LOUISE ARBOUR SOUHAITE QUE LA FUTURE CONVENTION INTERNATIONALE PALLIE LES INSUFFISANCES DU SYSTÈME INTERNATIONAL EN MATIÈRE DE DROITS DES HANDICAPÉS

27 janvier 2006
SOC/4690

LOUISE ARBOUR SOUHAITE QUE LA FUTURE CONVENTION INTERNATIONALE PALLIE LES INSUFFISANCES DU SYSTÈME INTERNATIONAL EN MATIÈRE DE DROITS DES HANDICAPÉS

27/01/2006
Communiqué de presse
SOC/4690
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

LOUISE ARBOUR SOUHAITE QUE LA FUTURE CONVENTION INTERNATIONALE PALLIE LES INSUFFISANCES DU SYSTÈME INTERNATIONAL EN MATIÈRE DE DROITS DES HANDICAPÉS


La Haut-Commissaire aux droits de l’homme salue la volonté des délégations de tenir compte des besoins spécifiques des enfants et des femmes handicapés


Estimant que les mécanismes existants avaient échoué à fournir une protection adaptée aux besoins des personnes handicapées, Mme Louise Arbour, Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations Unies, a souligné ce matin l’urgence pour l’ONU de pallier cette insuffisance, notamment dans le contexte du programme de réforme en cours et des efforts particuliers attendus dans le renforcement des droits de l’homme. 


Intervenant en marge des travaux du Comité spécial chargé d’élaborer une convention internationale globale et intégrée pour la protection et la promotion des droits et de la dignité des personnes handicapées*, réuni au Siège de l’ONU, à New York, du 16 janvier au 3 février 2006, Mme Arbour a souhaité que ce texte -qui devrait être finalisé la semaine prochaine- soit l’occasion de réaffirmer les droits des personnes handicapées de manière explicite et d’arrêter des mesures nécessaires à l’affirmation de ces droits. 


Nous devons mieux comprendre les défis spécifiques auxquels font face les personnes handicapées pour jouir de leurs droits humains, a-t-elle insisté, en formant le vœu que la convention future nous éclaire sur ces défis et contienne des mesures novatrices pour y faire face.  Nos bâtiments, nos méthodes de travail et notre attitude ne tiennent pas nécessairement compte des besoins des personnes handicapées et de la nécessité de permettre à chacun de vivre sa différence dans la plus grande égalité des droits et de la dignité, a-t-elle encore ajouté. 


Notant l’évolution et le contenu des débats des deux premières semaines de la session du Comité spécial, Louise Arbour a fait sienne la nécessité de mesures et d’approches novatrices visant à éliminer la discrimination dont sont victimes les personnes handicapés.  Elle a invité les délégations à n’arrêter aucune mesure qui fixerait une norme inférieure à celles établies dans d’autres traités ou conventions internationales.


Par ailleurs, elle s’est dite heureuse de constater la volonté des délégations de tenir compte des besoins spécifiques des enfants et des femmes handicapées en souhaitant que ces dernières puissent jouir de leur droit à l’égalité avec les hommes. 


Elle a estimé qu’il était primordial de faire face aux problèmes des stéréotypes et préjugés qui sont à la base de tous les obstacles qui empêchent les personnes handicapées d’accéder à l’éducation, à l’emploi et la pleine participation aux prises de décision. 


Notant que le droit des personnes handicapées ne se limitait pas qu’à la sphère publique, elle a insisté sur le rôle des familles et du secteur privé aussi bien que du secteur public d’assurer le respect des droits des personnes handicapées.  En outre, elle a rappelé que l’Assemblée générale avait demandé que la future convention traite du développement social au même titre que des droits de l’homme. 


Insistant sur la responsabilité des États d’agir dans l’immédiat, quelles que soient les ressources à leur disposition, elle a également invité ces derniers à s’assurer que leurs ressources soient utilisées de manière non discriminatoire.  À cet égard, elle a précisé que les États plus riches seront tenus comptables d’un plus haut niveau d’aménagement, en mettant l’accent sur le concept juridique bien connu de mesures raisonnables mises en œuvre et en prévenant qu’il ne faudrait pas que des contraintes financières cachent une négligence discriminatoire. 


L’expérience des droits de l’homme, a encore déclaré Mme Arbour, montre que le respect des droits des personnes handicapées devrait être assuré par de solides systèmes de protection nationaux.  Soulignant la nécessité de délibérations plus approfondies au niveau national sur les besoins des personnes handicapées, elle a également mis l’accent sur la nécessité d’apporter aux États défavorisés l’aide nécessaire, afin qu’ils puissent sensibiliser le grand public aux problèmes des personnes handicapées.  En conclusion, soulignant le caractère essentiel du travail du Comité spécial, elle a estimé fondamental que le système international des droits de l’homme assure une protection des tous les droits de l’homme et pour tous. 


Le Comité spécial conclura ses travaux le 3 février 2006 aux termes de trois semaines de négociations qui devraient aboutir à l’adoption d’un texte de convention internationale.  Le texte sera ensuite soumis à l'Assemblée générale pour adoption. 


*     Le projet de texte de la convention proposé par la présidence du Comité peut être consulté dans le document publié sous la cote A/AC.265/2006/1.


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