LES MEMBRES DU CONSEIL DE SÉCURITÉ ESTIMENT QUE, MALGRÉ LES PROGRÈS, LA PRÉSENCE DE L’ONU EST TOUJOURS NÉCESSAIRE AU TIMOR-LESTE AFIN D’Y CONSOLIDER LA PAIX ET LA SÉCURITÉ

13 décembre 2007
CS/9199

LES MEMBRES DU CONSEIL DE SÉCURITÉ ESTIMENT QUE, MALGRÉ LES PROGRÈS, LA PRÉSENCE DE L’ONU EST TOUJOURS NÉCESSAIRE AU TIMOR-LESTE AFIN D’Y CONSOLIDER LA PAIX ET LA SÉCURITÉ

13/12/2007
Conseil de sécurité
CS/9199
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil de sécurité

5801e séance – matin

LES MEMBRES DU CONSEIL DE SÉCURITÉ ESTIMENT QUE, MALGRÉ LES PROGRÈS, LA PRÉSENCE DE L’ONU EST TOUJOURS NÉCESSAIRE AU TIMOR-LESTE AFIN D’Y CONSOLIDER LA PAIX ET LA SÉCURITÉ

Les membres du Conseil de sécurité ont fait part, ce matin, de leur intention d’appuyer le renouvellement du mandat de la Mission intégrée des Nations Unies au Timor-Leste (MINUT), qui arrive à expiration le 28 février prochain. 

À l’occasion d’une réunion consacrée à la mission que le Conseil a menée dans ce pays, du 25 novembre au 1er décembre dernier*, les 21 délégations qui ont pris la parole ont en effet noté les progrès réalisés dans le pays depuis la crise de 2006 tout en soulignant que la situation demeure fragile et nécessite encore la présence des Nations Unies. 

Se faisant l’écho des observations de la mission du Conseil, présentées le 6 décembre dernier** par le Représentant permanent de l’Afrique du Sud, les délégations se sont ainsi félicitées de la tenue des élections présidentielles et parlementaires, respectivement en avril et juin dernier.  Elles ont aussi salué les efforts du nouveau Gouvernement afin de parvenir à la réconciliation nationale. 

Toutefois, les membres du Conseil ont souligné que le Timor-Leste était encore confronté aux défis du renforcement des capacités et qu’il fallait l’assister pour améliorer les institutions démocratiques et réformer les secteurs de la sécurité et de la justice.  Les représentants des États-Unis et du Panama ont ainsi insisté sur le soutien que peut apporter la MINUT à cet égard.  Les délégations ont aussi, pour la plupart, accueilli favorablement la suggestion du Représentant spécial du Secrétaire général pour le Timor-Leste, de déployer une mission d’experts pour examiner les relations de travail, le rôle et les responsabilités de la police de la MINUT et ses relations avec la police nationale.

Le Timor-Leste se remet lentement de la crise de 2006, a reconnu sa représentante, estimant que le calme qui régnait actuellement dans le pays résultait, en grande partie, de la présence des Nations Unies et de la Force internationale de stabilisation.  Elle a affirmé que cette situation perdurera jusqu’au rétablissement complet de la police nationale qui, selon elle, prendra au moins deux à cinq ans.  La représentante du Timor-Leste a ainsi souhaité que le mandat de la MINUT soit prorogé jusqu’en 2012. 

Les membres du Conseil ont, quant à eux, souligné la nécessité, pour les Timorais, de traiter des causes profondes de la crise de 2006.  Parmi celles-ci, ils ont insisté, comme le représentant de la Chine, sur l’importance de régler la question des 100 000 personnes encore déplacées dans 53 camps autour de Dili et dans d’autres districts qui, comme l’a rappelé le représentant de la Belgique, représentent 10% de la population.  Les délégations ont aussi noté qu’il fallait régler la question des « pétitionnaires », ces 594 soldats qui s’étaient plaints de discrimination présumée au sein de l’armée et avaient été limogés, en mars 2006.  Enfin, les membres du Conseil ont aussi estimé, comme le représentant du Congo, qu’il fallait résoudre l’affaire concernant le commandant fugitif Reinado, tout en faisant remarquer que le fait qu’il échappe encore à la justice est perçu par le principal parti d’opposition, le Fretilin, comme un parti pris du Gouvernement actuel.  

Les membres du Conseil n’ont pas manqué de relever la situation économique et sociale caractérisée par un taux de chômage élevé chez les jeunes et par une pauvreté généralisée.  Ils ont exhorté le Timor-Leste à utiliser judicieusement ses ressources pétrolières, gazifières et touristiques avec l’aide de la communauté internationale.  Ils ont insisté pour que celle-ci respecte, dans toutes ses activités, le principe d’appropriation nationale afin d’éviter de créer un « mécanisme de dépendance » au Timor-leste. 

* Le rapport de la mission du Conseil de sécurité au Timor-Leste est publié sous la cote S/2007/711.

** Voir notre communiqué du 6 décembre 2007 publié sous la cote CS/9188.

MISSION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ AU TIMOR-LESTE

Déclarations

M. BASO SANGQU (Afrique du Sud), s’exprimant au nom de son Représentant permanent et Chef de la mission du Conseil au Timor-Leste, a rappelé que le but de la mission était d’encourager le Gouvernement, le Parlement et le peuple du Timor-Leste à s’engager dans un dialogue politique, à poursuivre la réforme du secteur de la sécurité, à œuvrer au développement durable et à la réconciliation nationale.  La mission avait aussi pour but d’échanger des vues sur la façon d’aider le pays à développer les capacités nécessaires aux institutions démocratiques et d’évaluer les progrès réalisés sur le terrain par la MINUT.  Les membres de la mission du Conseil, a poursuivi le représentant, ont rencontré les autorités du pays et tenu une réunion avec les dirigeants de tous les partis politiques.  Ils ont aussi rencontré les représentants des ONG et entendu un exposé de la Force internationale de stabilisation dirigée par l’Australie et la Nouvelle-Zélande.  Le rapport, a rappelé le représentant, porte sur la réconciliation et la démocratie, la réforme du secteur de la sécurité, le  renforcement des capacités, la justice et l’état de droit, les personnes déplacées, les droits de l’homme et le développement socioéconomique.  Malgré les progrès, le pays a encore d’immenses défis et, en la matière, le sort des personnes est une véritable gageure pour les autorités.  Le rapport indique que malgré ces défis, le pays est sur la voie de la paix et de la stabilité.  En la matière, le dialogue politique, la réconciliation nationale et l’engagement de relever les défis sont des éléments vitaux pour résoudre les difficultés du pays.  La communauté internationale, les organismes des Nations Unies et les institutions financières multilatérales doivent rester aux côtés du pays, a conclu le représentant.

Mme SOFIA BORGES (Timor-Leste) a exprimé sa gratitude, au nom du peuple et du Gouvernement du Timor-Leste, quant à la récente visite de la mission du Conseil de sécurité dans le pays.  Soulignant que la délégation s’était entretenue avec toutes les parties prenantes, elle a affirmé que cette visite avait été très positive et avait réaffirmé l’engagement et le soutien continus des Nations Unies et de la communauté internationale à l’égard de son pays.  Elle a rappelé que le Timor-Leste se remettait lentement de la crise de 2006 et que des dizaines de milliers de personnes demeuraient dans des camps.  Le Gouvernement s’est engagé à coopérer avec toutes les parties prenantes pour traiter de la situation des personnes déplacées de manière appropriée et durable, a-t-elle précisé.  Elle a aussi indiqué que le calme qui règne actuellement dans le pays restait fragile et résultait, en grande partie, de la présence de la Police des Nations Unies et de la Force internationale de stabilisation.  Cela sera le cas jusqu’à ce que la police nationale soit reconstruite, a-t-elle dit, en estimant que cela prendrait au moins deux à cinq ans.  Mme Borges a indiqué que le défi actuel du Gouvernement était de poursuivre la consolidation de la stabilité politique et le maintien de l’ordre et du droit, tout en améliorant les perspectives de développement du Timor-Leste.

Dans ce contexte, la représentante du Timor-Leste a plaidé en faveur du renouvellement du mandat de la MINUT alors que les institutions démocratiques sont en cours d’élaboration.  Le Gouvernement est fermement convaincu que le mandat de la MINUT devrait être prorogé pour une période de cinq ans, jusqu’en 2012, a-t-elle insisté.  Elle a expliqué que des capacités de police et des services de sécurité seraient encore nécessaires pendant au moins deux ans et demi, période à la suite de laquelle le Conseil de sécurité donnerait mandat à une mission de consolidation de la paix d’assister le pays en matière de gouvernance et de sécurité.  Mme Borges a assuré que les Timorais poursuivrait, de leur côté, un dialogue national afin de parvenir à la réconciliation.  Enfin, elle a rappelé que le Timor-Leste était indépendant depuis cinq ans seulement et que la présence de l’ONU dans le pays lui permettrait de se développer durablement, tout en renforçant ses institutions démocratiques et ses capacités.

Se félicitant de la visite du Conseil de sécurité dans le pays, Mme ROSEMARY BANKS (Nouvelle-Zélande) a souligné les progrès réalisés cette année au Timor-leste, et notamment la tenue d’élections présidentielles et parlementaires.  Reconnaissant la complexité des défis auxquels fait face le nouveau Gouvernement, la représentante a réaffirmé l’appui de la Nouvelle-Zélande aux efforts déployés pour faire face à ces obstacles.  Tout en saluant l’amélioration progressive de la situation en matière de sécurité, elle a noté que les causes profondes de cette situation n’avaient pas été entièrement traitées.  Des tensions politiques sous-jacentes continuent à défier les jeunes et les fragiles institutions du Timor-Leste et des difficultés liées à la sécurité pourraient anéantir les progrès du pays, a-t-elle précisé.  La représentante a également constaté que de nombreux problèmes demeuraient, dont celui des personnes déplacées.  Elle a indiqué que, de l’avis de sa délégation, la présence de la communauté internationale serait toujours nécessaire pour appuyer le Gouvernement du Timor-Leste à faire face à toutes ces questions.  Elle s’est dite en faveur d’une présence forte et à long terme de l’ONU au Timor-Leste.  S’agissant de l’examen du mandat de la MINUT, qui doit se faire en février prochain, la représentante a affirmé qu’il faudrait accorder une attention particulière à la Police des Nations Unies qui, selon elle, doit être maintenue à son niveau actuel.  Par ailleurs, elle a déclaré que sa délégation considérait que la MINUT devait continuer à assister le Gouvernement du Timor-Leste dans la réforme et le renforcement des secteurs de la justice et de la sécurité.  Elle a appelé le Gouvernement du Timor-Leste et la MINUT à travailler ensemble pour évaluer et réformer tous les aspects du secteur de la sécurité.  Rappelant que son pays participait à la Force internationale de stabilisation et à la Police des Nations Unies, elle a estimé que le maintien de la stabilité était essentiel pour permettre la réconciliation et l’édification de l’État.    

M. HILARIO G. DAVIDE (Philippines) a estimé que cette dernière mission du Conseil au Timor-Leste réaffirme l’engagement du Conseil de sécurité à aider le pays à consolider la paix et la sécurité.  De telles missions permettent au Conseil de se faire sa propre vision des difficultés sur le terrain et d’adresser un message de soutien au Timor-Leste.  Les Philippines, a-t-il dit, sont d’accord avec la mission.  Le Timor-Leste continuera en effet d’avoir besoin de l’ONU dans les différents secteurs identifiés dans le rapport.  La MINUT est en mesure de fournir une assistance dans ces secteurs et la présence des forces de sécurité doit être maintenue, a plaidé le représentant, en jugeant que davantage d’attention doit être accordée au développement socioéconomique.  Appelant le Conseil à renouveler le mandat de la MINUT, il a estimé que si l’assistance internationale doit viser à aider le Timor-Leste à devenir autonome, elle ne doit pas pour autant être diminuée de façon arbitraire.  Rappelant les efforts de son pays en faveur du Timor-Leste, le représentant a conclu en se montrant préoccupé par l’évaluation selon laquelle nombre des causes de la crise de 2006 comme la mauvaise gouvernance, la répartition des pouvoirs ou la mise en place d’institutions durables, n’ont pas encore trouvé de solutions.  Ce sont là, a dit le représentant, des problèmes que rencontrent souvent les démocraties nouvelles.  Le Timor-Leste étant un Membre de l’ONU, tout échec en la matière aura un impact sur l’intégrité de l’Organisation qui doit donc examiner de façon plus décisive ces problèmes.  Les progrès auraient pu être réalisés, a-t-il prévenu, si la présence des Nations Unies n’avait été retirée en 2006.  Le Timor-Leste est malgré tout un des plus grands succès de l’ONU grâce aux efforts du peuple héroïque du Timor-Leste, de l’ONU et des partenaires internationaux et régionaux, a encore estimé le représentant.

M. YUKIO TAKASU (Japon) a salué les progrès faits dans le processus de démocratisation au Timor-Leste, comme le souligne la mission du Conseil de sécurité qui a été effectuée dans ce pays.  Il s’est notamment félicité de la tenue d’élections présidentielles et parlementaires ainsi que de l’engagement en faveur de la démocratie de la population.  Toutefois, il a affirmé qu’il restait des progrès à faire dans certains domaines.  Ainsi, il a fait observer que les divergences politiques persistent depuis les élections.  Ces divergences peuvent cependant être exprimées au sein du Parlement.  Il a aussi fait valoir que des avancées étaient nécessaires dans le renforcement des capacités, y compris la réforme du secteur de la justice et de celui de la sécurité.  Il ne faut pas oublier que la situation est volatile, a-t-il ajouté, en estimant que le rétablissement de la police nationale était essentiel pour le maintien de la sécurité.  Il a salué le travail effectué par la MINUT avec la police nationale, tout en indiquant que le transfert éventuel de responsabilités supplémentaires à celle-ci devait être évalué par une mission d’experts.  Le représentant japonais a en outre fait part du soutien de son pays aux efforts de consolidation de la paix et de développement au Timor-Leste, au-delà de la phase de maintien de la paix.  Il a précisé que le pays possédait un grand potentiel, grâce aux revenus tirés du pétrole, et que la gestion efficace de ces revenus était une question cruciale.  Notant la tendance à la stabilisation de la situation au Timor-Leste, il a affirmé que la MINUT devrait continuer à jouer un rôle important pour consolider la paix dans le pays.  Il a souhaité des discussions de bonne foi afin de trouver le meilleure moyen pour le pays de bénéficier des diverses formes de soutien à la consolidation de la paix, en parallèle aux efforts de maintien de la paix des Nations Unies.

M. JOAO SLAGUEIRO (Portugal), qui s’exprimait au nom de l’Union européenne, s’est dit convaincu que la mission du Conseil au Timor-Leste a réussi à définir les différents défis qui n’étaient pas jusqu’ici relevés pour parvenir à la stabilité.  Il s’est félicité que la mission ait pu rencontrer tous les protagonistes dont les dirigeants politiques.  Il a aussi salué le travail précieux accompli par la MINUT et en particulier par le Représentant spécial.  Le représentant a relevé des progrès comme les élections d’avril et de juin 2007.  Toutefois, a-t-il reconnu, certaines des causes profondes de la crise de 2006 n’ont pas encore été réglées.  Il y a toujours des défis critiques dans tous les domaines.  Au niveau politique, l’Union européenne encourage les partis politiques à poursuivre le dialogue afin de rétablir la confiance et la réconciliation nationale.  Il est tout aussi essentiel de résoudre le problème des pétitionnaires et de traduire en justice les militaires déserteurs.  Il faut également rétablir la confiance dans les institutions de défense et de sécurité et dans l’appareil judiciaire.  La situation humanitaire est une autre source de préoccupation qui menace la stabilité sociale et politique du pays.

Le Gouvernement timorais doit créer les conditions nécessaires au retour et à la réinstallation des personnes déplacées dans leur communauté.  En outre, les défis économiques, en particulier le chômage des jeunes, sont des sources d’instabilité.  L’avenir du pays est entre les mains de son peuple, a reconnu le représentant en appelant les Timorais à trouver leurs propres solutions.  Toutefois, a-t-il tempéré, le Gouvernement a besoin d’aide pour combler les lacunes en matière de capacités.  La participation de l’ONU est vitale pour stabiliser le pays et pour l’aider à traiter des questions non résolues.  L’Union européenne appuie donc la prorogation du mandat de la MINUT, a dit le représentant, en rappelant que le Président du Portugal et Président en exercice de l’Union européenne s’est rendu au Timor-Leste où il a promis une somme de 63 millions d’euros pour soutenir les projets relatifs au renforcement des capacités institutionnelles, au secteur de la santé ou encore au développement rural.  D’autres formes d’appui devraient suivre, a indiqué le représentant, avant d’exprimer la disposition de l’Union européenne à travailler sur le terrain avec l’ONU et tous les donateurs bilatéraux et multilatéraux pour consolider la paix et la démocratie et aider le pays à parvenir à l’autonomie.  Le Gouvernement du Timor-Leste, avec l’appui de la communauté internationale, sera en mesure de relever les nombreux défis auxquels il continue de faire face, s’est dit convaincu le représentant.

M. ROBERT HILL (Australie) a déclaré que son pays avait été à l’avant-garde des efforts internationaux pour aider le Timor-Leste à jeter les bases d’un État stable et prospère.  Il a précisé que l’Australie était un des plus importants donateurs pour le pays et contribuait à sa sécurité, y compris en étant à la tête de la Force internationale de stabilisation.  Tout en soulignant les progrès récents effectués dans le pays, il a estimé que la situation en matière de sécurité demeurait fragile, en attendant de répondre aux défis sociaux, politiques, sécuritaires et de gouvernance.  Il a affirmé que les institutions chargées de la sécurité du pays étaient faibles et que la présence de personnes déplacées dans des camps demeurait un sujet de préoccupation.  Il a constaté que le Gouvernement et le peuple du Timor-Leste reconnaissaient ces défis et s’employaient à y remédier, mais a argué qu’ils faisaient face à des limites dans leurs capacités et continuaient donc à avoir besoin d’un appui international.  M. Hill a indiqué que les Nations Unies devaient continuer à être au cœur des efforts internationaux visant à soutenir cette nouvelle nation, estimant que cela devait se traduire par une prorogation du mandat fort de la MINUT.  De l’avis de sa délégation, il sera essentiel que les Nations Unies continuent à jouer un rôle central dans le domaine de la sécurité, jusqu’à la formation d’une présence policière efficace et forte.

Mme KAREN PIERCE (Royaume-Uni) a indiqué que trois thèmes se retrouvent dans le rapport de la mission du Conseil de sécurité au Timor-Leste.  Le premier est que la MINUT et la Force de stabilisation font un excellent travail, a-t-elle dit, en encourageant tout de même l’envoi d’une mission d’experts pour évaluer le rôle de la MINUT et ses relations avec les autorités compétentes.  Le deuxième élément est que la situation demeure volatile avec des défis immédiats comme la question des pétitionnaires, la traduction en justice du commandant Alfredo Reinado ou encore le sort des personnes déplacées.  Sans diminuer l’ampleur de ces défis, la représentante a jugé primordial que les dirigeants politiques du Timor-Leste aient la vision unique d’un pays prospère et réconcilié.  Les institutions de la justice manquent toujours de moyens et de personnel qualifié, a-t-elle relevé, en encourageant la poursuite de la réforme du secteur de la sécurité et une exécution robuste du budget pour relever les défis socioéconomiques.  En la matière, a-t-elle appelé, le Gouvernement doit tirer parti des revenus pétroliers.  Le troisième thème, a conclu la représentante, est que seul le peuple timorais peut trouver des solutions viables à ses problèmes.  Mais tirant les leçons du passé, la communauté internationale ne peut réduire son appui mais elle ne peut pas non plus créer une situation de dépendance.  Si elle s’est en conséquence prononcée pour la prorogation du mandat de la MINUT, la représentante a demandé une évaluation de l’ampleur de l’appui qui sera nécessaire à l’avenir.

M. HASAN KLEIB (Indonésie) s’est félicité de la visite du Conseil de sécurité au Timor-Leste, notant que le renouvellement du mandat de la MINUT doit être discuté avant son expiration le 28 février prochain.  Il a constaté les progrès de démocratisation faits dans le pays mais a noté que des problèmes liés à la crise de 2006, dont le cas du fugitif, le commandant Reinado, des « pétitionnaires » ou encore des personnes déplacées, étaient des défis sérieux à la paix et la stabilité du pays.  Il a aussi insisté sur la persistance de la pauvreté, cause d’instabilité, alors que 40% de la population vit en dessous du seuil national de pauvreté.  Face aux défis auxquels fait face le pays, M. Kleib a argué qu’une aide et un soutien de la communauté internationale pour le pays étaient nécessaires.  Le renforcement des institutions, la réforme du secteur de la sécurité et le développement économique devraient demeurer au cœur de cette assistance, a-t-il précisé.  Il a également déclaré que la MINUT devrait continuer son rôle de bons offices afin de contribuer au règlement des divergences politiques toujours existantes.  Il a aussi fait valoir que la MINUT devrait encourager le Gouvernement et le peuple timorais à s’approprier et à mener son propre développement.  En outre, le représentant a souligné l’importance pour le Conseil de réaffirmé son engagement en faveur du Timor-Leste à promouvoir la stabilité à long terme du pays.  Il a fait remarquer que, pour sa part, l’Indonésie continuait à soutenir le pays, particulièrement sur une base bilatérale et que les deux États entretenaient de bonnes relations, sur la base des principes de réconciliation.

M. LIU ZHENMIN (Chine) a souligné que tout reste à faire au Timor-Leste tout en saluant la détermination du Gouvernement et du peuple timorais à assurer la stabilisation du pays.  Les dirigeants politiques, a-t-il voulu, doivent parvenir à la réconciliation grâce au dialogue politique et résoudre ensemble les problèmes de sécurité.  Le processus de réconciliation n’est pas achevé, a-t-il insisté en pointant aussi le doigt sur les problèmes non résolus des personnes déplacées, des pétitionnaires et du commandant Reinado qui renforcent l’instabilité dans le pays.  Pour résoudre ces trois problèmes, il faut que les forces politiques, en particulier le Gouvernement et le FREITILIN parviennent à un consensus et coopèrent pleinement les uns avec les autres.  Les relations entre ces deux entités représentent le plus grand danger pour le pays, a prévenu le représentant.  Il a appelé les Nations Unies à renforcer leur appui au Timor-Leste pour améliorer ses capacités d’autonomie.  L’ONU doit s’assurer que le pays s’engage résolument sur la voie du succès même si ce succès dépend du pays lui-même. 

Plusieurs institutions continuent de dépendre de l’assistance internationale comme la force de police qui est toujours au stade de la certification précédant le recrutement.  La force de police de la MINUT doit donc modifier le spectre de ses activités et mettre davantage l’accent sur la formation et le transfert de compétences.  Pour ce qui est de la réconciliation nationale, il est essentiel que l’ONU évite de court-circuiter les Timorais et de prendre des décisions à leur place.  Enfin, la stabilisation dépendant du développement socioéconomique dont la lutte contre le chômage chez les jeunes et la pauvreté endémique, le Gouvernement doit mettre au point un programme bien ciblé et utiliser comme il se doit les revenus pétroliers et touristiques pour renforcer les capacités et créer des emplois, conditions préalables à la confiance des jeunes dans leur Gouvernement et à l’élimination des facteurs de déstabilisation.  En la matière, la communauté internationale doit apporter son appui et les pays asiatiques doivent aider le Timor-Leste pour assurer la prospérité de la région tout entière, a conclu le représentant.

M. JOHAN VERBEKE (Belgique) a noté qu’en dépit du travail effectué par la MINUT et les autorités du pays, les causes et conséquences de la crise de 2006 perduraient.  Rappelant le rôle de la division existant dans la crise de 2006, il a constaté que le Fretilin, principal parti d’opposition, avait assuré à la mission du Conseil qu’il n’aurait pas recours à la violence.  Toutefois, il a estimé qu’il fallait aller plus loin dans le processus de réconciliation.  Il a aussi souligné la faiblesse des institutions, en particulier les forces de sécurité, et a argué que le processus en cours visait à renforcer la police nationale ainsi que sa légitimité démocratique.  Par ailleurs, M. Verbeke a déclaré qu’il fallait à tout prix éviter que les séquelles de la crise de 2006 marquent définitivement la société timoraise.  À cet égard, il a regretté que la situation du commandant Reinado, celle des personnes déplacées et celle des pétitionnaires, n’aient pas été résolues 18 mois après la crise.  Il était certes difficile d’y apporter une solution durant les campagnes électorales mais il appartient maintenant à la nouvelle équipe de s’atteler résolument à ces exercices sensibles, a-t-il indiqué.  Le représentant a ajouté que la question des personnes déplacées inquiétait particulièrement la Belgique alors que 10% de la population du pays se trouvent dans cette situation.  Il a affirmé que tout devait être fait pour permettre leur retour.  Enfin, il a reconnu les nombreux défis auxquels est confronté le pays mais a estimé qu’il disposait d’un atout majeur, soit l’existence de ressources naturelles importantes.  Il a affirmé que les recettes des ressources gazières et pétrolières donnaient au Timor-Leste les moyens d’assurer d’importants investissements en faveur du développement du pays.

M. KONSTANTIN DOLGOV (Fédération de Russie) s’est félicité que par l’envoi d’une mission, le Conseil ait envoyé un message fort sur son engagement en faveur du Timor-Leste.  Relevant les progrès enregistrés par le pays, dont les élections d’avril et de juin dernier, il a reconnu les grandes difficultés qui subsistent comme la situation socioéconomique, la faiblesse des institutions étatiques, le sort des  personnes déplacées et la question des pétitionnaires.  Il a donc appelé à la réconciliation nationale et au dialogue politique, tout en soulignant la nécessité pour la communauté internationale, y compris l’ONU, de maintenir son appui.  La MINUT, s’est-il réjoui, jouit d’une grande autorité auprès du Gouvernement et du peuple timorais.  Il a aussi salué le travail de la Force internationale de stabilisation.  Ayant vu ces deux entités à l’œuvre, le représentant s’est dit convaincu de la nécessité de proroger leur mandat.  Il a tout de même appelé les forces de police de la MINUT à renforcer leurs activités de formation de la police nationale.

Mme JACKIE WOLCOTT (États-Unis) s’est félicitée du bon déroulement de la mission du Conseil de sécurité au Timor-Leste, à laquelle sa délégation avait participé.  Elle a affirmé que le mandat futur de la MINUT devrait continuer à mettre l’accent sur la réforme du secteur de la sécurité.  En outre, elle a souhaité que soit effectué un examen du rôle et des responsabilités de la Police des Nations Unies afin d’identifier les meilleurs moyens de renforcer la police nationale et d’en améliorer la crédibilité auprès de la population.  Elle a aussi souligné que la MINUT devait continuer à appuyer la réconciliation nationale, notamment afin de parvenir à la réintégration des personnes déplacées ainsi que pour traiter des questions soulevées par les pétitionnaires et le cas du commandant Reinado.  Par ailleurs, elle a déclaré que la réconciliation devait se faire sans préjudice de la justice.  La représentante a aussi fait valoir qu’il fallait fournir une aide au Gouvernement timorais afin d’appuyer les objectifs clefs en matière de police, de promotion du développement économique, d’amélioration de la gouvernance et de l’état de droit.  S’agissant du système judiciaire, elle a affirmé que la justice devait être transparente, impartiale, accessible et efficace.

M. LESLIE K. CHRISTIAN (Ghana) a voulu que les mécanismes appropriés soient mis en place pour permettre à la société civile de jouer son rôle.  Relevant tout comme les autres délégations les défis auxquels est toujours confronté le pays, il a voulu que les réformes en matière de sécurité s’accompagnent d’un programme visant à traiter des problèmes socioéconomiques.  Les besoins en matière de renforcement des capacités doivent être pris au sérieux, a-t-il dit, en soulignant l’importance des arrangements supplémentaires relatifs à la formation de la police.  Le représentant s’est en outre dit préoccupé par le fait que les autorités n’aient toujours pas réussi à arrêter le commandant Reinado.  Le fait que ce dernier continue d’échapper à la justice alimentera le sentiment de partialité de ceux qui ont souffert de la crise précédente.  La mission du Conseil est arrivée à un moment opportun et ses recommandations méritent une attention sérieuse, a conclu le représentant.

M. NASSIR ABDULAZIZ AL-NASSER (Qatar) a estimé que cette mission du Conseil de sécurité avait réaffirmé l’engagement de la communauté internationale, et particulièrement des Nations Unies, à promouvoir la stabilité du Timor-Leste.  Il a rappelé que la visite du Secrétaire général, demain à Dili, compléterait également cette mission du Conseil.  Le Timor-Leste, a-t-il insisté, doit avoir comme priorité de parvenir à la réconciliation nationale et à régler les divergences entre les leaders politiques.  Il a aussi insisté sur la nécessité de renforcer le professionnalisme et l’efficacité du secteur de la sécurité, estimant que la coopération entre la police nationale et la MINUT devait être renforcée.  Il a aussi dit que le Timor-Leste faisait également face à des défis de développement qui contribuaient à l’instabilité.  Il a souhaité que le nouveau Gouvernement du Timor-Leste s’emploie à mettre en œuvre des programmes prioritaires visant à renforcer la sécurité et à améliorer les conditions de vie de la population.  Le représentant a estimé que le pays aurait besoin du soutien des partenaires bilatéraux et multilatéraux pour y parvenir.  Le représentant a reconnu que la MINUT joue un rôle important et indispensable.  C’est pourquoi, a-t-il ajouté, sa délégation appuie la recommandation de la mission du Conseil visant à proroger le mandat de la MINUT.

M. PETER BURIAN (Slovaquie) a salué les progrès réalisés dans le processus de consolidation de la paix au Timor-Leste après la crise de 2006.  La situation demeure fragile, a-t-il toutefois reconnu en citant, à son tour, les problèmes liés aux personnes déplacées, aux pétitionnaires, au commandant Reinado et à l’absence de solution aux causes profondes de la crise de 2006.  Les autorités doivent apaiser leurs divergences pour permettre ainsi au pays de relever les défis socioéconomiques urgents.  À cet égard, un rôle important revient à l’opposition politique qui doit reconnaître les résultats des élections.  La sécurité demeure fragile et dépendante des forces internationales, s’est inquiété le représentant qui a jugé essentiel d’accélérer la réforme de ce secteur qui souffre toujours d’une mauvaise relation entre la police et l’armée, de la faiblesse du cadre juridique et du manque de policiers formés.  Le représentant a donc espérer que le processus de certification sera terminé le plus tôt possible pour que la police puisse assumer ses responsabilités.  Il est donc important que la force de police de la MINUT axe davantage ses activités sur la formation.  Le représentant a appuyé l’idée d’envoyer des experts sur place pour faire le bilan de la situation et chercher les moyens de l’améliorer autant que possible.  Il a pris note des progrès dans la réforme du secteur judiciaire en appelant à la mise en œuvre des recommandations de la Commission indépendante d’enquête.  Appuyant la prorogation de la MINUT, il a appelé le Conseil à apporter des ajustements à son mandat pour tenir compte des défis que doit relever le pays.

M. ALFREDO SUESCUM (Panama), se félicitant de la visite du Conseil de sécurité au Timor-Leste, a indiqué que son pays travaillerait à la prorogation du mandat de la MINUT, en tenant compte des réalisations accomplies et des priorités auxquelles il faut répondre.  Il a salué la tenue des élections dans le pays ainsi que le lancement d’un programme de réforme du secteur de la sécurité.  Notant les défis auxquels faisait face le pays, notamment les divisions politiques, le représentant a rappelé que le peuple et le Gouvernement timorais avaient la responsabilité primordiale de régler ses problèmes.  Insistant sur l’importance du succès du processus de réconciliation nationale, il a déclaré que le Conseil de sécurité devait appuyer ces efforts.  Dans ce contexte, il a fait valoir que le nouveau mandat de la MINUT devait promouvoir le dialogue et la réconciliation, notamment en appuyant les efforts pour surmonter les causes de la crise de 2006.  S’agissant de la situation en matière de sécurité, qu’il a jugée précaire, le représentant de Panama a déclaré que la MINUT devait soutenir le renforcement du système judiciaire.  Il a, à cet égard, notamment souligné la nécessité d’achever les enquêtes lancées au sujet des violations des droits de l’homme et a insisté sur le rôle de coopération technique de la MINUT en vue de renforcer le système judiciaire.  Le Conseil de sécurité devrait fournir à la MINUT et au Timor-Leste des moyens solides pour consolider la paix et assurer la stabilité et le développement durable du pays, a-t-il conclu.

M. NICOLAS DE RIVIÈRE (France) a jugé qu’il est normal et sain que des vues diverses s’expriment, en appelant tout de même les acteurs politiques à veiller à ne pas fragiliser les institutions.  Il a souligné l’importance de la réforme des secteurs de la sécurité et de justice qui sont, a-t-il dit, les clefs d’une stabilisation durable du pays.  Il a aussi souligné le caractère essentiel du renforcement de l’état de droit et de la promotion des droits de l’homme.  À cet égard, il a dit toute l’importance que son pays attache à l’enquête de la MINUT sur les crimes graves.  Les progrès réalisés dans la stabilisation du pays sont significatifs, a-t-il estimé, en saluant les efforts des autorités et du peuple timorais.  Il a toutefois admis que les avancées restent fragiles, avant d’appeler la communauté internationale à rester mobilisée.  La France, a-t-il conclu, est disposée à étudier favorablement le renouvellement du mandat de la MINUT en février 2008. 

M. JORGE VOTO-BERNALES (Pérou) a affirmé que toutes les parties devaient travailler ensemble afin de consolider les progrès acquis et de permettre au Timor-Leste de parvenir à la stabilité.  Il a partagé les recommandations de la mission du Conseil de sécurité qui s’est rendue dans le pays, tout en soulignant que le pays avait encore besoin des Nations Unies.  La réconciliation et le développement sont des processus complexes qui nécessitent du temps, a-t-il fait valoir.  Il est donc nécessaire, a-t-il estimé, de proroger le mandat de la MINUT en février 2008, notamment dans le but de renforcer les institutions démocratiques, l’état de droit mais aussi le développement du pays.  Tout en soulignant que l’avenir du pays était entre les mains de la population et de ses dirigeants, le représentant péruvien a estimé que la MINUT devait continuer sa coopération, y compris dans son rôle visant à coordonner les activités des Nations Unies.  Il a aussi indiqué que la MINUT devait continuer à appuyer les efforts visant à renforcer le secteur de la justice, à réformer le secteur de la sécurité, ou encore à améliorer la situation des droits de l’homme.  Par ailleurs, il s’est dit en faveur de désigner une équipe d’experts pour procéder à l’évaluation des relations entre les forces de la MINUT et les forces nationales.  Le représentant a enfin appelé l’attention de la communauté internationale sur l’importance de continuer à coopérer avec le Timor-Leste en investissant dans le pays.

Prenant note de la volonté du Gouvernement et du peuple timorais à multiplier les progrès, M. LUC JOSEPH OKIO (Congo) a estimé que la communauté internationale a plus que jamais le devoir de parachever son œuvre en répondant aux attentes légitimes des Timorais.  À cet égard, l’action continue de l’ONU sera capitale dans la consolidation de la paix, la promotion de l’état de droit, le renforcement des institutions nationales et de la démocratie.  La classe politique timoraise, a-t-il poursuivi, devrait apprendre à travailler ensemble pour relever les défis qui parsèment la marche vers l’avenir.  Les questions socioéconomiques liées à la pauvreté et au chômage généralisé mais également les corollaires de la crise de 2006 exigent que la priorité soit accordée à la recherche d’un règlement pacifique, rapide et permanent de l’affaire du commandant Reinado et de la situation des pétitionnaires.  Il faut aussi œuvrer à la réinsertion et à l’amélioration des conditions de vie des 100 000 personnes déplacées.  Il faut enfin poursuivre le renforcement des faibles capacités dont disposent les institutions étatiques en général, notamment dans le secteur de la justice et l’élaboration d’une stratégie gouvernementale en vue de la réforme du secteur de la sécurité perçu comme étant le talon d’Achille des institutions timoraises.

M. ALDO MANTOVANI (Italie) a affirmé que les conclusions de la mission du Conseil enrichiront les futures discussions sur la prorogation du mandat de la MINUT.  La complexité des efforts visant la stabilisation du pays nécessite une assistance constante des Nations Unies dans tous les domaines essentiels, a reconnu le représentant.  Les événements des dernières années ont en effet démontré l’importance qu’il y a à se montrer patient, au risque de faire marche arrière.  Le caractère « essentiel » de l’appropriation nationale se saurait être exagéré, a estimé le représentant, qui s’est félicité de ce que la représentante du Timor-Leste ait décrit les relations entre son pays et l’ONU comme des relations d’interdépendance plutôt que de dépendance.  Cette assertion, a voulu le représentant, doit inspirer les actions communes.  Les défis qui attendent le Timor-Leste sont conformes aux problèmes qui ont causé la crise de 2006, a-t-il relevé, à son tour.  La réconciliation et le renforcement des institutions restent des défis redoutables, a-t-il dit, en y ajoutant celui du développement socioéconomique.  L’Italie, a-t-il conclu, n’a cessé d’appuyer la jeune démocratie timoraise, la dernière initiative étant la participation de responsables timorais aux cours de formation sur les droits de l’homme.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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