NOUS DEVONS TOUS REDOUBLER D’EFFORTS POUR FAIRE DES ENGAGEMENTS PRIS À BEIJING EN 1995 UNE RÉALITÉ, DÉCLARE KOFI ANNAN

29 août 2005
SG/SM/10063-WOM/1521

NOUS DEVONS TOUS REDOUBLER D’EFFORTS POUR FAIRE DES ENGAGEMENTS PRIS À BEIJING EN 1995 UNE RÉALITÉ, DÉCLARE KOFI ANNAN

29/08/2005
Secrétaire général
SG/SM/10063
WOM/1521
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NOUS DEVONS TOUS REDOUBLER D’EFFORTS POUR FAIRE DES ENGAGEMENTS PRIS À BEIJING EN 1995 UNE RÉALITÉ, DÉCLARE KOFI ANNAN


On trouvera ci-après le texte intégral du message du Secrétaire général de l’ONU, M. Kofi Annan, prononçé aujourd’hui à Beijing, par Mme Louise Arbour, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, à l’occasion du dixième anniversaire de la quatrième Conférence mondiale sur les femmes:


La quatrième Conférence mondiale sur les femmes a marqué un tournant dans l’action menée par la communauté internationale pour améliorer la condition de la femme et assurer l’égalité des sexes partout dans le monde.  La Conférence de Beijing et le Forum des organisations non gouvernementales sur les femmes, organisé en parallèle à Huairou, ont rassemblé plus de 47 000 participants, hommes et femmes, ce qui en fait encore à ce jour les plus grands rassemblements de représentants de gouvernement et d’organisation non gouvernementale lors d’une conférence organisée par les Nations Unies.


Cent quatre-vingt-neuf pays ont adopté à l’unanimité la Déclaration et le Programme d’action de Beijing, qui reconnaissent que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes sont un moyen essentiel d’assurer le développement, la paix et le respect des droits de l’homme.  Véritable stratégie pour l’autonomisation des femmes, le Programme d’action met l’accent non seulement sur l’égalité des sexes et l’élimination de la discrimination, mais aussi sur la nécessité de considérer les femmes comme des partenaires à part entière et sur un pied d’égalité.  De fait, les gouvernements se sont engagés à tenir compte des questions relatives à l’égalité des sexes dans l’ensemble de leurs politiques, mesures de planification et prises de décisions.


Dix ans après Beijing, de nouveaux progrès ont été enregistrés.  Les questions intéressant les femmes, comme on disait autrefois, sont désormais considérées comme des questions de première importance aux niveaux national et international.  Des réseaux et associations de femmes ayant plus de moyens d’action ont vu le jour; ils couvrent divers thèmes et divers pays.  De plus, nous sommes plus que jamais conscients du fait qu’aucune politique ne peut, seule, assurer l’égalité des sexes, et qu’il faut donc adopter une stratégie globale.  Cette prise de conscience jouera un rôle déterminant dans la levée des derniers obstacles à l’égalité des sexes.


Il y a cinq ans de cela, les dirigeants du monde entier affirmaient dans la Déclaration du Millénaire que l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes étaient des conditions essentielles de la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement.  Cette année, la Commission de la condition de la femme a reconnu que la situation des femmes s’était améliorée à bien des égards: elles ont davantage accès à l’emploi et à la prise de décisions, ont un meilleur niveau d’instruction et vivent plus longtemps.  Néanmoins certaines difficultés perdurent, notamment la discrimination et la violence, tandis que d’autres apparaissent, telles que l’effroyable propagation du VIH/sida chez les femmes, et l’odieuse pratique, de plus en plus répandue, de la traite des femmes et des enfants.  N’oublions pas que les droits des femmes sont des droits fondamentaux.  Leur pleine application au niveau national est donc une obligation légale.  Bien que cela puisse, et doive, paraître évident, c’est là un argument que nous devons continuer de marteler alors que nous nous efforçons de donner au système des Nations Unies davantage de moyens pour appuyer l’action nationale en faveur de l’application des droits de l’homme et pour éliminer toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.


Le mois prochain, les chefs d’État et de gouvernement participant au Sommet mondial de 2005 au Siège de l’Organisation des Nations Unies à New York ne devraient pas se contenter de réaffirmer le rôle des femmes en tant que partenaires, sur un pied d’égalité, du développement, de la paix et de la prise de décisions, mais également s’engager à appuyer tous les efforts visant à concrétiser les promesses de changement faites par les gouvernements, les organisations internationales et la société civile, 10 ans plus tôt, à Beijing.  Nous devons tous redoubler d’efforts pour faire de ces engagements une réalité.  Cette réunion commémorative est l’occasion pour vous de les pousser à aller dans la bonne direction.  Je vous remercie tous pour votre détermination et vous souhaite un franc succès dans vos délibérations.


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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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