LA COMMISSION DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL EXAMINE LES MOYENS DE RENFORCER LA CONTRIBUTION DES JEUNES, DES PERSONNES ÂGÉES ET DES HANDICAPÉS À LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

SOC/4697
10 février 2006

LA COMMISSION DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL EXAMINE LES MOYENS DE RENFORCER LA CONTRIBUTION DES JEUNES, DES PERSONNES ÂGÉES ET DES HANDICAPÉS À LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ

10/02/06
Conseil économique et social
SOC/4697
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Commission du développement social

Quarante-quatrième session

6e & 7e séances – matin & après-midi


LA COMMISSION DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL EXAMINE LES MOYENS DE RENFORCER LA CONTRIBUTION DES JEUNES, DES PERSONNES ÂGÉES ET DES HANDICAPÉS À LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ


Entamant ce matin l’examen des plans et programmes d’action pertinents des organismes des Nations Unies concernant la situation de groupes sociaux, la Commission du développement social (CSD) s’est particulièrement concentrée sur la contribution que peuvent apporter les jeunes et les personnes âgées à la lutte contre la pauvreté.  Le débat général a également été l’occasion pour de nombreuses délégations de présenter les efforts déployés par leurs pays pour répondre aux besoins des personnes handicapées, mais aussi de mettre l’accent sur la nécessité de garantir une protection sociale aux groupes les plus défavorisés.


Alors que le représentant de l’Union européenne a insisté sur l’importance de la formation et de la qualification pour les emplois futurs et d’une législation interdisant toute forme de discrimination basée sur l’âge, l’orientation sexuelle, la religion ou les handicaps, celui du Sierra Leone, intervenant au nom du Groupe des États d’Afrique, a estimé que le problème ne résidait pas dans l’élaboration de programmes de lutte contre la pauvreté mais dans la capacité de les mettre en œuvre.  Rappelant que le continent africain disposait d’un cadre politique permanent en matière de développement avec le NEPAD, il a déclaré que l’élimination de la pauvreté exigeait d’abord une cohésion politique aux niveaux national, régional et international.   


S’agissant tout particulièrement des jeunes, la représentante du Bangladesh a précisé que l’Asie est la région qui a le plus de jeunes vivant en dessous du seuil de la pauvreté.  D’autres intervenants ont également souligné que 102 millions de jeunes vivaient avec moins de 2 dollars par jour en Afrique subsaharienne, région où 29% des jeunes étaient sans emplois.  Présentant le projet de coopération technique intitulé  « S’attaquer à la pauvreté ensemble: Le rôle des jeunes dans l’atténuation de la pauvreté », Mme Julie Larsen, Responsable du Programme des Nations Unies pour les jeunes du Département des affaires économiques et sociales a déclaré qu’il s’agissait d’une approche participative visant à réduire la pauvreté chez les jeunes.  Elle a indiqué que les jeunes définissaient la pauvreté comme étant une exclusion de l’appropriation et de l’exploitation des ressources, l’absence des besoins fondamentaux pour les jeunes, l’impossibilité d’avoir accès aux opportunités, et l’impossibilité de décider de leur propre vie.


Si la faim est une conséquence de la pauvreté, le contraire est vrai aussi, a déclaré de son côté la représentante d’Haïti en défendant le droit à la nourriture, à la souveraineté, et à l’accès aux ressources.  Rappelant que 840 millions de personnes se couchaient chaque soir l’estomac creux, elle a prévenu que 47 millions d’enfants mourraient d’ici à 2015 et 247 millions de personnes vivraient toujours avec moins d’un dollar par jour si les engagements de 2000 n’étaient pas respectés. 


Au cours de l’après-midi, une table ronde sur le vieillissement a permis d’entendre des présentations sur la situation des personnes âgées en Bolivie, aux Philippines et dans la République de Moldova où 43,7% des personnes de 60 ans et plus sont considérées comme pauvres.  Présentant les efforts d’évaluation des Philippines au cours de la table ronde destinée à l’examen de la mise en œuvre du Plan d’action de Madrid sur le vieillissement, M. Bienvenido Rota, a notamment souligné la contribution de la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP) qui a coordonné le Plan d’action de Madrid (2002) avec le Plan d’action régional de Macao (1998).  Une coordination, a–t-il précisé, qui a donné naissance à la Stratégie de Shanghai avec la définition de quatre domaines prioritaires, à savoir les personnes âgées et le développement, la santé et le bien-être, la création d’environnements propices aux personnes âgées, et enfin la mise en œuvre et le suivi.


La représentante de la Fédération internationale du vieillissement, au nom du Comité des ONG sur le vieillissement, a prévenu que le nombre de personnes âgées sera multiplié par quatre pour atteindre 2 milliards dans les prochaines 50 années.  Celle de la Fédération internationale pour la prévention des abus contre les personnes âgées a souligné l’urgence d’élimination de toutes les formes de violences et d’abus dont sont victimes les personnes âgées.  Enfin, celle de HelpAge International a rappelé que les personnes âgées étaient aussi parmi les plus marginalisées et les plus pauvres en attirant l’attention sur le cas des personnes âgées contraintes de s’occuper des orphelins du VIH/sida, alors qu’elles ne disposent pas des connaissances et ressources nécessaires. 


La Commission a également entendu des interventions des représentants des Commissions régionales pour l’Europe (CEE), pour l’Asie et le Pacifique (CESAP) et l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), qui présentaient les efforts de suivi de la mise en œuvre du Plan d’action de Madrid, accomplis dans leur région respective.


La prochaine réunion de la Commission du développement social aura lieu lundi, 13 février à 10 heures.



SUIVI DU SOMMET MONDIAL POUR LE DÉVELOPPEMENT SOCIAL ET DE LA VINGT-QUATRIÈME SESSION EXTRAORDINAIRE DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE


Examen des plans et programmes d’action pertinents des organismes des Nations Unies concernant la situation de groupes sociaux


Exposés


Présentant un exposé sur le projet de coopération technique: « S’attaquer à la pauvreté ensemble: Le rôle des jeunes dans l’atténuation de la pauvreté », M. JOHAN SCHÖLVINCK, Directeur de la Division de la politique social et du développement (DESA), a déclaré  que ce projet avait pour ambition de trouver de nouveaux moyens de traduire les projets en réalité et de transformer nos travaux analytiques en projets opérationnels.  Il a déclaré que ce projet visait à promouvoir les jeunes pour lutter contre la pauvreté en mettant l’accent sur l’Afrique.  Illustrant l’ampleur du problème, il a indiqué que 102 millions de jeunes vivaient avec moins de deux dollars par jour en Afrique subsaharienne et que 29% des jeunes de cette région étaient au chômage.


Présentant l’approche participative visant à réduire la pauvreté chez les jeunes, Mme JULIE LARSEN, Chargée du Programme des Nations Unies pour les jeunes (DESA), a précisé que ce projet était en cours d’évolution.  Elle a rendu hommage au soutien et à la souplesse de l’agence suédoise de développement international qui appuyait ce projet.  Elle a indiqué que l’objectif du projet était de travailler directement avec les jeunes, d’identifier leur rôle dans les stratégies de réduction de pauvreté, d’identifier les facteurs devant être considérés, et aider les jeunes à développer des qualifications pour renforcer leur rôle dans la lutte contre la pauvreté. 


Elle a précisé que ce projet comprenait deux ateliers de quatre mois avec la participation des représentants de 25 associations de jeunes.  Le premier atelier qui s’est tenu en Zambie en octobre 2005 a permis l’examen de l’efficacité des différents efforts de réduction de la pauvreté.  Le deuxième atelier qui se tiendra en mars 2006 en Ouganda se concentrera sur l’examen des plans stratégiques.  Elle a indiqué que les jeunes définissaient la pauvreté comme l’exclusion des jeunes de l’appropriation et de l’exploitation des ressources, l’absence des besoins fondamentaux, l’impossibilité d’avoir accès aux opportunités, l’impossibilité de décider de sa propre vie, et le résultat de mauvaises politiques.


Présentant les ingrédients du succès et les défis de ce projet, elle s’est félicitée de la contribution d’un groupe consultatif composé de personnels des Nations Unies et du monde universitaire, mais aussi de la diversité des organisations de jeunes participants au projet (organisations urbaines, rurales, apolitiques, politiques…).  Pour ce qui est des défis, elle a notamment regretté l’insuffisance des efforts pour toucher le secteur privé. 


Débat général


Mme ISHRAT JAHAN AHMED (Bangladesh) s’est félicitée des progrès enregistrés dans l’élaboration de la Convention sur les droits des personnes handicapées.  Les pays en développement, a-t-elle prévenu, ont besoin d’un soutien technique et financier pour en devenir parties.  Le Bangladesh, a-t-elle poursuivi, a adopté une politique nationale qui comprend un plan de travail et une équipe de travail pour la mise en œuvre de cette politique.  Il s’agit de promouvoir la participation des personnes handicapées aux processus de prise de décisions ainsi que leur accès au microcrédit et à des services sociaux de base spécifiques.  Le Gouvernement travaille, en la matière, en coopération étroite avec la société civile.  Abordant la question des jeunes, elle les a qualifiés de catalyseur pour le changement et le progrès.  Les données montrent que l’Asie du Sud a le plus grand nombre de jeunes qui vivent dans la pauvreté.  Il est donc essentiel d’intégrer ces jeunes dans la lutte contre la pauvreté, ce qui est un défi considérable.  Le Bangladesh, a-t-elle assuré, est fermement attaché au Programme d’action pour les jeunes comme en atteste la politique adoptée pour sa mise en œuvre.  Cette politique comprend un plan de réduction du chômage et un plan de sensibilisation aux grands défis sanitaires.  Les efforts portent aussi sur l’augmentation de la présence des filles à l’école.


Poursuivant, la représentante a reconnu que le vieillissement est un défi pour tous les pays.  Elle a appelé à un renforcement de la coopération internationale pour la mise en œuvre du Programme d’action de Madrid.  Au Bangladesh, le Gouvernement a introduit des programmes ciblés pour ses 5 millions de personnes âgées.  Toute transformation sociale, a estimé la représentante, commence par la famille et la pauvreté est le plus grand problème pour atteindre les objectifs de la famille.  Le Bangladesh reconnaît le rôle central de la famille pour le développement de la société comme en témoigne la création de trois ministères chargées de cette question multidimensionnelle.


Intervenant au nom de l’Union européenne (UE) et des pays associés, M. GERHARD PFANZELTER (Autriche) a déclaré que l’Union européenne se concentrait sur la réduction de la pauvreté, la promotion de l’emploi et de l’intégration sociale.  Il a déclaré que l’UE demeurait engagée à l’égard d’une approche globale du développement social telle que présentée dans les documents de Copenhague.  Il s’est réjoui de la participation active des ONG au processus en cours de négociation d’une convention internationale sur les droits et la dignité des personnes handicapées.  À l’aube de 2007, qui sera l’année européenne pour l’égalité des chances pour tous, a-t-il insisté, nous avons l’ambition de favoriser encore plus l’intégration des personnes handicapées dans la société européenne.  En outre, il a indiqué que la Direction européenne sur l’égalité en matière d’emploi invitait les États membres de l’Union européenne à adopter des législations interdisant toute forme de discrimination basée sur l’âge, l’orientation sexuelle, la religion ou les handicaps. 


S’agissant des jeunes, le représentant autrichien a déclaré que l’Union européenne se félicitait de la célébration à l’automne dernier du dixième anniversaire du Programme d’action des Nations Unies pour les jeunes qui a été l’occasion de mettre l’accent notamment sur l’importance de la formation et de la qualification en vue d’emplois futurs.  En 2005, a-t-il précisé, nous avons adopté le Pacte européen sur la jeunesse qui se concentre sur l’amélioration de l’éducation de la formation, mais aussi sur la mobilité et l’intégration sociale des jeunes.  Avec le nouveau Programme européen intitulé « Jeunes en Action » (2007-2013), a-t-il précisé, l’accent est mis sur le développement des activités de volontariat en faveur des jeunes.  Estimant que l’avenir de toute société se préparait avec les enfants, il a estimé urgent de se concentrer sur la situation des enfants, de lutter contre la violence à l’égard des enfants et de faire face au défi que représente le nombre croissant d’orphelins du VIH/sida.  Par ailleurs, il a notamment souligné l’importance de la famille en tant que cellule de base de toute société, en souhaitant que l’on mette tout en œuvre pour concilier les besoins des familles et les impératifs liés à une activité professionnelle.    


Mme ILEANA NUÑEZ MORDOCHE (Cuba) a dénoncé un monde néolibéral qui permet qu’une petite partie de la planète consomme quelque 80% des biens et services produits.  Ce monde néolibéral, a-t-elle insisté, fait que quelque 500 milliards de dollars sont acheminés par an, vers les coffres du Nord au détriment des plans sociaux du Sud.  La vieille promesse de l’APD doit être reléguée dans le passé, a-t-elle dit, en dénonçant aussi le caractère limité des mesures d’allègement de la dette et le refus des pays riches de conclure tout accord sur le transfert des technologies. Il faut trouver une solution durable à la pauvreté et obtenir l’équité sociale, a-t-elle insisté, en arguant que, pour ce faire, il faut reconnaître le rôle de l’État en tant garantie de l’intégration sociale.  La représentante a aussi dénoncé l’embargo « injuste » imposé à son pays par les Etats-Unis.  Elle a prôné une coopération internationale sincère « sans conditions, ni paternalisme ».  Cuba a d’ailleurs montré l’exemple, a-t-elle dit, en dépêchant des dizaines de milliers d’experts en Amérique latine et en Afrique. 


Il est temps que les stratégies nationales s’éloignent de la dictature de la concurrence commerciale qui ne fait que garantir des gains juteux aux multinationales.  La représentante a rappelé que son pays s’est associé, en tant que pays donateurs, aux programmes de coopération Sud-Sud, en particulier dans le domaine de la santé.  Elle a particulièrement insisté sur un programme de santé lancé au Venezuela qui, depuis, est appliqué dans d’autres pays d’Amérique latine et des Caraïbes.  La coopération n’exige pas des sommes énormes.  Avec 0,004% du PIB des membres de l’OCDE, il est possible de sortir de l’analphabétisme et du semi-analphabétisme, quelque 1,5 milliard de personnes.  Mais les riches préfèrent investir quelque 1 000 milliards de dollars par an dans l’armement, a regretté la représentante, en réitérant l’offre de coopération de Cuba dans le domaine de la santé. 


Mme ZHANG DAN (Chine) a souligné les efforts du Gouvernement chinois qui a développé une législation visant à assurer le droit des personnes handicapées. Nous avons commencé une enquête nationale visant à compléter la législation relative à l’emploi des personnes handicapées, a-t-elle précisé, en mentionnant le financement par la Chine de séminaires sur la santé organisée par la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP).  Elle a déclaré que le vieillissement était un grand défi pour la Chine où 11% de la population avaient plus de 60 ans.  La Chine renforce son système de protection et de soins en faveur des personnes âgées.  En 2005, a-t-elle ajouté, la Chine a organisé plusieurs séminaires sur le vieillissement en collaboration avec des organisations internationales.


En ce qui concerne la jeunesse, a-t-elle indiqué, nous avons amélioré la protection des mineurs et la prévention de la violence juvénile.  Elle a exprimé le souci de son gouvernement de favoriser les échanges entre les jeunes chinois et les jeunes du reste du monde.  En tant que pays le plus peuplé du monde, la Chine a incorporé des projets pour la famille dans sa stratégie nationale de développement en prenant en compte les besoins des jeunes, des personnes âgées et des handicapés.  Nous continuerons à faciliter la mise en œuvre des plans et programmes pertinents pour améliorer la protection sociale ainsi que la réalisation des OMD, a-t-elle conclu. 


M. ROMÁN OYARZUN (Espagne) a indiqué que son gouvernement maintient une stratégie nationale d’intégration sociale grâce à des plans nationaux d’action.  Le dernier plan a été élaboré, compte tenu de la décentralisation des compétences en matière de politique sociale.  La société civile et l’ensemble des agents sociaux sont activement impliqués dans la mise ne œuvre de ce Plan.  L’objectif ultime est d’améliorer la qualité des soins aux personnes âgées, aux personnes handicapées, aux jeunes, aux femmes, aux enfants en bas âge, aux sans-abri, aux immigrants et émigrants.  Il s’agit de prévenir les risques d’exclusion par, entre autres, une approche transversale de la spécificité, compte tenu de la discrimination fondée sur le sexe et la féminisation de la pauvreté.  Cela exige naturellement des mesures visant à concilier vie professionnelle et vie privée, qui sont au centre de la politique sur l’égalité des chances.  Parmi d’autres mesures, le représentant a signalé celles liées aux permis de paternité et d’allaitement.  Par ailleurs, des programmes sont mis en œuvre pour lutter contre la désintégration des familles. 


La question des personnes handicapées, a poursuivi le représentant, est un aspect fondamental de l’action du Gouvernement en matière sociale.  Le Plan d’action pertinent part du fait que les personnes handicapées sont des citoyens de plein droit qui exigent des mesures dans les domaines social, de l’éducation, du travail et de la vie personnelle.  Là aussi des politiques transversales sont mises en œuvre pour accroître la participation des organisations représentatives des personnes handicapées, conformément au « Contrat d’inclusion 9% » qui est le taux des personnes handicapées dans la population espagnole.  Le « Livre blanc de la dépendance » est une autre mesure importante qui promeut l’autonomie personnelle et qui consacre le droit à la citoyenneté et la garantie des soins aux personnes en situation de dépendance.  Ce système a abouti à une plus grande protection ainsi qu’à la création de plus d’emplois et de plus de richesses.  La population ayant vieilli, a conclu le représentant, la demande en prestations sociales a augmenté.  Les mesures doivent passer par des stratégies de santé et de qualité de vie et par la consécration de la solidarité entre génération.  D’autres mesures concernent la prolongation de la vie active en fonction des cycles de vie, a encore indiqué le représentant. 


M. ILGAR MAMMADOV (Azerbaïdjan) s’est dit convaincu qu’une approche orientée vers la personne humaine et la durabilité des efforts déployés dans ce sens étaient essentielles pour lutter contre la pauvreté.  Il a indiqué que des progrès avaient été réalisés par l’Azerbaïdjan dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale pour la réduction de la pauvreté (SPPRED) pour assurer un accès égal à la protection sociale et aux services sociaux.  Il a précisé que la mise en œuvre du Programme national de développement économique et social (2004-2008) avait permis de créer 340 000 emplois et de réduire le nombre de personnes vivant dans la pauvreté absolue. 


En outre, le représentant a précisé que la première étude menée en 2003 sur la population active avait permis de montrer que les jeunes représentaient une part importante de la population non active.  C’est pourquoi, son Gouvernement a pris des mesures visant à promouvoir la création d’entreprises par les jeunes.  Par ailleurs, le représentant a souligné les efforts de son Gouvernement en direction des handicapés, notamment pour garantir la protection des enfants handicapés.  Il a aussi mentionné la signature d’un accord avec le PNUD visant à favoriser l’accès des aveugles et des malvoyants aux technologies de l’information.    


Mme SALIMA ABDELHAK (Algérie) a constaté que 10 ans après le Sommet de Copenhague, des inégalités entre les régions se sont creusées, en grande partie en raison de la mondialisation dont les bienfaits et les sources de richesses créés ont profité à un nombre restreint de pays.  La majorité des autres pays ont en effet subi ses effets négatifs qui se sont reflétés sur l’emploi et les salaires et, par conséquent, sur la situation sociale de leurs citoyens.  Les politiques macroéconomiques nationales adoptées n’ont pas pu apporter les résultats escomptés en raison justement des politiques de réajustement structurel et de la concurrence déloyale induites par la mondialisation.  La représentante a aussi expliqué que son pays avait subi les effets négatifs de la mondialisation à la suite des modifications apportées dans les années 80 au système économique.  Elle a indiqué que pour contrer le phénomène du chômage et de la perte du pouvoir d’achat, son pays avait renforcé ses politiques de développement.


Malheureusement, a-t-elle également précisé, l’étendue de la pauvreté se manifeste d’une manière plus accrue dans d’autres pays du continent africain.  Les politiques macroéconomiques que ces pays ont adoptées n’ont pas eu les résultats escomptés, bien au contraire.  Le NEPAD, qui s’emploie activement à mettre en œuvre les programmes adoptés en matière sociale, dispose de ressources trop limitées.  C’est pourquoi, une solidarité internationale est nécessaire pour soutenir et permettre à l’Afrique de réduire la pauvreté, a-t-elle souligné.


Mme NICOLE ROMULUS (Haïti) a souligné que vaincre la pauvreté passe par l’accès de tous les êtres humains à une alimentation saine.  On ne peut parler de sécurité alimentaire que lorsque toute la population a accès à une nutrition suffisante pour mener une vie active.  La planète dispose d’assez de denrées pour nourrir ses habitants, a-t-elle affirmé, en dénonçant le fait que 840 millions de personnes se couchent tous les soirs le ventre vide.  La pauvreté et la faim sont intrinsèquement liées et doivent être étudiées sous l’angle du droit à la nourriture, de la souveraineté, du développement agricole et d’accès aux ressources.  Soulignant le rôle de l’agriculture dans la sécurité alimentaire et le développement, la représentante a mis l’accent sur les budgets énormes que les pays du Sud consacrent à l’importante de denrées alimentaires, avant de dénoncer les iniquités du système commercial international.  Elle a appelé à prendre des mesures visant à accroître la production agricole dans les communautés rurales les plus pauvres.  Ces mesures doivent être assorties d’autres permettant de donner aux affamés un accès immédiat à la nourriture.  Pour ce faire, la représentante a prôné l’amélioration de la productivité agricole, la mise en valeur des ressources naturelles, le renforcement des capacités et l’accès des plus nécessiteux aux vivres alimentaires.  Toute ceci doit être appuyé par des politiques déterminées pour engager des réformes et investir des ressources là où elles seront les plus utiles pour les pauvres et les affamés.  Tout échec en la matière, a prévenu la représentante, mènerait à des dangers tels que l’exode rural et la surpopulation urbaine qui seront responsables de l’insécurité, de la propagation des pandémies, de l’émigration, de la dégradation de l’environnement, des tensions sociales, de l’instabilité politique ou encore de la perturbation de la croissance économique.  Le temps d’agir s’amenuise, a-t-elle dit, en prévenant que si les engagements de 2000 ne sont pas respectés: 47 millions d’enfants mourront d’ici à 2015 et 247 millions de personnes vivront avec moins d’un dollar par jour.


La représentante a poursuivi en plaidant pour l’accroissement du financement au développement et l’élimination de la dette bilatérale.  Se félicitant de l’annonce du G-8 en ce sens, elle a souhaité que ce geste soit également fait en faveur d’autres pays dont les PMA et Haïti.  Elle a aussi plaidé pour le respect des engagements de la Déclaration de Rome et ceux visant l’augmentation de l’APD.  Il faut voir dans les pays bénéficiaires des partenaires à part entière, a-t-elle voulu, en préconisant aussi une plus grande prévisibilité de l’aide pour renforcer la capacité d’absorption de certains pays.  Se tournant vers les pays du Sud, elle les a appelés à faire de la bonne gouvernance et de la primauté du droit leur leitmotiv, à s’attaquer aux aspects structurels de la famine, à investir dans les services sociaux de base, à lutter contre la corruption, à encourager les partenariats entre les forces vives, à donner aux femmes leur vraie place de le développement, et à promouvoir la coopération Sud-Sud.  Le 7 février dernier, a-t-elle conclu, Haïti a voté en grand nombre aux élections législatives et présidentielles.  La représentante a exprimé à la communauté internationale la gratitude de son pays pour le soutien et l’assistance qu’elle a apportés et continuera d’apporter au processus démocratique et de stabilisation politique dans lequel son pays s’est engagé pour créer les conditions d’un développement, en faisant de l’élimination de la faim et de la pauvreté son cheval de bataille. 


Intervenant au nom du Groupe des États d’Afrique, M. ALLIEU IBRAHIM KANU (Sierra Leone) a regretté que l’Afrique demeure encore le continent le plus confronté à des difficultés pour atteindre l’objectif de réduction de la pauvreté.  C’est pourquoi, il a formulé le vœu pour des mesures et pratiques réalistes qui permettront la mise en oeuvre des engagements pris par la communauté internationale.  Il s’est étonné que l’on appelle toujours les pays en développement à veiller à la mise en place de politiques et programmes visant à réduire la pauvreté.  Il a estimé que le problème ne résidait pas dans la création de programmes mais dans la capacité de les mettre en œuvre, ajoutant qu’avec le NEPAD, le continent africain dispose désormais d’un cadre politique permanent en matière de développement.  Par ailleurs, il a déclaré que la réduction de la pauvreté exigeait une cohésion politique aux niveaux national, régional et international et une plus grande collaboration entre les initiatives de réduction de la pauvreté du PNUD et celles de la Banque mondiale. 


Le représentant de la Fédération internationale des associations de personnes âgées (FIAPA), après avoir cité des exemples d’interventions en Europe, en Afrique et en Amérique latine, a constaté un certain appauvrissement des personnes âgées qui résultent de facteurs différents selon les zones.  Dans les pays développés, les systèmes de protection sociale sont souvent remis en cause en raison de la fragilité de financement, compte tenu des évolutions démographiques en cours.  Dans les pays en développement, la croissance économique n’a pas encore permis l’émergence des systèmes de protection alors même que les personnes âgées sont de plus en plus exclues du marché du travail.  Cette baisse de moyens de subsistance n’est pas relayée par un montant équivalent de retraite.  Dans les pays émergents, dont les économies sont en forte croissance, le développement se traduit souvent par une forte inflation, laquelle pénalise les retraites fondées sur d’anciens systèmes, a-t-il expliqué. 


La représentante de Interreligious and international Federation for world peace s’est inquiétée d’une pauvreté persistante qui est source d’inégalités entre les populations.  Elle a jugé urgent de s’attaquer aux inégalités entre les pays et au sein des pays.  Pour ce faire, a-t-elle ajouté, nous avons besoin d’une feuille de route qui nous permette d’éliminer les obstacles qui entravent les efforts visant la réduction de la pauvreté.  Elle a mis l’accent sur la pauvreté de l’esprit humain en insistant sur la nécessité de s’attaquer aux sources de la pauvreté.  Dans le contexte de nos efforts pour forger des alliances, a-t-elle précisé, nous avons développé un réseau de plus de 100 000 ambassadeurs de la paix répartis dans plus de 150 nations avec comme objectif d’attirer l’attention sur l’importance de l’esprit humain et des communautés axées sur la foi.  En outre, elle a notamment insisté sur l’importance de la famille, en rappelant que c’est au sein des familles que l’on apprenait les bases de la prévention des conflits, de la réconciliation, de la compassion, du pardon et de la confiance. 


La représentante de la Fédération internationale du vieillissement, au nom du Comité des ONG sur le vieillissement, a prévenu que dans les prochaines 50 années, le nombre de personnes sera multiplié par quatre et montera à 2 milliards.  Il est donc essentiel que ces changements démographiques soient reconnus comme un composante du développement et de la réalisation des OMD.  La participation des personnes âgées à ce processus est capitale.  Elles peuvent non seulement contribuer à l’amélioration de leurs conditions de vie mais aussi participer à la vie d’une société aux générations multiples.  En fin de compte, ce sont les gouvernements qui doivent agir pour mettre en oeuvre les engagements pris à Copenhague et dans le cadre des conférences et sommets tenus après cette date afin de veiller à ce que l’ensemble des populations, quelle que soit leur génération, en bénéficie. 


La représentante de la Fédération internationale pour la prévention des abus contre les personnes âgées a présenté l’objectif de sa Fédération d’accroître la capacité de la société de faire face aux sévices dont sont victimes les personnes âgées.  Notre objectif, a-t-elle ajouté, est de parvenir à l’élimination de toutes les formes de violences et d’abus dont sont victimes les personnes âgées.  Si la première partie du programme de la Fédération consiste à vérifier les besoins en information sur les conséquences des abus à l’égard des personnes âgées, la deuxième partie consiste à sensibiliser le public à la réalité et aux conséquences tragiques de ces abus.  


La représentante de HelpAge International a souligné qu’aujourd’hui, les personnes âgées sont les plus marginalisées et les plus pauvres des sociétés.  Plus de 10% des personnes vivant avec moins d’un dollar par jour ont plus de 60 ans, a-t-elle indiqué.  Il faut donc écouter la voix de ces personnes pour que les engagements internationaux comme les OMD et les stratégies de réduction de la pauvreté visent aussi les personnes âgées.  La représentante a ensuite rendu compte de certaines activités d’HelpAge International à travers le monde, avant de plaider pour un accès à l’éducation, à la santé et à un revenu régulier pour le troisième âge.  Elle a dénoncé la discrimination fondée sur le sexe, les origines ethniques ou encore les capacités dont continuent d’être victimes les personnes âgées.  Elle a aussi attiré l’attention sur le cas des personnes âgées qui sont contraintes de s’occuper des orphelins du sida alors qu’elles ne disposent pas de connaissances adéquates et de ressources suffisantes.  Elle a aussi rappelé le nombre considérable de personnes âgées qui ont péri pendant et après le tsunami car elles n’avaient pas accès à l’aide humanitaire.  


T able ronde sur l’examen et l’évaluation du Plan d’action international de Madrid sur le vieillissement


      Mme MERY LOZANA de ARNIBAR, représentante de HelpAge Bolivie, a souligné que son pays est un des plus pauvres de la région, avec un niveau élevé d’inégalités sociales et 55% de la population vivant dans la pauvreté.  À ce jour, 60% des personnes âgées vivent dans la pauvreté.  En Bolivie, a-t-elle néanmoins indiqué, les personnes âgées sont bien organisées tant les zones urbaines que locales, ce qui permet de joindre les efforts tenant à leur respect par le reste de la population.  Au titre de l’une des priorités des personnes âgées concernant la santé, HelpAge a mis en place un projet de suivi de la mise en œuvre de la loi relative à l’assurance-maladie gratuite.  Des experts ont été désignés pour veiller à ce que la fourniture des services corresponde exactement aux besoins des personnes âgées.  Le projet, qui porte aussi sur l’information aux personnes âgées, est mis en œuvre dans cinq villes du pays, principalement auprès des populations autochtones. 


HelpAge International a pris l’initiative d’apporter une formation au lancement d’une mission d’évaluation dans l’ensemble du pays pour voir si chaque personne âgée est consciente de son droit aux services médicaux.  Des enquêtes ont donc été menées auprès des personnes âgées sur la qualité des soins qu’elles reçoivent.  Les enquêtes ont donné lieu à plusieurs plaintes liées à des mauvais traitements par les médecins et le personnel médical, dans son ensemble.  Les personnes interrogées se sont aussi plaintes de ce que les médecins semblent ne pas les comprendre.  L’assurance n’a pas beaucoup de sens, ont-elles également confié, puisqu’il faut attendre cinq à huit heures, pour être ausculté.  Les personnes âgées ont également dénoncé le fait qu’elles doivent parcourir de longues distances pour arriver à une clinique qui accepte leur assurance.


Les enquêtes ont, par ailleurs, montré que seulement 34% des personnes éligibles ont souscrit à ce régime d’assurance-maladie.  Les autres n’ont pas rempli les documents nécessaires alors que d’autres encore disent ne pas savoir à qui s’adresser pour obtenir des informations sur l’assurance-maladie gratuite.  Lorsqu’ils sont interrogés, les médecins se défendent en disant que les ressources affectées à l’assurance gratuite ne parviennent pas à la Caisse nationale de santé et, par conséquent, non plus aux cliniques.  Ils se sont aussi plaints d’un manque de personnel formé. 


Pour remédier à la situation, HelpAge Bolivie a entrepris de consulter les responsables des centres médicaux, les collectivités locales et les instances nationales.  Depuis lors, la loi est mieux appliquée, s’est réjouie la représentante, en citant l’exemple de la préfecture d’El Alto qui s’efforce d’intégrer le troisième âge aux programmes locaux et dans les cliniques, des files d’attente spéciales ont été aménagées pour les personnes âgées.  À un niveau plus élevé, le Ministère des finances a permis de mettre en place un plan de paiement plus rationalisé.  Des informations ont également été diffusées par le biais de la radio, d’encarts ou de brochures.  La représentante a, en effet, prévenu que la pérennité du programme dépend de l’accès des personnes âgées à l’information, le principal obstacle étant l’analphabétisme des personnes concernées.  La pérennité dépend aussi de la mobilisation continue des pouvoirs publics.


M. BIENVINIDO ROLA (Philippines) a présenté l’approche des Philippines en ce qui concerne l’examen et l’évaluation des progrès réalisés en ce qui concerne le Plan d’action de Madrid sur le vieillissement.  Aux Philippines, nous avons mis en œuvre le Plan d’action régional de Macao adopté en 1998, puis le Plan national d’action des personnes âgées.  Il a indiqué que la CESAP avait décidé de coordonner le Plan d’action de Madrid (2002) avec le Plan d’action régional de Macao (1998). Cette coordination a donné naissance à la stratégie de Shanghai qui a abouti à la définition de quatre domaines prioritaires, les personnes âgées et le développement, la santé et le bien-être, la création d’environnements propices aux personnes âgées, et enfin la mise en œuvre et le suivi.  Il s’agit de favoriser l’optimisation de la participation des personnes âgées à l’édification de l’État.  Il y a un comité interinstitutions au niveau régional.  Parmi les problèmes d’évaluation, il a souligné le manque d’informations adéquates et la nécessité de mieux former ceux et celles chargés de recueillir les données les plus idoines.    


Mme IRINA NICOLAE BAICOLOV, Présidente du « Deuxième Souffle » - Moldova, a indiqué que très prochainement le taux des personnes âgées à Moldova passera à 20% de la population totale, alors qu’il était de 13,8%, en 2004.  Quelque 80% de ces personnes âgées meurent seules chez elles faute de soins adéquats.  L’exode rural et l’émigration ont, en effet, laissé de nombreuses personnes âgées sans soutien familial.  Aujourd’hui dans le pays, 43,7% des personnes de 60 ans et plus sont considérées comme pauvres.  Il semble qu’à Moldova, la pauvreté augmente avec l’âge, les pensions ne représentant que 4% des sommes nécessaires à l’achat de nourriture.  Heureusement, le Gouvernement a initié quelques innovations, en particulier dans la législation comme en témoignent les lois sur la compensation, l’indexation des pensions ou sur la création des 77 cantines sociales actuelles qui s’occupent de 27 000 personnes âgées.  Le Gouvernement a aussi créé des centres de réinsertion, d’hébergement et de soins. 


Le Document stratégique de réduction de la pauvreté (DRST) pour la période allant de la période 2002 à 2004 reconnaît qu’aucune stratégie globale n’existe dans le pays pour mettre en œuvre le Programme d’action de Madrid.  Aucune attention n’est accordée au rôle actif que les personnes âgées peuvent jouer dans l’atténuation de leurs problèmes.  Les choses changent fort heureusement.  Des groupes autonomes de personnes âgées se sont créés ainsi que des réseaux d’organisations, avec l’aide de HelpAge International.  À ce jour, 20 000 personnes âgées ont été formées sur les moyens pratiques de traiter de l’isolement ou de l’abus de leurs droits.  Le Gouvernement met désormais en œuvre une véritable approche participative.  Aussi les personnes âgées ont-elles mené une enquête auprès de leurs congénères qui a montré que seulement 43% d’entre elles connaissent leurs droits.  Quelque 75% n’ont jamais entendu parler du Programme d’action de Madrid.  Elles se sont aussi plaintes du manque d’accès à l’emploi, de l’absence de ressources et du faible soutien des pouvoirs publics.  Le chômage élevé des jeunes est également perçu par elles comme un facteur d’abus à leur encontre.  Elles ont aussi mis l’accent sur l’indifférence qui conduit au désespoir et à la dépression.


Les priorités identifiées par elles sont l’augmentation des pensions, la création d’emplois, l’établissement de mécanismes d’application des politiques incluant leur expérience, la mise en place de politiques intergénérationnelles, et l’exemption fiscale en faveur des ONG qui travaillent dans le secteur social.  Les personnes âgées ont aussi appelé à la reconnaissance du concept de vieillissement actif.  Elles ont demandé une campagne de sensibilisation au Programme d’action de Madrid et réclamé leur droit à une participation au processus de prise de décisions concernant la mise en œuvre du Programme d’action.  À ce jour, Moldova n’a toujours pas de plan d’action national, a précisé l’oratrice.


Intervenant au nom de la Commission économique pour l’Amérique latine et les Caraïbes (CEPALC), M. JOSE GUZMAN a cité les principales conférences organisées dans la région sur le thème du vieillissement.  Il a précisé le souci de la Commission du développement social d’encourager les gouvernements à prendre des engagements solides et durables pour appuyer les organes de coopération technique en vue de mettre en œuvre le Programme d’action de Madrid.  Il a également cité la déclaration de la Commission économique pour l’Europe qui retraçait les initiatives prises en ce domaine en Europe. 


À son tour, Mme THELMA KAY a présenté les initiatives de la Commission économique et sociale pour l’Asie et le Pacifique (CESAP) qui a mené plusieurs évaluations en 2005 de la mise en œuvre de la Stratégie de Shanghai.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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