LE CONSEIL SALUE LES RÉSULTATS DU RÉFÉRENDUM SUR LA CONSTITUTION DE L’APRÈS-TRANSITION AU BURUNDI

14 mars 2005
CS/8336

LE CONSEIL SALUE LES RÉSULTATS DU RÉFÉRENDUM SUR LA CONSTITUTION DE L’APRÈS-TRANSITION AU BURUNDI

14/03/05
Communiqué de presse
CS/8336


Conseil de sécurité

5141e séance – après-midi


LE CONSEIL SALUE LES RÉSULTATS DU RÉFÉRENDUM SUR LA CONSTITUTION DE L’APRÈS-TRANSITION AU BURUNDI


Il invite les dirigeants politiques à tenir rapidement les élections locales et nationales, libres et transparentes


À l’issue de consultations sur la situation au Burundi, le Président du Conseil de sécurité pour le mois de mars, Ronaldo Mota Sardenberg du Brésil, a lu, au nom des membres du Conseil, la déclaration suivante: 


Le Conseil de sécurité salue l’approbation par le peuple burundais de la constitution de l’après-Transition, lors du référendum du 28 février 2005 dont les résultats définitifs viennent d’être proclamés.  La très large participation des citoyens burundais, qui ont massivement voté en faveur de la constitution, témoigne de leur adhésion au processus de paix.  Il s’agit d’un événement important pour le Burundi et pour toute la région de l’Afrique des Grands Lacs.


Le Conseil de sécurité appelle tous les Burundais à demeurer engagés dans la voie de la réconciliation nationale, car de nouvelles étapes restent à franchir.  Il invite en particulier les dirigeants politiques du pays à œuvrer ensemble dans l’objectif commun de tenir rapidement des élections locales et nationales qui soient libres et transparentes.  Il encourage la communauté des donateurs à continuer d’apporter son aide à cette fin.


Troisième rapport du Secrétaire général sur l’Opération des Nations Unies au Burundi (S/2005/149)


      Couvrant les faits intervenus depuis le 15 novembre 2004 mais avant le référendum du 28 février, le rapport décrit, entre autres, le déroulement de la phase de transition, les efforts régionaux, la situation militaire et sécuritaire, le niveau de déploiement de l’Opération des Nations Unies au Burundi (ONUB) ou encore la situation des droits de l’homme. 


Compte tenu de ces faits, le Secrétaire général cite les tâches essentielles et urgentes à accomplir maintenant que le processus de transition entre dans sa phase finale.  Il s’agit de promulguer le code électoral et une loi communale, fixer des dates techniquement réalistes pour le calendrier électoral et amorcer un processus bien conçu d’intégration militaire et policière qui tient compte des préoccupations de toutes les parties.  Il cite aussi la question de l’inclusion des FNL (Rwasa) afin, dit-il, d’assurer une paix et une stabilité durables sur l’ensemble du territoire burundais.  Le Secrétaire général met, en effet, en garde contre la persistance de tensions politiques et la promotion d’intérêts sectaires et individuels. 


Le maintien d’une paix durable après les élections, poursuit-il, exigera un engagement renouvelé, voire renforcé, aux niveaux régional et international pour donner des garanties à tous les secteurs de la société burundaise.  Promettant au Conseil des recommandations précises dans son prochain rapport, le Secrétaire général prévient qu’une mobilisation énergique sera requise des donateurs après la période de transition pour aider à stabiliser le pays au moment où le retour des réfugiés et des personnes déplacées s’intensifiera.  Les donateurs devront aussi être là pour assurer le bon déroulement du processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion et l’intégration des forces armées.  Le Secrétaire général termine son rapport en souhaite que l’attention soit recentrée sur l’idée d’impunité qui est ancrée dans les esprits afin, s’explique-t-il, de poser les fondements d’une paix durable et d’une réconciliation nationale.  Cette question, estime-t-il, doit être l’une des priorités du gouvernement nouvellement élu lorsqu’il aura été mis en place. 


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