LE CONSEIL APPELLE L’ÉRYTHRÉE À ANNULER IMMÉDIATEMENT SA DÉCISION D’INTERDIRE L’ACCÈS DE SON ESPACE AÉRIEN AUX HÉLICOPTÈRES DE LA MINUEE

4 octobre 2005
CS/8519

LE CONSEIL APPELLE L’ÉRYTHRÉE À ANNULER IMMÉDIATEMENT SA DÉCISION D’INTERDIRE L’ACCÈS DE SON ESPACE AÉRIEN AUX HÉLICOPTÈRES DE LA MINUEE

04/10/2005
Conseil de sécurité
CS/8519
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LE CONSEIL APPELLE L’ÉRYTHRÉE À ANNULER IMMÉDIATEMENT SA DÉCISION D’INTERDIRE L’ACCÈS DE SON ESPACE AÉRIEN AUX HÉLICOPTÈRES DE LA MINUEE

Il demande à l’Érythrée et à l’Éthiopie de faire preuve de la plus grande modération et de s’abstenir de toute menace de recours à la force

À l’issue de consultations officieuses sur la situation entre l’Érythrée et l’Éthiopie, le Président du Conseil de sécurité pour le mois d’octobre, M. Mihnea Ioan Motoc (Roumanie), a lu ce soir, au nom des membres du Conseil, la déclaration suivante:

Le Conseil de sécurité se déclare gravement préoccupé par la décision prise par le Gouvernement érythréen de soumettre à des restrictions les vols d’hélicoptère, quel qu’en soit l’objet, de la Mission des Nations Unies en Éthiopie et en Érythrée (MINUEE) dans l’espace aérien érythréen ou à destination de l’Érythrée à partir du 5 octobre 2005, ce qui aura des répercussions considérables sur la manière dont la MINUEE peut exécuter son mandat et sur la sécurité de son personnel.

Rappelant toutes ses résolutions antérieures et toutes les déclarations de son Président sur la situation entre l’Éthiopie et l’Érythrée, le Conseil souligne que cette décision du Gouvernement érythréen est gravement contraire à l’appel qu’il a lancé aux parties dans sa résolution 1312 (2000), leur demandant de laisser à la Mission le libre accès nécessaire et de lui fournir l’assistance, le soutien et la protection dont elle a besoin pour s’acquitter de son mandat, ainsi qu’à l’Accord de cessation des hostilités signé à Alger le 18 juin 2000 par le Gouvernement de la République fédérale démocratique d’Éthiopie et le Gouvernement de l’État érythréen (S/2000/601).

Le Conseil souligne d’autre part qu’il faut que la décision de la Commission de tracé de la frontière entre l’Érythrée et l’Éthiopie soit appliquée sans plus tarder, ce qui permettra à la MINUEE de s’acquitter de son mandat.

Le Conseil réaffirme que la responsabilité de l’application de l’Accord d’Alger et de la décision de la Commission de tracé de la frontière entre l’Érythrée et l’Éthiopie incombe en premier lieu aux deux parties.

Le Conseil en appelle au Gouvernement érythréen pour qu’il annule immédiatement cette décision et qu’il laisse à la Mission le libre accès nécessaire et lui fournisse l’assistance, le soutien et la protection dont elle a besoin pour s’acquitter de son mandat. Il demande également aux deux parties de coopérer pleinement et rapidement avec la MINUEE en vue de l’exécution de son mandat.

Le Conseil demande également aux deux parties de faire preuve de la plus grande modération et de s’abstenir de toute menace de recours à la force l’une contre l’autre.

Le Conseil demande à nouveau aux deux parties de normaliser complètement leurs relations, notamment en engageant un dialogue politique en vue d’adopter de nouvelles mesures de confiance et de consolider les progrès réalisés jusqu’à présent.

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À l’intention des organes d’information • Document non officiel
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