KOFI ANNAN RAPPELLE NOTRE DEVOIR MORAL DE NOUS DÉBARRASER DES MINES ANTIPERSONNEL ET INVITE LES ÉTATS À RATIFIER LA CONVENTION DE 1997 ET SON NOUVEAU PROTOCOLE

4 avril 2006
SG/SM/10403-OBV/552

KOFI ANNAN RAPPELLE NOTRE DEVOIR MORAL DE NOUS DÉBARRASER DES MINES ANTIPERSONNEL ET INVITE LES ÉTATS À RATIFIER LA CONVENTION DE 1997 ET SON NOUVEAU PROTOCOLE

4/4/2006
Secrétaire général
SG/SM/10403 OBV/552
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KOFI ANNAN RAPPELLE NOTRE DEVOIR MORAL DE NOUS DÉBARRASER DES MINES ANTIPERSONNEL ET INVITE LES ÉTATS À RATIFIER LA CONVENTION DE 1997 ET SON NOUVEAU PROTOCOLE

Il estime réalisable l’objectif d’un monde débarrassé des mines

en quelques années avec l’aide des donateurs, du grand public et des pays touchés

On trouvera ci-après le message du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, à l’occasion de la Journée internationale pour la sensibilisation aux mines et l’assistance à la lutte antimines, le 4 avril 2006:

Instruments de guerre, les mines terrestres frappent avec cruauté.  Des dizaines d’années après un conflit, dissimulées dans la terre, ces armes meurtrières demeurent prêtes à tuer et à mutiler.  À cause d’elles, des conflits du XXe siècle continuent de faire, nuit et jour, de nouvelles victimes au XXIe siècle.

Une seule mine –ou ne serait-ce que la crainte de tomber sur une mine– peut tenir toute une communauté en otage.  Elle peut empêcher des agriculteurs de travailler leurs champs, des réfugiés de rentrer chez eux, même des enfants de jouer.  Elle compromet la livraison de secours humanitaires et nuit au déploiement d’agents de maintien de la paix.  À la fin d’un conflit, la présence de mines demeure l’un des principaux obstacles à la reconstruction et au renouveau de la société.

Pourtant cette calamité du siècle dernier pourrait disparaître à la faveur de l’un des tout premiers résultats positifs à mettre au compte du siècle présent.  L’entrée en vigueur rapide de la Convention de 1997 sur l’interdiction des mines antipersonnel et sur leur destruction est le fruit de la condamnation morale que suscitent ces armes partout dans le monde.  Cet instrument, auquel 150 États sont parties, donne d’ores et déjà des résultats tangibles.  Les gouvernements, les donateurs, les organisations non gouvernementales et l’Organisation des Nations Unies se sont ligués comme jamais auparavant pour s’attaquer au problème dans plus d’une trentaine de pays.  Tant la production que la pose de mines ont reculé.  Le commerce mondial de mines est pratiquement au point mort.  Les stocks ont été détruits.  Les opérations de déminage se sont accélérées.  La sensibilisation aux risques posés par les mines s’est répandue.

Le message, sans ambiguïté, doit être entendu: les mines terrestres n’ont pas leur place dans une société civilisée.

Il semble que l’on puisse atteindre l’objectif d’un monde débarrassé des mines et des restes explosifs de guerre en quelques années et non plus dans quelques décennies comme on le croyait auparavant.  Mais pour que cet idéal se réalise il faut que nous tous –donateurs, grand public et pays infectés par les mines– nous concentrions avec énergie et imagination sur la cause du déminage.  Après avoir posé des mines avec tant de savoir-faire, nous devons maintenant faire preuve de plus d’efficacité encore dans le déminage.  Chaque mine récupérée peut se traduire par une vie sauvée.  Chaque mine déterrée nous permet de progresser dans l’instauration des conditions d’une paix durable et productive.

En cette Journée internationale pour la sensibilisation aux mines et l’assistance à la lutte antimines, j’invite les gouvernements à ratifier le traité interdisant les mines antipersonnel ainsi que le nouveau Protocole V –relatif aux restes explosifs de guerre– à la Convention sur l’interdiction ou la limitation de l’emploi de certaines armes classiques.  Je demande aux donateurs de renouveler leurs engagements financiers.  J’exhorte la communauté internationale à s’attaquer à l’impact des munitions en grappe sur la société et le développement et j’attends des pays touchés qu’ils assurent la réadaptation et la réinsertion des victimes qui ont survécu aux explosions et revoient à la hausse les ressources consacrées à la lutte antimines.  Il est de notre plus haut devoir moral à tous de combattre le fléau des mines terrestres.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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