LE COMITÉ CHARGÉ DES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES RECOMMANDE LE STATUT CONSULTATIF SPÉCIAL À SEPT ONG

23 janvier 2006
ECOSOC/6184-ONG/587

LE COMITÉ CHARGÉ DES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES RECOMMANDE LE STATUT CONSULTATIF SPÉCIAL À SEPT ONG

23/01/06
Conseil économique et social
ECOSOC/6184
ONG/587
Département de l’information • Service des informations et des accréditations • New York

Comité chargé des ONG

5e et 6e séances – matin et après-midi


LE COMITÉ CHARGÉ DES ORGANISATIONS NON GOUVERNEMENTALES RECOMMANDE LE STATUT CONSULTATIF SPÉCIAL À SEPT ONG


Aux cinquième et sixième séances de sa session, Le Comité chargé des organisations non gouvernementales a examiné 22 demandes d’admission au statut consultatif auprès du Conseil économique et social (ECOSOC) de l’ONU. Il lui a recommandé d’accorder le statut consultatif spécial aux sept organisations suivantes qui pourront, de ce fait, participer aux travaux de l’ECOSOC et soumettre à cet organe des communications écrites et des pétitions: China International Institute of Multinational Corporations, dont le siège se trouve à Beijing et dont la mission est de favoriser les échanges et la coopération entre des sociétés et entreprises multinationales chinoises et étrangères; Traditions pour demain, entité suisse basée à Genève, qui est composée de 500 membres individuels et qui s’est donnée pour mission d’accompagner les processus d’affirmation des peuples autochtones en Amérique latine; National Foundation for Women Legislators, organisation nationale des États-Unis qui œuvre à donner aux femmes occupant des fonctions législatives les moyens de façonner l’opinion publique et de participer aux débats de leurs assemblées législatives respectives; VikasSamiti, organisation indienne active dans le développement social, économique et rural des régions en incluant les locaux, les femmes et les enfants; PRIDE Youth Programs , ONG des États-Unis qui promeut des styles de vie sains et positifs à destination des plus jeunes et qui œuvre à la prévention de l’usage des drogues et de la violence auprès de cette population; United Nations Association of the United States of America, Inc, ONG basée aux États-Unis dont l’objectif principal est de sensibiliser les Américains aux activités conduites sous l’égide des Nations Unies et plus particulièrement le rôle que tiennent les États-Unis dans ce cadre; et l’organisation internationale russe  Eco-Accord - Center for Environment and Sustainable Development.


Par ailleurs, le statut de Liste a été recommandé pour les quatre entités suivantes: International Cost Engineering Council, une ONG australienne qui promeut et encourage les sciences et les arts dans le domaine du calcul des coûts, du métrage et de la gestion de projets pour le bien de tous, partout dans le monde; International Society of Addiction Medicine, ONG internationale canadiennequi forme les populations locales à la lutte contre l’usage des drogues par intraveineuses qui facilite l’expansion de l’épidémie de VIH/sida; International Society for Mangrove Ecosystems, organisation japonaise qui encourage la recherche scientifique sur la conservation et la gestion rationnel des écosystèmes ainsi que leur utilisation durable; etInternational Police Commission, organisation internationale des États-Unis dont la mission est d’unir l’action des forces gouvernementales et des organismes privés de sécurité afin de garantir sécurité et bien-être au peuple des États-Unis et d’autres États demandeurs.  Les ONG inscrites sur la Liste ne peuvent soumettre au Conseil que des communications écrites.


Le Comité a en outre décidé de reporter, dans l’attente de réponses aux questions posées, l’examen des demandes concernant les organisations suivantes:  Geneva Call, organisation internationale suisse qui vise à inciter les acteurs non étatiques armés à accepter les normes humanitaires et notamment à interdire les mines antipersonnel, Egyptian Council for Foreign Affairs, organisation qui a son siège au Caire et dont la mission est d’enrichir et approfondir le débat public en Égypte; Angel Foundation, organisation internationale des États-Unis, comptant 157 membres répartis dans 10 pays dont la mission est d’aider les enfants partout dans le monde et en particulier dans les situations d’urgence; et International Association for Integration, Dignity, and Economic Advancement, IDEA, organisation basée aux États-Unis défendant les droits de toutes les personnes de tous pays qui ont été affectées par la lèpre de participer sans discrimination aux activités de la société dans laquelle elles vivent.


Il a également été décidé par le Comité de différer l’examen des demandes formulées par les organisations suivantes au cours d’un dialogue entre les représentants de ces ONG et les délégations: AmbedkarCentre for Justice and Peace, ONG internationale basée aux États-Unis qui s’attache à promouvoir la réinsertion des personnes isolées socialement vivant dans les pays d’Asie du sud. Défendant sa candidature; et World Council of Muslim Communities, Inc, organisation des États-Unis qui se concentre sur les activités économiques et sociales dans tous les pays, et ce en collaboration avec les autres ONG concernées, les organismes des Nations Unies et les gouvernements.


La présidence a par ailleurs demandé que soient closes les demandes d’ONG avec lesquelles le contact a été perdu depuis trois ans en dépit des nombreux rappels adressés par le Comité.  Cela ne signifie pas que la demande est définitivement rejetée, a-t-il été précisé, l’ONG qui reprend contact aura toujours le temps ne se positionner ultérieurement auprès du Comité.  Il a toutefois été décidé que cette mesure s’appliquerait dès cette année à l’organisation suivante: Nirdhar Women and Child Development Organisation, organisation indienne qui oeuvre à améliorer la situation des femmes dans le domaine de l’éducation, de la culture et du développement technique et économique.


Le Comité a en revanche refusé d’accéder à la demande de deux ONG, dont International Lesbian and Gay Association (ILGA) qui œuvre pour l’égalité des homosexuels, lesbiennes, bisexuels et transsexuels.


Les délégations ont également refusé de recommander le statut consultatif à Danish National Association for Gays and Lesbians, organisation nationale basée à Copenhague oeuvrant, elle aussi, pour l’affranchissement des homosexuels, des lesbiennes et des bisexuels à tous les niveaux de la société.  En ce qui concerne cette dernière, le Comité a procédé à deux votes, le premier sur une proposition de motion visant à ajourner le débat la concernant - qui a été rejetée -, le second pour entériner le refus de la demande, sur la base des réponses de cette organisation.  La France et l’Allemagne sont intervenues conjointement pour la soutenir, avant le vote, et ce au nom de la diversité et du principe de non-discrimination censés guider l’action du Comité. « Cette ONG mérite qu’on accède à sa demande, formulée de plus pour la première fois », a ainsi fait valoir le représentant de l’Allemagne.  « Il s’agit d’une organisation travaillant en outre dans un seul pays, en bonne intelligence avec son gouvernement, si bien que voter en sa défaveur serait nier la qualité d’un travail collectif accompli à des fins tout à fait appréciables et utiles pour les minorités sexuelles au Danemark », a-t-il ajouté.


Après le vote ayant vu 10 délégations se prononcer pour le rejet de Danish National Association for Gays and Lesbians, 5 s’étant prononcé contre ce rejet et 3 abstentions, le représentant de l’Allemagne a de nouveau pris la parole, jugeant que le refus frappant deux ONG qui luttent activement contre la discrimination sur la base de l’orientation sexuelle des individus allait entacher pour longtemps la réputation et le crédit d’un comité souvent accusé d’agir selon des motivations politiques.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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