LE COORDONNATEUR SPÉCIAL POUR LE PROCESSUS DE PAIX AU MOYEN-ORIENT DÉCRIT DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ UNE SITUATION DIPLOMATIQUE ENCOURAGEANTE

25 Juillet 2007
CS/9085

LE COORDONNATEUR SPÉCIAL POUR LE PROCESSUS DE PAIX AU MOYEN-ORIENT DÉCRIT DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ UNE SITUATION DIPLOMATIQUE ENCOURAGEANTE

25/07/2007
Conseil de sécurité
CS/9085
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Conseil de sécurité

5723e séance – matin

LE COORDONNATEUR SPÉCIAL POUR LE PROCESSUS DE PAIX AU MOYEN-ORIENT DÉCRIT DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ UNE SITUATION DIPLOMATIQUE ENCOURAGEANTE

Le Coordonnateur spécial pour le processus de paix au Moyen-Orient et Représentant personnel du Secrétaire général, Michael C. Williams, a dressé, ce matin devant le Conseil de sécurité, un bilan des récents développements dans la région, évoquant un élan diplomatique dynamique impressionnant.  Le respect des engagements pris dans le cadre de la Feuille de route constituerait une base solide pour la réunion internationale à l’automne, proposée par le Président américain George Bush, a-t-il ajouté.

Selon M. Williams, un certain nombre d’événements politiques autorisant un certain espoir a marqué la période qui a suivi son dernier rapport au Conseil de sécurité.  Il a ainsi cité le réengagement de la communauté internationale et d’Israël en faveur du Gouvernement du Premier Ministre palestinien Salam Fayyad, le sommet organisé le 25 juin à Charm al-Cheikh par le Président égyptien Hosni Moubarak entre le Premier Ministre israélien Ehud Olmert, le roi Abdullah II de Jordanie et le Président palestinien Mahmoud Abbas, ou  encore l’annonce faite le 16 juillet par le Président américain George Bush d’une réunion internationale à l’automne, que présidera la Secrétaire d’État Condoleezza Rice. 

Plus encourageante encore, a-t-il ajouté, fut, également le 16 juillet, la rencontre très positive, et la première en trois mois, entre MM. Abbas et Olmert qui a porté sur les questions de statut final.  La semaine dernière, a-t-il ajouté, le Quatuor s’est réuni à Lisbonne avec son nouvel Envoyé spécial, Tony Blair, tandis qu’aujourd’hui même, les Ministres des affaires étrangères de Jordanie et d’Égypte sont en Israël pour discuter de l’Initiative de paix arabe.

Tout cela forme un élan dynamique politique impressionnant, a estimé M. Williams.  Néanmoins, a-t-il souligné, ces événements positifs sont malheureusement contrebalancés par une réalité de plus en plus complexe et problématique sur le terrain, où la violence se poursuit.  Le Coordonnateur spécial a ainsi dressé un bilan, dans les territoires palestiniens, de la situation sécuritaire, humanitaire et politique. 

La période a notamment été marquée par la libération du journaliste de la BBC Alan Johnston, les attaques palestiniennes aux tirs de roquettes et de mortiers contre les points de passage de Gaza et contre Israël, les actions militaires israéliennes, qui ont fait 52 morts, dont quatre enfants, et 109 blessés.  Sur le plan humanitaire, la mainmise du Hamas sur Gaza, l’absence de forces de sécurité de l’Autorité palestinienne ont rendu la plupart des passages liant Gaza à l’extérieur inopérants.  L’ONU, a-t-il déclaré, encourage l’Autorité palestinienne à travailler avec Israël, l’Égypte et la communauté internationale pour explorer toutes les options possibles pour rendre ces passages opérationnels.  Sur le plan politique, la formation du gouvernement du Premier Ministre Fayyad, le 16 juin, qui a été chaleureusement accueillie par les membres du Quatuor, a notamment permis le renouvellement de l’assistance financière directe de la part de la communauté des donateurs, s’est félicité le Représentant personnel du Secrétaire général.

Selon M. Williams, à la suite de l’effondrement du Gouvernement d’unité nationale, l’Autorité palestinienne, sous la direction du Président Abbas, demeure la seule autorité légitime.  Il s’est dit satisfait d’avoir constaté une réponse rapide de la communauté internationale visant à fournir une aide financière et un soutien politique au gouvernement intérimaire du Premier Ministre Fayyad.  Il est important, a-t-il assuré, que le peuple de Gaza ne soit pas puni par la mainmise du Hamas.  La réouverture des points de passage afin d’empêcher un écroulement complet de l’économie de Gaza reste une priorité, a-t-il souligné.  De même, si, selon lui, la réponse d’urgence et humanitaire a constitué une mesure à court terme efficace, il n’en demeure pas moins qu’une solution dirigée par le Président Abbas demeure une nécessité pressante.  Sur le long terme, la Cisjordanie et la bande de Gaza ne peuvent rester séparées.  Il n’y a, a-t-il assuré, qu’un futur État palestinien, qui comprend la Cisjordanie et la bande de Gaza.

M. Williams a en outre mis l’accent sur la nécessité d’encourager les parties à continuer de renforcer la confiance en honorant les engagements pris dans le cadre de la Feuille de route.  Israël doit retirer ses points de passage en Cisjordanie, démanteler ses avant-postes et geler l’expansion des colonies, tandis que le Président Abbas doit continuer d’oeuvrer pour faire cesser la violence.  Selon lui, le respect de ces engagements constituerait une base solide pour la réunion internationale à l’automne qui, a-t-il espéré, constituera une étape importante pour entamer des négociations bilatérales en vue de réaliser une paix juste et durable. 

Le Coordonnateur spécial a également fait état au Liban d’une situation sécuritaire et politique précaire.  À Beyrouth, l’impasse politique persiste, a-t-il dit, ne constatant aucun changement tangible dans les positions des différentes parties.  Citant en particulier la réunion organisée par la France, les 15 et 16 juillet, de personnalités politiques libanaises, M. Williams a appuyé les efforts diplomatiques constants de ce pays et de la Ligue des États arabes en vue d’aider le Liban à réaliser le consensus.  Le Secrétaire général appelle les États Membres de la région à soutenir les parties libanaises dans leurs efforts en ce sens, a-t-il poursuivi.

Par ailleurs, le Président du Conseil de sécurité, Guangya Wang (Chine), a, au nom des membres du Conseil, rendu hommage à l’Ambassadeur de la France, Jean-Marc de La Sablière, qui participait là aux dernières délibérations de cet organe.  M. de La Sablière a, au total, consacré 13 années, dans trois affectations différentes, à représenter la France auprès des Nations Unies.  Il a dirigé avec beaucoup de compétence, a-t-il ajouté, les missions annuelles du Conseil de sécurité en Afrique centrale, récemment encore en République démocratique du Congo (RDC).  Il a, de même, apporté une contribution importante grâce à sa présidence active du Groupe de travail sur les enfants et les conflits armés. 

M. de La Sablière a remercié le Président et a exprimé sa satisfaction d’avoir eu l’honneur de représenter la France au Conseil de sécurité pendant cinq ans.  La tâche est exaltante, a-t-il estimé, plaidant en faveur d’un Conseil de sécurité à la hauteur des responsabilités qui lui sont confiées par la Charte des Nations Unies.  Le Conseil de sécurité n’est jamais aussi fort que lorsqu’il est uni, a-t-il observé.  C’est pourquoi, a-t-il poursuivi, la France y favorise toujours au sein de ce Conseil le consensus ou un soutien large aux textes à l’examen. 

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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