PRÉOCCUPÉ PAR LA DÉTÉRIORATION DE LA SÉCURITÉ AU SRI LANKA, KOFI ANNAN APPELLE AU RESPECT DU CESSEZ-LE-FEU, DES DROITS DE L’HOMME ET À LA REPRISE DU DIALOGUE

SG/SM/10307
17 janvier 2006

PRÉOCCUPÉ PAR LA DÉTÉRIORATION DE LA SÉCURITÉ AU SRI LANKA, KOFI ANNAN APPELLE AU RESPECT DU CESSEZ-LE-FEU, DES DROITS DE L’HOMME ET À LA REPRISE DU DIALOGUE

17/01/2006
Secrétaire général
SG/SM/10307
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KOFI ANNAN INVITE AGENCES DE L’ONU ET GOUVERNEMENTS À METTRE EN PLACE DES PLANS D’URGENCE AFIN DE FAIRE FACE AU RISQUE DE PANDÉMIE DE GRIPPE HUMAINE


Vous trouverez ci-après le texte du message vidéo du Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, qui sera diffusé le 18 janvier 2006 à la Conférence internationale d’annonces de contributions concernant la grippe aviaire et humaine organisée à Beijing:


Cette conférence se tient à un moment crucial pour notre réaction face à la grippe aviaire.  Je voudrais remercier le Gouvernement de la République populaire de Chine, la Commission européenne et la Banque mondiale de l’avoir coorganisée.


Les décès récents d’êtres humains, y compris des enfants, nous ont rappelé, d’une manière tragique, la gravité de cette menace. 


La perte de plus de 140 millions de poulets a causé de graves difficultés pour les éleveurs, et a semé la peur dans leurs collectivités.


La capacité d’adaptation de populations qui luttaient déjà contre les difficultés a été mise à l’épreuve.


Dans de nombreuses collectivités, les services vétérinaires et les services de santé humaine sont sollicités au maximum.


Par ailleurs, le virus pourrait déclencher la prochaine pandémie de grippe humaine.  Je n’ai pas besoin de vous dire les terribles conséquences que cela pourrait avoir pour toutes les nations et tous les peuples.


Il y a deux mois, j’ai déclaré que nous devions mettre au point une intervention internationale coordonnée, tenant compte des besoins de toutes les nations.


Depuis lors, les gouvernements et les organisations internationales ont convenu de priorités.  Les pays et les collectivités ont commencé à s’organiser.


Mais nous ne sommes pas encore parvenus à l’objectif.


Pour être réellement préparés, nous devrons déployer des efforts systématiques – en commençant par l’amélioration des systèmes vétérinaires et le lancement de campagnes d’immunisation et en allant jusqu’à encourager des changements dans la manière dont les êtres humains coexistent avec les animaux.


Ces efforts requièrent des ressources.  Des estimations de leur montant seront fournies lors de votre conférence.  Veuillez garder présent à l’esprit que le montant demandé est négligeable par rapport aux coûts – en termes humains et économiques – d’une pandémie face à laquelle nous ne serions pas préparés.


Nos efforts exigent également des échanges d’informations, de matières biologiques et de connaissances scientifiques.


Cela exige que nous convenions des moyens de fournir des médicaments essentiels à ceux qui en ont besoin.


Cela exige que nous travaillions ensemble et que nous résistions à la fragmentation, avec un minimum de bureaucratie et de chicaneries.


Toute la famille des Nations Unies appuie ces efforts – notamment l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et l’Organisation mondiale de la santé.  Afin d’appliquer les stratégies mondiales qui ont été convenues, nous collaborons avec des partenaires clefs – tels que l’Organisation mondiale de la santé animale, le Mouvement de la Croix-Rouge, le secteur privé et la société civile.


J’ai demandé à toutes les entités du système des Nations Unies de mettre en place des plans d’urgence, de sorte que nous puissions fournir un appui vital si une pandémie de grippe humaine éclate.


J’encourage tous les gouvernements à en faire de même.


Mes amis, les décisions que vous prendrez aujourd’hui détermineront la manière dont nous collaborerons.  Il n’y a pas de temps à perdre.  Agissons pour être prêts.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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