KOFI ANNAN S’INQUIÈTE DE LA MULTIPLICATION DES SITUATIONS DE CONFLIT EN AFRIQUE DE L’OUEST ET APPELLE LES PARTIES TOGOLAISES À LA PLUS GRANDE RETENUE

25 février 2005
SG/SM/9735-SC/8322-AFR/1115

KOFI ANNAN S’INQUIÈTE DE LA MULTIPLICATION DES SITUATIONS DE CONFLIT EN AFRIQUE DE L’OUEST ET APPELLE LES PARTIES TOGOLAISES À LA PLUS GRANDE RETENUE

25/02/2005
Communiqué de presse
SG/SM/9735
SC/8322
AFR/1115


KOFI ANNAN S’INQUIÈTE DE LA MULTIPLICATION DES SITUATIONS DE CONFLIT EN AFRIQUE DE L’OUEST ET APPELLE LES PARTIES TOGOLAISES À LA PLUS GRANDE RETENUE


On trouvera ci-après le texte du message délivré ce matin par le Secrétaire général à l’occasion du débat du Conseil de sécurité sur les problèmes transfrontières en Afrique de l’Ouest:


Ce débat public sur les problèmes transfrontières en Afrique de l’Ouest se tient à un moment décisif pour la paix et la sécurité dans la sous-région.


Il y a quelques lueurs d’espoir, quelques signes encourageants.


Mais en même temps, la situation reste extrêmement préoccupante.


Comme nous le rappelle la crise que traverse le Togo, il reste beaucoup à faire pour parvenir à ce que la passation du pouvoir dans la paix et le respect de la constitution devienne la norme dans la région.  J’en appelle à toutes les parties togolaises pour qu’elles fassent preuve de la plus grande retenue pendant qu’on s’efforce de trouver une solution qui permette de régler la crise sans violence.


Le rapport intermédiaire dont vous êtes saisis reflète l’inquiétude que m’inspire la persistance, voire la multiplication des situations de conflit en Afrique de l’Ouest.  On y trouve un exposé détaillé de ce que fait la communauté internationale, y compris le Bureau de mon Représentant spécial pour l’Afrique de l’Ouest, pour adopter une approche régionale dans la recherche de la paix dans la région et pour appliquer les recommandations formulées l’an dernier par le Conseil.


La région continue de faire face à de graves défis sur le plan de la sécurité.


La situation est particulièrement explosive dans les zones frontalières, où les populations sont menacées par le trafic de drogues et le trafic d’armes, le recrutement d’enfants soldats, le banditisme, le viol et la destruction de l’environnement.


Il est inquiétant de constater qu’on manque de financement pour la réforme du secteur de la sécurité, qui est pourtant capitale, particulièrement en ce qui concerne les phases de réinsertion et de réadaptation des programmes de DDRR.


Le chômage des jeunes est scandaleusement élevé, et le désespoir qui en résulte risque réellement de provoquer des troubles politiques et sociaux dans les pays qui sortent d’une crise, et même dans ceux qui sont encore stables pour le moment.


Le rapport appelle l’attention sur les domaines où il faut agir immédiatement et sur ceux où il faut mener une action de longue haleine.  Les recommandations s’adressent à toute une gamme d’intervenants, notamment au Conseil de sécurité et à d’autres éléments du système des Nations Unies, aux partenaires dans les activités bilatérales et multilatérales de développement, au secrétariat de la CEDEAO, à différents États Membres et à des organisations de la société civile.  L’accent est mis sur la bonne gouvernance.  Et nous sommes tous priés d’agir préventivement et de nous occuper plus tôt des causes profondes des conflits.


J’applaudis les efforts entrepris récemment par les membres de la CEDEAO pour résoudre les problèmes complexes auxquels la région doit faire face.  Les services de sécurité coopèrent de plus en plus dans la répression des crimes transfrontières.  On s’emploie aussi à protéger les enfants, à stopper la circulation des armes légères et à associer les organisations de la société civile plus régulièrement aux initiatives, notamment dans le domaine de la consolidation de la paix.


Je me réjouis également du fructueux partenariat qui s’est établi entre la CEDEAO, les organismes des Nations Unies et certaines autres parties intéressées.  Mon Représentant spécial pour l’Afrique de l’Ouest et son équipe continueront à jouer le rôle qui leur revient.  Vous pouvez compter sur mon propre engagement.  Je compte bien m’employer, sans perdre de temps et en étroite coopération avec vous, à améliorer les conditions de vie des habitants de cette région, qui en ont tellement besoin.


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