L’IRAQ A BESOIN DE L’AIDE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE POUR SE RECONSTRUIRE, AFFIRME LE VICE-PRÉSIDENT IRAQUIEN DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ

15 mars 2007
CS/8971

L’IRAQ A BESOIN DE L’AIDE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE POUR SE RECONSTRUIRE, AFFIRME LE VICE-PRÉSIDENT IRAQUIEN DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ

15 mars 2007
Conseil de sécurité
CS/8971
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Conseil de sécurité

5639e séance – après-midi

L’IRAQ A BESOIN DE L’AIDE DE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE POUR SE RECONSTRUIRE, AFFIRME LE VICE-PRÉSIDENT IRAQUIEN DEVANT LE CONSEIL DE SÉCURITÉ

L’Iraq, qui a intensifié ses efforts face au terrorisme, à l’insurrection, à la criminalité et à la violence confessionnelle, a toujours besoin de la communauté internationale pour assurer sa stabilité, sa reconstruction et son développement.  Tel est le message qu’est venu apporter aux membres du Conseil de sécurité, le Vice-Président iraquien, Adil Abdal Mahdi, cet après-midi, à la veille d’une réunion, au Siège des Nations Unies à New York, consacrée au Pacte international pour l’Iraq. 

Auparavant, le Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Iraq, Ashraf Jehangir Qazi, présentant le rapport du Secrétaire général en application du paragraphe 30 de la résolution 1546, qui rend compte de l’exécution des tâches confiées à la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq (MANUI), a souligné que la menace de la violence politique, sectaire et criminelle demeurait encore une des principales caractéristiques du rapport et reflétait la triste réalité de l’Iraq.  Selon lui, le Gouvernement iraquien doit prendre toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte que les citoyens du pays perçoivent les actions qu’il a prises en leur nom et dans leur intérêt.  Ce n’est qu’alors que les opérations en matière de sécurité aideront à rassembler le peuple iraquien, a-t-il jugé.  Le Gouvernement constitutionnellement élu de l’Iraq doit être totalement appuyé et aidé dans la mise en œuvre de ses programmes de réformes, a-t-il affirmé.  En retour, le Gouvernement doit accorder la plus haute priorité à la réconciliation politique entre les différents peuples de l’Iraq, sans quoi, a-t-il précisé, aucun processus sécuritaire, politique ou économique ne saurait être en mesure de rétablir une stabilité durable. 

Le Vice-Président iraquien a espéré qu’après la finalisation, en 2006, du processus politique et constitutionnel, conformément au cadre établi par la résolution 1546, 2007 serait une année essentielle pour la restauration de la maison iraquienne et la promotion de la paix civile.  Il a rappelé que son Gouvernement avait intensifié ses efforts pour faire face au terrorisme, à l’insurrection, aux crimes, à la violence confessionnelle, ainsi qu’aux milices.  Au niveau politique, le Gouvernement iraquien a adopté comme choix stratégique celui de la réconciliation, a-t-il rappelé, tandis que sur le plan économique, le Parlement a adopté le budget de 2007, budget qui consacre une large priorité à l’éducation et à la santé.  En dépit de cela, a-t-il dit, l’Iraq ne peut améliorer seul son développement économique et a besoin de l’aide de la communauté internationale pour se reconstruire.  De même, selon lui, le nouvel Iraq ne pourra réaliser sa stabilité et assurer son développement sans le soutien des pays voisins.

Au nom de la Force multinationale en Iraq, le représentant des États-Unis, Alejandro Wolff, a estimé que le Pacte international constituait un élément clef des efforts de l’Iraq pour achever sa transition vers l’autosuffisance financière et son intégration dans l’économie régionale et mondiale.  La participation active des partenaires régionaux et internationaux au sein du Pacte international pour l’Iraq sera cruciale pour aider ce pays dans ses efforts de développement, a-t-il assuré.  Le représentant de la Force multinationale a également mis l’accent sur le nouveau plan de sécurisation de Bagdad, ainsi que sur l’envoi par les États-Unis de 21 500 militaires supplémentaires.  Tout en estimant qu’il convenait de faire preuve de prudence avant de tirer des conclusions sur les résultats de ce plan, il a noté une certaine réduction de la violence dans la capitale.  Mais la stabilité, a-t-il reconnu, exige plus qu’une amélioration de la sécurité.  Il a souligné que le plan de sécurisation de Bagdad prévoyait aussi un renforcement des mesures économiques, politiques et en faveur de la reconstruction afin d’améliorer la capacité du Gouvernement iraquien à répondre aux besoins de la population. 

Plusieurs autres membres du Conseil ont par ailleurs insisté sur la nécessité de fixer un calendrier clair de retrait des forces étrangères, afin de permettre aux Iraquiens, comme l’a dit le représentant de la France, de recouvrer leur pleine souveraineté, d’assumer toutes leurs responsabilités et de favoriser un consensus national. 

Les représentants des pays suivants ont également pris la parole: Congo, Panama, Qatar, Slovaquie, Italie, Fédération de Russie, Indonésie, Belgique, Ghana, Pérou, Chine, Royaume-Uni et Afrique du Sud.

LA SITUATION CONCERNANT L’IRAQ

Rapport présenté par le Secrétaire général en application du paragraphe 30 de la résolution 1546 (2004) (S/2007/126)

Dans son rapport, le Secrétaire général estime que si le cycle de violence n’est pas maîtrisé en Iraq, les efforts consentis au cours des dernières années pourraient être remis en cause.  Il est, selon lui, de la plus haute importance que les dirigeants iraquiens se rassemblent dans un esprit de respect mutuel et de compromis.  Atteindre des objectifs politiques par la violence ne fera qu’alimenter la violence, écrit-il, ajoutant que seuls les Iraquiens eux-mêmes peuvent déterminer leur destin commun et se mettre d’accord sur la structure de l’État iraquien. 

Le Secrétaire général fait ici le point sur les activités menées par l’ONU en Iraq depuis son rapport précédent (S/2006/945) du 5 décembre 2006.  Il récapitule les principaux faits politiques survenus, en particulier les mesures prises par le Gouvernement iraquien pour promouvoir la réconciliation nationale et améliorer la sécurité, ainsi que les faits nouveaux intéressant l’Iraq qui sont intervenus aux niveaux régional et international.  Il donne également des informations à jour sur les activités de son Représentant spécial pour l’Iraq, Ashraf Jehangir Qazi, et de la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq (MANUI) et rend compte des conditions de sécurité et des questions opérationnelles et de sécurité.

Ce rapport est le onzième présenté en application du paragraphe 30 de la résolution 1546 (2004) du Conseil de sécurité, dans lequel celui-ci priait le Secrétaire général de lui rendre compte, tous les trois mois, de l’exécution des tâches confiées à la MANUI.

Selon lui, le nombre élevé de victimes civiles quotidiennes et l’accroissement du nombre de personnes déplacées aggravent le sentiment d’insécurité et le pessimisme des Iraquiens ordinaires.  En se propageant, les actes de violence, les attentats terroristes et le conflit sectaire qui affectent une bonne partie de l’Iraq acquièrent leur propre dynamique qui pourrait submerger les fragiles processus et institutions politiques du pays, dit-il.

Le Secrétaire général, qui prend acte des efforts déployés par le Gouvernement iraquien et la Force multinationale pour améliorer la situation en matière de sécurité, encourage toutes les parties intéressées à faire en sorte d’améliorer la sécurité et la sûreté de la capitale du pays dans l’intérêt de tous les Iraquiens.  Il juge qu’en dépit de quelques bons résultats initiaux, il est encore trop tôt pour juger de l’efficacité du dernier plan de sécurité pour Bagdad.  Il faudra du temps à cette nouvelle mesure pour qu’elle donne des résultats tangibles et, en fin de compte, son succès dépendra de celui d’un éventail de mesures plus large visant à promouvoir le dialogue politique, le développement économique et la reconstruction.

Selon le Secrétaire général, les nouvelles institutions devraient être édifiées sur les principes d’une répartition équitable du pouvoir et un juste partage des ressources et des richesses nationales.  Toutes les communautés iraquiennes y gagneraient, au niveau de la sécurité, de la paix et de la prospérité, souligne-t-il.  Il appelle toutes les parties intéressées à soutenir un authentique processus de révision constitutionnelle qui offre la possibilité de se mettre largement d’accord sur les questions fondamentales, notamment sur le fédéralisme et le partage des ressources.

Se déclarant préoccupé par la dégradation de la situation humanitaire et des droits de l’homme, le Secrétaire général encourage également la communauté internationale à soutenir les efforts de l’ONU pour aider les personnes dans le besoin.  Du point de vue régional, il se dit fermement persuadé de la nécessité de renforcer le dialogue entre l’Iraq et ses voisins. Les acteurs régionaux pourraient jouer un rôle clef en aidant à stabiliser l’Iraq, ce qui serait bénéfique pour leur propre sécurité à long terme, affirme-t-il. 

Enfin, le Secrétaire général observe que l’ONU se doit de jouer un rôle dans l’aide au développement politique et économique de l’Iraq.  Elle continuera à faciliter le dialogue politique et à offrir ses bons offices à toutes les parties intéressées et s’engage à fournir une assistance technique aux processus électoraux et à la mise en place de nouvelles institutions démocratiques et fédérales.  Elle fera en outre tout son possible pour soutenir les activités en faveur des droits de l’homme et de la primauté du droit ainsi que celles d’assistance humanitaire, de reconstruction et de développement économique. Aux niveaux régional et international, la Mission continuera de soutenir le Pacte international pour l’Iraq, conclut-il.

Déclarations

M. ASHRAF JEHANGIR QAZI, Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Iraq, présentant le rapport du Secrétaire général, a affirmé que celui-ci proposait une description sombrement réaliste des difficultés que rencontrent le Gouvernement et le peuple de l’Iraq dans leur quête pour la sécurité élémentaire, les droits de l’homme fondamentaux et le bien-être social de base.  La menace de la violence politique, sectaire et criminelle demeure encore une des principales caractéristiques du rapport et reflète la triste réalité de l’Iraq, a-t-il souligné.  Il a ajouté que la crise humanitaire et la situation des droits de l’homme qui en résultaient s’étaient aggravées.  En raison de la sévérité de la crise qu’affrontent l’Iraq, le Gouvernement iraquien et la Force multinationale ont commencé à mettre en œuvre un nouveau plan de sécurité pour Bagdad.  À ce jour, les résultats sont mitigés, mais néanmoins importants, a-t-il estimé.  Il a fait état d’une réduction sensible du nombre des incidents violents et des corps non identifiés et torturés retrouvés dans les rues, de l’arrestation de dirigeants de milices ou d’insurgés, d’opérations menées par les forces de sécurité iraquiennes autour de Bagdad et de succès réalisés dans l’encouragement au retour des familles déplacées.  En revanche, M. Qazi a mentionné la poursuite des attaques meurtrières de grande envergure contre les civils à l’est de Bagdad et dans d’autres villes.  Du chlore a été utilisé pour terroriser la population, a-t-il précisé.

Le Représentant spécial a estimé que pour rétablir un niveau acceptable de sécurité à Bagdad et dans le reste de l’Iraq, des progrès simultanés doivent être réalisés sur le plan politique.  Le Gouvernement iraquien doit prendre toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte que les citoyens du pays perçoivent ses actions prises en leur nom et dans leur intérêt, a-t-il dit.  Ce n’est qu’alors que les opérations en matière de sécurité aideront à rassembler le peuple iraquien, a-t-il jugé.  Selon lui, les initiatives, les déclarations et les plans précédents n’ont pas permis d’obtenir des améliorations tangibles et soutenues pour alléger les souffrances des citoyens iraquiens.  Le Gouvernement constitutionnellement élu de l’Iraq doit être totalement appuyé et aidé dans la mise en œuvre de ses programmes de réformes, a-t-il affirmé.  En retour, le Gouvernement doit accorder la plus haute priorité à la réconciliation politique entre les différents peuples de l’Iraq, sans quoi, a-t-il précisé, aucun processus sécuritaire, politique ou économique ne saurait être en mesure de rétablir une stabilité durable.  Le processus d’examen constitutionnel peut être un outil très efficace pour renforcer la réconciliation nationale, le compromis et le consensus sur des questions fondamentales, a-t-il dit.  La communauté internationale a un rôle important d’appui à cet égard, a-t-il souligné, notant que la réunion de demain sur le Pacte international pour l’Iraq, sous les auspices du Secrétaire général, permettra d’examiner les progrès réalisés par le Gouvernement iraquien dans les domaines politique, législatif, sécuritaire et économique et d’aboutir à une vision nationale partagée de l’Iraq.

Tous se sont dits disposés à contribuer à un processus susceptible de réduire la violence, de renforcer le dialogue et de permettre les conditions d’un redressement économique capable d’améliorer les conditions de vie du peuple iraquien, a rappelé M. Qazi, qui a ajouté qu’un échec aurait un coût élevé pour les voisins de l’Iraq, y compris sous forme d’une nouvelle augmentation du flux de réfugiés.  Comme le rapport du Secrétaire général le souligne, a rappelé M. Qazi, la Syrie et la Jordanie supportent déjà un fardeau disproportionné.  M. Qazi a expliqué que lors de ses récents contacts dans les capitales des pays voisins, il avait assuré à ses interlocuteurs que les Nations Unies étaient déterminées à avoir une réponse plus coordonnée, plus efficace et plus appropriée face à la crise humanitaire grandissante en Iraq.

M. ALEJANDRO WOLFF (États-Unis), qui s’exprimait au nom de la Force multinationale en Iraq, a estimé que la présence du Vice-Président Mahdi illustrait le clair engagement international du Gouvernement iraquien.  Malgré la violence, le Gouvernement et le peuple iraquiens continuent de rechercher le développement économique et la sécurité.  Des initiatives importantes ont été entreprises depuis le début de l’année, a souligné le représentant des Etats-Unis, qui a mentionné la création de la Haute Commission électorale indépendante et le projet de loi sur les hydrocarbures.  Évoquant la réunion, demain vendredi, sur le Pacte international pour l’Iraq, M. Wolff a indiqué que celle-ci permettrait de présenter son programme définitif à la communauté internationale.  Selon lui, le Pacte international est un élément clef des efforts de l’Iraq pour achever sa transition vers l’autosuffisance financière et son intégration dans l’économie régionale et mondiale.  La participation active des partenaires régionaux et internationaux au sein du Pacte international pour l’Iraq sera cruciale pour aider ce pays dans des efforts de développement.

Malgré des progrès sur les plans électoral et économique, la violence et l’instabilité qui en résultent demeurent, a-t-il noté.  Le représentant de la Force multinationale a ensuite rappelé le nouveau plan de sécurisation de Bagdad, ainsi que l’envoi par les États-Unis de 21 500 militaires supplémentaires.  Tout en estimant qu’il convenait de faire preuve de prudence avant de tirer des conclusions sur les résultats de ce plan, il a noté une certaine réduction de la violence dans la capitale.  Mais la stabilité, a-t-il reconnu, exige plus qu’une amélioration de la sécurité.  Il a souligné que le plan de sécurisation de Bagdad prévoyait aussi un renforcement des mesures économiques, politiques et en faveur de la reconstruction afin d’améliorer la capacité du Gouvernement iraquien à répondre aux besoins de la population.  Il a souligné que l’État iraquien dépenserait 10 milliards de dollars sur les infrastructures et les projets de reconstruction, générateurs d’emplois. 

Plusieurs États étrangers ont annoncé leur assistance.  Celle-ci est aussi nécessaire, selon M. Wolff, pour faire face à la grave situation humanitaire que connaît le pays.  Rappelant que deux millions d’Iraquiens avaient fui leur pays et que 1,7 million étaient déplacés à l’intérieur même du pays, M. Wolff a reconnu que la subversion demeurait très active, en premier lieu l’organisation Al-Qaïda qui essaye de déstabiliser le Gouvernement iraquien.  Mais, selon lui, plus de 80% de la violence se concentrent dans quatre provinces même si les grandes villes comme Mossoul, Kirkouk et Bassorah ne sont pas épargnées, et contribuent à intimider et à démoraliser la population.  La nature sectaire de la violence prédomine, selon le représentant des États-Unis.  Même s’il est trop tôt pour tirer des conclusions, la violence a diminué à Bagdad, a estimé M. Wolff.

Les forces de sécurité iraquiennes, a-t-il indiqué, prennent de plus en plus le relais.  La coordination entre ces forces et la Force multinationale se poursuit, a-t-il précisé, en citant divers exemples.  La Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq, a-t-il souligné, jouera de plus en plus un rôle clef.  Le savoir-faire de l’ONU se révélera nécessaire, en particulier dans la préparation des élections provinciales, la tenue éventuelle de référendums, les initiatives visant à la réconciliation nationale, les travaux du Pacte international pour l’Iraq ainsi que la révision constitutionnelle.

Après avoir évoqué le rôle de la Force multinationale dans le maintien de la sécurité, en particulier avec l’aide des contingents roumain, géorgien et sud-coréen, le représentant des États-Unis a souligné que le Gouvernement iraquien agissait sans relâche pour améliorer ses relations avec ses voisins.  Il a ainsi rappelé que des relations diplomatiques avaient été rétablies avec la Syrie tandis que Bagdad rouvrait son ambassade à Ryad.  Il a enfin mentionné la conférence tenue samedi dernier à Bagdad avec tous les pays de la région et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité.  Alejandro Wolff a conclu que le Gouvernement iraquien continuait d’œuvrer à l’édification d’un Iraq stable et que le soutien de la communauté internationale demeurait essentiel.

M. ADIL ABDAL MAHDI, Vice-Président de l’Iraq, a affirmé qu’en 2006, le processus politique et constitutionnel s’était terminé conformément au cadre établi par la résolution 1546 du Conseil de sécurité.  Il a espéré que 2007 serait une année essentielle pour la restauration de la maison iraquienne et la promotion de la paix civile.  Pour cela, a-t-il dit, le Gouvernement iraquien travaille selon trois niveaux complémentaires, a-t-il ajouté, citant la sécurité, la politique et l’économie.  En matière de sécurité, le Gouvernement a intensifié ses efforts pour faire face au terrorisme, à l’insurrection, aux crimes, à la violence confessionnelle, ainsi qu’aux milices.  Certains résultats positifs du plan de sécurité du Gouvernement iraquien ont commencé à apparaître à partir d’une diminution notoire de la violence liée au terrorisme, à l’insurrection, aux crimes, à la violence confessionnelle, a-t-il noté.  Selon lui, les Iraquiens commencent à sentir ces développements, même s’ils sont encore en deçà des aspirations.  Au niveau politique, le Gouvernement a adopté comme choix stratégique celui de la réconciliation, a-t-il poursuivi.  Il a ajouté que le Gouvernement avait notamment organisé un grand nombre de conférences et de réunions nationales aux niveaux religieux, tribal et populaire.  Ainsi, en janvier 2006, le Premier Ministre iraquien a présidé la Conférence des forces et partis politiques.  Au niveau économique, le Parlement a adopté le budget de 2007, a-t-il indiqué, précisant que les dépenses d’investissements étaient d’environ 10 milliards de dollars.  Les dépenses affectées à l’éducation et à la santé, deux secteurs prioritaires du Gouvernement, ont doublé, a-t-il précisé.  En dépit de cela, l’Iraq ne peut améliorer seul son développement économique et a besoin de l’aide de la communauté internationale pour reconstruire l’Iraq, a-t-il poursuivi. 

Le Vice-Président iraquien a également souligné que le mois de mars était marqué par deux événements importants.  Demain, a-t-il expliqué, aura lieu au Siège des Nations Unies à New York, une réunion élargie, sous les auspices du Secrétaire général, visant à donner un élan au Pacte international pour l’Iraq afin de parvenir à un partenariat avec la communauté internationale dans la promotion du développement économique, politique et social de l’Iraq au cours des cinq prochaines années.  À Istanbul, en Turquie, le 19 mars, une cinquième conférence des donateurs sera organisée, a-t-il ajouté.  Il a espéré que ces deux conférences auront un grand succès et que les donateurs s’engageront davantage dans le processus de reconstruction de l’Iraq.  Le nouvel Iraq ne pourra réaliser sa stabilité et assurer son développement sans le soutien des pays voisins, a-t-il par ailleurs affirmé, mettant en particulier l’accent sur le problème des réfugiés.  Il a ainsi souligné que les terroristes tentaient de susciter une guerre civile, entraînant un important exode de population.  Mais les efforts de sécurité actuels peuvent induire un mouvement inverse si le plan parvient à ses objectifs.  Il a enfin rappelé aux membres du Conseil de sécurité que l’Iraq connaissait un grand fardeau, celui que représente, à ses yeux, la Commission des Nations Unies pour le contrôle et l’inspection.  Remerciant la Force multinationale en Iraq pour l’aide qu’elle apportait au Gouvernement et au peuple iraquiens sur le plan de la sécurité, il a néanmoins estimé que mettre un terme au mandat de cette Commission serait un élément positif.

M. JUSTIN BIABOROH-IBORO (Congo) a condamné avec fermeté la violence en Iraq dont le degré atteint ne cesse d’être préoccupant.  Cette violence empêche notamment tout effort de reconstruction du pays sur la base du « Pacte international pour l’Iraq » et est un élément fort de déstabilisation de la région, a indiqué le représentant. Il a à cet égard appelé l’organisation d’un dialogue inclusif et responsable qui devrait conduire à la réconciliation nationale et qui tiendrait notamment compte du partage équitable des ressources et des richesses nationales, de la répartition réaliste du pouvoir, de la création de forces de sécurité fiables capables à terme de remplacer les forces étrangères, du démantèlement des milices confessionnelles et autres groupes armés et de la mise en place d’un système de protection des droits de l’homme et de justice fiable.  Pour ce faire, le Gouvernement iraquien se doit de créer des conditions favorables à une telle démarche, a-t-il déclaré, avant de rappeler le rôle essentiel de la communauté internationale et de toutes les parties intéressées et le soutien de son pays aux différentes initiatives en cours en Iraq.  Il a estimé que la tenue de la Conférence sur la sécurité de l’Iraq était un premier pas encourageant et a dit attendre avec intérêt la tenue annoncée d’une conférence au niveau ministériel en vue de donner suite aux pourparlers de Bagdad.

M. ALFREDO SUESCUM (Panama) a fait part de sa préoccupation face à la gravité de la situation en Iraq.  La solution de ces problèmes nécessite une forte composante de dialogue politique et de démarches aux niveaux national et international, selon le représentant de Panama.  Deux millions de réfugiés se trouvant dans les pays voisins, la coopération régionale est cruciale, a-t-il souligné, en particulier avec la Syrie et la Jordanie.  Le représentant du Panama estime important que les peuples de la région prennent des mesures concrètes.  L’une des dimensions particulièrement inquiétantes concernant ces déplacements de population tient au fait qu’elles aient une forte composante ethnique et sectaire, a-t-il ajouté.  Il serait important que l’élan nécessaire soit donné au Pacte international pour l’Iraq et se félicite de l’aide fournie par l’ONU à la Haute Commission électorale indépendante.  Concluant sur une note optimiste, la délégation de Panama s’est dite convaincue que les défis actuels pouvaient être relevés afin de parvenir à un Iraq indépendant et pacifié.

M. JAMAL NASSER AL-BADER (Qatar) a déclaré que le peuple qatarien souffrait avec celui de l’Iraq.  Il a estimé qu’une solution politique à la situation en Iraq ne saurait être imposée par une main extérieure.  Soulignant qu’il demeure important que la communauté internationale continue d’appuyer la paix, la sécurité et le développement en Iraq pour sortir ce pays de la crise, le représentant a salué l’action du Pacte international pour l’Iraq.  La visée de cette initiative, qui s’échelonne sur cinq ans, est de consolider la paix et de poursuivre le développement économique, politique et social, a rappelé M. Al-Bader.  Celui-ci a insisté sur la nécessité d’améliorer dans les meilleurs délais les conditions de vie quotidienne du peuple iraquien.  Évoquant la détérioration humanitaire sur place, le représentant a relevé que la crise des réfugiés était en train de prendre une ampleur considérable.  C’est pourquoi, il a exhorté les Nations Unies, les institutions intergouvernementales et les autres organes internationaux à agir au plus vite pour réduire les effets de cette crise.  À cet égard, le représentant a souhaité que la conférence que le Haut commissariat des Nations Unies pour les réfugiés tiendra le mois prochain à Genève contribuera à identifier au mieux les besoins des personnes déplacées en Iraq.  Le représentant a conclu en appelant au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iraq.  

M. PETER BURIAN (Slovaquie) a regretté que la situation humanitaire en Iraq continue de se détériorer et que la violence confessionnelle s’intensifie, sapant le développement socioéconomique et la reconstruction politique de ce pays.  Le représentant a estimé qu’inverser la tendance représentait désormais une tâche énorme pour la communauté internationale.  Appelant à un engagement de toutes les parties prenantes au règlement de la crise, M. Burian a rappelé que, conformément à l’avis du Secrétaire général, la destinée de l’Iraq était entre les mains du peuple iraquien.  Ce dernier, a-t-il ajouté, ainsi que son gouvernement, ont exprimé à maintes reprises, au cours des quatre dernières années, leur volonté de parvenir à la stabilité.

Estimant que les chances d’aboutir à une solution politique pour sortir de la crise existaient toujours, le représentant a plaidé pour l’amélioration rapide des conditions humanitaires et de sécurité en Iraq ainsi qu’en faveur d’une promotion accrue de la réconciliation nationale et des droits fondamentaux.  Dans ce cadre, a-t-il ajouté, nous sommes convaincus qu’une véritable réforme constitutionnelle et l’examen approfondi du processus de « débatification » du pays peut aider l’Iraq à relever ses nombreux défis.  Pour M. Burian, les Nations Unies doivent peser de tout leur poids dans la phase de transition et de stabilisation dans laquelle va s’engager ce pays.  C’est en ce sens qu’il a indiqué que sa délégation appuyait le Pacte international pour l’Iraq et le renforcement du dialogue au niveau régional, la promotion de la paix et de la sécurité devant profiter à l’Iraq comme à ses voisins. 

M. ALDO MANTOVANI (Italie) a affirmé que les pays voisins devaient jouer pleinement leur rôle pour aider l’Iraq, estimant que la Conférence sur les pays voisins devait être ouverte à d’autres pays, comme ceux du G-8.  Selon lui, le conflit violent et sectaire entre sunnites et chiites, favorisé par les terroristes et des éléments étrangers, entrave les efforts de l’Iraq et de la communauté internationale visant à rétablir la sécurité et la stabilité du pays.  La clef du succès appartient à l’Iraq en dernier ressort, a-t-il estimé.  Il a ainsi espéré que le Gouvernement iraquien pendra les mesures objectives nécessaires pour aboutir à la réconciliation nationale.  Au niveau national, l’Italie participe de plus en plus aux travaux de reconstruction de l’Iraq, a-t-il poursuivi.  Il a ainsi précisé que le 23 janvier dernier, à Rome, avait été signé un accord de coopération bilatérale, par lequel son pays s’engageait à fournir une assistance sous forme de crédits à hauteur de plus de 400 millions d’euros sur trois ans.   

M. IGOR N. SHCHERBAK (Fédération de Russie) a exprimé sa reconnaissance à M. Qazi et à ses collaborateurs pour le travail très difficile qu’ils effectuent.  Pour la Fédération de Russie, on ne peut pas encore parler de résultats tangibles du plan de sécurisation de Bagdad.  Celle-ci espère que le projet de loi sur les hydrocarbures permettra de faire en sorte que la ressource bénéficie à l’ensemble de la population dans toutes ses composantes.  Le représentant de la Fédération de Russie a exprimé l’espoir que tous les pays se joignent aux efforts de reconstruction et s’est félicité de la conférence de samedi dernier à Bagdad réunissant l’Iraq, ses voisins et les membres permanents du Conseil de sécurité.  Nous avons toujours insisté sur la nécessité de la coordination des efforts de la communauté internationale et il a exprimé l’espoir que d’autres réunions auraient lieu, en particulier au niveau ministériel.  La délégation russe a conclu en affirmant que son pays comptait ne ménager aucun effort pour contribuer au redressement de l’Iraq.

M. HASAN KLEIB (Indonésie) s’est dit très préoccupé par la poursuite de la violence qui jette une ombre sur la reconstruction politique de l’Iraq.  Le représentant s’est félicité du nouveau plan de sécurité du Premier Ministre iraquien, espérant qu’il permettrait d’obtenir des résultats tangibles à Bagdad et dans le reste de l’Iraq.  La communauté internationale doit faire tout son possible pour alléger les souffrances des Iraquiens et rétablir la sécurité et la stabilité du pays, a-t-il poursuivi.  Le représentant a également annoncé que son pays organiserait, en coopération avec les deux plus grandes organisations musulmanes indonésiennes, une conférence internationale des dirigeants musulmans religieux pour la réconciliation en Iraq, les 2 et 3 avril 2007, qui permettra d’aboutir, selon lui, à prendre des mesures concrètes en faveur de la réconciliation.  Le représentant a rappelé que son pays était en faveur d’un calendrier clair pour un retrait des forces étrangères de l’Iraq.  Les pays de la région ont un rôle important à jouer dans l’instauration de la souveraineté de l’Iraq, a-t-il également estimé.  Il s’est ainsi réjoui des résultats de la Conférence avec les pays voisins et les membres permanents du Conseil de sécurité, qui s’est tenue à Bagdad le 10 mars. 

M. JOHAN VERBEKE (Belgique) a précisé que son pays partageait l’inquiétude exprimée par le Secrétaire général face au danger que représentent les violences en Iraq pour une société, des institutions et un processus politique qui reste fragile.  Il a salué les efforts entrepris par le Gouvernement iraquien consistant à assurer la sécurité de ses citoyens dans le respect de leurs droits fondamentaux.  Cependant, nous sommes tous conscients, a-t-il ajouté, qu’une approche exclusivement sécuritaire ne suffira pas à stabiliser durablement le pays.  C’est la raison pour laquelle la Belgique soutient le Secrétaire général de l’ONU dans son plaidoyer pour un renforcement du dialogue aux niveaux national, régional et international.  La Belgique a toujours souligné l’importance de promouvoir un processus politique sans exclusive.  Elle espère que l’adoption du projet de loi sur les hydrocarbures sera un premier pas dans cette direction.  Elle encourage par ailleurs l’Iraq et ses voisins à intensifier leur dialogue.  Par ailleurs, face à l’ampleur des flux de réfugiés, M. Verbeke a constaté que le Gouvernement iraquien n’était pas le seul à souffrir de la détérioration de la situation et qu’il n’avait pas le monopole sur les moyens d’y remédier. 

C’est donc ensemble que l’Iraq et ses voisins devront trouver une partie au moins de la réponse, selon lui.  Afin de travailler à la stabilisation non seulement de l’Iraq mais aussi de l’ensemble de la région, la Belgique soutient les efforts du Secrétaire général et de son Représentant spécial pour favoriser le dialogue régional.  La Belgique estime que le rôle de la communauté internationale est double : appuyer les efforts de réconciliation et de stabilisation et illustrer par des gestes concrets sa solidarité avec le peuple iraquien.  Deux occasions se présenteront à cet égard, a-t-il rappelé: l’organisation en avril d’une conférence internationale sous les auspices du Haut Commissariat pour les réfugiés; et dès demain, vendredi 16 mars, la réunion sur le Pacte international pour l’Iraq.  La Belgique voit dans ce Pacte l’occasion d’un partenariat renouvelé entre la communauté internationale et l’Iraq, ainsi qu’un moyen de remobiliser les énergies pour la reconstruction.  La délégation belge a rappelé cependant qu’il y avait un préalable à la reconstruction de l’Iraq: la sécurité et la réconciliation nationale.

M. LESLIE K. CHRISTIAN (Ghana) a partagé les vues du Secrétaire général selon lesquelles il était nécessaire de progresser sur le plan politique et de réduire la violence pour garantir une mise en œuvre réussie du Pacte international pour l’Iraq.  M. Christian a félicité la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq ( MANUI) pour l’aide qu’elle fournit à la Commission de révision constitutionnelle et au Conseil des représentants grâce notamment à son travail de communication sur le processus de révision auprès de la société civile, à son rôle de facilitateur entre les membres du Comité et à son soutien dans la définition d’un programme d’appui précis.  Le Secrétaire général indique dans son rapport que la MANUI a continué à assister la Haute Commission électorale indépendante de l’Iraq et entrepris une évaluation générale des capacités de l’institution qui devrait servir du cadre pour la planification des activités du bureau d’assistance électorale de la Mission pour le premier semestre 2007.  Il a pris par ailleurs note de la promesse de la Mission d’aider la Haute Commission électorale indépendante à faire face aux importants défis auxquels le pays est confronté notamment dans le domaine de l’élaboration des textes de lois.  Pour contenir la détérioration de la situation humanitaire et des droits de l’homme, le représentant a exhorté la communauté internationale à soutenir les efforts des Nations Unies en la matière. Avant de conclure, il a lancé un appel en faveur de nouvelles contributions financières pour alimenter le fonds d’affectation afin de garantir la sécurité du personnel de la Mission sur place.

M. JEAN-MARC DE LA SABLIÈRE (France) a affirmé que la situation en Iraq, sur les plans sécuritaire et humanitaire, demeurait très grave.  Il a souligné l’importance de rétablir une vraie perspective politique en agissant à plusieurs niveaux.  Au niveau interne d’abord, en favorisant une véritable réconciliation nationale, clef de l’unité et de la stabilité du pays, dans le cadre d’un processus inclusif réunissant l’ensemble des composantes de la société iraquienne.  Au niveau régional, en renforçant, à l’instar de ce qui avait été fait à Charm el-Cheikh, en 2004, le dialogue avec les États voisins qui ont un rôle important à jouer pour contribuer à la stabilité et à la préservation de l’intégrité territoriale de l’Iraq.  Au niveau international, en fixant un horizon clair de retrait des forces étrangères, afin de permettre aux Iraquiens de recouvrer leur pleine souveraineté, d’assumer toutes leurs responsabilités et de favoriser un consensus national. 

Le représentant a indiqué que son pays partageait pleinement les recommandations du Secrétaire général en rappelant qu’il n’y a pas d’alternative à une solution politique et que les responsables iraquiens n’ont aujourd’hui pas d’autres choix que de chercher entre eux un règlement négocié ou bien de se laisser emporter dans le gouffre de la guerre civile.  Il a appelé également les acteurs régionaux à jouer tout leur rôle en faveur de l’unité et de la stabilité de l’Iraq, qui renforcera en retour leur propre sécurité.  Il a enfin appelé la communauté internationale à se tenir aux côtés de l’Iraq à conforter la pleine restauration de sa souveraineté et à appuyer les efforts de l’ONU pour faire face à la dégradation de la situation humanitaire.

M. ALEJANDRO VOTO-BERNALES (Pérou) a d’abord évoqué l’intensification de la violence sectaire et le fait que la réconciliation semble encore lointaine.  Soulignant que la moitié des jeunes Iraquiens ne pouvaient plus aller à l’école, il a souligné la nécessité de s’attaquer aux questions fondamentales ayant des incidences sur la vie de la population.  Le Pérou appuie toutes les initiatives positives permettant de rétablir la situation, notamment pour trouver un remède au flux grandissant de réfugiés.  Il a appelé le Gouvernement iraquien à agir avec détermination pour rétablir le contrôle central sur les forces de sécurité.  Il a estimé que le Pacte international pour l’Iraq pouvait jouer un rôle important et l’aider à se remettre sur pieds.  La délégation péruvienne considère enfin que la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq doit pouvoir continuer à fournir une assistance humanitaire et assister le Gouvernement dans la réforme des institutions.

M. LIU ZHENMIN (Chine) s’est réjoui des résultats de la Conférence sur l’Iraq avec la participation de représentants des États voisins et des cinq membres permanents du Conseil de sécurité, qui s’est tenue à Bagdad le 10 mars dernier.  Le peuple iraquien a surmonté de nombreuses difficultés, a-t-il dit, précisant que l’Iraq entamait une nouvelle étape de son développement.  Le nouveau Gouvernement iraquien doit, selon lui, tout mettre en œuvre pour promouvoir la réconciliation nationale et l’inclusion politique.  Les différentes factions en Iraq devraient renoncer à l’emploi de la force et résoudre leurs différends de manière politique, a-t-il dit.  Il faut, selon lui, s’attaquer aux causes profondes des problèmes, tout en rejetant l’engrenage de la violence.  L’Iraq doit assumer ses responsabilités pour établir la sécurité et restaurer la confiance dans le pays, a-t-il poursuivi.  Le représentant espère que le nouveau plan de sécurité du Gouvernement iraquien aidera à rétablir la sécurité dans le pays.  Il a appuyé le Pacte international pour l’Iraq lancé conjointement par l’Iraq et les Nations Unies, qui contribuera à établir un nouveau partenariat entre l’Iraq et la communauté internationale.    

Mme KAREN PIERCE (Royaume-Uni) a rappelé que son pays soutenait fermement le Gouvernement iraquien, particulièrement dans le domaine de la sécurité.  Le Royaume-Uni s’est engagé à tout mettre en œuvre par le biais notamment de la Force multinationale.  Il appelle les pays du Moyen-Orient à épauler leur voisin iraquien.  La représentante a ensuite salué la réunion de samedi dernier à Bagdad qui a permis un échange fructueux entre les pays voisins de l’Iraq et les membres permanents du Conseil de sécurité.  Pour la délégation britannique, ce sommet a été l’occasion, de réaffirmer l’engagement des voisins de l’Iraq à soutenir son intégrité territoriale.  La représentante a remercié par ailleurs la Mission d’assistance des Nations Unies pour l’Iraq, estimant que malgré une situation difficile, elle apportait une contribution essentielle, en particulier dans le domaine humanitaire.  Elle a exhorté les États Membres à répondre favorablement aux appels au financement de l’action de la MANUI.

M. DUMISANI KUMALO (Afrique du Sud) s’est déclaré préoccupé par le niveau élevé de violence et les atteintes aux droits de l’homme qui jettent, selon lui, une ombre lugubre sur les efforts de l’Iraq et de la communauté internationale pour rétablir la paix, la sécurité et la stabilité dans le pays.  Le représentant a mis l’accent sur le rôle du Conseil de sécurité à cet égard et a rendu hommage à la MANUI pour son assistance à l’Iraq.  Il a estimé que la situation très grave exigeait une action concertée de la part des pays de la région et de la communauté internationale.  L’ONU a un rôle important à jouer en Iraq, a-t-il dit, citant les propos du Président de l’Afrique du Sud, Thabo Mbeki, selon lesquels, le moment est venu pour les Nations Unies de prendre la place qui leur revient.   

Répondant aux commentaires et questions formulés par les délégations, le Représentant spécial pour l’Iraq a souligné que le Secrétaire général accordait la plus haute importance au rôle de la MANUI dans l’effort visant à rétablir la stabilité en Iraq.  Il en tient pour preuve la convocation, ce vendredi, au Siège des Nations Unies, du Pacte international pour l’Iraq.  Le processus actuel représente un enjeu pour le monde entier, a conclu M. Qazi, et il existe manifestement une prise de conscience à cet égard.

Reprenant à son tour la parole, le Vice-Président de l’Iraq s’est engagé à ce que le Gouvernement iraquien agisse dans le sens de la citoyenneté sans aucune considération sectaire.  Il a rappelé que l’histoire de l’Iraq avait été marquée par la violence.  Mais il existe aussi une autre forme de violence, a-t-il dit, c’est celle qui a coûté la vie à de nombreux diplomates, dont le Représentant de l’ONU Sergio Vieira de Mello, ainsi qu’à plusieurs journalistes.  Ce terrorisme-là est un problème régional et international, a-t-il ajouté, et c’est la raison pour laquelle, l’ONU ne peut s’en désintéresser.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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