CONFÉRENCE DE PRESSE DU REPRÉSENTANT PERMANENT DE L’AFRIQUE DU SUD ET PRÉSIDENT DU GROUPE DES 77 ET DE LA CHINE, DUMISANI KUMALO

Conférence de presse
21 février 2006

CONFÉRENCE DE PRESSE DU REPRÉSENTANT PERMANENT DE L’AFRIQUE DU SUD ET PRÉSIDENT DU GROUPE DES 77 ET DE LA CHINE, DUMISANI KUMALO

21/02/2006
Communiqué de presse
Conférence de presse
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CONFÉRENCE DE PRESSE DU REPRÉSENTANT PERMANENT DE L’AFRIQUE DU SUD ET PRÉSIDENT DU GROUPE DES 77 ET DE LA CHINE, DUMISANI KUMALO


Réaffirmant son soutien à la réforme des Nations Unies et aux efforts déployés par le Secrétaire général pour renforcer la responsabilité du personnel de l’Organisation, le Groupe des 77 et de la Chine a fait savoir aujourd’hui par la voix de son Président, l’Ambassadeur de l’Afrique du Sud, Dumisani Kumalo, que toutes les allégations d’abus, de fraudes et d’irrégularités de gestion visant le Secrétariat relevaient de la compétence de l’Assemblée générale.  Il a d’abord lu une déclaration dans laquelle le Groupe des 77 et de la Chine rappelle les prérogatives et les fonctions de l’Assemblée en matière de surveillance pour toutes les questions qui touchent au Secrétariat et aux ressources de l’Organisation.  Le Secrétariat a en particulier une obligation de tenir informés, par le biais de l’Assemblée générale, les États Membres des allégations de corruption et d’infraction.  Le Groupe des 77 et de la Chine insiste sur la nécessité de respecter le caractère intergouvernemental de l’Organisation, convaincu que la réforme devrait aider les Nations Unies à servir les intérêts collectifs de l’ensemble des États Membres.


Cette déclaration, a précisé M. Kumalo, fait suite à l’annonce selon laquelle l’examen d’un audit réalisé par le Bureau des services de contrôle interne (BSCI) figurera demain à l’ordre du jour du Conseil de sécurité.  Portant sur les pratiques du Département des opérations de maintien de la paix (DOMP) et sur les risques de fraude et d’abus de pouvoir dans les domaines opérationnels, notamment celui des achats, ce rapport avait été établi à la demande de l’Assemblée générale.  C’est pourquoi, le Représentant permanent de l’Afrique du Sud a estimé qu’il était inapproprié qu’un organe comptant seulement 15 membres s’en saisisse.  Le Conseil de sécurité, a-t-il estimé, n’a pas compétence pour l’examiner, arguant que les conclusions du rapport intéressent tous les États Membres.  Selon lui, le Conseil de sécurité serait intervenu à cette fin auprès du Secrétariat, empiétant ainsi sur les prérogatives de l’Assemblée générale.


Le Conseil de sécurité n’est pas un forum, a poursuivi M. Kumalo, qui a annoncé qu’il prendra cependant part à la séance, notamment pour exprimer son désaccord et celui du Groupe qu’il représente.  Répondant à un journaliste, il a déclaré que le respect du rôle de l’Assemblée générale en matière de supervision ne constituait en aucun cas une tentative d’interférer avec le Secrétaire général.  Il s’agit simplement, selon lui, de réaffirmer pleinement les attributions respectives de chaque organe qui composent les Nations Unies: le Secrétariat, l’Assemblée générale, le Conseil de sécurité; mais aussi le Conseil économique et social (ECOSOC), dont la réforme est toujours en suspens, a-t-il fait remarquer.  Plusieurs journalistes ont fait observer de leur côté qu’un certain nombre d’États membres du Groupe des 77 siégeant par ailleurs au Conseil de sécurité, en particulier la Chine, auraient pu s’opposer à la tenue de cette réunion.  M. Kumalo a répondu qu’il n’avait aucune idée des décisions que prenaient actuellement le Conseil de sécurité, dans la mesure où sa délégation n’en faisait pas partie, mais qu’il avait adressé une lettre au Président du Conseil de sécurité pour le mois de février, l’Ambassadeur des États-Unis, John Bolton.  Lorsque l’Assemblée générale aura pris connaissance de ce rapport, elle se réunira à son tour pour l’examiner, a assuré en conclusion M. Kumalo.


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