développement convenus au niveau international. Mais cette initiative mondiale ne portera ses fruits que si tous les acteurs concernés – gouvernements, entités du système des Nations Unies, société civile, parlements, secteur privé et milieux universitaires – comprennent qu’ils doivent se rendre mutuellement des comptes.

En 2002, les participants à la Conférence sur le financement du développement ont constaté que, pour avoir un effet durable, les efforts de développement devaient s’appuyer sur une maîtrise nationale des objectifs et stratégies de développement, conjuguée à des politiques saines et à des pratiques de bonne gouvernance à tous les niveaux. Si le partenariat mondial pour le développement apporte une contribution essentielle à la réalisation des objectifs de développement, la prise en main et la maîtrise de ces objectifs par les pays en sont l’élément moteur.

Le Consensus de Monterrey souligne également l’importance que revêtent une aide publique au développement sensiblement accrue et prévisible et son utilisation efficace à l’appui des efforts déployés pour atteindre les objectifs de développement, notamment ceux énoncés dans la Déclaration du Millénaire.

Au cours des cinq années qui se sont écoulées depuis Monterrey, les donateurs se sont engagés à accroître sensiblement l’aide publique au développement et les programmes d’allégement de la dette. Jusqu’à une période récente, le déclin de longue date de l’aide publique au développement semblait devoir s’inverser. Et, selon le Rapport de 2007 sur les objectifs du Millénaire pour le développement, alors que le programme se trouve à mi-parcours, il apparaît que les objectifs pourraient encore être atteints dans la plupart des pays si nous agissons maintenant.

Mais, comme le montre la diminution de l’aide publique au développement en 2006, rien n’est acquis. J’engage instamment les donateurs à prendre l’engagement d’accroître le montant de leur aide dans des délais précis afin que les objectifs prévus pour 2010 et 2015 puissent être atteints. De nouvelles ressources sont indispensables si nous voulons combler le déficit de financement et atteindre les objectifs du Millénaire dans les délais prescrits.

Et j’invite tous les pays participant au Cycle du développement de Doha à retrouver un esprit de coopération et de collaboration et à conclure les négociations commerciales de telle sorte qu’elles bénéficient à ceux qui en ont le plus besoin.

Le Forum est, à mes yeux, une instance propice pour établir des consensus et constituer des partenariats solides fondés sur une démarche participative et sans exclusive. Et je suis convaincu qu’on ne tardera pas à reconnaître sa capacité à produire des résultats de qualité – notamment à formuler des orientations politiques concrètes et réalistes et des recommandations utiles à toutes les parties prenantes.

Je ne doute pas que vos débats de cette année et de l’année qui vient contribueront aux activités de suivi du Consensus de Monterrey et, plus particulièrement, aux travaux de la Conférence internationale de suivi sur le financement du développement, qui doit se tenir l’an prochain à Doha.

Sachons exploiter ensemble au maximum, au profit de tous les peuples du monde, les possibilités que nous offre ce forum pour la coopération en matière de développement. Je vous souhaite une réunion très fructueuse.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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