LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DEMANDE À TOUTES LES PARTIES EN HAÏTI DE RESPECTER LES RÉSULTATS DES ÉLECTIONS ET DE RENONCER À TOUTE FORME DE VIOLENCE

9 février 2006
CS/8633

LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DEMANDE À TOUTES LES PARTIES EN HAÏTI DE RESPECTER LES RÉSULTATS DES ÉLECTIONS ET DE RENONCER À TOUTE FORME DE VIOLENCE

09/02/2006
Conseil de sécurité
CS/8633
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Conseil de sécurité                                        

5368e séance – matin                                       

LE CONSEIL DE SÉCURITÉ DEMANDE À TOUTES LES PARTIES EN HAÏTI DE RESPECTER LES RÉSULTATS DES ÉLECTIONS ET DE RENONCER À TOUTE FORME DE VIOLENCE

A l’issue de l’examen de la question concernant Haïti, le Président du Conseil pour le mois de février, M. John Bolton des États-Unis, a fait la déclaration suivante au nom des quinze membres:

« Le Conseil de sécurité salue le peuple haïtien pour la tenue, le 7 février 2006, du premier tour des élections nationales avec une forte participation et le félicite d’avoir franchi ce pas capital sur le chemin du rétablissement de la démocratie et de la stabilité dans son pays. Il demande à toutes les parties de respecter les résultats des élections, de continuer à participer au processus politique et de renoncer à toute forme de violence.  Il tient à remercier la MINUSTAH, l’Organisation des États américains et les autres membres de la communauté internationale qui ont apporté une aide vitale au Gouvernement de transition et au Conseil électoral provisoire pendant cette période.

Le Conseil souligne que le processus électoral devrait conduire à la mise en place d’un gouvernement représentatif. Il réaffirme l’importance que revêtent les élections nationales, municipales et locales, piliers de la gouvernance démocratique en Haïti. Il insiste sur le fait qu’une fois que le nouveau Gouvernement sera entré en fonctions les Haïtiens devront continuer de promouvoir la réconciliation nationale et la concertation politique afin de renforcer leur démocratie et d’assurer la stabilité sociale, économique et politique.

Sans nier l’importance des élections pour les institutions et les mécanismes démocratiques, le Conseil souligne qu’elles ne sont pas l’unique moyen de s’attaquer aux problèmes à plus long terme d’Haïti et qu’il reste des obstacles de taille à surmonter, en particulier dans le domaine de l’état de droit, de la sécurité et du développement. Pour y parvenir, il faudra que la communauté internationale s’y attache durablement. »

Pour l’examen de cette question, le Conseil était saisi d’un rapport du Secrétaire général.

Rapport du Secrétaire général sur la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (S/2006/60)

Le Secrétaire général soumet ce rapport au Conseil de sécurité en application de la résolution 1542 (2004), par laquelle le Conseil a établi la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (MINUSTAH), et de la résolution 1608 (2005), par laquelle le Conseil a prorogé le mandat de la MINUSTAH jusqu’au 15 février 2006.

Après l’analyse qu’il fait de la situation régnant en Haïti avant les élections présidentielles qui viennent de s’y tenir, le Secrétaire général recommande au Conseil de sécurité  le maintien de la MINUSTAH, avec son effectif actuel, pendant une période de six mois, pour permettre de nouvelles consultations ainsi qu’une évaluation du rôle de la Mission après les élections.  Dans ses observations, Kofi Annan indique que l’installation d’un gouvernement élu marquera une nouvelle étape dans la transition d’Haïti vers une démocratie stable.  Il sera essentiel, note le Secrétaire général, que les nouveaux dirigeants montrent leur ferme attachement à la réconciliation et à une démarche sans exclusive.  Le progrès politique et institutionnel d’Haïti exigera une volonté sans faille de promouvoir les valeurs démocratiques clés, notamment la promotion du dialogue national, le respect de l’indépendance du pouvoir judiciaire, et une fonction publique et une police impartiales et professionnelles, ainsi qu’une ferme volonté de protéger les droits de l’homme, déclare Kofi Annan.

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