LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL APPELLE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE À FAIRE PLUS POUR SOUTENIR LA CONSOLIDATION DE LA PAIX EN AFRIQUE

SG/SM/10347-AFR/1331-DEV/2566
16 février 2006

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL APPELLE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE À FAIRE PLUS POUR SOUTENIR LA CONSOLIDATION DE LA PAIX EN AFRIQUE

16/02/2006
Secrétaire général
SG/SM/10347
AFR/1331
DEV/2566
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LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL APPELLE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE À FAIRE PLUS POUR SOUTENIR LA CONSOLIDATION DE LA PAIX EN AFRIQUE


On trouvera ci-après le texte intégral du message du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, à la Conférence sur la consolidation de la paix de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique, à Addis-Abeba, le 16 février, et dont lecture a été donnée par M. Tuliameni Kalomoh, Sous-Secrétaire général aux affaires politiques:


C’est avec un très vif plaisir que je salue les participants à la conférence ministérielle que la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique consacre aujourd’hui à la consolidation de la paix sur le continent.  Je remercie le peuple et le Gouvernement japonais d’avoir organisé cette conférence en collaboration avec le système des Nations Unies – en particulier avec le Programme des Nations Unies pour le développement et la Banque mondiale – et avec d’autres partenaires tels que la Coalition mondiale pour l’Afrique.  Je tiens aussi à remercier l’Union africaine, qui a vigoureusement soutenu cette initiative et qui accorde elle-même un appui constant à la cause de la consolidation et du renforcement de la paix en Afrique.


Les conflits armés et les confrontations de toute sorte sont encore trop nombreux en Afrique, où ils infligent de cruelles souffrances à des millions d’hommes et de femmes, détruisent les infrastructures et les écosystèmes, provoquent des migrations et des déplacements de populations, et freinent la croissance et le développement économiques.  Ces dernières années, la communauté internationale en est venue à réaliser que le règlement des conflits suppose une démarche globale, dans le cadre de laquelle les parties sortant d’un conflit ont besoin d’assistance non seulement pour négocier leurs accords de paix, mais aussi pour consolider et renforcer la paix ainsi acquise.  Cela veut dire fournir une assistance humanitaire et une aide à la reconstruction, garantir la sécurité et réformer les forces de l’ordre, encourager la bonne gouvernance et, plus généralement, prouver aux populations que la paix leur apporte des bénéfices réels en élevant leur niveau de vie, en élargissant leurs horizons et en améliorant le fonctionnement de leur société.


La création récente de la Commission de consolidation de la paix des Nations Unies représente un pas important dans cette direction.  Trop de pays en effet retombent dans la violence lorsque les efforts déployés pour consolider la paix ou renforcer la stabilité sont insuffisants ou trop tôt interrompus.  La nouvelle Commission, qui comble un vide institutionnel, entend précisément contrer cette tendance.  Elle réunira tous les acteurs autour d’une même table pour assurer une plus grande cohérence à l’action internationale, et elle veillera à ce que leur attention ne faiblisse pas lorsque les médias tourneront leurs projecteurs vers d’autres crises. 


L’ONU redouble aussi d’efforts pour faciliter la transition entre la guerre et la paix en se dotant de nouveaux instruments de planification et de coordination, comme des cellules intégrées et des missions intégrées, dont la coordination générale est confiée à un Représentant spécial du Secrétaire général.  De même, la décision de nommer, dans certains pays, le Coordonnateur résident des Nations Unies comme Représentant spécial adjoint a permis de mieux coordonner les nombreux organismes représentés au sein de l’Équipe de pays des Nations Unies et de combler plus rapidement le fossé entre les activités de sécurité et les activités de développement.


Il est encourageant de savoir que le Japon a fait de la consolidation de la paix l’un des trois piliers de l’aide qu’il apporte à l’Afrique.  Sa décision de fournir, en sus de sa substantielle aide publique au développement, un appui additionnel aux organismes des Nations Unies qui travaillent à la consolidation de la paix au Burundi, en République démocratique du Congo, au Rwanda, en Sierra Leone, en Somalie, au Soudan et en Ouganda est une nouvelle preuve de son engagement au service de la paix et de la sécurité dans le continent.


J’exhorte tous les participants à cette importante conférence à reconnaître à quel point il importe que la communauté internationale fasse plus encore, tant par l’action politique au niveau le plus élevé que par les actions de terrain, pour soutenir la consolidation de la paix et la reconstruction après les conflits en Afrique.  J’attends avec intérêt les recommandations que vous formulerez en vue de rendre plus efficaces les institutions et les procédures de consolidation de la paix en Afrique, et je vous souhaite à tous une fructueuse conférence.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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