L’ONU DOIT REPRENDRE LE FLAMBEAU DE LA MISSION DE L’UNION AFRICAINE AU DARFOUR, DÉCLARE LE CHEF DE LA MISSION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ AU SOUDAN

29 juin 2006
CS/8765

L’ONU DOIT REPRENDRE LE FLAMBEAU DE LA MISSION DE L’UNION AFRICAINE AU DARFOUR, DÉCLARE LE CHEF DE LA MISSION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ AU SOUDAN

29 juin 2006
Conseil de sécurité
CS/8765
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Conseil de sécurité

5478e séance – matin

L’ONU DOIT REPRENDRE LE FLAMBEAU DE LA MISSION DE L’UNION AFRICAINE AU DARFOUR, DÉCLARE LE CHEF DE LA MISSION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ AU SOUDAN

L’Union africaine est partie prenante à la démarche adoptée par l’ONU, qui n’a aucun dessein caché, au Darfour, souligne le représentant du Congo

« Notre délégation répondra en temps opportun aux accusations, fausses, et sans fondement, portées aujourd’hui par le représentant du Soudan contre le Tchad », a déclaré aujourd’hui le représentant permanent du Tchad auprès des Nations Unies en prenant la parole au cours de la réunion tenue par le Conseil de sécurité sur le rapport de la mission qu’il a dépêchée au début de ce mois au Soudan et au Tchad, en vue de se faire, de première main, une opinion juste de la situation qui prévaut au Darfour, au Sud-Soudan et au Tchad.

En début de séance, M. Emyr Jones Parry, Chef de la mission du Conseil qui s’est déroulée au Tchad et au Soudan du 4 au 10 juin, a, à cet égard, indiqué que ce type de visite permettait d’établir plus clairement les faits, d’envoyer un signal fort aux parties concernées, et de renforcer la cohésion qui doit exister entre les membres du Conseil de sécurité lors de l’examen d’une question et de la recherche de solutions à une situation de conflit et de violence.  La mission a permis au Conseil de comprendre la complexité de la situation du Darfour et l’imbrication des différents dossiers relatifs au Soudan, a indiqué M. Jones Parry, en soulignant que l’objectif ultime du Conseil de sécurité était l’amélioration de la situation politique, humanitaire, et sécuritaire au Soudan et dans la région qui l’entoure. « Il est indispensable que l’ONU, qui appuie les deux Accords de paix au Soudan, nommément l’Accord d’Abuja sur la Darfour et celui relatif au Sud-Soudan, reprenne le flambeau de la Mission de l’Union africaine au Soudan », a indiqué M. Parry.

Intervenant après lui, M. Jean-Marc de La Sablière, Représentant permanent de la France, qui a dirigé la mission des membres du Conseil au Tchad, a insisté qu’il convient d’examiner avec la plus grande attention les conséquences de la situation qui règne au Darfour sur la stabilité du Tchad voisin.  « Les risques que pose une éventuelle déstabilisation du Tchad ont été évoqués au cours des contacts que nous avons eus à Addis-Abeba avec les représentants de l’Union africaine », a relevé M. de La Sablière, en notant la grande inquiétude qu’éprouvent la Commission et le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine devant la perspective de cette déstabilisation, qui en affectant le Tchad, toucherait la République centrafricaine et toute la sous-région d’Afrique centrale.  Au vu de la dégradation des relations entre le Tchad et le Soudan, il est important que la communauté internationale veille à une bonne application de l’Accord de Tripoli et à une résolution de la question du contrôle de la frontière entre les deux pays, a recommandé le représentant de la France, en demandant que le Secrétaire général intègre ce dernier point dans les recommandations et propositions qu’il fera sur la question du Darfour.

Dans son intervention, le représentant de la République du Congo, qui était membre de la mission du Conseil au Soudan et au Tchad, et dont le pays assure la présidence de l’Union africaine, a souligné que les délégations africaines appuyaient sans réserve les objectifs de la mission du Conseil de sécurité et le projet de déployer une force sous le mandat de l’ONU au Darfour.  « L’Union africaine et les pays africains sont parties prenantes à la démarche adoptée par les Nations Unies au Darfour, comme l’ont fait savoir le Conseil de paix et de sécurité et le Président de la Commission, M. Alpha Oumar Konaré », a dit le représentant.  M. Ikouebe a ajouté que la mission du Conseil de sécurité avait entendu toutes les parties en présence et avait pris note de leurs doléances et points de vue.  Les pays africains membres de la mission ont clairement fait comprendre aux autorités du Soudan qu’il n’y a aucun complot, aucun dessein inavouable, et aucun agenda caché dans la démarche adoptée par l’ONU.  Concernant le contentieux entre le Soudan et le Tchad, ils ont clairement appuyé le respect et la mise en œuvre de l’Accord de Tripoli, a dit le représentant.        

À ces mises au point, la délégation soudanaise a répondu, en espérant que les résultats de la mission du Conseil de sécurité permettraient une meilleure coopération entre le Conseil et le Soudan.  Le représentant soudanais a estimé que les problèmes affectant son pays au Darfour étaient aggravés par le fait que des tribus du Darfour avaient aussi des bases claniques ou territoriales au Tchad.  Appelant le Conseil à faire pression sur les groupes rebelles qui n’avaient pas encore signé l’Accord d’Abuja à le faire, il a accusé le Gouvernement du Tchad de les appuyer et de les inciter à rejeter le document.  « Le Tchad œuvre à faire échouer le processus de paix qui commençait à prendre racine au Darfour en fournissant des armes et un appui politique aux groupes qui s’opposent à l’Accord d’Abuja », a accusé le représentant du Soudan.    

RAPPORT SUR LA MISSION DU CONSEIL DE SÉCURITÉ AU SOUDAN ET AU TCHAD (S/2006/433)

Déclarations

M. EMYR JONES PARRY (Royaume-Uni), Chef de la mission du Conseil au Soudan,  a souligné l’utilité des missions du Conseil de sécurité en ce qu’elles permettent l’établissement des faits, l’envoi d’un signal clair aux parties concernées et le renforcement de la cohésion entre les membres du Conseil.  Aujourd’hui, tout un éventail d’activités des Nations Unies a lieu au Soudan, en coopération avec son peuple et son Gouvernement.  Ces activités visent différents objectifs et impliquent divers acteurs comme l’Union africaine et l’Union européenne.  Le Conseil, a dit le représentant, a compris la complexité de la situation et l’imbrication entre les différents dossiers de la situation au Soudan.  Le Conseil a aussi compris la nécessité de renforcer la coopération régionale.  Aujourd’hui, le Conseil attend du Secrétaire général des informations sur une présence de l’ONU, sur l’aide à fournir et sur les mesures à prendre concernant le Tchad.  Le représentant a souligné que l’objectif ultime du Conseil est l’amélioration de la situation politique, humanitaire et sécuritaire.  L’appui du Conseil aux deux Accords de paix est évident et c’est la raison pour laquelle il est approprié que l’ONU reprenne le flambeau de la MUAS.  Nous voulons un partenariat avec le Gouvernement et le peuple du Soudan, a insisté le représentant, en rappelant que le Conseil ne peut agir sans le consentement de ce pays.  Ce que nous voulons c’est améliorer tous les aspects de la situation au Soudan et que les Nations Unies jouent leur rôle dans l’édification d’un avenir que tous souhaitent. 

M. JEAN-MARC DE LA SABLIÈRE (France) Chef de la mission du Conseil au Tchad, a estimé que dans les semaines à venir, il conviendra d’examiner avec la plus grande attention les conséquences de la situation au Darfour sur la situation au Tchad.  Lors des contacts à Addis-Abeba, les risques d’une déstabilisation du Tchad ont été évoqués et l’Union africaine a dit à quel point elle était préoccupée pour l’ensemble de la sous-région dont la République centrafricaine.  La relation entre le Soudan et le Tchad s’est dégradée considérablement, a poursuivi le représentant, en attirant l’attention sur le chapitre pertinent du rapport.  L’une des questions, a-t-il dit, est la question frontalière.  En effet, si les Nations Unies prennent le relais au Darfour, il restera encore à régler la question relative à l’application de l’Accord de Tripoli.  Il serait bon que dans ses propositions, le Secrétaire général intègre la question du contrôle des frontières.  La situation dans les camps des personnes déplacées est préoccupante, a poursuivi le représentant, en attirant l’attention sur la sécurité des travailleurs humanitaires et l’enrôlement forcé.  Dans ses recommandations, la mission préconise la recherche de solutions aux problèmes concernant les camps des réfugiés.  Il s’agit d’un problème immédiat et urgent qui exige une solution rapide.

M. BASILE IKOUEBE (Congo) a déclaré que le Chef de la mission de l’ONU au Soudan avait fait preuve à la fois de fermeté et de pondération pour faire comprendre à ses interlocuteurs ce que sont les objectifs de l’ONU dans ce pays.  Toutes les délégations africaines membres de la mission ont affirmé leur engagement envers les buts de la mission.  Ceci a clairement indiqué aux autorités soudanaises qu’il n’y avait aucun complot et aucun agenda caché derrière l’initiative de l’ONU, a dit le représentant.  Les États africains et l’Union africaine sont totalement parties prenantes de la démarche adoptée par l’ONU au Darfour, comme le confirme le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine et le Président de sa Commission, M. Alpha Oumar Konaré.  En ce qui concerne la visite de la mission du Conseil au Tchad, elle a entendu les doléances et les accusations que portent les deux parties l’une contre l’autre.  La mission a réitéré la pertinence des termes de l’Accord de Tripoli, qui doit être respecté.  Nous attendions les conclusions de la Commission d’établissement des faits.  À cet égard, M. Konaré a clairement indiqué que cette Commission rendrait bientôt le fruit de ses investigations.  Concernant la question de la protection des camps de réfugiés, le Congo s’associe au point de vue de l’Ambassadeur de France, a dit M. Ikouebe.

M. JAMAL NASSER AL-BADER (Qatar) a déclaré que la visite du Conseil de sécurité au Soudan était une initiative importante, car elle a permis à ses membres de voir de près les réalités du terrain et d’engager un dialogue avec les parties en présence.  Nous avons écouté toutes les parties concernées, et avons pu nous rendre compte de l’état des relations entre le Tchad et le Soudan, qui sont tendues.  Notre délégation estime qu’une médiation devrait être lancée, afin de permettre aux parties de résoudre leurs problèmes entre elles, a dit le délégué qatarien.  Il faut relancer la mise en œuvre de l’Accord de Tripoli, a ajouté le représentant.  Il faut aussi convaincre les parties qui ne l’ont pas encore fait de se joindre à l’Accord de paix au Soudan, signé à Abuja, et que le Gouvernement soudanais a sans doute été le premier à ratifier, a estimé le représentant.  La délégation du Qatar recommande que les points des différents conflits qui affectent le Soudan et sa région soient traités de façon calme et sereine.

M. OMAR B. M. MANIS (Soudan) a qualifié de positive la mission du Conseil au Soudan qui a pu voir la réalité de la situation sur le plan de la mise en œuvre de l’Accord de paix global et de l’Accord concernant le Darfour.  Il a espéré que cette visite représente un pas important dans la coopération entre le Conseil et le Soudan.  La visite du Conseil au Sud-Soudan a été une bonne occasion de voir les obstacles à la reconstruction, au retour des personnes déplacées et au processus de désarmement, de démobilisation et de réintégration (DDR).  Il a souligné que les difficultés tiennent au fait que les donateurs n’ont pas tenu leurs promesses de contributions.  La visite que le Conseil a effectuée au Darfour a permis à ses membres de voir les réalités du conflit loin des bruits des médias.  Le Conseil a pu se rendre compte de la complexité de la réalité tribale, politique et économique du conflit.  Il faut ajouter à cela, a dit le représentant, la dimension extérieure avec le chevauchement et la cohabitation de tribus entre le Tchad et le Soudan. 

Le représentant a donc regretté que les difficultés internes au Tchad aient compromis toute cohabitation pacifique.  L’Accord du Darfour est un succès historique qui a été permis par la souplesse dont a fait preuve le Gouvernement du Soudan, a poursuivi le représentant.  Ce dernier voudrait le protéger de tous les dangers dont les activités hostiles de l’extérieur.  Le Gouvernement attend, par ailleurs, du Conseil qu’il exerce une pression sur les parties qui refusent de signer l’Accord et qui en empêchent la mise en œuvre.  Le Conseil doit aussi accorder l’attention requise aux défis extérieurs comme l’appui qu’apporte le Tchad aux parties qui refusent d’adhérer à l’Accord.  Le Conseil doit aussi appuyer la Mission de l’Union africaine.  Le Soudan, a rappelé le représentant, a été le premier à faire le premier pas afin de contenir la crise politique interne que vivait le Tchad.  Après avoir illustré ses propos par les initiatives qu’a prises son pays, le représentant a accusé le Tchad d’œuvrer pour faire échouer la paix qui commençait à prendre place dans la région du Darfour, en fournissant un appui politique et militaire aux groupes qui s’opposent à l’Accord.  Le Tchad devrait plutôt s’occuper de ses troubles internes, a conseillé le représentant.

M. MAHAMAT ALI ADOUM  (Tchad) a déclaré que le Tchad remerciait le Conseil de s’être rendu en visite sur son territoire.  Le Tchad n’a pas l’intention d’instaurer un débat stérile au cours de cette réunion, dont le sujet était la présentation du rapport rédigé par la mission du Conseil de sécurité au Tchad et au Soudan.  Nous répondrons en temps opportun aux accusations sans fondement de la délégation soudanaise, a dit le représentant du Tchad.  Notre délégation a adressé au Conseil une lettre importante concernant les menaces qui se posent à la stabilité du Tchad et de sa région.  Le Ministre des affaires étrangères du Tchad s’adressera au Conseil sur cette question dans les semaines qui viennent.

M. GERHARD PFANZELTER (Autriche) a déclaré, au nom de l’Union européenne, que les pays de l’Union avaient accueilli favorablement la signature de l’Accord de paix au Darfour.  Il faut expliquer la substance de cet Accord aux populations, a insisté le représentant.  L’Union européenne s’inquiète de la multiplication des attaques lancées contre les civils et les réfugiés, a-t-il ajouté.  Nous demandons donc au Gouvernement soudanais de traduire en justice tous les auteurs de crimes et d’agressions contre les groupes vulnérables, et notamment les femmes et les réfugiés.  L’Union européenne réaffirme son soutien aux enquêtes menées par la Cour pénale internationale sur les crimes contre l’humanité commis au Darfour.  La Mission de l’Union africaine au Darfour a besoin d’être renforcée en vue de lui permettre de remplir effectivement son mandat, a dit le représentant.  Avec ses partenaires, l’Union européenne continuera à fournir un soutien technique et financier aux composantes militaires et de police de la Mission de l’Union africaine, a-t-il ensuite indiqué.

Il est nécessaire de rendre la transition entre la force de l’Union africaine et la future force sous l’égide de l’ONU harmonieuse, a poursuivi le représentant autrichien.  L’Union européenne est heureuse de constater que les points de vue de l’ONU et de l’Union africaine sur ce point convergent.  Comme l’a dit le Secrétaire général la semaine dernière, ce qui se passe au Darfour est injustifiable.  L’Union européenne exhorte donc le Soudan à accepter l’aide des Nations Unies et à bien accueillir la mission que l’ONU prévoit de déployer dans cette région, a dit le représentant.  L’Union européenne appelle également la communauté internationale à s’engager durablement sur la question du Darfour, et elle souligne le besoin que se tienne dans les meilleures conditions la conférence d’annonces de contributions pour le Darfour, que les Pays-Bas organiseront vers la fin de cette année. 

Bien que la situation au Darfour et au Tchad mérite toute notre attention, nous ne devons pas oublier le cas du Sud du Soudan, a poursuivi le représentant autrichien après avoir souligné que l’Union européenne s’inquiétait d’une éventuelle déstabilisation du Tchad.  Il a exhorté le Tchad et le Soudan à respecter les engagements qu’ils ont pris dans le cadre de l’Accord de Tripoli, et à cesser de soutenir les groupes rebelles qui opèrent sur le territoire de leur voisin.

M. MAGED ABDELFATTAH ABDELAZIZ (Égypte) a estimé que la situation au Soudan passe par une phase importante de transition.  Des mesures sont prises pour rétablir le calme, la stabilité et la réconciliation nationale.  Il s’agit là d’un défi considérable pour tous qui donnera l’occasion de voir si les leçons de l’expérience des deux dernières années ont été tirées et si la communauté internationale a les moyens de comprendre les circonstances spécifiques de la région.  Nous verrons si la manière dont les défis sont abordés est efficace ou pas.  Ce qu’il faut aujourd’hui, a encore estimé le représentant, c’est l’unité et la création d’un espace de confiance entre la communauté internationale et le Soudan, en particulier dans le domaine des relations avec le Tchad.  Défendant les recommandations de son pays, le représentant a dit qu’il faut d’abord fournir l’aide requise au Gouvernement du Soudan pour qu’il puisse mieux traiter de la situation au Darfour, selon une approche qui ne sape pas la souveraineté du pays et qui soit basée sur la recherche d’une paix inclusive.  Il faut aussi résoudre la situation humanitaire au Darfour, a-t-il poursuivi, en préconisant l’adoption d’une approche claire et de mesures visant à lancer un « dialogue Darfour-Darfour » pour encourager un processus intégré de réconciliation nationale. 

La relation entre l’ONU et le Gouvernement du Soudan doit reposer sur un partenariat global qui soit source de confiance mutuelle et de coopération et, ce, pour compléter les efforts en cours à convaincre les parties non signataires de souscrire à l’Accord de paix.  Il faut formuler un plan global de reconstruction avec un cadre plus vaste de développement pour toute la région du Soudan.  Le représentant a aussi voulu le renforcement de la mission de l’Union africaine qui doit avoir le soutien financier requis.  Il a aussi jugé important de considérer l’Accord de paix dans un contexte intégré et global.  Concernant les activités futures du Conseil, le représentant a voulu que les consultations soient menées de façon transparente et tenir compte des préoccupations de toutes les parties.  Il s’est félicité des conclusions de l’équipe technique conjointe ONU/Union africaine qui a souligné la nécessité d’un accord préalable du Gouvernement du Soudan au déploiement de toute mission et la promesse d’une pleine coopération aux activités de l’éventuelle présence de l’ONU au Darfour.  Toutes les déclarations et activités doivent être marquées du sceau de la prudence, a conclu le représentant, en mettant en garde contre les analyses simplistes.

Mme MONA JUUL (Norvège) a déclaré que les trois processus de paix, actuellement en cours au Soudan, ont chacun des caractéristiques particulières.  La Norvège rend hommage à l’Union africaine pour le travail qu’elle a accompli en conduisant une mission de paix dans des conditions extrêmement difficiles au Darfour, a dit la représentante.  Nous devons veiller à ce que l’Accord d’Abuja soit respecté par toutes les parties et à ce que les groupes, qui ne l’ont pas signé, s’y joignent.  L’ONU et l’Union africaine doivent apporter leur soutien aux parties pour qu’elles appliquent strictement les termes de l’Accord d’Abuja.  La Norvège reste prête à participer à ces efforts, a assuré la représentante.  Un processus de paix global est possible au Soudan, a-t-elle ajouté.  Mais l’application actuelle des termes de l’Accord auquel les parties sont parvenues au Sud-Soudan est trop lente, a-t-elle ajouté, en indiquant que son pays avait contribué à hauteur de 200 millions de dollars aux efforts de paix au Soudan.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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