LE COMITÉ POUR L’ÉLIMINATION DE LA DISCRIMINATION À L’ÉGARD DES FEMMES ACHÈVE LES TRAVAUX DE SA TRENTE-SEPTIÈME SESSION

2 février 2007
FEM/1605

LE COMITÉ POUR L’ÉLIMINATION DE LA DISCRIMINATION À L’ÉGARD DES FEMMES ACHÈVE LES TRAVAUX DE SA TRENTE-SEPTIÈME SESSION

02/02/2007
Assemblée générale
FEM/1605
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Comité pour l’élimination de la

discrimination à l’égard des femmes

773e séance - après-midi


LE COMITÉ POUR L’ÉLIMINATION DE LA DISCRIMINATION À L’ÉGARD DES FEMMES ACHÈVE LES TRAVAUX DE SA TRENTE-SEPTIÈME SESSION


Le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes a achevé, cet après-midi, sa session entamée le 15 janvier dernier au cours de laquelle la situation des femmes au Tadjikistan a été examinée pour la première fois.  Le Comité a, en outre, étudié ce qu’ont fait l’Autriche, l’Azerbaïdjan, la Colombie, la Grèce, l’Inde, le Kazakhstan, les Maldives, la Namibie, les Pays-Bas, le Nicaragua, le Pérou, la Pologne, le Suriname et le Viet Nam pour être en conformité avec la Convention pour l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF).


La Présidente du Comité, Dubravka Šimonović de la Croatie, s’est félicitée de la ratification le 23 janvier dernier du Protocole facultatif à la Convention par la Colombie.  Ce Protocole permet à des individus et groupes d’individus de saisir le Comité CEDEF pour des violations graves et systématiques des droits de la femme une fois tous les recours nationaux épuisés.  La Présidente du Comité, dressant un bilan des travaux, s’est aussi félicitée du haut niveau de représentation des 15 pays qui soumettaient leurs rapports nationaux et de la qualité des débats avec les experts.  Elle s’est aussi dite impressionnée par le nombre important de nouvelles lois sur l’égalité de traitement, la violence domestique et par le contenu et l’ampleur des stratégies de promotion de la femme.


De tels progrès ne sont pourtant pas aussi systématiques que nous l’aurions souhaité, a-t-elle toutefois souligné.  L’impact des lois, des politiques et programmes n’est pas évalué de manière régulière ou correctement.  De nombreux États présentent des carences au niveau des mécanismes institutionnels chargés de la promotion de la femme, de la mise en œuvre de la Convention et de l’intégration des sexospécificités.  Nous avons également signalé que la persistance des stéréotypes perpétuait la discrimination faite aux femmes, a-t-elle indiqué, constatant, par ailleurs, que la représentation des femmes aux sièges électifs était en baisse, ce qui est une source de préoccupation importante.


Abordant les méthodes de travail du Comité, sa Présidente a estimé que la tenue de deux réunions parallèles avait permis d’alléger la charge de travail. C’est pourquoi, a-t-elle dit, ce format serait reproduit à la session de mai et d’août.


De son côté, Mme Rachel Mayanja, Sous-Secrétaire générale et Conseillère spéciale du Secrétaire général pour la parité des sexes et la promotion de la femme, a salué l’expertise et l’expérience des experts du Comité qui ont permis, à son avis, d’avoir une session très productive.  Elle a, par ailleurs, déclaré que les dialogues constructifs avec les États parties avaient permis de dresser un tableau précis du statut de mise en œuvre de la Convention dans ses pays.  Vos nombreuses et diverses questions, parfois difficiles, reflètent non seulement votre connaissance détaillée, mais fournissent aussi un cadre pour une meilleure application de la Convention, a-t-elle ajouté.


De plus, elle a salué la présence d’un grand nombre d’ONG qui ont apporté une contribution importante aux travaux du Comité, les encourageant à continuer leurs activités de promotion et de défense des droits des femmes.  Elle s’est également félicitée des efforts constants du Comité pour renforcer ses méthodes de travail, rappelant qu’il avait pour la deuxième fois siégé en chambres parallèles.  Elle a noté que le Comité avait évalué cette expérience de manière positive, mais avait identifié des domaines ou des améliorations encore possibles.  Enfin, elle a fait part de sa reconnaissance pour le travail accompli par le Comité et réitéré l’engagement de son Bureau et de la Division pour la promotion de la femme envers la CEDEF. 


Mme Carolyn Hannan, Directrice de la Division pour la promotion de la femme, s’est félicitée de la qualité des débats de cette session ainsi que des résultats positifs du format de travail en chambres parallèles.  Elle a estimé que les recommandations adressées aux 15 États parties qui ont présenté des rapports au cours de cette session fourniraient à ceux-ci des orientations claires dans la pleine mise en œuvre de la Convention.  Elle a affirmé que le travail du Comité aboutirait, entre autres, au renforcement du dialogue entre les gouvernements et les membres de la société civile, à la remise en question des stéréotypes et à des transformations politiques, économiques et sociales au niveau national permettant d’assurer la réalisation effective de l’égalité entre hommes et femmes. 


Par ailleurs, elle a rappelé que la Commission de la condition de la femme tiendrait sa cinquante et unième session dans trois semaines, avec comme thème prioritaire l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence contre les filles.  Elle s’est dite convaincue que cette Commission serait enrichie par les travaux du Comité. 


La Convention CEDEF, qui est composée d’un préambule et de 30 articles, définit ce qui constitue la discrimination.  Elle est le seul instrument des droits de l’homme qui affirme les droits reproductifs des femmes et identifie les cultures comme des éléments influençant les rôles dévolus à chaque sexe.  Les États parties à la Convention se sont engagés juridiquement à mettre fin aux formes politiques, économiques, sociales, culturelles, civiques, ou de toute autre nature, de discrimination envers les femmes.  Ils se sont également engagés à présenter, tous les quatre ans, au Comité les mesures qu’ils ont prises pour donner effet aux articles de fond de ce texte, considéré comme une véritable Charte des droits de la femme. 


Les membres du Comité sont les suivants: Mme Ferdous Ara Begum (Bangladesh), Mme Meriem Belmihoub-Zerdani (Algérie), Mme Saisuree Chutikul (Thaïlande), Mme Dorcas Coker-Appiah (Ghana), Mme Mary Shanthi Dairiam (Malaisie). Mme Magalys Arocha Dominguez (Cuba), Mme Hazel Gumede Shelton (Afrique du Sud), Mme Ruth Halperin-Kaddari (Israël), M. Cornelius Flinterman (Pays-Bas), Mme Naela Mohamed Gabr (Égypte), Mme Violeta Neubauer (Slovénie), Mme Françoise Gaspard (France), Mme Pramila Patten (Maurice), Mme Fumiko Saiga (Japon), Mme Drubravka Šimonović (Croatie), Mme Tiziana Maiolo (Italie), Mme Silvia Pimentel (Brésil), Mme Hanna Beate Schöpp-Schilling (Allemagne), Mme Heisoo Shin (République de Corée), Mme Anamah Tan (Singapour), Mme Maria Regina Tavares da Silva (Portugal) et Mme Zou Xiaoqiao (Chine).


À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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