PLUS QU’UNE ACCEPTATION PASSIVE, LA TOLÉRANCE EXIGE LA COMPRÉHENSION ET LA DÉCOUVERTE DU MEILLEUR DANS LES CROYANCES ET TRADITIONS DE CHACUN

14 novembre 2005
SG/SM/10208-OBV/522

PLUS QU’UNE ACCEPTATION PASSIVE, LA TOLÉRANCE EXIGE LA COMPRÉHENSION ET LA DÉCOUVERTE DU MEILLEUR DANS LES CROYANCES ET TRADITIONS DE CHACUN

14/11/2005
Secrétaire général
SG/SM/10208 OBV/522
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PLUS QU’UNE ACCEPTATION PASSIVE, LA TOLÉRANCE EXIGE LA COMPRÉHENSION ET LA DÉCOUVERTE DU MEILLEUR DANS LES CROYANCES ET TRADITIONS DE CHACUN

On trouvera ci-après le texte intégral du message du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, à l’occasion de la Journée internationale de la tolérance célébrée le 16 novembre:

La diversité qui a caractérisé de tout temps la condition humaine a toujours eu bien du mal à être acceptée.  L’intolérance de l’« autre » demeure, jour après jour, la cause de grandes souffrances.

C’est pourquoi la lutte contre l’intolérance sous toutes ses formes constitue depuis 60 ans un aspect fondamental des activités de l’Organisation des Nations Unies.  Mais jamais dans l’histoire de l’Organisation la tolérance n’a été plus nécessaire qu’aujourd’hui.  Dans un monde marqué par une concurrence économique intense, les mouvements de population et des distances toujours plus courtes, vivre avec des personnes de cultures et de croyances différentes crée des tensions fort réelles.  La montée de la xénophobie et de l’extrémisme dans le monde entier l’atteste de manière évidente.  Elle exige de nous une réaction des plus énergiques.

Édifier une culture de la tolérance constitue un premier pas important.  Une telle culture doit nécessairement se fonder sur une protection juridique et une éducation renforcées.  Mais l’initiative individuelle doit aussi y avoir sa place.  La tolérance ne saurait se limiter à une acceptation passive des particularités que l’on perçoit chez les autres.  Elle exige de nous tous que nous nous efforcions de mieux nous connaître les uns les autres, de comprendre l’origine de nos différences, de découvrir ce qu’il y a de meilleur dans les croyances et traditions de chacun.  Ce n’est que par cette entreprise de découverte que nous pourrons comprendre que ce qui nous unit en tant qu’êtres humains est beaucoup plus fort que ce qui nous divise.

Si nous voulons être en mesure d’instaurer la paix en ce siècle encore jeune, nous devons commencer par nous respecter mutuellement dès aujourd’hui – en tant qu’individus qui ont tous le droit de définir leur identité et d’adopter la foi et la culture de leur choix, en tant qu’individus qui chérissent ce qu’ils sont, sans haïr ce qu’ils ne sont pas.

Dans le document final du récent Sommet mondial des Nations Unies, les gouvernements de tous les pays ont déclaré: « Nous reconnaissons que toutes les cultures et civilisations contribuent à l’enrichissement de l’humanité.  Nous considérons aussi qu’il importe de comprendre et de respecter la diversité religieuse et culturelle dans le monde entier.  Afin de promouvoir la paix et la sécurité internationales, nous nous engageons à … encourager la tolérance, le respect, le dialogue et la coopération entre les différentes cultures, civilisations et populations.  »

En cette Journée internationale de la tolérance, engageons-nous à faire de ces mots une réalité en célébrant notre diversité, en tirant un enseignement de nos différences et en nous servant de celles-ci pour consolider les liens que crée entre nous notre humanité commune.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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