L’ÉCONOMIE MONDIALE DEVRAIT CONNAÎTRE UNE CROISSANCE MODÉRÉE, DE L’ORDRE DE 3% EN 2006

7 février 2006
ECOSOC/6189

L’ÉCONOMIE MONDIALE DEVRAIT CONNAÎTRE UNE CROISSANCE MODÉRÉE, DE L’ORDRE DE 3% EN 2006

07/02/06
Conseil économique et social
ECOSOC/6189
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Conseil économique et social

Session d’organisation de 2006

2e séance – après-midi 


L’ÉCONOMIE MONDIALE DEVRAIT CONNAÎTRE UNE CROISSANCE MODÉRÉE, DE L’ORDRE DE 3% EN 2006


Le Conseil économique et social fixe au 24 avril 2006 sa réunion

de haut niveau avec les institutions de Bretton Woods, l’OMC et la CNUCED


Le Conseil économique et social a entendu cet après-midi, dans le cadre de la reprise de sa session d’organisation de 2006, un exposé du Secrétaire général adjoint aux affaires économiques et sociales, José Antonio Ocampo, relatif au rapport intitulé « Situation et perspectives de l’économie mondiale (2006) ».  Précisant d’abord que ce rapport était le fruit d’un travail mené conjointement par le Département des affaires économiques et sociales (DESA), la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) et les cinq commissions régionales de l’ONU, José Antonio Ocampo a rappelé que l’économie mondiale avait ralenti en 2005 en comparaison à l’expansion économique de 2004, mais que l’on pouvait s’attendre à une croissance modérée et relativement stable de l’ordre de 3% pour 2006.  Le monde en développement s’en sort beaucoup mieux que le monde industrialisé, en particulier dans les pays les moins avancés (PMA) qui pourraient connaître en 2006 un taux de croissance de près de 6% du fait notamment de l’augmentation du prix du pétrole et de l’amélioration de la gouvernance économique, a observé le Secrétaire général adjoint. 


Dans le monde industrialisé, a poursuivi M. Ocampo, on voit un léger ralentissement de l’économie américaine, à 3%, mais malgré cela cette économie fera mieux que les autres pays développés.  La région Amérique latine, bien qu’elle progresse, est un peu à la traîne par rapport au monde en développement dans son ensemble, a noté encore l’intervenant, qui a par ailleurs salué les taux de croissances élevées attendus pour la Chine et l’Inde, respectivement de 8,3% et 6,8%.  Selon le Chef du Département des affaires économiques et sociales de l’ONU, quatre risques principaux pourraient cependant affecter la croissance de l’économie mondiale cette année: l’importante augmentation du déficit commercial des États-Unis, l’augmentation du prix du pétrole, l’effondrement du prix du logement et enfin la pandémie de la grippe aviaire.  Pour faire face à ces risques, il a recommandé que les politiques économiques des États soient mieux coordonnées au niveau mondial, souhaitant par ailleurs que le FMI fasse davantage participer les pays en développement dans son action de coordination des politiques macroéconomiques.  Interrogé par le délégué de la Mauritanie sur l’importance accordée dans ce rapport à d’autres facteurs affectant le développement, tels que la sécheresse, le paludisme et les dégâts causés par le criquet pèlerin au Sahel, M. Ocampo a assuré que le rapport présentait des réponses détaillées sur ces questions.


L’ECOSOC s’est ensuite prononcé sur quatre des huit projets de décision* soumis par son Président, Ali Hachani (Tunisie), relatifs à la convocation de la réunion spéciale de haut niveau du Conseil économique et social avec les institutions de Bretton Woods, l’Organisation mondiale du commerce et la CNUCED, le 24 avril 2006, à New York; à l’approbation du changement des dates prévues pour la cinquième session du Comité d’experts de l’administration publique, qui se tiendra du 27 au 31 mars 2006 au lieu du 3 au 7 avril 2006; ainsi qu’à l’octroi du statut d’observateur à l’Institut interaméricain de coopération pour l’agriculture en vue de participer à ses travaux.  Enfin, par le quatrième et dernier projet de décision adopté, le Conseil a pris acte du rapport du Comité des politiques de développement sur les travaux de sa septième session**.


Le Conseil a ensuite pris note d’une lettre datée du 13 janvier 2006 adressée au Président de l’ECOSOC par le Chargé d’affaires par intérim de la Mission permanente des États-Unis aux termes de laquelle ce dernier demande que la question de « l’adaptation de l’organisation du travail, du programme et des méthodes de travail actuelles de l’ECOSOC » soit inscrite à l’ordre du jour du Conseil***.  Le Président de l’ECOSOC a toutefois suggéré que le Conseil attende l’adoption de la résolution de l’Assemblée générale sur la réforme, en cours de négociation, avant d’examiner cette demande dans la mesure où le programme et les méthodes de travail devront être modifiés en fonction des dispositions de la résolution de l’Assemblée.


Le Président a indiqué en outre qu’à la suite d’un accord tripartite intervenu entre la Commission économique pour l’Afrique (CEA), la Banque africaine de développement (BAD) et le Gouvernement burkinabé, la trente-neuvième session de la Commission de la CEA et Conférence des ministres des finances, de la planification et du développement serait organisée à Ouagadougou, du 10 au 14 mai 2006, immédiatement après la réunion annuelle de la BAD.  Le Conseil a pris acte de cette proposition et décidé que le pays hôte prendrait en charge l’ensemble des dépenses supplémentaires occasionnées par la tenue de la session en dehors du siège d’Addis Abeba.


Le Conseil a en revanche renvoyé, à la demande des États-Unis, l’examen des projets de décision relatifs à l’adoption de l’ordre du jour provisoire pour sa session de fond de 2006 ainsi qu’à l’adoption de son programme de travail de base pour 2007 et à l’organisation des travaux de la session de fond de 2006.  L’Afrique du Sud, au nom du Groupe des 77 et de la Chine, la Fédération de Russie et l’Autriche, au nom de l’Union européenne, ont demandé un délai supplémentaire avant l’adoption du projet de décision sur l’organisation du débat de la session de fond de 2006 consacré aux activités opérationnelles afin de prendre connaissance des amendements formulés oralement par la délégation des États-Unis.  Par ailleurs, l’Afrique du Sud, au nom du Groupe des 77 et de la Chine, a sollicité un délai supplémentaire afin d’examiner les amendements soumis oralement par la représentante des États–Unis sur le thème retenu pour le débat de la session de fond de 2006 relatif à la coopération régionale. 


Le Président Ali Hachani a indiqué que le représentant de la Lituanie, en sa qualité de Vice-Président de l’ECOSOC, serait chargé des consultations sur ces questions en suspens.  Il a par ailleurs sollicité davantage de temps avant l’examen des points suivants: projet de décision relatif à la Commission de consolidation de la paix; demande de reprise de consultations au sujet de l’inscription du point intitulé « Application de la Convention de 1930 sur le travail forcé par le Gouvernement du Myanmar » à l’ordre du jour de la session de fond de 2006 du Conseil; promotion d’une approche intégrée du développement rural dans les pays en développement en vue d’éliminer la pauvreté et d’assurer un développement durable; débat de l’ECOSOC sur la question du passage de la phase des secours à celle de l’aide au développement, thème du débat consacré aux affaires humanitaires à la session de fond de 2006 du Conseil économique et social; thèmes du programme de travail pluriannuel du débat consacré aux questions de coordination des sessions de fond de 2007-2008 de l’ECOSOC; et coopération internationale en matière fiscale.


En fin de séance, l’ECOSOC a élu par acclamation la délégation de la Suisse à la Commission de la science et de la technique au service du développement où elle siègera jusqu’au 31 décembre 2008.  Le Conseil a présenté ensuite la candidature d’Israël à l’Assemblée générale pour l’élection d’un des membres du Comité du programme et de la coordination au sein duquel cette délégation siègerait jusqu’au 31 décembre 2008.  Enfin, la Thaïlande a été élue au Conseil de coordination du Programme commun des Nations Unies sur le virus d’immunodéficience humaine et le syndrome d’immunodéficience acquise (VIH/sida) (ONUSIDA) pour un mandat expirant le 31 décembre 2008 tandis que la Belgique a été élue au sein du même organe pour y siéger en remplacement des Pays-Bas jusqu’au 31 décembre 2006.


*     Ces projets de décision sont contenus dans le document E/2006/L.1;

**    document publié sous la cote E/2006/L.52;

***   document paru sous la cote E/2006/46.


N.B.: Le projet de programme de travail de base du Conseil est publié sous la cote E/2006/1 et E/2006/1/Corr.1; l’ordre du jour provisoire est paru sous la cote E/2006/2.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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