SOIXANTE ANS APRÈS, LA CHARTE DES NATIONS UNIES GARDE TOUTE SA FORCE,

27 juin 2005
HQ/639

SOIXANTE ANS APRÈS, LA CHARTE DES NATIONS UNIES GARDE TOUTE SA FORCE,

27/6/2005
Communiqué de presseHQ/639

Soixantième anniversaire

de la Charte des Nations Unies

SOIXANTE ANS APRÈS, LA CHARTE DES NATIONS UNIES GARDE TOUTE SA FORCE,

L’Organisation des Nations Unies célèbre aujourd’hui les 60 ans de sa Charte, signée à San Francisco le 26 juin 1945.  Au cours d’une cérémonie commémorative qui s’est tenue ce matin dans la salle de l’Assemblée générale, le Secrétaire général de l’Organisation, M. Kofi Annan, a rappelé que 50 pays s’étaient alors déclarés résolus à préserver les générations futures du fléau de la guerre et avaient proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droit des hommes et des femmes, ainsi que des nations grandes et petites.

Organisée par le Département de l’information, cette cérémonie a été marquée par la lecture de la Charte par les Guides de l’Organisation qui étaient accompagnés par la Chorale des Nations Unies. 

En 1945, les pays signataires s’étaient engagés à créer les conditions nécessaires au maintien de la justice et du respect du droit, a indiqué M. Annan, mettant également de l’avant la promesse faite de favoriser le progrès social et d’instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.  Le Secrétaire général a insisté sur le rôle de l’Organisation qui, pendant 60 ans, s’est efforcée d’honorer ces engagements. 

Il a mis en lumière les succès des Nations Unies dans le maintien de la paix, dans sa contribution à faire disparaître la variole et la poliomyélite dans presque tous les pays du monde et également dans le domaine de l’éducation, de l’organisation d’élections et dans le secours aux victimes de catastrophes.  Mais nous avons aussi connu des échecs, le plus cuisant sans doute étant de ne pas avoir empêché le génocide rwandais, a-t-il déclaré.

Le Secrétaire général a affirmé que le nouveau siècle apportait de nouvelles menaces et de nouveaux défis tout en ouvrant de nouvelles perspectives.  Soulignant que les « meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande » de la Charte étaient maintenant à notre portée, il a expliqué que pour les atteindre, il fallait progresser sur trois fronts à la fois, à savoir le développement, la sécurité et les droits de l’homme.  Il a estimé que jamais dans l’histoire des Nations Unies l’audace n’avait été plus nécessaire dans les décisions et que jamais les circonstances n’avaient été plus favorables.  Enfin, il a affirmé que le Sommet mondial de septembre 2005 offrirait aux dirigeants de 191 pays l’occasion de saisir cette chance. 

Soixante ans après son entrée en vigueur en octobre 1945, a estimé pour sa part le Président de l’Assemblée générale, Jean Ping du Gabon, la Charte n’a perdu ni sa force, ni la pertinence de sa vision et continue à guider l’action de l’Organisation des Nations Unies face aux défis et menaces auxquels notre monde est confronté. 

Le Président a estimé que cette commémoration est donc une nouvelle occasion de réaffirmer l’attachement aux buts et principes de la Charte des Nations Unies, en favorisant la mise en œuvre du développement, en rejetant la guerre comme mode de règlement des différends entre les nations et en condamnant sans réserve toute forme de violation des droits humains les plus élémentaires.

Au moment où l’ONU est engagée dans un ambitieux processus de réforme et se prépare pour la Réunion plénière de haut niveau de septembre 2005, l’événement que nous célébrons aujourd’hui prend donc une résonance particulière, a-t-il ajouté.  C’est pourquoi, cette célébration officielle de la signature de la Charte, doit être également pour tous les 191 États Membres de l’ONU, une occasion de réaffirmer notre engagement à conduire à son terme les consultations actuelles en vue de parvenir à un résultat qui reflète l’ambitieux projet dont la Charte est porteuse.  Il y va de la crédibilité des Nations Unies.

Aujourd’hui, a insisté Jean Ping, il nous faut reconnaître que l’écho des millions d’individus dans le monde qui souffrent des dégâts causés par la guerre, le terrorisme, la pauvreté ou encore la faim résonne toujours beaucoup trop fort; et indique le long chemin qui reste à parcourir pour avancer dans la réalisation des buts et objectifs de la Charte.

*   ***   *

À l’intention des organes d’information • Document non officiel.