SRGJAN KERIM APPELLE À UNE « ALLIANCE MONDIALE POUR L’ACTION » FACE AUX DÉFIS DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, DU FINANCEMENT DU DÉVELOPPEMENT, DU TERRORISME ET DE LA RÉFORME DE L’ONU

18 septembre 2007
AG/10616

SRGJAN KERIM APPELLE À UNE « ALLIANCE MONDIALE POUR L’ACTION » FACE AUX DÉFIS DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, DU FINANCEMENT DU DÉVELOPPEMENT, DU TERRORISME ET DE LA RÉFORME DE L’ONU

18/09/2007
Assemblée générale
AG/10616
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Assemblée générale

Soixante-deuxième session

1re séance plénière – après-midi

SRGJAN KERIM APPELLE À UNE « ALLIANCE MONDIALE POUR L’ACTION » FACE AUX DÉFIS DES CHANGEMENTS CLIMATIQUES, DU FINANCEMENT DU DÉVELOPPEMENT, DU TERRORISME ET DE LA RÉFORME DE L’ONU

Le nouveau Président de l’Assemblée générale, Srgjan Kerim de l’ex-République yougoslave de Macédoine, a ouvert, cet après-midi, la soixante-deuxième session de l’« organe universel », en estimant que sa véritable revitalisation passe par la recherche de solutions aux cinq priorités que sont les changements climatiques, le financement du développement et la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD), la lutte contre le terrorisme et la réforme de l’Organisation.  Pour s’attaquer à ces défis, le Président de l’Assemblée a appelé à la création d’une véritable « alliance mondiale pour l’action ».

« La science a parlé, le temps de l’action est venu », a déclaré Srgjan Kerim, en parlant de la lutte contre les changements climatiques.  Les chefs d’État et de gouvernement auront l’opportunité de démontrer leur engagement dans ce domaine lors de la réunion de haut niveau convoquée à l’initiative du Secrétaire général le 24 septembre prochain, a prévenu le Président de l’Assemblée, qui a souligné que « seule une enceinte globale peut répondre à un problème global ».

Mais, a-t-il poursuivi, le changement climatique n’est pas seulement un problème environnemental.  À lui seul, a-t-il estimé, il illustre parfaitement la très importante interconnexion entre les problèmes de l’environnement et de développement.  Or, pour être durable, ce développement exige une action conjointe de tous les acteurs en présence et une meilleure gouvernance internationale de l’environnement.  Le financement du développement est donc une priorité, à l’heure où les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) ne seront pour la plupart pas atteints, en particulier en Afrique, a relevé le Président.

Srgjan Kerim a exprimé son intention de convoquer le 20 septembre prochain une réunion informelle pour discuter d’approches novatrices et préparer le Dialogue de haut niveau.  Réaliser les OMD ne constitue pas seulement une mise à l’épreuve de la capacité de la communauté internationale de tenir ses promesses.  Il s’agit avant tout d’honorer nos obligations morales et les valeurs de la Charte des Nations Unies, a insisté le Président. 

C’est la raison pour laquelle, a-t-il confié, j’ai l’intention de travailler en étroite coopération avec les chefs d’État et de gouvernement pour tenir, au cours de la soixante-deuxième session, un sommet sur la réalisation des OMD. L’Assemblée générale doit prendre l’initiative et renforcer sa position centrale dans le système multilatéral, a encouragé le Président. 

Nous devons, a-t-il ajouté, forger un consensus durable, en réunissant les États Membres, le secteur privé, les ONG et la société civile.  C’est seulement ainsi qu’il sera possible de surmonter les malentendus qui persistent entre cultures et religions et qui sont au cœur de tant de problèmes aujourd’hui.  La tenue, les 4 et 5 octobre, d’un Dialogue de haut niveau sur la coopération interreligieuse et culturelle sera l’occasion d’agir en ce sens, s’est félicité le Président de l’Assemblée générale.

Nous pouvons faire davantage en la matière et promouvoir la sécurité humaine en renforçant la Commission de consolidation de la paix et en avançant l’agenda du désarmement, a encore dit le Président.  Les progrès dans la paix, les droits de l’homme, l’état de droit et le développement réduiront l’instabilité et atténueront la menace du terrorisme, a-t-il estimé.  Sur ce dernier point, le réexamen de la Stratégie antiterroriste mondiale des Nations Unies constituera un des temps forts de cette session, a ajouté le Président.

Mais pour permettre à l’Organisation de relever l’ensemble de ces défis, nous devons faire plus et être plus efficaces.  Nous devons aussi avoir le courage de vouloir des résultats concrets dans la réforme du Conseil de sécurité.  Seule une modernisation de la gestion des Nations Unies et une plus grande cohérence au sein du système nous permettront d’améliorer notre action dans les priorités de l’Organisation.  Nous devons donc rechercher le compromis pour construire un système de relations internationales basé sur la coopération multilatérale, le respect mutuel et le droit international, a conclu le Président de la soixante-deuxième session.

En début de séance, l’Assemblée générale a observé une minute de silence consacrée à la prière ou à la méditation.

L’Assemblée a par ailleurs nommé les neuf pays suivants membres de la Commission de vérification des pouvoirs: Angola, Chili, Chine, États-Unis, Fédération de Russie, Namibie, Singapour, Suriname et Suisse.

Le Président a en outre indiqué que sept États Membres sont actuellement en retard dans le paiement de leurs contributions.  Il s’agit des Comores, de la Guinée-Bissau, du Libéria, de la République centrafricaine, de Sao Tomé-et-Principe, de la Somalie et du Tadjikistan*.

Comme le souligne l’Article 19 de la Charte des Nations Unies, un État Membre en retard dans le paiement de sa contribution aux dépenses de l’Organisation ne peut participer au vote à l’Assemblée générale si le montant de ses arriérés est égal ou supérieur à la contribution due par lui pour les deux années complètes écoulées.  L’Assemblée peut néanmoins autoriser ce Membre à participer au vote si elle constate que le manquement est dû à des circonstances indépendantes de sa volonté.

L’Assemblée a enfin autorisé plusieurs organes subsidiaires** à se réunir pendant la partie principale de sa soixante-deuxième session.  Elle tiendra sa prochaine réunion plénière le vendredi 21 septembre pour adopter son ordre du jour.

*   A/62/342

**  A/62/338

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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